Agenda

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Un samedi pour tous à Giscos….

Le thème, choisi pour ce samedi 11 Février 2017, jour de fête de Notre Dame de Lourdes et Journée Mondiale des Malades, était d’actualité !!!

Et comme nous le rappelle notre Saint Père dans son message pour la XXVème  Journée Mondiale du Malade « ..Cette Journée constitue une occasion d’attention spéciale à la condition des malades et, plus généralement, de ceux qui souffrent ; et en même temps elle invite qui se prodigue en leur faveur, à commencer par les proches, les personnels de santé et les volontaires, à rendre grâce pour la vocation reçue du Seigneur d’accompagner les frères malades… » François

Après un repas très convivial, les enfants, accompagnés des catéchistes sont allés visionner un film sur « Bernadette de Lourdes » et les adultes ont suivi une conférence très intéressante où plusieurs intervenants se sont succédés.

Avec tout d’abord, une présentation de la Journée Mondiale des malades et de la Pastorale par Annie Ricaud, Coordinatrice Sud-Gironde de la Pastorale de la santé : [PPH (Pastorale des Personnes Handicapées), SEM (Service Évangélique des Malades), les Aumôneries avec visite des malades dans les hôpitaux, les personnes âgées à leur domicile et dans les maisons de retraite].

Puis une palette de témoignages avec des touches de gaieté, une pointe d’humour et des nuances dans l’émotion mais toujours teintés d’espérance…

Ainsi Mathieu Merleau et Mickaël Blauwart (avec un texte lu à sa demande car pris par ailleurs) nous ont raconté leur quotidien de personnes handicapées.

Puis vint une succession d’intervenants en activité ou retraités :

Hélène Darriet, chirurgien dentiste auprès des malades du Centre Hospitalier Spécialisé de Cadillac,

Sylvie Labesque, infirmière libérale sur le secteur de Villandraut/Préchac/Uzeste

Marie Antoinette Lluis, auxiliaire d’aumônerie à hôpital et à l’EHPAD de Bazas et hospitalière à Lourdes

Bruno Pourchet, visiteur à l’hôpital de Langon

Une messe dans la joie et l’espérance a conclu cette belle journée.

Prochain rendez-vous du « Samedi pour tous » à Bazas, samedi 18 Mars dans le cadre du Synode pour accueillir, lors de leur visitation, les paroissiens du secteur Pastoral du Blayais.

TEMOIGNAGES

Catéchèse

Samedi 11 février, notre rencontre a réuni une trentaine de jeunes, des petits de l’ACE de Dominique, aux collégiens de 4e-3e.

Le repas-partage fut, comme d’habitude, un franc succès. Les jeunes de l’aumônerie ont vendu des crêpes pour les aider à financer leur voyage à Assise. Tout le monde a joué le jeu et, je pense que le bénéfice est assez confortable (aux alentours de 200 euros ?)

A partir de 14 h 30, les enfants du KT et quelques jeunes de l’aumônerie 6e-5e, ont assisté, dans l’église, à une projection du film sur Sainte Bernadette. Malgré le froid ambiant, même avec les chauffages, et une luminosité un peu trop forte pour visionner un film, ils ont été captivés par la vie de cette jeune fille, par son courage, sa ténacité et son message d’Amour.

Les plus jeunes ont quitté l’église (trop froid) et sont retournés dans la salle avec Dominique, où ils ont fait des dessins et des bricolages.

Après une brève récréation, nous nous sommes retrouvés pour célébrer ensemble l’Eucharistie.

Très bonne journée ! Vivement la prochaine!

