Prêtres et diacres

IN MEMORIAM

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In Memoriam : Chanoine Michel Garceau (1936-2016)

Le 17 août 2016 tous étaient réunis à la cathédrale St Jean-Baptiste de Bazas pour les obsèques du chanoine Michel Garceau, notre ami et membre du Conseil d’Administration de notre association. Tout est allé si vite. Le 5 juin, pour la fête de la Saint-Clair, nous lui disions avec mes parents et les Amis de l’église de Saint-Léger-de-Balson qu’il venait de rejoindre : « Vous voilà tout à fait rétabli ; c’est pour vous comme une seconde jeunesse. » Nous n’imaginions pas que nous ne le verrions plus deux mois plus tard, le mal qui devait l’emporter le 13 août 2016 à la Clinique Sainte-Anne de Langon ayant fait son œuvre, inexorablement. Jusqu’au bout, dans son agonie, le chanoine Michel Garceau a rendu témoignage au Christ vivant et ressuscité. Toute la fin de sa vie peut d’ailleurs être relue à la lumière du « pressentiment » qu’il exprimait dans son « Testament spirituel », le 22 novembre 2013, avant de subir son opération du cœur : « c’est une sorte d’arrachement, de rupture qui doit me conduire, je le pressens, à une spiritualité du détachement » ; on peut entendre derrière ce mot de détachement  toute l’inspiration de la Gelassenheit des grands mystiques rhénans et particulièrement de celle de Maître Eckhart.

La dernière image que nous emportons de lui, ce n’est pas celle de la tristesse, mais celle d’une joie sereine et bienveillante. C’est en serviteur qu’il a voulu qu’on se souvienne de lui, et pendant la messe d’obsèques, qu’il avait entièrement préparée avant sa mort, nous faisions ce rapprochement : « L’année dernière encore, ne célébrait-il pas la solennité de l’Assomption au sanctuaire Notre-Dame-de-Bijoux à Birac ? Maintenant, c’est la Vierge qui l’accueille la veille du jour de son Assomption et qui nous révèle ainsi quel serviteur de Dieu il a été. »

Mais laissons « l’abbé » dire lui-même quel fut l’histoire de son âme ; écoutons-le se confier, lors du Jubilé de ses cinquante ans de sacerdoce, le 4 mai 2014 dans notre cathédrale : « A cette étape de ma vie sacerdotale, j’éprouve le besoin de rendre hommage à ceux qui m’ont tracé la voie : deux prêtres m’ont profondément marqué dans mon enfance, mon adolescence et pendant mon service militaire en Algérie.

* Le Père Séraphin BERCHTEN, franciscain suisse, qui sera resté une trentaine d’années à la paroisse franciscaine de Notre Dame des Anges de Bordeaux [où Michel Garceau est né le 15 janvier 1936], après des études théologiques et musicales à Rome. Son action et son influence ont été décisives dans ma vie pour me conduire à partir de l’âge de 10 ans sur la voie du sacerdoce avec mon entrée au petit séminaire à 14 ans. Sous sa houlette, dans le cadre de la manécanterie et du chœur d’adultes qu’il dirigeait, j’ai découvert et expérimenté l’importance de la prière à travers le monde extraordinaire de la musique liturgique grégorienne et polyphonique et même des concerts pour chœur (soli et orchestre).

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 La manécanterie de Notre-Dame-des-Anges (coll. Presbytère de Bazas)

 (…) * Pendant mon service militaire en Algérie, m’a conforté dans ma vocation le Père François de l’ESPINAY, qui était alors aumônier général, plus particulièrement chargé des séminaristes et religieux soldats. Son sourire, celui d’un amoureux de la vie, c’était le premier trait de son accueil pour les séminaristes qui se retrouvaient lors des rassemblements dans deux appartements sur les hauteurs d’Alger. (…) Si aujourd’hui, nous sommes encore prêtres ou religieux, tous nous le devons pour une grande part à celui qui venait jusqu’à nous en connaissant tous nos prénoms, en nous ouvrant son cœur. L’Eglise en France et en Algérie lui doit beaucoup. » (Extraits de son Homélie aimablement prêtée par le Père Dupouy).

