ANGELUS

La canonisation de Francisco et Jacinta de Fatima, un appel à « prendre soin des enfants » 14 MAI 2017  

Chers frères et sœurs, bonjour !

Hier soir je suis rentré de mon pèlerinage à Fatima : saluons la Vierge de Fatima ! Et notre prière mariale d’aujourd’hui prend une signification particulière, chargée de mémoire et de prophétie pour qui regarde l’histoire avec les yeux de la foi. A Fatima je me suis immergé dans la prière du saint Peuple fidèle, prière qui coule là depuis cent ans comme un fleuve, pour implorer la protection maternelle de Marie sur le monde entier. Rendons grâce au Seigneur qui m’a accordé de me rendre aux pieds de la Vierge Mère comme pèlerin d’espérance et de paix. Et je remercie de tout cœur les évêques, l’évêque de Leiria-Fatima, les autorités de l’Etat, le président de la République et tous ceux qui ont offert leur collaboration.

Depuis le début, quand dans la Petite chapelle des apparitions je suis resté longuement en silence, accompagné par le silence priant de tous les pèlerins, il s’est créé un climat recueilli et contemplatif, dans lequel se sont déroulés les divers moments de prière. Et au centre de tout il y a eu et il y a le Seigneur Ressuscité, présent au milieu de son Peuple dans la Parole et dans l’Eucharistie. Présent au milieu des nombreux malades, qui sont protagonistes de la vie liturgique et pastorale de Fatima, comme de tout sanctuaire marial.

A Fatima la Vierge a choisi le cœur innocent et la simplicité des petits Francisco, Jacinta et Lucia, les dépositaires de son message. Ces enfants l’ont accueilli dignement, et sont reconnus comme témoins fiables des apparitions, devenant modèles de vie chrétienne. Avec la canonisation de Francisco et Jacinta, j’ai voulu proposer à toute l’Eglise leur exemple d’adhésion au Christ et de témoignage évangélique. J’ai aussi voulu proposer à toute l’Eglise de prendre soin des enfants. Leur sainteté n’est pas conséquence des apparitions, mais de la fidélité et de l’ardeur avec lesquelles ils ont répondu au privilège de pouvoir voir la Vierge Marie. Après la rencontre avec la “belle Dame” – ils l’appelaient ainsi – ils récitaient fréquemment le Rosaire, faisaient pénitence et offraient des sacrifices pour obtenir la fin de la guerre et pour les âmes qui avaient le plus besoin de la miséricorde.

De nos jours aussi il y a tant besoin de prière et de pénitence pour implorer la grâce de la conversion, pour implorer la fin de tant de guerres partout dans le monde, qui s’élargissent de plus en plus, ainsi que la fin de tant de conflits absurdes – grands et familiaux, petits – qui défigurent le visage de l’humanité.

Laissons-nous guider par la lumière qui vient de Fatima. Que le Cœur immaculé de Marie soit toujours notre refuge, notre consolation et le chemin qui nous conduise au Christ.

Traduction de Zenit, Anne Kurian Source : https://fr.zenit.org/articles/la-canonisation-de-francisco-et-jacinta-de-fatima-un-appel-a-prendre-soin-des-enfants/

Irlande : le pape salue la béatification de John Sullivan, « père des pauvres et des souffrants »

Au lendemain de la béatification du jésuite Irlandais John Sullivan, le pape François a rendu hommage à ce « père des pauvres et des souffrants », lors du Regina Coeli du 14 mai 2017. Après la prière mariale place Saint-Pierre, le pape a aussi lancé un appel en faveur des populations éprouvées par des conflits et a invité à prier pour les mères.

Chers frères et sœurs,

Je confie à Marie, Reine de la paix, le sort des populations affligées par des guerres et des conflits, en particulier au Moyen-Orient. Tant de personnes innocentes sont durement éprouvées, aussi bien chrétiennes que musulmanes ou appartenant à des minorités comme les yézidis, qui subissent des violences et des discriminations dramatiques. Ma solidarité s’accompagne du souvenir dans la prière, tandis que je remercie ceux qui s’engagent à subvenir aux besoins humanitaires. J’encourage les diverses communautés à parcourir la route du dialogue et de la réconciliation pour construire un avenir de respect, de sécurité et de paix, éloigné de toute forme de guerre.

Hier, à Dublin, le prêtre jésuite John Sullivan a été proclamé bienheureux. Ayant vécu en Irlande entre le 19ème  et le 20ème siècle, il dédia sa vie à l’enseignement et à la formation spirituelle des jeunes, et il était aimé et recherché comme un père des pauvres et des souffrants. Rendons grâce à Dieu pour son témoignage.

Je vous salue tous, fidèles de Rome et pèlerins d’Italie et de divers pays. En particulier, les fidèles d’Ivrée, Salerne, Valmontone et Rimini ; les élèves de Potenza et de Mozzo (Bergame). Je salue les participants à l’initiative appelée “Passeggini vuoti” (Poussettes vides) et le groupe des mamans de Bordighera : l’avenir de nos sociétés exige de la part de tous, spécialement des institutions, une attention concrète à la vie et à la maternité. Cet appel est particulièrement significatif aujourd’hui alors qu’on célèbre dans de nombreux pays la fête des mères ; souvenons-nous avec gratitude et affection de toutes les mamans, y compris nos mamans au Ciel, en les confiant à Marie, la maman de Jésus. A présent je vous fais une proposition : restons quelques instants en silence, chacun priant pour sa maman.

A tous je souhaite un bon dimanche. S’il-vous-plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit et au-revoir ! Traduction de Zenit, Anne Kurian

source :https://fr.zenit.org/articles/irlande-le-pape-salue-la-beatification-de-john-sullivan-pere-des-pauvres-et-des-souffrants/

Marie enseigne « la vertu de l’attente, même quand tout semble privé de sens » Catéchèse sur Marie, Mère de l’espérance 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans notre parcours de catéchèses sur l’espérance chrétienne, aujourd’hui nous regardons Marie, Mère de l’espérance. Marie a traversé plus d’une nuit dans son chemin de mère. Dès sa première apparition dans l’histoire des Évangiles, sa figure se détache comme si elle était le personnage d’un drame. Ce n’était pas facile de répondre par un « oui » à l’invitation de l’ange : et pourtant, femme encore dans la fleur de la jeunesse, elle répond avec courage, alors qu’elle ne savait rien de la destinée qui l’attendait. À cet instant, Marie nous apparaît comme une des nombreuses mères de notre monde, courageuses jusqu’à l’extrême quand il s’agit d’accueillir en leur sein l’histoire d’un nouvel homme qui naît.

Ce « oui » est le premier pas d’une longue liste d’obéissances – une longue liste d’obéissances ! – qui accompagneront son itinéraire de mère. Ainsi Marie apparaît dans les Évangiles comme une femme silencieuse qui, souvent, ne comprend pas tout ce qui se passe autour d’elle mais qui médite chaque parole et chaque événement dans son cœur.

Dans cette disposition, il y a un très bel aspect de la psychologie de Marie : ce n’est pas une femme qui déprime devant les incertitudes de la vie, surtout quand rien ne semble aller dans la bonne direction. Ce n’est pas non plus une femme qui proteste violemment, qui invective contre le destin de la vie qui nous révèle souvent un visage hostile. C’est en revanche une femme qui écoute : n’oubliez pas qu’il y a toujours un grand rapport entre l’espérance et l’écoute et Marie est une femme qui écoute. Marie accueille l’existence telle qu’elle se remet à nous, avec ses jours heureux mais aussi avec ses tragédies que nous voudrions ne jamais avoir rencontrées. Jusqu’à la nuit suprême de Marie, quand son Fils est cloué au bois de la croix.

Jusqu’à ce jour-là, Marie avait quasiment disparu de la trame des Évangiles : les écrivains sacrés laissent entendre cette lente éclipse de sa présence, son silence devant le mystère d’un Fils qui obéit à son Père. Mais Marie réapparaît justement au moment crucial : quand une bonne partie des amis se sont enfuis à cause de la peur. Les mères ne trahissent pas et, à cet instant, au pied de la croix, personne ne peut dire quelle fut la passion la plus cruelle : celle d’un homme innocent qui meurt sur le gibet de la croix, ou l’agonie d’une mère qui accompagne les derniers instants de la vie de son fils. Les Évangiles sont laconiques et extrêmement discrets. Ils notent avec un simple verbe la présence de sa Mère : elle « se tenait » (Jn 19,25), elle se tenait. Ils ne disent rien de sa réaction : si elle pleurait, si elle ne pleurait pas… rien ; pas même un mot pour décrire sa douleur : sur ces détails, l’imagination de poètes et de peintres se précipitera, nous offrant des images qui sont entrées dans l’histoire de l’art et de la littérature. Mais les Évangiles disent seulement : elle « se tenait ». Elle se tenait là, au moment le pire, au moment le plus cruel et elle souffrait avec son fils. Elle « se tenait ».

Marie « se tenait », elle était simplement là. La revoilà, la jeune femme de Nazareth, les cheveux désormais grisonnants à cause des années passées, encore aux prises avec un Dieu qui doit seulement être embrassé, et avec une vie qui est parvenue au seuil de l’obscurité la plus dense. Marie « se tenait » dans l’obscurité la plus dense, mais « elle se tenait ». Elle n’est pas partie. Marie est là, fidèlement présente, chaque fois qu’il faut tenir une bougie allumée dans un lieu de brume et de nuages. Elle non plus ne connaît pas le destin de résurrection que son fils était à ce moment en train d’ouvrir pour nous tous, les hommes ; elle est là par fidélité au plan de Dieu dont elle s’est proclamée la servante le premier jour de sa vocation, mais aussi à cause de son instinct de mère qui souffre simplement, chaque fois qu’il y a un fils qui traverse une passion. Les souffrances des mères : nous avons tous connu des femmes fortes, qui ont affronté beaucoup de souffrances de leurs enfants !

Nous la retrouverons au premier jour de l’Église, elle, Mère de l’espérance, au milieu de cette communauté de disciples si fragiles : l’un avait renié, beaucoup s’étaient enfuis, tous avaient eu peur (cf. Ac 1,14). Mais elle se tenait simplement là, de la manière la plus normale, comme si c’était quelque chose de tout à fait naturel : dans la première Église enveloppée de la lumière de la résurrection, mais aussi des tremblements des premiers pas qu’elle devait effectuer dans le monde.