Marie France Garnung, Responsable Catéchèse

Témoignage de Mathieu

C’est par le témoignage de Mathieu que l’après-midi a débuté. Mathieu, jeune homme de 33 ans est porteur d’un syndrome de Williams avec une insuffisance cardiaque. Il était accompagné par sa maman. Interviewés par Annie Ricaud ils nous ont fait part de leur souffrance (larmes dans les yeux de Mathieu) car ils se sentaient rejetés. Rejet de la différence venant tant de la part du commun des mortels que de la part des chrétiens. Personne pour les soutenir. A l’école communale, la maîtresse a demandé aux parents de retirer Mathieu parce que sa présence perturbait la classe. Mathieu s’exprime très bien et n’hésite pas à prendre la parole, tout en se tournant de temps en temps vers sa maman. Tous deux nous ont fait part de leur bonheur et de leur chance d’avoir rencontré Françoise Dudit et le groupe des « tambourins de Bazas ». Ce groupe de jeunes gens handicapés a été créé par sœur Bernadette, puis à son départ repris par Françoise. Ils se réunissent pour prier, partager leur foi et vivre ensemble de bons moments. Il est aussi accompagné par Philippe Hernandez, diacre permanent. Il fait partie du service diocésain de la Pastorale des Personnes Handicapées. Mathieu nous a dit trouver son réconfort quotidien dans la prière mais surtout lors du pèlerinage diocésain à Lourdes avec l’Hospitalité Bordelaise. Quand il en parle ses yeux s’illuminent car là il est considéré et aimé. (Pensons à Bernadette Soubirous qui disait « la dame  me regardait comme  une personne ») Lors de la messe, Mathieu a lu le psaume. En avril prochain, il ira en Terre Sainte.

Témoignage de Marie Antoinette Lluis

L’Hospitalité bordelaise, intervient sur toute la Gironde. Essentiellement orientée sur les pèlerinages à Lourdes, pour accompagner les malades, les handicapés et les personnes âgées dépendantes. Elle emmène environ 220 malades chaque année, ce qui nécessite trois accompagnants par patient : hospitaliers et brancardiers, jeunes pour le service des repas, médecins et infirmières. Le pèlerinage dure cinq jours, avec une messe chaque jour, des temps de prière, la piscine, le chemin de croix. Quelques temps forts : la messe internationale avec une foule de tous pays marchant ensemble. La procession eucharistique, la procession aux flambeaux, le passage à la grotte pour tous, une soirée de réconciliation, plus spécialement réservée aux malades. Un temps festif, (apéro sous les arbres), où tout le monde se retrouve. Et toujours, des moments (prières ou temps festif) dans une joie totale, exprimée par des paroles, des regards, des sourires, des gestes affectueux, attentionnés. Même si les malades ont au fond du cœur l’espoir d’une guérison, ils viennent surtout chercher auprès de Marie le réconfort, le courage, l’espérance afin de repartir pour une année. Les intervenants, tous bénévoles, paient leur voyage et leur séjour. C’est pourquoi nous avons des difficultés à recruter. L’hospitalité suit les pèlerins tout au long de l’année. À Bazas nous organisons une après-midi de jeux, terminée par un goûter, chaque mois chez l’un ou l’autre des pèlerins. Le dernier, fin janvier, à l’EHPAD de Bazas, ou les résidents pèlerins, souhaitent nous recevoir. Nous y avons fêté les rois, avec les résidents qui le désiraient. L’hospitalité Bordelaise travaille avec le Service évangélique des Malades (SEM), la Pastorale des Personnes Handicapées (PPH), l’aumônerie de l’EHPAD, et aide à la messe mensuelle et à la prière organisée chaque semaine, en ce lieu. Nous nous retrouvons entre trois et cinq hospitaliers pour préparer un autel, et nous installons les résidents qui le désirent. Nous prions, lisons et échangeons les textes du jour. Chacun donne son intention de prière, nous prions encore et donnons la communion. Un dernier chant d’action de grâce et rendez-vous à la semaine d’après. Chaque semaine il y a entre 30 et 40 participants qui attendent ce moment.

Témoignage de Bruno Pourchet

Lors du samedi pour tous du 11 février 2017 à Giscos, j’ai été amené à décrire succinctement mon activité au sein de la Pastorale de la santé Voici un résumé de mon intervention:

Ce que je fais :

Visites des malades à l’hôpital Pasteur à Langon.

Services de chirurgie : 2 services distincts mais jumelés (même salle des infirmières): chirurgie orthopédique et chirurgie viscérale. Chaque service dispose de dix chambres de un ou deux lits.

Visite les mercredis après midi de 15 h à 18 h soit environ 3 heures; je concentre en effet les visites sur une même demi-journée car j’ai 50 minutes de trajet aller et retour pour me rendre à l’hôpital au départ de mon domicile; si j’habitais Langon, j’aurais certainement réparti les visites sur plusieurs jours. Je termine vers 18 h, au moment où sont servis les premiers repas; les malades ne seraient plus attentifs au delà; on les dérangerait et les contraindrait à manger froid..!