Michel Garceau fut ordonné prêtre le 14 mai 1964 en l’église du Sacré Cœur de Bordeaux et nommé vicaire à la Cathédrale de Bazas. C’est à cette date que commence son histoire commune avec notre Cité. Tous les bazadais se remémorent avec nostalgie son ministère, son implication totale dans toutes les œuvres de la paroisse, en particulier dans le service de l’aumônerie du Collège St Jean (1964-1967), dans celui de la colonie de Bourisp avec l’Essor Bazadais, dont il fut le directeur (1965-1973), après le chanoine Lacour, et avant que le Père Yves Noël et Bernard Lummeaux prennent le relais.

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L’Essor Bazadais à Bourisp en août 1971 (coll. Presbytère de Bazas)

Fidèle à la vocation transmise par le P. Berchten, il œuvra également à la rénovation de la chorale paroissiale et liturgique et fut l’actif promoteur du Festival « Musique en Bazadais » (1973-1977), même lorsqu’il fut installé le 18 novembre 1973 curé de Podensac et doyen des Deux-Rives en 1975 (jusqu’en 1991, date à laquelle il fut nommé curé de Saint-Emilion et doyen du Libournais rural en 1992).

Tant de services et d’apostolats ne pouvaient rester inaperçus dans le diocèse et le Cardinal Pierre Eyt le nomma vicaire épiscopal et économe diocésain en 1999, poste dans lequel il rendit les plus précieux services et où il fut apprécié pour ses hautes qualités.  En 2003, il fut nommé membre du Chapitre de la Cathédrale de Bordeaux et le « chanoine Garceau » devint curé de Saint Seurin et de Saint Bruno de Bordeaux de 2005 à 2011, année où il put prendre une retraite et un repos bien mérités à Bazas, dans sa maison du Quillet.

Son retour fut, pour tous les bazadais, une joie et une marque d’honneur. Il put poursuivre le service paroissial, autant que sa santé le lui permettait. Il est resté jusqu’au bout « au service » et c’est dans ce même esprit qu’il collaborait à toutes les associations de défense de l’histoire et du patrimoine bazadais, sans sectarisme et avec ce souci d’instruire et de transmettre pour les générations à venir. Nous nous rappelons encore aux Amis de la Cité de son homélie vibrante pour la messe des Jours J en Bazadais le samedi 28 juin 2014 : « En célébrant le 70ème anniversaire du débarquement en Normandie et les combats en Sud-Gironde, dans notre Bazadais, combats qui l’ont précédé ou suivi, puisons dans le sacrifice de

nos Anciens la conviction que la paix doit et peut devenir notre but à tous, en France comme ailleurs. Demandons à Dieu qui veut la paix d’éclairer nos esprits, de fortifier nos volontés, d’inspirer notre courage. »

Au-delà de l’horizon bazadais, le chanoine Garceau a œuvré au dialogue interreligieux en prenant une part active dès 2012 au « groupe islamo-chrétien du Sud-Gironde », créé en 2010 avec l’aide du Dr. Djamel Bourenane. Cette facette un peu méconnue de son apostolat fut pleinement manifestée le jour de ses obsèques quand Abdelkader Belalia a déclaré, sous les applaudissements de la cathédrale : « Aujourd’hui, nous, Musulmans de Gironde, perdons un grand ami, bâtisseur de ponts et non de murs entre Chrétiens et Musulmans. »

En feuilletant les numéros d’Ensemble, journal interparoissial des doyennés de Bazas, Grignols, Captieux et Préchac, dont il avait été lui-même le rédacteur (octobre 1972-novembre 1973), nous lisons : « ce qu’il a été à Bazas et ce qu’il veut rester parmi eux [ses nouveaux paroissiens de Podensac] : le prêtre de tous, le prêtre au service de tous. (…) C’était le dernier adieu de Bazas… un cadeau qu’illuminait le sourire si connu de M. l’abbé Garceau. Ce sourire semblait nous dire : « N’oubliez pas une fois ou l’autre, en allant ou en revenant de Bordeaux de faire halte à Podensac c’est au bord de la route nationale – vous y trouverez toujours l’accueil d’un ami. » (n°100, décembre 1973).

