Jubile Miséricorde

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« Que le Jubilé de la Miséricorde apporte à tous la bonté et la tendresse de Dieu ! »  tweet 8 décembre 2015

LES ŒUVRES DE MISÉRICORDE

Quelles sont les œuvres de miséricorde ?
Il y a quatorze œuvres de miséricorde :                           sept corporelles et sept spirituelles.
Corporelles
1 – donner à manger à ceux qui ont faim,
2 – donner à boire à ceux qui ont soif,
3 – vêtir ceux qui sont nus.
4 – accueillir les étrangers,
5 – visiter les malades,
6 – visiter les prisonniers,
7 -ensevelir les morts.
Spirituelles
1 – conseiller ceux qui sont dans le doute,
2 – instruire les ignorants,
3 – exhorter les pécheurs,
4 – consoler les affligés,
5 – pardonner les offenses,
6 – supporter patiemment les défauts des autres,
7 – prier Dieu pour les vivants et pour les morts.
Les œuvres de miséricorde corporelles
1 – Donner à manger à ceux qui ont faim
2 – Donner à boire à ceux qui ont soif.
Elles sont complémentaires et concernent l’aide alimentaire et tous les secours matériels à apporter aux nécessiteux, à ceux qui manquent de l’indispensable dans leur quotidien. Saint Luc rappelle le conseil de Jésus dans ce sens : « Que celui qui a deux manteaux les partage avec celui qui n’en a pas ; que celui qui a de quoi manger, fasse de même » (Lc 3, 11).
3 – Accueillir l’étranger
Cet accueil était vital dans l’antiquité puisque les voyageurs risquaient leur vie dans leurs déplacements. Ce n’est pas tout à fait le cas de nos jours. Ceci dit, nous devons être prêts à ouvrir nos portes à celui qui est dans la difficulté extrême et non pas seulement par hospitalité ou par amitié.
4 – Vêtir ceux qui sont nus.
Cette œuvre de miséricorde vise à couvrir une autre nécessité de base : le vêtement. Souvent la paroisse, une organisation humanitaire, nous en facilite la tâche en collectant des habits. Pensons alors à ne pas leur donner seulement ce que nous avons rejeté, ce que nous ne mettons plus, mais offrons leur aussi ce qui nous serait encore utile. C’est saint Jacques dans sa lettre qui nous encourage à être généreux : « Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? (Jc 2, 15-16).
5 – Visiter les malades
Il s’agit de prendre soin, matériellement et en leur tenant compagnie, des malades et des personnes âgées. Le Bon Samaritain est le meilleur exemple. Il soigna le blessé et ne pouvant pas s’en occuper directement, il confia ses soins à quelqu’un d’autre qu’il rémunéra. (Cf. Lc. 10, 30-37).
6 – Visiter les prisonniers
Aller auprès de ceux qui sont en prison pour leur apporter un secours matériel et spirituel qui les aide à devenir meilleurs, à s’amender, à préparer leur réinsertion par le travail, etc. C’est aussi collaborer à la libération des innocents, des séquestrés. Dans l’antiquité, les chrétiens versaient des rançons pour les esclaves ou se livraient eux-mêmes à la place de prisonniers innocents.
7 – Enterrer les morts
Le Christ n’avait pas ou poser sa tête. Joseph d’Arimathie lui céda son tombeau et, qui plus est, eut le courage d’aller trouver Pilate pour lui en demander le corps. Nicodème l’aida aussi à l’ensevelir. (Jn. 19, 38-42). Enterrer les morts peut sembler une injonction superflue puisque tout le monde est en fait enterré. Cette injonction est pressante en temps de guerre. Pourquoi est-il donc important d’enterrer dignement le corps humain ? Parce que le corps humain a été la demeure du Saint-Esprit. Nous sommes « des temples du Saint-Esprit » (1 Cor 6, 19).
Les œuvres de miséricorde spirituelles
1 – Instruire l’ignorant
Il y a beaucoup de choses que l’on ignore, y compris dans le domaine religieux. Notre enseignement qui peut être oral, écrit, direct ou à travers les moyens de communication, mérite la récompense dont parle la Bible : « Ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles » (Dan. 12, 3b).
2 – Conseiller ceux qui en ont besoin
Le don de conseil fait partie des dons de l’Esprit Saint. Pour donner un bon conseil, il faut donc être en harmonie avec Dieu. En effet, il ne s’agit pas ici de donner tel ou tel avis personnel, mais d’orienter celui qui a besoin d’un guide.
3 – Exhorter les pécheurs
Cette œuvre de miséricorde concerne surtout le péché. Autrement dit, il faut corriger le pécheur. C’est Jésus lui-même qui parle de la correction fraternelle dans l’évangile de Mathieu : « Si ton frère a péché, va le trouver Jésus dit : Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère » (Mt. 18, 15-17). Nous sommes tenus de corriger notre prochain avec douceur et humilité. Cela peut être difficile, mais il faut alors penser à la fin de la lettre de saint Jacques : « sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s’égare, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés » (Jc. 5, 20).
4 – Pardonner les offenses
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé », demandons-nous dans le Notre Père. Et le Seigneur nous éclaire ainsi : « Si vous pardonnez leurs offenses aux hommes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas les offenses des hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus » (Mt. 6, 14-15). Pour ce faire, il faut surmonter la vengeance, le ressentiment, traiter aimablement celui qui nous a offensé. L’Ancien Testament nous propose le bel exemple de Joseph qui pardonna à ses frères d’avoir essayé de le tuer puis de l’avoir vendu. « Maintenant ne vous affligez pas et ne soyez pas fâchés contre vous-mêmes de ce que vous m’avez vendu pour être conduit ici; c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous (Gn. 45, 5). Le Christ sur la Croix est le plus grand pardon du Nouveau Testament. Il nous apprend à tout pardonner et toujours : « Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc. 23, 34).
5 – Consoler celui qui est triste
Consoler celui qui peine, qui est dans la difficulté, est aussi une œuvre de miséricorde spirituelle. Cette consolation est souvent suivie d’un bon conseil qui aide à supporter la souffrance ou la tristesse. Entourer nos frères à tout instant, mais surtout à l’instant pénible, c’est imiter Jésus qui avait compassion des souffrances des autres. C’est manifeste le jour où il ressuscite le fils de la veuve de Naïm : « Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit: Ne pleure pas ! Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit: Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère » (Lc 7, 11-17).
6 – Supporter patiemment les défauts des autres
La patience face aux défauts des autres est une vertu tout comme une œuvre de miséricorde. On se pliera en la matière à ce conseil utile : si jamais supporter ces défauts entraînait un dommage plutôt qu’un bien, on serait alors tenu de corriger autrui avec beaucoup de douceur et de charité.
7 – Prier pour les vivants et les morts
Saint Paul demande de prier pour tout le monde, sans discrimination, y compris pour nos gouvernants et les autorités, pour tous ceux qui ont des responsabilités, puisque Dieu « veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (Cf. Tm 2, 2-3). Les défunts au Purgatoire dépendent de notre prière. C’est une bonne œuvre de prier pour eux afin qu’ils soient libérés de leurs péchés. (Cf. Mac. 12, 46).
Le pape François demande à tous les chrétiens et aux personnes de bonne volonté de prier spécialement pour les chrétiens persécutés. Secondons-nous ce désir du Saint-Père afin que nos frères dans la foi soient réconfortés par notre prière ?                                        Source : https://www.gloria.tv/media/hykZStxBgiu
 