C’est pourquoi nous l’aimons tous comme notre Mère. Nous ne sommes pas orphelins : nous avons une Mère au ciel, qui est la Sainte Mère de Dieu. Parce qu’elle nous enseigne la vertu de l’attente, même quand tout semble privé de sens : elle a toujours confiance dans le mystère de Dieu, même quand il semble s’éclipser à cause du mal dans le monde. Dans les moments de difficulté, puisse Marie, la Mère que Jésus nous a offerte à tous, toujours soutenir nos pas, puisse-t-elle toujours dire à notre cœur : « Lève-toi, regarde devant, regarde l’horizon ! » parce qu’elle est Mère de l’espérance. Merci. © Traduction de Zenit, Constance Roques

https://fr.zenit.org/articles/marie-enseigne-la-vertu-de-lattente-meme-quand-tout-semble-prive-de-sens/

La miséricorde, un «mode de connaissance» qui ouvre l’esprit et le cœur Dimanche de l’octave de Pâques 23 Avril

Chers frères et sœurs, bonjour ! Chaque dimanche, nous faisons mémoire de la résurrection du Seigneur Jésus, mais en cette période d’après Pâques, le dimanche revêt une signification plus éclairante. Dans la tradition de l’Eglise, ce dimanche, le premier après Pâques, était appelé “in albis”. Qu’est-ce que cela signifie ? L’expression entendait rappeler le rite qu’accomplissaient ceux qui avaient reçu le baptême à la Vigile pascale. A chacun d’eux était remis un vêtement blanc – “alba”, blanc – pour indiquer leur nouvelle dignité d’enfants de Dieu. Encore aujourd’hui on fait cela : on offre aux nouveau-nés un petit vêtement symbolique, tandis que les adultes en endossent un vrai, comme nous l’avons vu à la vigile pascale. Et ce vêtement blanc, dans le passé, était porté durant une semaine, jusqu’au dimanche in albis. Et de là dérivait le nom in albis deponendis, qui signifie le dimanche où l’on enlève le vêtement blanc. Et une fois le vêtement enlevé, les néophytes commençaient leur nouvelle vie en Christ et dans l’Eglise.

Il y a autre chose : au Jubilé de l’An 2000, saint Jean-Paul II a établi que ce dimanche serait dédié à la Divine Miséricorde. C’est vrai, cela a été une belle intuition, c’est l’Esprit-Saint qui l’a inspiré ! Il y a quelques mois, nous avons conclu le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde et ce dimanche nous invite à reprendre avec force la grâce qui vient de la miséricorde de Dieu. L’Evangile d’aujourd’hui est le récit de l’apparition du Christ ressuscité aux disciples réunis au cénacle cf. Jn 20,19-31. Saint Jean écrit que Jésus, après avoir salué ses disciples, leur dit : «De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » vv. 21-23. C’est le sens de la miséricorde, présenté au jour de la résurrection de Jésus comme pardon des péchés. Jésus ressuscité a transmis à son Eglise, comme première mission, sa propre mission d’apporter à tous l’annonce concrète du pardon. C’est le premier devoir : annoncer le pardon. Ce signe visible de sa miséricorde porte en lui la paix du cœur et la joie de la rencontre renouvelée avec le Seigneur.

La miséricorde à la lumière de Pâques se laisse percevoir comme une véritable forme de connaissance. C’est important : la miséricorde est un vrai mode de connaissance. Nous savons que l’on connaît à travers de nombreuses formes : les sens, l’intuition, la raison et d’autres encore. Eh bien, on peut connaître aussi à travers l’expérience de la miséricorde, parce que la miséricorde ouvre la porte de l’esprit pour mieux comprendre le mystère de Dieu et de notre existence personnelle. La miséricorde nous fait comprendre que la violence, la rancœur, la vengeance n’ont aucun sens, et la première victime c’est celui qui vit de ces sentiments, parce qu’il se prive de sa dignité. La miséricorde ouvre aussi la porte du cœur et permet d’exprimer la proximité surtout envers tous ceux qui sont seuls et marginalisés, parce qu’elle les fait sentir frères et enfants d’un seul Père. Elle favorise la reconnaissance de ceux qui ont besoin de consolation et fait trouver des paroles adaptées pour réconforter.

Frères et sœurs, la miséricorde réchauffe le cœur et le rend sensible aux besoins des frères, par le partage et la participation. La miséricorde, en définitive, engage tout le monde à être instruments de justice, de réconciliation et de paix. N’oublions jamais que la miséricorde est la clé de voûte dans la vie de foi et la forme concrète par laquelle nous donnons de la visibilité à la résurrection de Jésus.

Que Marie, la Mère de la Miséricorde, nous aide à croire et à vivre avec joie tout cela. Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/regina-coeli-la-misericorde-un-mode-de-connaissance-qui-ouvre-lesprit-et-le-coeur/

 

Des hommes et des femmes de résurrection 

Chers frères et sœurs, bonjour ! En ce lundi de fête, dit “Lundi de l’Ange”, la liturgie fait résonner l’annonce de la Résurrection proclamée hier : « Christ est ressuscité, alléluia ! ». Dans le passage évangélique du jour, nous pouvons entendre l’écho des paroles que l’Ange adresse aux femmes accourues au sépulcre : « Vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts” » (Mt 28,7). Nous entendons comme adressée à nous aussi l’invitation à “faire vite” et à “aller” annoncer aux hommes et aux femmes de ce temps ce message de joie et d’espérance. D’espérance certaine, parce que depuis le moment où, à l’aube du troisième jour, Jésus crucifié est ressuscité, le dernier mot n’est plus celui de la mort, mais de la vie ! Et c’est notre certitude. Le dernier mot n’est pas le sépulcre, n’est pas la mort, c’est la vie ! C’est pourquoi nous répétons tant : “Christ est ressuscité”. Parce qu’en Lui le sépulcre a été vaincu, la vie est née.

En vertu de cet événement, qui constitue la vraie nouveauté de l’histoire et du cosmos, nous sommes appelés à être des hommes et des femmes nouveaux selon l’Esprit, affirmant la vraie valeur de la vie. Il y a la vie ! Cela c’est déjà commencer à ressusciter ! Nous serons des hommes et des femmes de résurrection, des hommes et des femmes de vie, si, au milieu des événements qui tourmentent le monde – il y en a tant aujourd’hui -, au milieu de la mondanité qui éloigne de Dieu, nous savons poser des gestes de solidarité, des gestes d’accueil, nourrir le désir universel de la paix et l’aspiration à un environnement exempt de dégradation. Il s’agit de signes communs et humains, mais qui, soutenus et animés par la foi dans le Seigneur ressuscité, acquièrent une efficacité bien supérieure à nos capacités. Et c’est ainsi parce que le Christ est vivant et à l’œuvre dans l’histoire par son Esprit Saint : il rachète nos misères, il rejoint tout cœur humain et redonne espérance à tous ceux qui sont opprimés et souffrants.

Que la Vierge Marie, témoin silencieuse de la mort et de la résurrection de son fils Jésus, nous aide à être des signes limpides du Christ ressuscité parmi les événements du monde, pour que tous ceux qui sont dans la tribulation et dans les difficultés ne restent pas victimes du pessimisme et de la défaite, de la résignation, mais trouvent en nous autant de frères et sœurs qui leur offrent soutien et consolation. Que notre Mère nous aide à croire fortement dans la résurrection de Jésus : Jésus est ressuscité, il est vivant ici, parmi nous, et c’est un mystère admirable de salut qui a la capacité de transformer les cœurs et la vie. Et qu’elle intercède de façon particulière pour les communautés chrétiennes persécutées et opprimées qui sont aujourd’hui, en de nombreux endroits du monde, appelées à un témoignage plus difficile et plus courageux.

Et à présent, dans la lumière et dans la joie de la Pâques, nous nous tournons vers elle avec la prière qui durant cinquante jours, jusqu’à la Pentecôte, prendra la place de l’Angélus. Traduction de Zenit, Anne Kurian

Source : https://fr.zenit.org/articles/regina-coeli-des-hommes-et-des-femmes-de-resurrection/

JMJ : les jeunes de Cracovie remettent la croix aux jeunes de Panama

A l’occasion de la XXXIIe Journée mondiale de la jeunesse célébrée au niveau diocésain le 9 avril 2017, les jeunes des JMJ de Cracovie 2016 ont remis la croix de l’événement à des jeunes de Panama, où aura lieu la prochaine rencontre internationale en 2019.

A la fin de la messe des Rameaux présidée par le pape François place Saint-Pierre, une délégation de jeunes polonais ont transporté solennellement l’imposante croix en bois devant l’autel, où les jeunes panaméens l’ont reçue : un passage de mains en mains applaudi par la foule.

Paroles du pape François à l’angélus

Au terme de cette célébration, je salue cordialement vous tous ici présents, spécialement ceux qui ont participé à la Rencontre internationale en vue de l’assemblée synodale sur les jeunes, promue par le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, en collaboration avec le Secrétariat général du synode des évêques. Ce salut s’étend à tous les jeunes qui aujourd’hui, autour de leurs évêques, célèbrent la Journée de la jeunesse dans chaque diocèse du monde. C’est une autre étape du grand pèlerinage, initié par saint Jean-Paul II, qui l’an dernier nous a rassemblés à Cracovie et qui nous convoque à Panamá en janvier 2019.

C’est pourquoi, dans quelques instants, les jeunes polonais remettront la Croix des Journées mondiales de la jeunesse aux jeunes panaméens, accompagnés, les uns et les autres, de leurs Pasteurs et des autorités civiles.

Demandons au Seigneur que la Croix, unie à l’icône de Marie Salus Populi Romani, fasse grandir la foi et l’espérance, en révélant l’amour invincible du Christ là où elle passera.

Au Christ, qui aujourd’hui entre dans la Passion, et à la Vierge Sainte, nous confions les victimes de l’attentat terroriste advenu vendredi dernier à Stockholm, ainsi que tous ceux qui sont encore durement éprouvés par la guerre, malheur de l’humanité. Et nous prions pour les victimes de l’attentat perpétré malheureusement aujourd’hui, ce matin, au Caire, dans une église copte. A mon cher frère, Sa Sainteté Tawadros II, à l’Eglise Copte et à toute la chère nation égyptienne, j’exprime mes profondes condoléances, je prie pour les défunts et pour les blessés et je suis proche des familles et de toute la communauté. Que le Seigneur convertisse le cœur des personnes qui sèment terreur, violence et mort, et aussi le cœur de ceux qui fabriquent les armes et en font le trafic. © Traduction de Zenit, Anne Kurian

Une pierre de Karakosh (Irak) pour reconstruire Carpi – Dimanche 2 avril 2017

Le pape bénit 4 pierres pour la reconstruction d’édifices du diocèse

 « A Marie, nous offrons nos joies, nos douleurs, et nos espérances. Nous lui demandons de poser son regard miséricordieux sur ceux qui parmi nous se trouvent dans la souffrance, en particulier sur les malades, sur les pauvres et sur qui est privé d’un travail digne » : c’est l’invitation du pape François aux populations italiennes frappées par le séisme de 2012. Il a béni une pierre venue d’une église d’Irak détruite.