Ces mots résonnent d’une façon bien prophétique, puisque c’est au cimetière de Podensac que nous pouvons aujourd’hui aller lui adresser un dernier adieu dans sa dernière demeure terrestre. Nul doute qu’au ciel il intercèdera encore pour nous avec le même sourire, avec la même amitié et avec une patience inlassable, celle de l’amour miséricordieux du Père Eternel.

Arnaud Lalanne et sa famille.

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HOMÉLIE DU CHANOINE DANIEL BERTAUD
 17 août 2016  en la Cathédrale de BAZAS     
 « Rien ne pourra nous séparer de lamour de Dieu qui est dans le Christ Jésus. »    (Rom. 8, 39)
Dans ces moments de peine, bien partagés, nous sommes en communion spirituelle avec le Père Michel Garceau, unis à sa famille, ses proches, notre famille diocésaine… Nous nous recueillons et nous prions ensemble. Nous sommes touchés de savoir que notre frère, en un temps où il pouvait commencer à envisager cette grande rencontre avec le Seigneur, avait déjà pensé aux textes de la Bible qui guideraient la méditation de ceux qui se rassembleraient pour l’accompagner, dans la célébration de sa Pâque. Aujourd’hui, en même temps que nous sommes aidés à progresser dans l’espérance, nous apprenons que ces textes ont été source d’inspiration pour son ministère et sa vie spirituelle.
D’abord, il est bon de redire cette conviction : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus ».
Il s’agit bien de l’amour que le Père nous a révélé, en Jésus livré pour notre salut, ressuscité, vivant, si présent à tous et à chacun. Jésus intercède auprès du Père pour nous tous, pour tous ceux, aussi qui, de part le monde, ont tant besoin de sa Miséricorde… le Père « n’a pas épargné son propre Fils et l’a livré pour nous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? »
Oui, dans notre foi, nous attendons tout de Dieu et, lorsqu’ au terme de notre histoire, nous serons réunis en Lui, nous Le verrons, et nous exulterons en Lui, nous chanterons…
Mais, voici qu’en ces heures de peine, nous avons cette parole de Dieu, de la lettre de saint Paul aux Romains, que notre frère Michel avait déjà remarquée et préparée à notre intention.
En cette épreuve, qui s’ajoute à d’autres, nous le croyons, notre frère Michel voit ce qui est ici annoncé dans la lecture, et que nous entendons. Dans son ministère si rempli, il avait certainement  déjà commenté ce passage, ici, à Bazas et en d’autres lieux…, dans toutes les étapes de son  service du Seigneur et de son peuple.
Pour nous, aujourd’hui, nous pouvons le penser, et notre foi le confirme : Oui, il voit maintenant ce qu’il a annoncé. Dans la réalité de cet amour vivant et infini, que nous ne pressentons que dans la foi, il est lui-même saisi dans l’élan de l’amour de Dieu, si généreux.
Alors que nous sommes encore en chemin vers cette plénitude, il est bon de nous rappeler que notre frère Michel savait accueillir et annoncer cet amour de Dieu à tous ceux qui se rassemblaient, pour des célébrations, pour l’Eucharistie surtout…
Nous imaginons aussi sa délicatesse et sa fidélité envers ses proches, sa famille, ses amis. De plus, il savait aussi accueillir tout le monde, en toutes circonstances, avec confiance, avec ce sourire réconfortant que nous lui connaissions. 
Il savait encore rectifier, redresser, manifester énergiquement la volonté de conduire les événements selon ce qui est juste, selon la volonté d’amour de Dieu.
Alors, nous pensons bien que, maintenant, c’est lui-même qui, à son tour, est accueilli par le Seigneur dans sa lumière. Accompagnons-le de notre prière, dans la gratitude. Supplions le Seigneur qui voit dans le secret et qui sait ce que nous ignorons – de lui pardonner, puisque nous sommes tous pécheurs.