Prière de sainte sœur Faustine
« Ô Seigneur, je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain. 
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes. 
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et, remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. (…)
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. (…) Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur » (PJ 163).                           http://www.faustine-message.com/prieres-sainte-faustine.htm

NOTRE DAME DU ROSAIRE

Mémoire 7 Octobre

Tel que nous le connaissons, le Rosaire ne fut pas le fruit d’une éclosion spontanée. L’Esprit-Saint le fit s’épanouir au long des siècles.

Dès le milieu du 3ème siècle, les solitaires du désert avaient coutume d’invoquer Marie tout au long du jour : Très sainte Mère de Dieu, ma souveraine, ayez de moi, pécheur !

Au 6ème siècle en Orient la liturgie invitera les fidèles à saluer la Theotokos, Mère de Dieu par des litanies d’invocations : Salut, sommet inaccessible à la pensée humaine ; Salut épouse vierge…tout en méditant les mystères de sa vie : Annonciation, Visitation…

Aux 10ème et 11ème siècles, les religieux avaient coutume de réciter 150 Pater à la place des 150 Psaumes de l’Office liturgique. Ce psautier laïque est composé de trois Patenôtres, c’est-à-dire de trois chapelets de cinquante grains Il vit peu-à-peu l’Ave se substituer aux Pater tout en gardant le nom de patenôtre et fit concurrence au Psautier de la Bienheureuse Vierge Marie.

Nombre d’histoires mariales rapportent l’usage alors courant d’honorer la Vierge par la récitation de 50 ou de 150 Ave. Une règle pour anachorètes prescrivait de réciter 50 Ave par dizaines. Il est probable que l’on conserva la coutume de mêler aux Ave le Pater pour marquer, par exemple, le début de chaque dizaine.

La fidélité de ses enfants à honorer la Vierge, secours des chrétiens, fut récompensée quand au 12éme siècle, Notre-Dame du Rosaire prit Elle-même la défense de son royaume contre l’hérésie albigeoise. Cette secte, on le sait, niait l’Incarnation et donc la Maternité divine de la Vierge. Elle attaquait aussi l’institution ecclésiale, les sacrements et la société politique. Les souverains temporels, inquiets, demandèrent l’aide de l’Eglise. Le Pape, inspiré, donna à Dominique de Guzman -fondateur de l’Ordre des prêcheurs- mission d’évangéliser les provinces qui souffraient de ces maux.