Après des appels pour la Colombie, pour la République démocratique du Congo et pour le Venezuela et le Paraguay, le pape s’est tourné vers les habitants de toute la région – quelque 70 000 personnes – présentes sur le parvis de la cathédrale de Carpi restaurée, pour la messe et l’angélus.

Le pape notamment nommé deux figures de l’Eglise locale : le bienheureux Odoardo Focherini (1907-1944), entrepreneur et intellectuel, Juste parmi les Nations pour avoir sauvé des juifs pendant la guerre, mort au camp de concentration d’Hersbruck (Allemagne), béatifié en 2013 à Carpi ;  et la vénérable Mère Marianna Saltini (1889-1957), surnommée Mamma Nina. Elle a sauvé de la rue plus de mille jeunes filles, leur donnant la possibilité d’étudier, d’apprendre un métier et de fonder une famille.

Après l’angélus, en donnant sa bénédiction, le pape a béni les premières pierres de quatre nouvelles structures du diocèse qui seront reconstruites: de la nouvelle église Sainte-Agathe (Cibeno a Carpi),  de la “Cittadella della carità” (Citadelle de la charité) de Carpi, du Centre de spiritualité Sant’Antonio (Mercadello di Novi di Modena), et une structure polyvalente de San Martino Carano (Mirandola). L’une des pierres a été offerte par les catholiques d’Irak : elle provient de l’église de l’Immaculée détruite à Karakosh, dans la plaine de Ninive.

Le pape a spécialement salué les nombreux malades qui ont participé à la messe en dépit du mauvais temps.

Le pape a ensuite déjeuné avec les évêques, les prêtres et les séminaristes. Vers 17h00 il devait rencontrer les populations sinistrées en 2012, à Mirandola, à quelque 26 km de Carpi, et se recueillir auprès du monument érigé en souvenir des victimes du séisme.

Paroles du pape François pour la région et le diocèse de Carpi

Chers frères et sœurs,

Au terme de cette célébration, notre pensée se tourne vers la Vierge Sainte, que vous vénérez dans l’église cathédrale qui lui est dédiée. A Marie, nous offrons nos joies, nos douleurs, et nos espérances. Nous lui demandons de poser son regard miséricordieux sur ceux qui parmi nous se trouvent dans la souffrance, en particulier sur les malades, sur les pauvres et sur qui est privé d’un travail digne.

En rappelant l’ardeur apostolique des deux figures de laïcs de votre terre, le bienheureux Odoardo Focherini et la vénérable Marianna Saltini, témoins de la charité du Christ, je vous salue avec gratitude, vous, les laïcs. Je vous encourage à être les acteurs de la vie de vos communautés, en communion avec vos prêtres : misez toujours sur ce qui est essentiel à l’annonce et au témoignage rendu à l’Evangile.

Je vous remercie de votre présence, vous, les évêques de la région d’Emilie-Romagne, et surtout le pasteur de ce diocèse, Mgr Francesco Cavina: je vous exhorte à être proches de vos prêtres par l’écoute et une proximité pleine de sollicitude.

Enfin, je voudrais vous remercier tous et chacun de vous, chers fidèles, prêtres, religieux et religieuses, les autorités et de façon spéciale ceux qui ont collaboré pour organiser cette visite, avec une pensée particulière pour l’AGESCI et pour le chœur, composé de toutes les chorales du diocèse, qui ont animé cette liturgie.

Confions notre vie et le sort de l’Eglise et du monde à Marie, notre mère, en récitant ensemble la prière de l’Angélus. © Traduction de ZENIT,  Anita Bourdin

sources : https://fr.zenit.org/articles/une-pierre-de-karakosh-irak-pour-reconstruire-carpi/

Carême: redécouvrir la lumière de son baptême, pour ne pas tâtonner dans l’obscurité

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au centre de l’évangile de ce quatrième dimanche se trouvent Jésus et un homme aveugle de naissance (cf. Jn 9,1-41). Le Christ lui rend la vue et accomplit ce miracle avec une sorte de rite symbolique : d’abord il mélange de la terre à sa salive et il l’applique sur les yeux de l’aveugle ; puis il lui ordonne d’aller se laver dans la piscine de Siloé. Cet homme y va, se lave, et recouvre la vue. C’était un aveugle de naissance. Avec ce miracle Jésus se manifeste et se manifeste à nous comme lumière du monde ; et l’aveugle de naissance représente chacun de nous, qui avons été créés pour connaître Dieu, mais qui à cause du péché sommes comme aveugles, nous avons besoin d’une lumière nouvelle ; tous nous avons besoin d’une lumière nouvelle : celle de la foi, que Jésus nous a donnée. En effet cet aveugle de l’évangile en recouvrant la vue s’ouvre au mystère du Christ. Jésus lui demande « Crois-tu au Fils de l’homme ? » (v. 35). « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? », répond l’aveugle guéri (v. 36). « Tu le vois, et c’est lui qui te parle » (v. 37). « Je crois, Seigneur ! » et il se prosterne devant Jésus.

Cet épisode nous amène à réfléchir sur notre foi, notre foi en Christ, le Fils de Dieu, et en même temps fait référence aussi au baptême, qui est le premier Sacrement de la foi : le Sacrement qui nous fait “venir à la lumière”, par la renaissance de l’eau et de l’Esprit Saint ; comme cela arrive à l’aveugle né, dont les yeux s’ouvrent après qu’il se soit lavé dans l’eau de la piscine de Siloé. L’aveugle né et guéri nous représente quand nous ne nous apercevons pas que Jésus est la lumière, qu’il est « la lumière du monde », quand nous regardons ailleurs, quand nous préférons nous confier à de petites lumières, quand nous tâtonnons dans l’obscurité. Le fait que cet aveugle n’ait pas de nom nous aide à nous refléter avec notre visage et notre nom dans son histoire. Nous aussi avons été “illuminés” par le Christ au Baptême, et nous sommes donc appelés à nous comporter comme des enfants de la lumière. Et se comporter comme des enfants de la lumière exige un changement radical de mentalité, une capacité de juger les hommes et les choses selon une nouvelle échelle de valeurs, qui vient de Dieu. Le sacrement du Baptême, en effet, exige le choix ferme de vivre comme enfants de la lumière et de marcher dans la lumière. Si maintenant je vous demandais : « Croyez-vous que Jésus soit le Fils de Dieu ? Croyez-vous qu’il puisse vous changer le cœur ? Croyez-vous qu’il puisse vous faire voir la réalité comme il la voit Lui, non pas comme nous la voyons-nous ? Croyez-vous qu’Il soit la lumière, qu’il nous donne la vraie lumière ? ». Que répondriez-vous ? Que chacun réponde dans son cœur.

Qu’est-ce que signifie avoir la vraie lumière, marcher dans la lumière ? Cela signifie d’abord abandonner les fausses lumières : la lumière faible et futile du préjugé contre les autres, parce que le préjugé déforme la réalité et nous charge d’aversion contre ceux que nous jugeons sans miséricorde et condamnons sans appel. Cela arrive tous les jours. Quand on médit sur les autres, on ne marche pas dans la lumière, on marche dans l’ombre. Une autre lumière fausse, parce que séduisante et ambiguë, est celle de l’intérêt personnel : si nous évaluons les hommes et les choses sur la base du critère de notre utilité, de notre plaisir, de notre prestige, nous ne faisons pas la vérité dans les relations et dans les situations. Si nous prenons le chemin de la recherche de l’intérêt personnel, nous marchons dans l’ombre.

Que la Sainte Vierge, qui a accueilli en premier Jésus, lumière du monde, nous obtienne la grâce d’accueillir à nouveau en ce Carême la lumière de la foi, redécouvrant le don inestimable du Baptême, que nous avons tous reçu. Et que cette nouvelle illumination nous transforme dans les attitudes et dans les actions, pour être nous aussi, à partir de notre pauvreté, de nos insuffisances, porteurs d’un rayon de la lumière du Christ. – Anne Kurian – Source: https://fr.zenit.org/articles/careme-redecouvrir-la-lumiere-son-bapteme-pour-ne-pas-tatonner-dans-lobscurite/

La croix n’est pas « un bibelot » mais « un rappel de l’amour » de Jésus

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile de ce deuxième dimanche de carême nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-9). Il emmena à l’écart trois des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, Il monta avec eux sur une haute montagne, et là advint ce phénomène singulier : le visage de Jésus « devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2). De cette façon le Seigneur fait resplendir dans sa personne cette gloire divine que l’on pouvait toucher par la foi dans sa prédication et dans ses gestes miraculeux. Et la transfiguration s’accompagne, sur la montagne, de l’apparition de Moïse et d’Elie, « qui s’entretenaient avec lui » (v. 3).

La “luminosité” qui caractérise cet événement extraordinaire en symbolise le but : éclairer les esprits et les cœurs des disciples afin qu’ils puissent comprendre clairement qui est leur Maître. C’est une étincelle de lumière qui s’ouvre soudain sur le mystère de Jésus et éclaire toute sa personne et toute son histoire.

Désormais engagé résolument vers Jérusalem, où il devra subir la condamnation à mort par crucifixion, Jésus veut préparer les siens à ce scandale, le scandale de la croix, trop fort pour leur foi et, en même temps, annoncer à l’avance sa résurrection, en se manifestant comme le Messie, le Fils de Dieu. Et Jésus les prépare pour ce moment triste et (porteur) de tant de souffrance. En effet, Jésus se montrait un Messie différent des attentes, de ce qu’ils imaginaient sur le Messie, sur comment serait le Messie : non pas un roi puissant et glorieux, mais un serviteur humble et désarmé ; non pas un seigneur de grande richesse, signe de bénédiction, mais un homme pauvre qui n’a pas où reposer sa tête ; non pas un patriarche avec une descendance nombreuse, mais un célibataire sans maison et sans nid. C’est vraiment une révélation de Dieu inversée, et le signe le plus déconcertant de ce renversement scandaleux est la croix. Mais c’est à travers la croix que Jésus parviendra à la glorieuse résurrection, qui sera définitive, non comme cette transfiguration qui a duré un moment, un instant.