Et nous croyons aussi qu’il ne cessera pas de prier pour nous. Durant toute sa vie et son ministère, il a porté, dans la prière, tous ceux et celles qui lui étaient confiés. Il s’est uni aux grandes intentions de prière pour notre monde. Nul doute qu’il a offert sa vie, généreusement, s’unissant de manière intense à l’intercession du Christ, le seul Prêtre.
Alors, nous-mêmes, unis dans l’amitié, la fraternité, la reconnaissance, en pensant à lui, à tous ceux et celles qui l’ont précédé, nous sommes très unis dans la prière et affermis dans cette certitude : « Rien ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu qui est en Jésus-Christ, notre Seigneur. »
Et, en nous rappelant qu’il s’est endormi l’avant-veille de la fête de l’Assomption de la Vierge, notre Mère, humble servante enlevée au Ciel, nous savons, dans notre prière fraternelle et filiale, qu’elle intercède pour lui, pour nous.
* * *
Un autre passage de l’Écriture nous est aussi offert, .de l’Évangile selon saint Luc (12, 37) : « Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir »
L’Amour de Dieu, dont nous vivons déjà, et que nous espérons connaître en plénitude, nous le verrons en la personne de Jésus lui-même : serviteur, entièrement donné.
Suivons alors son invitation : « Veillez, soyez comme ses gens qui attendent leur maître à son retour des noces… ». A son retour, ce sera, alors, la joie de la rencontre, pour ceux qui seront restés vigilants et qui ouvriront quand il frappera à la porte  : « C’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.  
Notre Seigneur est bien, au milieu de nous,  « celui qui sert.»
Comment ne pas penser aux innombrables services que le Père Garceau a pu rendre, dans toute sa vie ?…. sans oublier qu’il a servi son pays. L’hommage qui lui est rendu est bien légitime….
Pour son ministère de prêtre, nous nous souvenons de sa manière attentive, appliquée, de travailler dans les paroisses où il s’est mis humblement au service de tous. Il a assumé aussi la responsabilité de l’Économat diocésain, qui demande tant d’attention, d’étude, de réflexion.
La surprise annoncée par le Seigneur, dans la parabole des serviteurs qui veillent, c’est que le maître lui-même les servira à table….  développement des fêtes conviviales de notre terre, autour de bonnes tables.
A ce sujet, nous le savons, le Père Garceau, savait accueillir et recevoir parfaitement.
Les membres du Chapitre, il y a, à peine, trois mois, l’ont vérifié dans leur dernière rencontre fraternelle, chez lui. Même s’il savait se faire aider (et encourager les participations), c’est bien lui qui, très amicalement, était là pour tout prévoir, accueillir, rester disponible.
Oui, on peut le dire,  il est resté « en tenue de service » dans tous les sens du mot, mais surtout par son ministère de prêtre retraité, il continuait à servir, le plus qu’il pouvait. Et, ici, à Bazas, et aux environs : tous, vous avez été témoins de son dévouement, jusqu’à cet âge, alors qu’il avait, avec l’aide du corps médical, surmonté bien des problèmes de santé.
Il était resté très admiratif pour les chirurgiens qui l’avaient opéré du cœur, et le personnel soignant, pour ceux, aussi, qui l’avait opéré de la cataracte. Et nous étions, nous aussi, heureux de partager sa joie de redécouvrir pleinement la lumière de ce monde et de voir sans lunettes.
* * *
Puisse-t-il maintenant contempler Celui qui l’appelle à la louange, à l’action de grâce, pour toujours, dans la lumière. Qu’il puisse voir Celui qu’il a servi, en se mettant à la disposition de tous, à son exemple.
Et qu’il prie pour nous tous, sa famille, ses proches, ses amis, toutes les personnes avec qui il a cheminé, afin que nous avancions encore vers la Lumière, dans la joie de servir, et avec cette certitude que « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus, notre Seigneur. »  
 