Le service de chirurgie orthopédique accueille beaucoup de personnes âgées qui sont tombées chez elles et se sont cassé un membre, une articulation, souvent le col du fémur. Mais on y rencontre aussi des personnes jeunes, accidentées souvent par la moto ou le sport. Le service de chirurgie viscérale est plus diversifié à la fois pour les types de maladie que pour les âges des patients.

Je me présente systématiquement à au moins une des deux infirmières responsables d’un des deux services, si possible aux deux; je demande s’il y a des chambres « interdites » ou pour lesquelles il faut prendre des précautions (contagion; personnes rentrant du bloc opératoire, trop fatiguées). Les infirmières au bout de quatre ans me connaissent et savent que mes visites sont habituellement appréciées des malades; elles ne font donc pas barrage y compris lorsque les malades sont manifestement de religion musulmane.

Je passe normalement dans toutes les chambres « non interdites » sauf souvent les deux ou trois dernières, faute de temps.

J’arbore systématiquement le badge de l’aumônerie catholique. Quand je rentre dans la chambre, je me présente au premier malade, le plus prêt de la porte, en lui disant: « je suis de l’aumônerie catholique et je viens vous dire bonjour« . Souvent les personnes ne comprennent pas du premier coup et il faut répéter plusieurs fois pour qu’elles comprennent; au cours de la visite, je me rends compte souvent que je suis pris pour un prêtre; bien entendu, je dissipe aussitôt l’équivoque.

Si le rideau entre les deux lits n’est pas tiré, je me présente aussitôt au second malade et s’ils sont seuls sans autre visiteurs, il m’arrive souvent d’engager la conversation avec les deux malades à la fois en me tenant entre les deux lits; mais parfois, l’un des deux malades n’est pas disponible, soit parce qu’il dort, soit parce qu’il téléphone soit encore parce qu’il a une visite.

Lorsque la chambre ne comporte qu’un lit ou que le deuxième lit n’est pas occupé, la visite peut évoluer de façon plus intime, le malade prenant l’initiative de se confier, souvent de se remémorer sa vie, parfois d’aborder des sujets spirituels. Lorsque la famille est présente, la conversation est souvent plus nourrie avec la famille elle même, celle ci étant souvent contente que « son » malade qui est souvent une personne âgée, puisse avoir accès à « un aumônier catholique ».

Il est rare que je prennes moi même l’initiative de faire tourner la conversation vers une thématique religieuse; je laisse le malade le faire de lui même, ce qui se réalise environ une fois sur quatre ou cinq. Je propose dès que je sens que le moment est propice de prier, la plupart du temps la Sainte Vierge, refuge des pêcheurs, qui saura le mieux intercéder et porter la prière vers son divin Fils.

Il m’est rarement demandé de porter la communion et encore plus rarement la visite d’un prêtre. Sans doute que la rareté de ces demandes vient du fait que les malades savent que leur hospitalisation est pour un temps limité.

Quand je prends congé, je salue  souvent les malades en leur disant « que Dieu vous garde ».

Comment je le vis : 

C’est fatiguant du fait :

— du temps passé: trois heures

— de l’attention qu’il faut consacrer à l’écoute des malades

— que certains malades pompent votre énergie littéralement

— du constat des drames vécus par nombre de malades: deuils, accidents chez des êtres jeunes, brouilles familiales, isolement, handicaps…

C’est enrichissant:

— Par la connaissance qu’on peut acquérir du fonctionnement d’un service hospitalier.

— Par les rencontres des personnes très diverses aux parcours très différents.

— Par la nécessité dans laquelle on se trouve de pouvoir répondre de façon simple mais cohérente aux interrogations d’ordre spirituelles lorsque cela nous est demandé; on a en effet souvent l’impression que notre réponse est d’autant plus importante que la personne que l’on visite a très peu l’occasion  d’aborder ces questions existentielles et religieuses; elle est de ce fait d’autant plus en attente de réponse satisfaisante à des questionnements trop longtemps refoulés.

— Par le partage de la prière lorsqu’on a la chance d’y aboutir

C’est gratifiant

— Par l’impression de faire un peu partie de l’équipe soignante même si cela est encore assez ténu.

— Par les remerciements reçus

— Par la confiance que certains malades vous accorde.

— Par le sentiment de ne pas être inutile

Les difficultés

 On ne revoit chaque semaine que 10 à 15% environ des malades de la semaine précédente

De ce fait, on ne peut pas savoir si on progresse et si ce que l’on fait est utile ou non

 Paradoxalement, très peu de personnes refusent la visite (une à trois par mois, guère plus)

Mais beaucoup de visites restent à un niveau assez superficiel, surtout avec les personnes jeunes, lesquelles ne sont manifestement pas du tout prêtes à aborder des sujets d’ordre spirituel.