Jésus transfiguré sur le mont Tabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence. La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché. En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la Croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés.

La Vierge Sainte a su contempler la gloire de Jésus cachée dans son humanité. Qu’elle nous aide à demeurer avec Lui dans la prière silencieuse, à nous laisser éclairer par sa présence, pour porter dans notre cœur, à travers les nuits les plus obscures, un reflet de sa gloire. Traduction de Zenit, Anne Kurian

source : https://fr.zenit.org/articles/la-croix-nest-pas-un-bibelot-mais-un-rappel-de-lamour-de-jesus/

Et si nous traitions la Bible comme notre téléphone portable?

Chers frères et sœurs, bonjour ! En ce premier dimanche de carême, l’évangile nous met sur le chemin vers Pâques, en montrant Jésus qui demeure quarante jours au désert, soumis aux tentations du diable (cf. Mt 4,1-11).

Cet épisode se situe à un moment précis de la vie de Jésus : immédiatement après son baptême au Jourdain, et avant son ministère public. Il vient tout juste de recevoir l’investiture solennelle : l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui, le Père du Ciel l’a déclaré son « Fils bien-aimé » (Mt 3,17).

Désormais, Jésus est prêt à commencer sa mission, et puisqu’elle a un ennemi déclaré, c’est-à-dire Satan : Lui, l’affronte immédiatement, « corps à corps ». Le diable s’appuie justement sur le titre de « Fils de Dieu » pour éloigner Jésus de l’accomplissement : « Si tu es le Fils de Dieu », répète-t-il (vv. 3.6), et il lui propose de faire des gestes miraculeux – de faire le « mage »  – comme de transformer les pierres en main, pour apaiser sa faim, et se jeter du mur du Temple en se faisant sauver par les anges. Ces deux tentations sont suivies d’une troisième : l’adorer lui, le diable, pour avoir le pouvoir sur le monde (cf. v. 9).

Par cette triple tentation, Satan veut détourner Jésus de la voie de l’obéissance et de l’humiliation parce qu’il sait qu’ainsi, sur ce chemin, le mal sera vaincu – et le porter sur le faux raccourci du succès et de la gloire.

Mais les flèches empoisonnées du diable sont “parées” par Jésus grâce au bouclier de la Parole de Dieu (vv. 4.7.10) qui exprime la volonté du Père. Jésus ne prononce aucune parole propre : il répond uniquement par la Parole de Dieu ? Et ainsi le Fils, plein de la force de l’Esprit Saint, sort victorieux du désert.

Pendant les quarante jours du carême, en tant que chrétiens, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus et à affronter le combat spirituel contre le Malin par la force de la Parole de Dieu. Pas par notre parole, c’est inutile. La Parole de Dieu : elle, elle a la force pour vaincre Satan. Il faut donc se familiariser avec la Bible : la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace.

Quelqu’un a dit : qu’est-ce qui se passerait si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ? Si nous la portions toujours avec nous – ou au moins le petit Evangile de poche – : qu’est-ce qui se passerait ? Si nous revenions en arrière quand nous l’oublions. Tu oublies ton téléphone portable : « Oh je ne l’ai pas, je retourne le chercher. » Si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour. Si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du portable, qu’est-ce qui se passerait ?

La comparaison est clairement paradoxale, mais fait réfléchir. En effet, si nous avions la Parole de Dieu toujours dans le cœur, aucune tentation ne pourrait nous éloigner de Dieu et aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien. Nous saurions vaincre les suggestions quotidiennes du mal qui est en nous et en dehors de nous. Nous nous trouverions davantage capables de vivre une vie ressuscitée selon l’Esprit, en accueillant et en aimant nos frères, spécialement les plus faibles et les plus nécessiteux, et aussi nos ennemis.

Que la Vierge Marie, icône parfaite de l’obéissance à Dieu et de la confiance inconditionnelle dans sa volonté, nous soutienne sur le chemin du carême, afin que nous nous mettions à l’écoute docile de la Parole de Dieu pour réaliser une vraie conversion du cœur.

Après l’angélus

Chers frères et sœurs, Il y a quelques jours, nous avons commencé le carême qui est le chemin du Peuple de Dieu vers Pâques, un chemin de conversion, de lutte contre le mal par les armes de la prière, du jeûne et des œuvres de charité.

Je vous souhaite à tous que le chemin de carême soit riche en fruits, et je vous demande un souvenir dans la prière, pour moi et pour mes collaborateurs de la curie romaine : ce soir nous allons commencer la semaine de retraite spirituelle. Merci de tout cœur de cette prière que vous ferez.

Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas – n’oubliez pas! – qu’est ce qui arriverait si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ? Pensez à cela. La Bible toujours avec nous, près de nous ! Je vous souhaite un bon dimanche ! Bon déjeuner ! Au revoir! © Traduction de ZENIT, Anita Bourdin

source : https://fr.zenit.org/articles/angelus-et-si-nous-traitions-la-bible-comme-notre-telephone-portable-traduction-complete/

Faire un choix « clair » de confiance en Dieu pour dépasser l’angoisse « inutile » de l’avenir

Chers frères et sœurs, bonjour ! Le passage évangélique du jour (cf. Mt 6,24-34) est un fort rappel à faire confiance à Dieu – n’oubliez pas : faire confiance à Dieu – qui prend soin des êtres vivants dans la création. Il pourvoit la nourriture à tous les animaux, se préoccupe des lys et de l’herbe des champs (cf. vv. 26-28); son regard bénéfique et diligent veille quotidiennement sur notre vie. Elle coule sous la hantise de tant de préoccupations, qui risquent d’ôter sérénité et équilibre ; mais cette angoisse est souvent inutile, parce qu’elle ne réussit pas à changer le cours des événements. Jésus nous exhorte avec insistance à ne pas nous préoccuper du lendemain (cf. vv. 25.28.31), rappelant qu’au-dessus de tout il y a un Père aimant qui n’oublie jamais ses enfants : lui faire confiance ne résout pas magiquement les problèmes, mais permet de les affronter avec l’esprit juste, courageusement. Et je suis courageux parce que me confie à mon Père qui prend soin de tout et qui m’aime tant.

Dieu n’est pas un être éloigné et anonyme ; il est notre refuge, la source de notre sérénité et de notre paix. Il est le rocher de notre salut, auquel nous pouvons nous accrocher dans la certitude de ne pas tomber. Qui s’agrippe à Dieu ne tombe jamais. Il est notre défense contre le mal toujours aux aguets. Dieu est pour nous le grand ami, l’allié, le père, mais nous ne nous en rendons pas toujours compte. Nous ne nous rendons pas compte que nous avons un ami, un allié, un Père qui nous aime. Et nous préférons nous appuyer sur des biens immédiats, que nous pouvons toucher, sur des biens contingents, en oubliant, et parfois en refusant le bien suprême, c’est-à-dire l’amour paternel de Dieu. Le sentir Père, en cette époque d’’orphelinage’ est si important ! Dans ce monde orphelin, Le sentir comme Père. Nous nous éloignons de l’amour de Dieu quand nous allons à la recherche obsessive des biens terrestres et des richesses, manifestant ainsi un amour exagéré envers ces réalités.

Jésus nous dit que cette recherche fébrile est illusoire et motif de malheur. Et il donne à ses disciples une règle de vie fondamentale : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu » (v. 33). Il s’agit de réaliser le projet que Jésus a annoncé dans le Discours de la montagne, en se confiant à Dieu qui ne déçoit pas. Tant d’amis – ou que nous croyions nos amis – nous ont déçus. Dieu ne déçoit jamais. Se donner de la peine comme administrateurs fidèles des biens qu’Il nous a donnés, y compris les biens terrestres, mais sans “en faire trop” comme si tout, y compris le salut, dépendait seulement de nous. Cette attitude évangélique exige un choix clair, que le passage du jour indique avec précision : «Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent» (v. 24). Soit le Seigneur, soit les idoles fascinantes mais illusoires. Ce choix que nous sommes appelés à réaliser se répercute ensuite sur nos nombreux actes, programmes et engagements. C’est un choix à faire de façon nette et à renouveler constamment, parce que les tentations de tout réduire à l’argent, au plaisir et au pouvoir sont menaçantes. Il y a tant de tentations à ce sujet.

Alors qu’honorer ces idoles conduit à des résultats tangibles bien que fugaces, choisir en vue de Dieu et de son Règne ne montre pas toujours immédiatement ses fruits. C’est une décision qui se prend dans l’espérance et qui laisse à Dieu la pleine réalisation. L’espérance chrétienne est tendue vers l’accomplissement futur de la promesse de Dieu et ne s’arrête face à aucune difficulté, parce qu’elle est fondée sur la fidélité de Dieu, qui ne faillit jamais. Il est fidèle, c’est un Père fidèle, c’est un ami fidèle, c’est un allié fidèle.

Que la Vierge Marie nous aide à nous confier à l’amour et à la bonté du Père céleste, à vivre en Lui et avec Lui. C’est la condition préalable pour dépasser les tourments et les adversités de la vie, ainsi que les persécutions, comme nous le montre le témoignage de beaucoup de nos frères et sœurs. Traduction Anne Kurian

source:https://fr.zenit.org/articles/angelus-faire-un-choix-clair-de-confiance-en-dieu-pour-depasser-langoisse-inutile-de-lavenir/

Aimer ses ennemis et rompre la chaîne du mal 19.02.2017

Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) – une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment.

En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien.

Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement  ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites: non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde,  représente une réalisation supérieure de la justice.

Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance.

La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui – dit Jésus – « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45).

En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela.

Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à  être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille. © Traduction de Zenit, Anita Bourdin https://fr.zenit.org/articles/aimer-ses-ennemis-et-rompre-la-chaine-du-mal-traduction-complete/

Le pape appelle à ne pas être des chrétiens « de façade »           12 Févr. 2017

La liturgie du jour nous présente un autre extrait du Discours de la montagne, que nous trouvons dans l’Évangile de Matthieu (cf. 5,17-37). Dans ce passage, Jésus veut aider ses auditeurs à accomplir une relecture de la loi mosaïque. Ce qui a été dit dans l’ancienne alliance était vrai, mais ce n’était pas tout : Jésus est venu pour accomplir et pour promulguer de façon définitive la loi de Dieu, jusqu’au dernier iota (cf. v. 18). Il en manifeste les finalités originaires et en accomplit les aspects authentiques, et il fait tout cela à travers sa prédication et plus encore par l’offrande de lui-même sur la croix. Ainsi Jésus enseigne comment faire pleinement la volonté de Dieu et il utilise cette parole : avec une “justice supérieure” par rapport à celle des scribes et des pharisiens (cf. v. 20).