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Allocution à la cathédrale de Bazas de Jacques Moreau de Bazas du 17 août 2016 lors des obsèques de l’abbé Michel Garceau
Notre groupe islamo-chrétien du Sud-Gironde existe depuis 6 ans avec l’aide ô combien déterminante de Djamel et Ghalia. L’abbé Michel Garceau nous a rejoint en 2012. Nous ne nous rassemblons pas pour nous convaincre mutuellement, mais pour nous connaître et nous comprendre. Ce qui implique des efforts de part et d’autre, ce qui n’est pas si simple.                                       L’abbé préparait ses interventions.
En mai 2015, il nous a dit : « Quelques semaines avant son élection au souverain-pontificat, Joseph Ratzinger a dit : « Si une nation ne vit pas dans la majorité de ses membres un minimum de valeurs morales, culturelles, éthiques, religieuses, cette nation va directement au suicide ». Et l’abbé de poursuivre : Les religions ne sont pas des états dans l’état. Ce n’est pas l’avancée des technologies qui va changer le cœur des hommes. C’est en essayant de construire un monde d’amour, de paix, de solidarité et de partage qu’on pourra arriver à plus d’humanité. »
Mon propos personnel : la simplicité de l’abbé Michel Garceau me va droit au cœur. Une religion ne peut pas être compliquée. La vraie vie émane de la simplicité des hommes et de la générosité des croyants de base et non des savants ! Au cours d’un sermon l’abbé disait :     « Chacun doit être le prêtre de sa propre existence ».
Finalement, je m’adresse à vous qui êtes venus aujourd’hui et qui êtes de toutes  convictions. Vous qui appréciez l’abbé, vous montrez ainsi que vous êtes à son image, soucieux d’altruisme et de partage. Je vous souhaite une vie enthousiasmante et pleine d’humanisme. Un chant qu’on entend parfois dans notre église : « Tout homme est une histoire sacrée, il est à l’image de Dieu »
 
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Témoignage lu le 17 août 2016 à la Cathédrale de Bazas par Abdelkader Belalia aux obsèques de l’Abbé Michel Garceau
 
L’Abbé  Michel  GARCEAU  n’est plus. Il nous a quitté le 14 Août dernier  mais sa place demeure à jamais parmi les siens, sa famille, ses proches, ses amis ainsi que les nombreuses personnes qui l’ont connues de près ou de loin.                                                                                     C’était un homme d’une droiture exemplaire, de dialogue et d’écoute. Il était l’un des plus assidus aux réunions du groupe de dialogue Islamo-Chrétien. Sa capacité particulière d’écoute, son ouverture d’esprit et de dialogue faisaient de lui un des membres les plus importants dans ce dialogue islamo-chrétien. Il savait donner son avis sans prétention aucune, enrichissant les discussions par ses connaissances et sa grande expérience de l’église. Homme de terrain, sa modestie le rehaussait encore et toujours parmi nous.                                  
Aujourd’hui, nous Musulmans de Gironde perdons un grand ami bâtisseur de ponts et non  de murs entre Chrétiens et Musulmans.
Au nom de la Fédération des Musulmans de la Gironde et du groupe de dialogue islamo-chrétien, je vous présente à vous sa famille et à l’église nos condoléances les plus attristées. Puisse le Seigneur lui accorder sa miséricorde et le récompenser des bienfaits qu’il a accomplis dans ce monde.  Merci.