Aucun contact pratiquement avec les médecins peu présents l’après midi pour éviter sans doute les familles et quand ils passent souvent trop pressés;  de plus, ils nous demandent de quitter la chambre quand ils viennent voir un malade

Difficulté de proposer la prière lorsque le malade n’est pas seul dans sa chambre ou lorsque la télévision est allumée et que le fond sonore est élevé (les personnes âgées sont souvent un peu sourdes). Elles mettent souvent beaucoup de temps avant de couper ou baisser le son de la TV.

CONCLUSION

Avant de m’installer avec mon épouse il y a cinq ans en Gironde pour y prendre ma retraite, j’habitais le Gard et assurait les visites d’une maison de retraite protestante dont la population catholique était cependant importante; je m’y rendais toutes les semaines pour y animer un temps de prière avec les résidents qui le souhaitaient; on y retrouvait les mêmes personnes toutes les semaines et des liens amicaux se nouaient.

Dans le cas des visites à l’hôpital, dans ces services de chirurgie, on revoie très peu souvent les mêmes personnes; la plupart du temps, la visite n’aura pas de suite; il faut donc vivre l’instant tel qu’il se présente en essayant de donner le maximum d’entrée; c’est sans doute pour cela que c’est si fatiguant; mais ne nous leurrons pas: si la démarche est souvent appréciée, c’est bien que le visiteur n’entre pas seul dans la chambre: l’Esprit Saint est certainement toujours présent. Fait à Préchac, le 13 février 2017 – Bruno Pourchet

PARTAGES et CÉLÉBRATION

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« Un Samedi pour tous » à Saint Léger de Balson et Saint Symphorien !
COMMENT NE PAS TE LOUER !
C’est au rythme de ce chant qu’a eu lieu la deuxième édition d’un Samedi pour tous, le 12 Novembre 2016 à Saint Léger de Balson et à Saint Symphorien.
Franc succès pour cette seconde rencontre où les nombreux participants, tous âges confondus ont joué le jeu, un très bel élan des bonnes volontés pour faire Eglise. Un secteur pastoral bien vivant qui s’exprime, qui échange, qui partage et qui rassemble ses forces pour mieux témoigner de la joie de l’Evangile !
A la veille de la fermeture des portes saintes à travers le monde, le thème de cette rencontre était une évidence : la Miséricorde !
De nombreux temps forts ont été partagés :
Temps de travail ludique pour les jeunes du KT et de l’aumônerie sur les œuvres de miséricorde et, pendant ce temps, visite commentée de l’église de Saint Léger de Balson par Monsieur François Lalanne, président de l’association des amis de l’église de Saint Léger, qui a su captiver l’attention du public.
Un 2ème temps ludique, cette fois-ci inter générations, autour du jeu de la Miséricorde, avec constitution de plusieurs groupes d’une dizaine de personne. Le but de ce jeu est que chaque groupe doit préparer un mime d’une œuvre de miséricorde et le jouer sur scène, le public doit deviner…Pas facile !! D’autant que les organisateurs très facétieux (Gérard et Marie Agnès Frère) ont rajouté des conditions particulières qui ont donné lieu à de grands éclats de rires.
Nous avons même découverts de grands talents d’acteurs !
Pour la suite des festivités nous nous sommes tous dirigés vers l’église de Saint Symphorien (les travaux de rénovation de l’église de Saint Léger sont toujours en cours) où nous attendait Valérie Weinberger,  historienne d’art, diplômée de l’Ecole du Louvre, pour une conférence sur les Portes de la Miséricorde, une présentation intéressante, dynamique et à la portée de tous.
Et pour finir la journée, la messe où encore un grand nombre de paroissiens nous ont rejoints.
Messe dans la joie avec l’accueil d’Arthur, d’Inès et d’Evan pour la première étape vers le baptême, et de Cynthia qui, elle aussi, souhaite entamer ce même parcours pour devenir enfant de Dieu.
Oui, comment ne pas te louer, Seigneur !!!
Final  tonitruant des enfants, scandé par l’assemblée…
« ….Nous nous rendons compte que la porte de la miséricorde de Dieu n’est jamais fermée.» cardinal Harvey
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« Un Samedi pour tous » à Saint Côme !
 