Le saint Patriarche, inspiré par la reine des Apôtres, prêcha le Rosaire. De prière méditative, école d’oraison, le Rosaire devenait moyen d’apostolat. Le succès du missionnaire dépassa toute espérance : en moins de trente ans, l’erreur est terrassée, l’ordre de la cité recouvré, et les cœurs libérés sont rendus à la vérité.

Le saint Patriarche fonda aussi une fraternité chevaleresque pacifique mais ferme contre l’erreur : les Gais chevaliers. Les confréries du Rosaire lui succédèrent. On les appelait encore « de la bonne mort » en vertu d’une croyance selon laquelle tous ceux qui ont salué Notre-Dame seront salués et accueillis par Elle, dès leur mort, à la porte du Paradis.

Voilà pourquoi c’est à cette époque que l’on ajouta à l’Ave Maria de l’Archange Gabriel, les paroles Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs maintenant et à l’heure de notre mort, ainsi soit-il.

Ces confréries, grâce auxquelles le Rosaire prit une place officielle dans la vie sociale, allaient connaître des temps difficiles : la peste noire en1348 dévaste l’Europe ; la guerre de Cent-Ans, le Grand Schisme sèment troubles et discordes dans la chrétienté. La prédication officielle du Rosaire tombe peu-à-peu en désuétude et sa dévotion se réfugie dans la piété privée. Celle-ci se fait plus douloureuse : elle aime à méditer et à s’unir à la Compassion de Notre-Dame. Le dominicain saint Vincent Ferrier, 1350-1419, fait contempler les Douleurs dans des tableaux en récitant l’Ave Maria. De cette dévotion naîtront les mystères douloureux de notre Rosaire.

Au siècle suivant, le bienheureux Alain de la Roche entreprit une véritable croisade spirituelle en faveur du Rosaire et lui donna la forme que nous lui connaissons. Il fonde à Douai en 1740 la confrérie du psautier de la bienheureuse Vierge. Rayonnant dans les Flandres, la Picardie, l’Ile de France, la Bretagne et dans le pays rhénan, il crée des confréries à Cologne et à Lille et enrôle ainsi plus de cent mille personnes. Le Pape Sixte IV consacre le Rosaire par une bulle. Le Rosaire, qui n’était jadis qu’une dévotion de laïcs illettrés devient officiellement prière d’Eglise.

Hélas de noirs nuages s’amoncelaient sur la Chrétienté. Né du naturalisme ambiant qui caractérise la Renaissance, le protestantisme déchire la société en même temps que l’Eglise ; les guerres de religion désolent la Chrétienté. Tandis que les Turcs se font menaçants, les chrétiens sont divisés par les guerres entre Charles Quint, Henri VIII et François Ier. C’est alors que le 7 octobre 1571, tandis que ses confréries la saluaient par d’incessants Ave, Notre-Dame du Rosaire obtenait par sa toute puissante médiation la victoire complète à Lépante, sur la flotte turque, des galères catholiques menées par Don Juan d’Autriche.

Au laïcisme de la Renaissance et au laxisme des protestants, s’oppose la rigueur du Jansénisme. Mais finalement cette nouvelle hérésie produira les mêmes fruits empoisonnés : tiédeur et abandon du culte, spécialement envers la sainte Vierge. Des ilots -soutenus en partie par la dévotion du saint Rosaire- résistent encore à tant d’ennemis, quand saint Louis-Marie Grignon de Montfort, armé du psautier de Notre-Dame parcourt les routes de Bretagne, du Poitou et de la Vendée, prêchant tant l’Amour et la Miséricorde de Dieu que la tragédie du péché. Il laissera ces provinces profondément rechristianisées, foyers d’innombrables martyrs de la Révolution

La tourmente révolutionnaire apaisée, en 1828, Pauline Jaricot fonde à Lyon l’Association du Rosaire vivant pour l’évangélisation, comptant un million d’adhérents en France.

Bientôt en 1858 à Lourdes, la Vierge Immaculée se montre à Bernadette avec un chapelet dont les grains glissent l’un après l’autre entre ses doigts. En réponse à un si maternel exemple, le Pape Léon XIII n’allait pas consacrer moins de douze encycliques, à l’apologie du Rosaire.

Enfin, le 13 octobre 1917, à Fatima, Notre-Dame révèle son nom à trois jeunes enfants : Je suis Notre-Dame du Rosaire. Elle poursuit : que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours… Elle promet : à tous ceux qui, durant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie, pendant quinze minutes, en méditant les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, Je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.

Chaine d’or qui nous relie directement aux temps apostoliques, par le lien parfait et infaillible qu’est la Vierge Elle-même, le Rosaire mêle son histoire avec celle de l’Eglise. Il naît au Cœur de la Vierge au jour de l’Annonciation ; le premier confrère du Rosaire, est l’Archange Gabriel, bientôt imité par les Apôtres, méditant l’Evangile autour de Notre-Dame au Cénacle.         Source : http://reinedesanges.free.fr/histoire.htm