Une justice animée par l’amour, par la charité, par la miséricorde, et ainsi capable de réaliser la substance des commandements, en évitant le risque du formalisme. Le formalisme : ceci je peux, cela je ne peux pas ; jusque là je peux, jusque là je ne peux pas… Non : (il faut) plus, plus.

En particulier, dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus examine trois aspects : l’homicide, l’adultère et le serment.

Concernant le commandement “ne pas tuer”, Il affirme qu’il est violé non seulement par l’homicide effectif, mais aussi par des comportements qui offensent la dignité de la personne humaine, y compris les paroles injurieuses (cf. v. 22). Certes, ils n’ont pas la même gravité et la même culpabilité que le meurtre, mais ils se placent dans la même ligne, parce qu’ils en sont les prémisses et révèlent la même malveillance. Jésus nous invite à ne pas établir un classement des offenses, mais à les considérer toutes nocives, en tant que mues par l’intention de faire du mal au prochain. Et Jésus donne un exemple. Insulter : nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’. Et c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur.  S’il vous plaît, n’insultez pas ! Nous ne gagnons rien…

Un autre accomplissement est apporté à la loi matrimoniale. L’adultère était considéré comme une violation du droit de propriété de l’homme sur la femme. Jésus en revanche va à la racine du mal. Comme on arrive à l’homicide à travers les injures et les offenses, ainsi on atteint l’adultère à travers les intentions de possession vis-à-vis d’une femme qui n’est pas sa femme. L’adultère, comme le vol, la corruption et tous les autres péchés, sont d’abord conçus au plus intime de nous-mêmes et une fois qu’on a fait le mauvais choix dans son cœur, le comportement concret se met en œuvre. Et Jésus dit : celui qui regarde une femme qui n’est pas sa femme avec esprit de possession est un adultère dans son cœur, il a commencé le chemin vers l’adultère. Pensons un peu à cela : aux mauvaises pensées qui viennent dans ce domaine.

Jésus, ensuite, dit à ses disciples de ne pas prêter serment, en tant que le serment est signe de l’insécurité et de la duplicité avec lesquels se déroulent les relations humaines. On instrumentalise l’autorité de Dieu pour donner une garantie à nos affaires humaines. Nous sommes plutôt appelés à instaurer entre nous, dans nos familles et dans nos communautés un climat de limpidité et de confiance réciproque, afin de pouvoir être considéré comme sincères sans avoir à recourir à des interventions supérieures pour que l’on croie en nous. La méfiance et la suspicion réciproque menacent toujours la sérénité !

Que la Vierge Marie, femme de l’écoute docile et de l’obéissance joyeuse, nous aide à adhérer toujours plus à l’Evangile, pour être chrétiens non pas “de façade”, mais de substance ! Et c’est possible avec la grâce de l’Esprit-Saint, qui nous permet de tout faire avec amour et ainsi d’accomplir pleinement la volonté de Dieu. Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/le-pape-appelle-a-ne-pas-etre-des-chretiens-de-facade-angelus-integral/

« Combien le monde a besoin de la lumière de l’Evangile! » Dimanche 5 février 2017

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au cours de ces dimanches la liturgie propose ce que l’on appelle « le Sermon sur la montagne », de l’Evangile de Matthieu. Après avoir présenté les Béatitudes dimanche dernier, aujourd’hui il met l’accent sur les paroles de Jésus décrivant la mission de ses disciples dans le monde (cf. Mt 5,13-16). Il utilise les métaphores du sel et de la lumière et ses paroles s’adressent aux disciples de toutes les époques, donc à nous aussi.

Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des œuvres bonnes. Et il dit: «Ainsi, que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,16).

Ces paroles soulignent que nous sommes reconnus comme de véritables disciples de Celui qui est la Lumière du monde, non pas par nos paroles, mais par nos œuvres. En effet, c’est avant tout notre comportement – dans le bien ou dans le mal – qui laisse une marque dans les autres. Nous avons donc un devoir et une responsabilité du fait du don reçu: la lumière de la foi, qui est en nous par le Christ et par l’action du Saint-Esprit, nous ne devons pas la garder comme si elle était notre propriété. Au contraire, nous sommes appelés à la faire briller dans le monde, à la donner à d’autres grâce à nos œuvres bonnes. Et combien le monde a besoin de la lumière de l’Evangile qui transforme, guérit et garantit le salut à ceux qui l’acceptent! Cette lumière, nous devons l’apporter par nos œuvres bonnes. La lumière de notre foi, en se donnant, ne s’éteint pas, mais se renforce. Elle peut au contraire disparaître, si on ne la nourrit pas par l’amour et par les œuvres de charité.

Ainsi, l’image de la lumière rencontre celle du sel. La page évangélique nous dit en effet qu’en tant que disciples du Christ, nous sommes «le sel de la terre» (v. 13). Le sel est un élément qui, alors qu’il donne de la saveur, préserve les aliments de l’altération et de la corruption – à l’époque de Jésus, il n’y avait pas de réfrigérateur! -. Par conséquent, la mission des chrétiens dans la société est de donner de la «saveur» à la vie par la foi et par l’amour que le Christ nous a donnés, et en même temps de se tenir éloignés les germes polluants de l’égoïsme, de l’envie, de la médisance et ainsi de suite. Ces germes abîment le tissu de nos communautés, qui doivent au contraire briller comme des lieux d’accueil, de solidarité, de réconciliation. Pour remplir cette mission, il faut que nous soyons nous-mêmes d’abord délivrés de la dégénérescence corruptrice des influences mondaine, opposées au Christ et à l’Evangile; et cette purification ne finit jamais, elle doit se faire continuellement, elle doit se faire tous les jours!

Chacun de nous est appelé à être lumière et sel dans son environnement quotidien, persévérant dans la tâche de régénérer la réalité humaine dans l’esprit de l’Evangile et dans la perspective du royaume de Dieu.

Que nous vienne en aide la protection de Marie, première disciple de Jésus, et modèle des croyants qui vivent leur vocation et leur mission chaque jour dans l’histoire. Que notre Mère nous aide à nous laisser toujours purifier et éclairer par le Seigneur, pour devenir à notre tour «sel de la terre» et «lumière du monde ». Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source :https://fr.zenit.org/articles/combien-le-monde-a-besoin-de-la-lumiere-de-levangile-angelus-traduction-complete/

S’il y avait « plus de pauvres de cœurs », il y aurait « moins de divisions » dans les communautés – 29 Janvier 

Chers frères et sœurs, bonjour !

La liturgie de ce dimanche nous fait méditer sur les Béatitudes (cf. Mt 5,1-12a), qui ouvrent le grand discours dit “de la montagne”, la “magna charta” du Nouveau Testament. Jésus manifeste la volonté de Dieu de conduire les hommes au bonheur. Ce message était déjà présent dans la prédication des prophètes : Dieu est proche des pauvres et des opprimés et les libère de ceux qui les maltraitent. Mais dans sa prédication Jésus suit un chemin particulier : il commence avec le terme « bienheureux », c’est-à-dire heureux ; il poursuit avec l’indication de la condition pour être bienheureux ; et il conclut en faisant une promesse. Le motif de la béatitude, c’est-à-dire du bonheur, ne réside pas dans la condition requise –«pauvres de cœur», « ceux qui pleurent », « ceux qui ont faim et soif de justice », « persécutés »… – mais dans la promesse qui la suit, à accueillir avec foi comme don de Dieu. On part de la condition difficile, pour s’ouvrir au don de Dieu et accéder au monde nouveau, le « règne » annoncé par Jésus. Ce n’est pas un mécanisme automatique, mais un chemin de vie à la suite du Seigneur, sur lequel la réalité de malaise et d’affliction est vue dans une perspective nouvelle et expérimentée selon la conversion qui se met en œuvre. On n’est pas bienheureux si on n’est pas converti, en mesure d’apprécier et de vivre les dons de Dieu.

Je m’arrête sur la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux» (v. 4). Le pauvre en esprit est celui qui a assumé les sentiments et l’attitude de ces pauvres qui dans leur condition ne se révoltent pas, mais savent être humbles, dociles, disponibles à la grâce de Dieu. Le bonheur des pauvres – des pauvres de cœur – a une double dimension : vis-à-vis des biens et vis-à-vis de Dieu. Concernant les biens, les biens matériels, cette pauvreté de cœur est sobriété: pas nécessairement renoncement, mais capacité de goûter l’essentiel, de partage ; capacité de renouveler chaque jour l’étonnement pour la bonté des choses, sans s’appesantir dans l’opacité de la consommation vorace. Plus je possède, plus j’en veux ; plus je possède, plus j’en veux : c’est la consommation vorace. Et cela tue l’âme. Et l’homme ou la femme qui font cela, qui ont cette attitude, “plus j’ai, plus je veux”, ne sont pas heureux et n’atteindront pas le bonheur. A l’égard de Dieu, elle est louange et reconnaissance que le monde est bénédiction et qu’à son origine il y a l’amour créateur du Père. Mais c’est aussi ouverture à Lui, docilité à sa seigneurie : c’est Lui, le Seigneur, c’est Lui le Grand, ce n’est pas moi qui suis grand parce que j’ai beaucoup de choses ! C’est Lui : Lui qui a voulu le monde pour tous les hommes et qui l’a voulu pour que les hommes soient heureux.

Le pauvre de cœur est le chrétien qui ne compte pas sur lui-même, sur les richesses matérielles, qui ne s’entête pas dans ses opinions, mais écoute avec respect et se remet volontiers aux décisions d’autrui. Si dans nos communautés il y avait plus de pauvres de cœurs, il y aurait moins de divisions, de conflits et de polémiques ! L’humilité, comme la charité, est une vertu essentielle pour la coexistence dans les communautés chrétiennes. Les pauvres, en ce sens évangélique, ressortent comme ceux qui gardent la destination du Royaume des cieux éveillée, en faisant entrevoir qu’il est déjà en germe dans la communauté fraternelle, qui privilégie le partage sur la possession. Je voudrais souligner cela : privilégier le partage sur la possession. Avoir toujours le cœur et les mains ouverts (le pape fait le geste), pas fermés (il fait le geste). Quand le cœur est fermé (geste), c’est un cœur étroit : il ne sait pas non plus comment aimer. Quand le cœur est ouvert (geste), il marche sur le chemin de l’amour.