Samedi 15 octobre 2016 se tenait notre premier « Samedi pour tous » !
Quel bonheur d’être tous réunis, jeunes et moins jeunes, à l’appel de notre Eglise, en église….
 
Voici un petit résumé, pour prolonger cette belle journée !
 
La journée a commencé, dans la salle des fêtes du village, par un repas « tiré du sac ».  Comme toujours, ce genre de repas, c’est comme la multiplication des pains … il y en a pour tous et de façon copieuse.
Après le café, le Père Sylvain Arnaud, nous dévoile le programme de l’après midi, programme-découverte de quelques groupes actifs de nos paroisses et reflet de la vie de notre Eglise.
 
Il nous invite à rejoindre l’église préparée par le groupe de prière de Taizé, pour débuter notre après midi par un temps priant et chantant, face à la croix de Taizé illuminée par des bougies placées à son pied.
A l’issue, les animateurs de catéchisme et d’aumônerie accompagnés des jeunes repartent vers la salle des fêtes où diverses activités les attendent. Suivent leurs parents et d’autres personnes (car chacun est libre de circuler dans les groupes, car, rappelons-le, c’est le but de cette journée de découverte !).
En même temps des personnes restées dans l’église ont pu assister à une conférence très intéressante et instructive d’Annie Ricaud sur la vie et l’œuvre du Vénérable Père Pierre – Bienvenu Noailles né à Bordeaux et fondateur de l’association de la Sainte Famille de Bordeaux (sœurs du Domaine de la Solitude à Martillac).
Puis la P.R.T.L (Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs) nous a proposé une visite guidée, par Jean Barran, sur l’histoire et l’architecture de l’église de Saint Côme.
 
Après ces échanges fructueux, et une répétition de chants joyeux et festifs a commencé une messe, comme nous aimerions en avoir souvent, concélébrée par notre curé et le père Jean Chastenet. Un grand nombre de personnes de nos secteurs nous ont rejoints.
A l’homélie, le Père Arnaud s’est particulièrement adressé aux enfants (et aux grands enfants que nous sommes !!!) avec la profondeur et l’humour que nous lui connaissons. Il a même été applaudi !!!
Journée inoubliable de convivialité, d’unité, qui montre une église vivante et qui redonne un grand élan à notre volonté d’agir !
Oui, un merci à notre curé et à vous tous qui avez permis cette grande ouverture !  et…..
Rendez-vous à SAINT LÉGER DE BALSON le 12 novembre prochain !!!
 
Samedi 15 octobre à Saint Côme
CATECHISME
Marie France GARNUNG, responsable de la catéchèse
 
 

Après un partage  du repas fort agréable, nous avons assisté à la prière de Taizé. Puis nous avons fait une petite marche digestive, guidés par Christine et Marie-Jeanne et animée par Gérard. Les enfants ont apprécié le paysage et les moments de  pause où ils ont chanté des chants amusants avec beaucoup d’enthousiasme !!!

Notre temps de catéchèse proprement dit a été un peu raccourci, car la répétition des chants à l’église allait commencer.

Néanmoins, nous avons réfléchi sur le « Notre Père », que nous avons expliqué et reconstitué avec découpage et collage d’étiquettes sur des panneaux. Un peu trop rapide à mon gré. Mais nous avons pu reprendre le tout en catéchèse.

Le bénéfice de la journée est bien réel et les enfants  étaient ravis ainsi que les familles présentes.

Vivement le 12 !!

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Samedi 15 octobre à Saint Côme
AUMÔNERIE
Martine RODIER
 
Lecture du Livre des Actes des Apôtres 2,42-47
42Dans les premiers jours de l’Eglise, les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. 43 La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. 44 Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; 45 ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. 46 Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; 47 ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.
 
RÉFLEXION DES JEUNES SUR LA PAROLE
Des titres donnés à ce texte :
L’entraide des croyants, la communauté fraternelle, le Dieu Tout Puissant.
 