Que la Vierge Marie, modèle et première des pauvres de cœur parce que totalement docile à la volonté du Seigneur, nous aide à nous abandonner à Dieu, riche en miséricorde, afin qu’il nous comble de ses dons, spécialement par l’abondance de son pardon. Traduction de Zenit, Anne Kurian

Source : https://fr.zenit.org/articles/sil-y-avait-plus-de-pauvres-de-coeurs-il-y-aurait-moins-de-divisions-dans-les-communautes/

Angélus: apporter l’Evangile à toutes les périphéries !

Chers frères et sœurs, bonjour !

La page évangélique d’aujourd’hui (cf. Mt 4,12-23) raconte le début de la prédication de Jésus en Galilée. Il quitte Nazareth, un village de montagne, et il s’établit à Capharnaüm, un centre important sur la rive du lac, habité en majeure partie par des païens, point de rencontre entre la méditerranée et l’intérieur des terres de Mésopotamie. Ce choix indique que les destinataires de sa prédication ce ne sont pas seulement ses compatriotes, mais ceux qui arrivent dans la cosmopolite « Galilée des Nations » (v. 15; cf. Is 8,23), comme on l’appelait.

Vue depuis la capitale, Jérusalem, cette terre est géographiquement périphérique et religieusement impure parce qu’elle était pleine de païens, du fait du mélange avec ceux qui appartenaient à Israël. De la Galilée, on n’attendait certes pas de grandes choses pour l’histoire du salut. Au contraire, c’est justement de là – de là, justement – que se répand cette « lumière » sur laquelle nous avons médité les dimanches précédents: la lumière du Christ. Elle se répand justement à partir de la périphérie.

Le message de Jésus reprend celui de Jean-Baptiste, en annonçant le « Royaume des cieux » (v. 17). Ce royaume ne comporte pas l’instauration d’un nouveau pouvoir politique, mais l’accomplissement de l’Alliance entre Dieu et son peuple, qui inaugurera une époque de paix et de justice.

Pour conclure ce pacte d’alliance avec Dieu, chacun est appelé à se convertir, en transformant sa façon de penser et de vivre. C’est important: se convertir, ce n’est pas seulement changer sa façon de vivre, mais aussi sa façon de penser. C’est une transformation de la pensée. Il ne s’agit pas de changer de vêtements, mais d’habitudes !

Ce qui différencie Jésus de Jean-Baptiste, c’est le style et la méthode. Jésus choisit d’être un prophète itinérant. Il ne reste pas à attendre les gens, mais il va à leur rencontre. Jésus est toujours sur la route ! Ses premières sorties missionnaires ont lieu le long de la rive du lac de Galilée, au contact de la foule, en particulier des pécheurs. Là, non seulement Jésus proclame la venue du Royaume de Dieu, mais il cherche des compagnons à associer à sa mission de salut.

C’est à cet endroit qu’il rencontre deux couples de frères: Simon et André, Jacques et Jean. Il les appelle en disant: « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes » (v. 19). L’appel les rejoint en plein milieu de leurs activités quotidiennes: le Seigneur se révèle à nous non pas de façon extraordinaire ou éclatante, mais dans le quotidien de notre vie. C’est là que nous devons trouver le Seigneur, c’est là qu’il se révèle, qu’il fait ressentir son amour à notre cœur.

La réponse des quatre pêcheurs est immédiate et prompte: « Ils laissèrent immédiatement leurs filets et le suivirent » (v. 20). Nous savons en effet qu’ils avaient été des disciples de Jean Baptiste, et que, grâce à son témoignage, ils avaient déjà commencé à croire en Jésus comme le Messie (cf. Jn 1,35-42).

Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous avons la joie de proclamer et de témoigner notre foi parce qu’il y a eu cette première annonce, parce qu’il y a eu ces hommes humbles et courageux, qui ont répondu généreusement à l’appel de Jésus. Sur les rives du lac, sur une terre impensable, est née la première communauté des disciples du Christ.

Que la conscience de ces débuts  suscite en nous le désir d’apporter la parole, l’amour et la tendresse de Jésus Christ à tous les contextes, même le plus ardu et le plus résistant. Apporter la Parole à toutes les périphéries ! Tous les espaces de la vie humaine sont un terrain où jeter la semence de l’Evangile, afin qu’elle porte un fruit de salut.

Que la Vierge Marie nous aide, par son intercession maternelle, à répondre avec joie à l’appel de Jésus, à nous mettre au service du Royaume de Dieu. Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source : https://fr.zenit.org/articles/angelus-apporter-levangile-a-toutes-les-peripheries/

Comme Jean le Baptiste, l’Eglise annonce « le Christ »

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au centre de l’Evangile d’aujourd’hui (Jn 1,29-34) il y a cette parole de Jean le Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! » (v. 29). Une parole accompagnée du regard et du geste de la main qui indique Jésus.

Imaginons la scène. Nous sommes sur la rive du fleuve du Jourdain. Jean est en train de baptiser ; il y a beaucoup de monde, hommes et femmes d’âges variés, venus là, au fleuve, pour recevoir le baptême des mains de cet homme qui pour beaucoup rappelait Elie, le grand prophète qui neuf siècles auparavant avait purifié les Israélites de l’idolâtrie et les avait reconduits à la vraie foi dans le Dieu de l’alliance, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Jean annonce que le règne de Dieu est proche, que le Messie va se manifester et qu’il faut se préparer, se convertir et se comporter avec justice ; et il se met à baptiser dans le Jourdain pour donner au peuple un moyen concret de pénitence (cf. Mt 3,1-6). Les gens venaient pour se repentir de leurs péchés, pour faire pénitence, pour recommencer leur vie. Lui il sait, Jean sait que le Messie, le Consacré du Seigneur est désormais proche, et que le signe pour le reconnaître sera que l’Esprit-Saint se posera sur Lui ; en effet Il apportera le vrai baptême, le baptême dans l’Esprit-Saint (cf. Jn 1,33).

Et voici que le moment arrive : Jésus se présente sur la rive du fleuve, au milieu du peuple, des pécheurs – comme nous tous. C’est son premier acte public, la première chose qu’il fait quand il quitte la maison de Nazareth, à trente ans : il descend en Judée, il va au Jourdain et se fait baptiser par Jean. Nous savons ce qu’il se passe – nous l’avons célébré dimanche dernier –: l’Esprit-Saint descend sur Jésus comme sous la forme d’une colombe et la voix du Père le proclame Fils bien-aimé (cf. Mt 3,16-17). C’est le signe que Jean attendait. C’est Lui ! Jésus est le Messie. Jean est déconcerté, parce qu’il s’est manifesté d’une façon impensable : au milieu des pécheurs, baptisé comme eux, ou plutôt pour eux. Mais l’Esprit éclaire Jean et lui fait comprendre que c’est ainsi que s’accomplit la justice de Dieu, que s’accomplit son dessein de salut : Jésus est le Messie, le Roi d’Israël, non pas avec la puissance de ce monde, mais plutôt comme Agneau de Dieu, qui prend sur lui et enlève le péché du monde.

Ainsi Jean le montre aux gens et à ses disciples. Parce que Jean avait un cercle de disciples nombreux, qui l’avaient choisi comme guide spirituel, et certains parmi eux devinrent les premiers disciples de Jésus. Nous connaissons bien leurs noms : Simon, appelé ensuite Pierre, son frère André, Jacques et son frère Jean. Tous pêcheurs ; tous Galiléens, comme Jésus.

Chers frères et sœurs, pourquoi nous sommes-nous arrêtés longuement sur cette scène ? Parce qu’elle est décisive ! Elle n’est pas une anecdote. Elle est un fait historique décisif ! Cette scène est décisive pour notre foi ; et elle est décisive aussi pour la mission de l’Eglise. L’Eglise, en tout temps, est appelée à faire ce que fit Jean le Baptiste, à indiquer Jésus aux gens en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! ». Il est l’unique Sauveur ! Il est le Seigneur, humble, parmi les pécheurs, mais c’est Lui, Lui : ce n’est pas un autre, puissant, qui vient ; non, non, c’est Lui!

Ce sont les paroles que nous les prêtres redisons chaque jour, durant la Messe, quand nous présentons au peuple le pain et le vin devenus le Corps et le Sang du Christ. Ce geste liturgique représente toute la mission de l’Eglise, qui ne s’annonce pas elle-même. Gare à l’Eglise qui s’annonce elle-même ; elle perd la boussole, elle ne sait pas où elle va ! L’Eglise annonce le Christ ; elle n’apporte pas elle-même, elle apporte le Christ. Car c’est Lui et seulement Lui qui sauve son peuple du péché, le libère et le conduit à la terre de la vraie liberté.

Que la Vierge Marie, Mère de l’Agneau de Dieu, nous aide à croire en Lui et à le suivre. Traduction de Zenit, Anne Kurian 15 Janvier 2017

 Source : https://fr.zenit.org/articles/comme-jean-le-baptiste-leglise-annonce-le-christ/

Pour une fraternité réelle sans frontières

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, en la fête du Baptême de Jésus, l’Evangile (Mt 3,13-17) nous présente la scène qui a eu lieu près du fleuve du Jourdain : au milieu de la foule pénitente qui avance vers Jean Baptiste pour recevoir le baptême se trouve aussi Jésus. Il faisait la file. Jean voudrait l’en empêcher en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi » (Mt 3,14).

Jean Baptiste est en effet conscient de la grande distance qui existe entre lui et Jésus. Mais Jésus est justement venu pour combler la distance entre l’homme et Dieu : s’Il est complètement du côté de Dieu il est aussi complètement du côté de l’homme, et il réunit ce qui était divisé. C’est pour cela qu’il demande à Jean de le baptiser, afin que s’accomplisse toute justice (cf. v. 15), c’est-à-dire que se réalise le dessein du Père qui passe par la voie de l’obéissance et de la solidarité avec l’homme fragile et pécheur, la voie de l’humilité et de la pleine proximité de Dieu et de ses enfants. Parce que Dieu est si proche de nous, si proche !

Au moment où, Jésus une fois baptisé par Jean, sort des eaux du fleuve du Jourdain, la voix de Dieu le Père se fait entendre d’en-haut : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : en lui j’ai mis ma complaisance » (v. 17). Et au même moment, l’Esprit Saint, sous forme de colombe, se pose sur Jésus, qui commence publiquement sa mission de salut, une mission caractérisée par le style du serviteur humble et doux, muni de la seule force de la vérité, comme Isaïe l’avait prophétisé : «Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton (…). Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité » (42,2-3).

Voilà le style missionnaire des disciples du Christ : annoncer l’Evangile avec douceur et fermeté, sans crier, sans gronder personne, mais avec douceur et humilité, sans arrogance ou imposition. La vraie mission n’est jamais du prosélytisme mais attraction par le Christ. Mais comment ? Comment elle se fait cette attraction au Christ? Par notre témoignage, à partir de la forte union avec Lui dans la prière, dans l’adoration et dans la charité concrète, qui est service de Jésus présent dans le plus petit de nos frères. En imitant Jésus, bon pasteur miséricordieux, et animés par sa grâce, nous sommes appelés à faire de notre vie un témoignage joyeux qui éclaire le chemin, qui apporte espérance et amour.

Cette fête nous fait redécouvrir le don et la beauté d’être un peuple de baptisés, c’est-à-dire de pécheurs – nous le sommes tous – sauvés par la grâce du Christ, réellement insérés, par l’œuvre de l’Esprit Saint, dans la relation filiale de Jésus avec le Père, accueillis dans le sein de la Mère Eglise, rendus capables d’une fraternité qui ne connaît ni frontières ni barrières.

Que la Vierge Marie nous aide tous, nous, chrétiens, à conserver une conscience de notre baptême toujours vivante, et reconnaissante et à marcher fidèlement sur ce chemin inauguré par ce sacrement de notre renaissance. Et toujours humilité, douceur, et fermeté.

Ave Maria…© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source : https://fr.zenit.org/articles/pour-une-fraternite-reelle-sans-frontieres/

 

 

 

 

Pour que l’année 2017 soit «bonne», chercher à «faire le bien jour après jour»

« L’année sera bonne dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien jour après jour », a déclaré le pape François lors de la prière de l’angélus au premier jour de 2017. Pour la solennité de Sainte Marie Mère de Dieu et 50e Journée mondiale de la paix, le 1er janvier, le pape a souligné que la paix se construisait « en disant ‘non’ … à la haine et à la violence et “oui” à la fraternité à la réconciliation ». A.K.

Paroles du pape après l’angélus

Chers frères et sœurs bonne année ! Et l’année sera bonne dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien jour après jour. Ainsi se construit la paix, en disant “non” – avec les faits – à la haine et à la violence et “oui” à la fraternité et à la réconciliation. Il y a 50 ans, le bienheureux pape Paul VI commença à célébrer en cette date la Journée mondiale de la Paix, pour renforcer l’engagement commun de construire un monde pacifique et fraternel. Dans le Message de cette année j’ai proposé d’adopter la non-violence comme style pour une politique de paix.

Malheureusement, la violence a encore frappé en cette nuit de vœux et d’espérance. Affligé, j’exprime ma proximité au peuple turc, je prie pour les nombreuses victimes et pour les blessés et pour toute la Nation en deuil, et je demande au Seigneur de soutenir tous les hommes de bonne volonté qui retroussent courageusement leurs manches pour affronter la plaie du terrorisme et cette trace de sang qui enveloppe le monde d’une ombre de peur et de désarroi.

Je désire remercier le président de la République italienne pour les vœux qu’il a m’a adressés hier soir, durant son Message à la Nation. Je les retourne de tout cœur, invoquant la bénédiction du Seigneur sur le peuple italien afin que, par une contribution responsable et solidaire avec tous, il puisse regarder l’avenir avec confiance et espérance.

Je vous salue, vous tous ici présents, les familles, les associations, les groupes de jeunes, en souhaitant une nouvelle année heureuse et sereine. J’exprime ma reconnaissance pour les nombreuses initiatives de prière et d’engagement pour la paix qui se déroulent dans tous les coins du monde. Je rappelle en particulier la marche nationale d’hier soir à Bologne, promue par la CEI, Caritas, l’Action catholique et Pax Christi, avec le soutien du diocèse et de la commune de Bologne.

Je salue les participants à la manifestation « Paix sur toute la terre » (“Pace in tutte le terre”), promue par la Communauté de Sant’Egidio. Merci pour votre présence et votre témoignage ! Et je souhaite à tous une année de paix dans la grâce du Seigneur et avec la protection maternelle de Marie, Mère de Dieu. Bonne fête et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit et au revoir ! Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/pour-que-lannee-2017-soit-bonne-chercher-a-faire-le-bien-jour-apres-jour/

Le «Merci» du pape à Marie au premier jour de l’année

Au premier jour de l’année 2017, lors de l’angélus du 1er janvier qu’il a présidé place Saint-Pierre, le pape a formulé une prière d’action de grâce à la Vierge Marie : « Merci, o Sainte Mère du Fils de Dieu Jésus, (…) Merci pour le courage avec lequel tu as dit ‘me voici’ ». En introduisant la prière mariale en présence de 50 000 personnes, depuis une fenêtre du palais apostolique, le pape a souligné que « Dieu demande à Marie non seulement d’être la mère de son Fils unique, mais aussi de coopérer avec le Fils et par le Fils au plan du salut ». Il a alors exprimé « un sentiment de reconnaissance immense vers Celle qui a donné au monde le Sauveur ».

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour ! Ces derniers jours nous avons posé notre regard d’adoration sur le Fils de Dieu à Bethléem ; aujourd’hui, solennité de Sainte Marie Mère de Dieu, tournons les yeux vers la Mère, mais en accueillant l’un et l’autre dans leur lien étroit. Ce lien ne se limite pas au fait d’avoir engendré et d’avoir été engendré ; Jésus est « né d’une femme » (Gal 4,4) pour une mission de salut et sa mère n’est pas exclue de cette mission, au contraire elle y est intimement associée. Marie est consciente de cela, c’est pourquoi elle ne s’enferme pas en considérant seulement sa relation maternelle avec Jésus, mais elle reste ouverte et attentive à tous les événements qui arrivent autour de Lui : elle conserve et médite, scrute et approfondit, comme nous le rappelle l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 2,19). Elle a déjà donné son “oui” et donné sa disponibilité à être impliquée dans la mise en œuvre du plan de salut de Dieu, qui « disperse les superbes, renverse les puissants de leurs trônes, élève les humbles, comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » (Lc 1,51-53). Désormais, silencieuse et attentive, elle cherche à comprendre ce que Dieu veut d’elle jour après jour.

La visite des bergers lui offre l’occasion de saisir quelques éléments de la volonté de Dieu qui se manifeste dans la présence de ces personnes humbles et pauvres. L’évangéliste Luc nous raconte la visite des bergers à la grotte avec une succession pressante de verbes qui expriment le mouvement. Il dit ainsi : ils s’y rendent en hâte, ils trouvent l’enfant avec Marie et Joseph, ils le voient, ils racontent ce qui leur a été dit de lui, et enfin ils glorifient Dieu (cf. Lc 2,16-20). Marie suit attentivement ce passage, ce que disent les bergers, ce qui leur est arrivé, parce qu’elle aperçoit déjà en cela le mouvement de salut qui jaillit de l’œuvre de Jésus, et elle s’adapte, prête à toute demande du Seigneur. Dieu demande à Marie non seulement d’être la mère de son Fils unique, mais aussi de coopérer avec le Fils et par le Fils au plan du salut, afin qu’en elle, humble servante, s’accomplissent les grandes œuvres de la miséricorde divine.

Et voici que, tandis que comme les pasteurs nous contemplons l’icône de l’Enfant dans les bras de sa Mère, nous sentons grandir dans notre cœur un sentiment de reconnaissance immense vers Celle qui a donné au monde le Sauveur. C’est pourquoi, au premier jours d’une nouvelle année, nous lui disons :

Merci, o Sainte Mère du Fils de Dieu Jésus, Sainte Mère de Dieu !

Merci pour ton humilité qui a attiré le regard de Dieu ;

Merci pour la foi avec laquelle tu as accueilli sa Parole ;

Merci pour le courage avec lequel tu as dit “me voici”,

Dans l’oubli de toi-même, fascinée par le Saint Amour,

Toute entière une avec son espérance.

Merci, o Sainte Mère de Dieu !

Prie pour nous, pèlerins du temps ;

Aide-nous à marcher sur le chemin de la paix.

Amen.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/pour-que-lannee-2017-soit-bonne-chercher-a-faire-le-bien-jour-apres-jour/

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Aujourd’hui, penser à ceux qui souffrent la persécution

Chers frères et sœurs, bonjour !

La joie de Noël emplit nos cœurs aujourd’hui aussi, tandis que la liturgie nous fait célébrer le martyre de saint Etienne, le premier martyr, en nous invitant à recueillir le témoignage qu’il nous a laissé par son sacrifice. C’est justement le témoignage glorieux du martyre chrétien, souffert par amour de Jésus-Christ. Martyre qui continue à être présent dans l’histoire de l’Eglise, depuis Etienne jusqu’à nos jours.

L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Mt 10,17-22) nous a parlé de ce témoignage. Jésus annonce à l’avance aux disciples le refus et la persécution qu’ils vont rencontrer : «Vous serez haïs de tous à cause de mon nom» (v. 22). Mais pourquoi le monde persécute-t-il les chrétiens ? Le monde hait les chrétiens pour la raison pour laquelle il a haï Jésus : parce qu’il a apporté la lumière de Dieu et que le monde préfère les ténèbres pour cacher ses œuvres mauvaises. Rappelons que Jésus lui-même, lors de la Dernière Cène, a prié le Père pour qu’il nous défende contre l’esprit mauvais mondain.

Il y a une opposition entre la mentalité de l’Evangile et celle du monde. Suivre Jésus veut dire suivre sa lumière, allumée dans la nuit de Bethléem, et abandonner les ténèbres du monde.

Etienne, le protomartyr, rempli d’Esprit Saint, a été lapidé parce qu’il avait confessé sa foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu. Le Fils unique qui vient dans le monde invite aujourd’hui le chrétien à choisir la voie de la lumière et de la vie. Voilà le sens de sa venue parmi nous. En aimant le Seigneur et en obéissant à sa voix, le diacre Etienne a choisi le Christ, Vie et Lumière pour tout homme. En choisissant la vérité, il est devenu en même temps une victime du mystère d’iniquité présent dans le monde. Mais, dans le Christ, Etienne a été vainqueur !

Aujourd’hui aussi, pour rendre témoignage à la lumière et à la vérité, l’Eglise fait l’expérience de dures persécutions, en différents lieux, jusqu’à l’épreuve suprême du martyre. De nombreux frères et sœurs dans la foi subissent des injustices, des violences, et ils sont haïs à cause de Jésus ! Je vous dis une chose : les martyrs d’aujourd’hui sont plus nombreux que ceux des premiers siècles. Lorsque nous lisons l’histoire des premiers siècles, ici, à Rome, nous lisons tant de cruauté contre les chrétiens. Je vous le dis : cette cruauté existe aujourd’hui, et en plus grand nombre, contre les chrétiens.