Notre participation dans la communauté chrétienne :
La messe, l’aumônerie, les rencontres …
 
Qu’est-ce que l’Eglise :
le peuple chrétien, la communauté chrétienne, le peuple de Dieu …
 
Qu’est-ce que l’église :
le bâtiment, le lieu où l’on prie Dieu et Jésus …
 
Des actes de foi dans notre vie :
la prière, aider celui qui a besoin, donner de l’argent à des associations, aller à la messe, partager, aimer davantage, être servant d’autel, chanter Dieu, marcher dans les pas de Jésus, rencontrer, soutenir…
 
Nos engagements :
aimer et aider, aller à l’aumônerie, la prière, aller à la messe, préparer notre profession de foi …
 
Des idées à partager et à vivre ensemble :
faire un voyage ensemble, rencontrer d’autres aumôneries, faire un campement …
 
Des mots pour prier : merci pour ce rassemblement qui nous a permis de mieux nous connaitre
 
Des mots pour dire notre foi
A : Amour, aimer,
B : Bonté, bénir,
C : Charité, communauté, croire,
D : Disciple, don, donner,
E : Esprit, espoir, entraider, évangile, enseigner,
F : Frère, famille, foi, fraternité,
G : Gloire, gratitude, grand,
L : Louer,
M : Marie, messe,
N : Nom,
P : Partager, prier,
R : Rassemblés, rompre, réunis,
S : Suivre, Seigneur, savoir,
T : Témoin, temps,
U : Union, unis,
V : Vivre, voir,
 
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Samedi 15 octobre à Saint Côme
CONFÉRENCE
Annie RICAUD
pbn
Le Vénérable Pierre Bienvenu Noailles,
apôtre de la Miséricorde
Sa vie, son œuvre :
L’Institut de La SainteFamille de Bordeaux et La Solitude
 1  Enfance et adolescence
C’est à bordeaux, pendant la Terreur, que Pierre Bienvenu verra le jour le 27 octobre 1793.
Il grandit dans une famille unie avec 6 frères et sœurs mais où on ne parle pas de religion.
Il connaît une adolescence turbulente. C’est un jeune homme brillant qui réussit tout ce qu’il entreprend et peut prétendre à une belle carrière Il est doué pour la littérature, est un très bon cavalier et très bon joueur d’escrime qui possède une lame redoutable. . Mais à 17 ans il doit travailler car la famille connaît des revers de fortune et survient le décès de Monsieur Noailles.
Il est embauché par Maître Peyronnet, avocat très réputé à Bordeaux.
A cette époque, il ne sait pas encore comment orienter sa vie et il ne connaît la religion que sous la forme d’un vague sentimentalisme.
2 – La première Communion
C’est alors que fréquentant des cercles littéraires il fait la connaissance de prêtres, tels l’abbé Dinéty qui le conduira à faire sa première communion en 1813. Il a 20 ans.
La veille de ce jour, entré dans la cathédrale de son baptême pour prier sous le regard bienveillant de Maire, il fait l’expérience sensible de l’amour infiniment miséricordieux de Dieu. Cette expérience, l’inonde de joie et constituera pour lui un tremplin pour aller de l’avant.
C’est dans ce contexte, que muni de quelques recommandations, il monte à Paris pour « y faire son droit », c’est du moins ce qu’il annonce à son entourage. Mais, depuis sa communion, l’idée du sacerdoce se fraie peu à peu le chemin.
A son arrivée à Paris, il est rattrapé par la grâce et c’est dans l’Eglise Saint Sulpice que les dernières résistances tombent : « ses yeux s’arrêtèrent sur une statue de la Sainte Vierge   qui tient dans ses bras le divin enfant semblant le présenter à ceux qui le prient. Ce fut le coup de grâce. J’ai entendu sa voix, elle m’appelait me désignait le chemin, j’ai tout compris. »
3 – Le Séminaire
Une impulsion à laquelle il ne saurait résister le pousse à s’agenouiller dans le confessionnal où le prêtre vient de rentrer. Il expose l’indécision dans laquelle il se trouve et les questions qui l’habitent. Un rendez-vous est fixé pour le lendemain dans le but d’aider ce jeune homme, mais dans son for intérieur sa décision est prise. Il rentre à son hôtel confirmé dans l’idée que Dieu l’appelle à son service, et trois jours après, le 13 Octobre 1816, on le retrouve inscrit au Grand Séminaire d’Issy, proche de Paris. Quelques semaines plus tard, son jeune frère Amand, entre également au Grand séminaire de Bordeaux.
C’est dans ce prestigieux institut où l’on enseigne les grands maîtres de l’Ecole Française de spiritualité qu’il découvre sa ligne directrice, son identité spirituelle.
4 – Sa spiritualité, son charisme
Elle peut se résumer dans cette phrase qui constitue le noyau central du charisme de Pierre Bienvenu : 
« chercher Dieu seul en toutes choses comme Jésus, Marie et Joseph. »
Dans la chapelle ND de Lorette du séminaire, il se consacre à la Sainte famille et il y conçoit l’idée d’une « Association », une Famille Spirituelle. Cette Famille serait ouverte à tous les états de vie. Elle proposerait à ses contemporains de chercher Dieu en suivant l’exemple et les vertus de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il souhaitait renouveler l’Eglise de son temps et présenter au monde un Dieu proche, une Eglise au visage familial rassemblant côte à côte des hommes et des femmes aux états différents, occupés à des œuvres diverses dans un même esprit.
Il est ordonné prêtre le 5 juin 1819 à l’église Saint Sulpice à Paris et rejoint bientôt le diocèse de Bordeaux où il est nommé vicaire à la paroisse Sainte Eulalie. Là il organise un catéchisme de persévérance, et tous ceux qui désirent participer à son œuvre il les organise selon les besoins et les talents de chacun. A tous, il donne la même direction : vivre en imitant les vertus de la Sainte Famille et rechercher Dieu seul en toute chose.
 
5 – Fondation : l’Association Sainte – Famille
Son projet prend officiellement racine lorsqu’avec les encouragements de son évêque, Monseigneur d’Aviau, il rassemble en communauté,  le 20 mai 1820, trois jeune-filles qui sentent l’appel à se consacrer à Dieu selon des voies nouvelles. Dans leur pauvreté et leur dénuement comment peuvent-elles encore accueillir des orphelines plus pauvres qu’elles ?
6  le miracle Eucharistique
Une faveur extraordinaire donne des ailes à cette première communauté. Vingt mois après sa fondation, (3 février 1822) le Seigneur manifeste sa présence réconfortante. Au cours d’une Bénédiction du Saint-Sacrement, il se montre à toute l’assistance et la bénit dans un geste plein de bonté. Cet évènement dûment authentifié par les autorités ecclésiastiques, s’appuie sur les témoignages nombreux, dignes de foi et concordants des participants.
C’est le point de départ du développement rapide de l’œuvre que le Père Noailles a conçue. Très vite en effet les branches religieuses, laïques et sacerdotales prennent de l’ampleur.
7 – Le développement de l’Association de 1822 à 1861
 
« Un seul arbre, une même sève, des rameaux divers, un même Fondateur, une seule Famille, un même esprit, des Œuvres diverses, des Vocations différentes.
Le Père Noailles, imagine une famille spirituelle qui transcende ces séparations, en offrant à l’Église et au monde, le témoignage de l’unité dans le respect de la diversité des vocations et des engagements. »
Pour l’époque cette vision est révolutionnaire. Pierre-Bienvenu Noailles travaille toute sa vie à la faire prévaloir, en rédigeant les Règles, non seulement de chaque groupe mais de l’ensemble de l’Association, en allant par deux fois à Rome les présenter aux papes Grégoire XVI et Pie IX.
À partir de 1822, l’Association de la Sainte-Famille continua à se développer rapidement.
D’abord, les Sœurs de Saint-Joseph et les Dames de l’Immaculée Conception, dites de Lorette, vinrent se joindre à elles plusieurs autres branches de consacrées, ayant chacune une mission spécifique :
– Les Sœurs de l’Immaculée Conception, qui furent fondées le 6 décembre 1829 à Vertheuil, dans le Médoc. Leur objectif était de s’occuper d’écoles et d’œuvres paroissiales (catéchèse, visite des malades), en milieu populaire de préférence.
– Les Sœurs de l’Espérance, qui furent fondées en avril 1836, à la demande du cardinal de Cheverus, avec pour fin l’assistance des malades à domicile et dans les hôpitaux.
– Les Sœurs Agricoles, qui commencèrent en 1856 pour aider les familles de la campagne dans les orphelinats agricoles, les fermes, etc. Elles s’installèrent, pour commencer, à l’Ermitage de Martillac.
Les échecs, il en essuie. L’arbre porte ses propres blessures, quelques branches mortes. La branche sacerdotale dite de Jésus, qu’il fonde dès 1822 après plusieurs essais ne se développe pas comme il l’avait espéré. Les prêtres demeurent seulement comme Associés. Même si les séparations, les schismes, l’affectent, ils ne le font jamais ployer totalement ou dévier de sa vision initiale.
Pensant 40 ans, contre vents et marées, le Père Noailles préside aux destinées de la Sainte-Famille, parachevant son œuvre, rédigeant les règles et les statuts, veillant à la formation de se membres. A une époque où le rôle de la femme dans la société française est plutôt effacé, il sait s’entourer de femmes laïques et religieuses hors du commun, des collaboratrices à qui il confie de vraies responsabilités ;
Il meurt le 8 février 1861. C’est tout Bordeaux qui le pleure ; Un cortège impressionnant l’accompagne à la cathédrale non seulement avec le sentiment de perdre un ami, un Père (on l’appelait le « Bon Père ») mais de trouver un saint ;
Cette réputation de sainteté est confirmée par l’Eglise : le 8 février 1988, Pierre Bienvenu Noailles est déclaré « Vénérable ».
 
Aujourd’hui, la Sainte-Famille réunit :
  • des Religieuses Apostoliques et Contemplatives formant l’Institut religieux
  • des Séculières consacrées regroupées en un Institut Séculier
  • des Associés laïcs
  • des Prêtres Associés
Signe et ferment d’unité, elle est lieu de partage et de soutien mutuel, source de dynamisme apostolique. Tous ses membres sont animés par le même esprit et poursuivent le même but ; solidaires et complémentaires, ils révèlent le visage familial de l’Église. Ils sont responsables d’actualiser le Charisme, de le faire connaître, d’en assurer le développement.
 
Un charisme pour aujourd’hui.
Ensemble, un même but : vivre le commandement radical de l’amour en faisant de l’univers une seule famille, en affirmant la dignité de toute personne humaine, en respectant l’intégrité de la création.
 
Martillac : La Solitude
Cette propriété, située au lieu-dit «le Vignau du haut» comprenait une maison d’habitation composée de 3 pièces au rez-de-chaussée surmontées d’un grenier avec une grande chambre située au-dessus du chai, et aussi des vignes, des prairies, des bois et des terres cultivables, soit 27 hectares.
Sur les conseils du curé de Martillac, elle a été achetée par le Bon Père à Madame Donnat. Il désire établir là un noviciat pour les sœurs destinées à l’enseignement, à la visite des malades et des pauvres des campagnes, y situer l’administration de son œuvre et créer un lieu de prière et de rencontre pour les membres du groupe qu’il a fondé.
Les Sœurs s’y installent en Novembre 1831. Elles vécurent les premières années dans une très grande pauvreté. Elles se mirent peu à peu au courant des connaissances les plus usuelles en fait d’agriculture. Elles ne tardèrent pas à installer la classe pour les enfants du village et des environs et à soulager les malades et les plus pauvres du coin.
Le Père Noailles passa beaucoup de temps à la Solitude, environ une trentaine d’années ;
C’est en ce lieu qu’il donna libre cours à son rêve* et à son génie organisateur, allant jusqu’à transformer un tertre inculte en île qu’il consacra à Marie, Notre Dame de toutes grâces.
Du 19ème au 21ème siècle, La Solitude a vécu bien des changements mais ce lieu est toujours resté pour les sœurs de la Sainte-Famille et tous ceux et celles qui s’inspirent de sa spiritualité, un lieu source qui porte la trace des origines de l’Institut et du Fondateur Pierre Bienvenu Noailles.
Aujourd’hui, après de grands remaniements, la Solitude est un centre spirituel. 2 communautés accueillent les personnes qui veulent venir se ressourcer en groupe ou individuellement :
Les sœurs apostoliques qui accueillent et organisent des retraites mais aussi peuvent assurer un accompagnement individuel ;
Les sœurs contemplatives ou «solitaires» qui rendent grâce et adorent Jésus dans le très saint Sacrement de l’autel.
L’accueil, le calme et la beauté des lieux sont toujours propices à la rencontre avec Dieu.
* « Dans mon rêve, la Sainte Famille m’est apparue comme un arbre gigantesque, une sorte de chêne aux rameaux verdoyants. On y voyait des fleurs et des fruits de toutes sortes. Il y avait des oiseaux de toutes les couleurs, de tous les pays ; chaque espèce avait son chant particulier. Mais par moments, ils ne formaient tous qu’une même voix, et dans un accord parfait, ils semblaient dire : « Gloire à Dieu, Gloire à Dieu seul et tout par Marie….».
liens : http://saintefamillebordeaux.org