Nous voulons aujourd’hui penser à ceux qui souffrent la persécution et être proches d’eux par notre affection, notre prière et nos larmes aussi.

Hier, jour de Noël, les chrétiens persécutés d’Irak, ont célébré Noël dans leur cathédrale détruite : c’est un exemple de fidélité à l’Evangile. En dépit des épreuves et des dangers, ils témoignent avec courage de leur appartenance au Christ et ils vivent l’Evangile en s’engageant en faveur des plus démunis, des plus négligés, en faisant du bien à tous sans distinction. Ils témoignent ainsi de la charité dans la vérité.

En faisant dans nos cœurs de la place au Fils de Dieu qui se donne à nous à Noël, renouvelons joyeusement et courageusement notre volonté de le suivre fidèlement, comme notre unique guide, en persévérant dans une vie selon la mentalité évangélique et en refusant la mentalité des dominateurs de ce monde.

Nous élevons notre prière vers la Vierge Marie, Mère de Dieu et Reine des martyrs, afin qu’elle nous conduise et qu’elle nous soutienne toujours sur le chemin de la suite de Jésus-Christ, que nous contemplons dans la grotte de la crèche et qui est le Témoin fidèle de Dieu le Père. (c) Traduction de Zenit, Anita Bourdin                                                                           Source:https://fr.zenit.org/articles/aujourdhui-penser-a-ceux-qui-souffrent-la-persecution-traduction-complete/

A Noël, Dieu s’approche « des petits que le monde méprise »

Chers frères et sœurs, bonjour !

La liturgie d’aujourd’hui, qui est le quatrième et dernier dimanche de l’Avent, est caractérisée par le thème de la proximité, la proximité de Dieu envers l’humanité. Le passage de l’Evangile (cf. Mt 1,18-24) nous montre deux personnes, les deux personnes qui plus que toute autre ont été impliquées dans ce mystère d’amour : la Vierge Marie et son époux Joseph. Mystère d’amour, mystère de proximité de Dieu avec l’humanité.

Marie est présentée à la lumière de la prophétie qui dit : «Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils » (v. 23). L’évangéliste Matthieu reconnaît ce qui est arrivé à Marie, qui a conçu Jésus par l’opération du Saint Esprit sans l’intervention de Joseph (cf. v. 18). Le Fils de Dieu “vient” en son sein pour devenir homme et Elle l’accueille. Ainsi, de façon unique, Dieu s’est approché de l’être humain en prenant la chair d’une femme : Dieu s’est approché de nous et a pris chair d’une femme. Dieu s’approche aussi de nous, de façon différente, avec sa grâce pour entrer dans notre vie et nous offrir en don son Fils.

Et nous que faisons-nous ? Est-ce que nous l’accueillons, nous le laissons s’approcher ou bien nous le refusons, nous l’écartons ? Comme Marie, qui en s’offrant librement au Seigneur de l’histoire, lui a permis de changer le destin de l’humanité, ainsi nous aussi, en accueillant Jésus et en cherchant à le suivre tous les jours, nous pouvons coopérer à son dessein de salut sur nous-mêmes et sur le monde. Marie nous apparaît donc comme modèle à regarder et soutien sur lequel compter dans notre recherche de Dieu, dans notre proximité à Dieu, pour laisser Dieu s’approcher de nous et dans notre engagement pour construire la civilisation de l’amour.

L’autre protagoniste de l’évangile d’aujourd’hui est saint Joseph. L’évangéliste met en évidence comment Joseph seul ne peut pas s’expliquer l’événement qui est en train de se produire sous ses yeux, c’est-à-dire la grossesse de Marie. En ce moment de doute, et d’angoisse, Dieu se fait proche – de lui aussi – avec son messager et il est éclairé sur la nature de cette maternité: «l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint» (v. 20). Ainsi, face à l’événement extraordinaire, qui suscite certainement dans son cœur beaucoup d’interrogations, il se fie totalement à Dieu qui se fait proche et, en suivant son invitation, ne répudie pas son épouse promise mais la prend chez lui et épouse Marie. En accueillant Marie, Joseph accueille consciemment et avec amour Celui qui a été conçu en elle par l’œuvre admirable de Dieu, pour qui rien n’est impossible. Joseph, homme humble et juste (cf. v. 19), nous enseigne à toujours faire confiance à Dieu, qui s’approche de nous : quand Dieu s’approche de nous, nous devons avoir confiance. Joseph nous enseigne à nous laisser conduire par Lui avec une obéissance volontaire.

Ces deux figures, Marie et Joseph, qui les premiers ont accueilli Jésus par la foi, nous introduisent au mystère de Noël. Marie nous aide à nous mettre en attitude de disponibilité pour accueillir le Fils de Dieu dans notre vie concrète, dans notre chair. Joseph nous encourage à toujours chercher la volonté de Dieu et à la suivre avec une confiance totale. Tous les deux se sont laissés approcher par Dieu.

«Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu-avec-nous». (Mt 1,23). L’ange dit ainsi : “L’enfant s’appellera Emmanuel, qui signifie Dieu-avec-nous”, c’est-à-dire Dieu proche de nous. Et à ce Dieu qui s’approche, est-ce que j’ouvre la porte – au Seigneur – quand je sens une inspiration intérieure, quand je sens qu’il me demande de faire quelque chose de plus pour les autres, quand il m’appelle à la prière ? Dieu-avec-nous, Dieu qui s’approche. Cette annonce d’espérance, qui s’accomplit à Noël, accomplit l’attente de Dieu aussi en chacun de nous, dans toute l’Eglise, et dans tant de petits que le monde méprise, mais que Dieu aime et desquels Dieu s’approche. Traduction de Zenit, Anne Kurian

Source : https://fr.zenit.org/articles/a-noel-dieu-sapproche-des-petits-que-le-monde-meprise/

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Je vous salue tous, fidèles romains et pèlerins venus de divers pays, les familles, les groupes paroissiaux, les associations. Je vous demande à tous de prier afin que le dialogue dans la République démocratique du Congo se déroule avec sérénité, pour éviter tout type de violence et pour le bien de tout le pays. Je salue en particulier le groupe nombreux de l’UNITALSI –quel beau travail vous faites, merci beaucoup !– qui a créé une crèche vivante incluant des personne porteuses de handicap ; ainsi que les étudiants de l’Institut calabrais de politiques internationales.

Je voudrais remercier toutes les personnes et les institutions qui hier [80e anniversaire du pape] ont voulu m’exprimer leurs vœux. Merci beaucoup !

Je souhaite à tous un bon dimanche : le temps est beau.

Dimanche prochain ce sera Noël. En cette semaine – n’oubliez pas – essayons de trouver quelques moments pour nous arrêter, faire un peu de silence, et imaginer la Vierge Marie et saint Joseph qui sont en train de se rendre à Bethléem. Imaginer comment ils y vont : le chemin, la fatigue, mais aussi la joie, l’émotion, et puis l’anxiété de trouver une place, la préoccupation…, et ainsi de suite. La crèche nous aide beaucoup pour cela. Cherchons à entrer dans le vrai Noël, celui de Jésus, qui s’approche de nous – Dieu-avec-nous, proche de nous – pour recevoir la grâce de cette fête, qui est une grâce d’amour, d’humilité et de tendresse.

Source : https://fr.zenit.org/articles/pour-entrer-dans-le-vrai-noel-les-conseils-du-pape/

 La « saveur » de la vraie joie

« Réjouissez-vous car le Seigneur est proche » Le pape François invite les baptisés à goûter la « saveur » de la vraie joie de Noël, déjà en ce troisième dimanche de l’Avent, où les vêtements liturgiques roses sont le signe de cette joie. « Le salut apporté par Jésus saisit tout l’être humain et le régénère », explique le pape. Il invite à « écouter la voix de Dieu dans la prière » et à « le servir avec compassion dans nos frères » pour êtres « prêts pour le rendez-vous de Noël », pour « accueillir Jésus ». Voici notre traduction des paroles du pape avant l’angélus de ce dimanche 11 décembre 2016. 

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs bonjour !

Nous célébrons aujourd’hui le troisième dimanche de l’Avent, caractérisé par l’invitation de saint Paul : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur: je vous le répète, réjouissez-vous, le Seigneur est proche » (Ph 4,4-5). Ce n’est pas une joie superficielle ou purement émotive que celle à laquelle nous exhorte l’apôtre, ni une joie mondaine ou celle du consumérisme. Non, pas celle-là, mais il s’agit d’une joie plus authentique, dont nous sommes appelés à redécouvrir la saveur. La saveur de la vraie joie. Une joie qui touche l’intime de notre être, tandis que nous attendons Jésus qui est déjà venu apporter au monde le salut, le Messie promis, né à Bethléem de la Vierge Marie.

La liturgie de la Parole nous offre le contexte adéquat pour comprendre et vivre cette joie. Isaïe parle de désert, de terre aride, de steppe (cf. 35,1) ; le prophète a devant lui les mains faibles, les genoux vacillants, les cœurs égarés, les aveugles, les sourds et les muets (cf. vv. 3-6). Voilà le cadre d’une situation de désolation, d’un destin sans Dieu inexorable.

Mais finalement le salut est annoncé: « Courage, ne craignez pas! dit le prophète […] Voici votre Dieu. […] Il vient vous sauver » (cf. Is 35,4). Et tout de suite, tout se transforme: le désert fleurit, la consolation et la joie pénètrent les cœurs (cf. vv. 5-6).

Ces signes annoncés par Isaïe comme révélateurs du salut déjà présent, se réalisent en Jésus. Il l’affirme lui-même en répondant aux messagers  de Jean-Baptiste. Que dit Jésus à ces messagers ? « Les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent » (Mt 11,5). Ce ne sont pas des paroles, ce sont des faits qui démontrent comment le salut, apporté par Jésus, saisit tout l’être humain et le régénère. Dieu est entré dans l’histoire pour nous libérer de l’esclavage du péché ; il a planté sa tente au milieu de nous pour partager notre existence, guérir nos plaies, panser nos blessures, et nous donner une vie nouvelle. La joie est le fruit de cette intervention de salut et d’amour de Dieu.

Nous sommes appelés à nous laisser saisir par ce sentiment d’exultation. Cette exultation, cette joie… Mais un chrétien qui n’est pas joyeux, il y a quelque chose qui manque à ce chrétien, ou il n’est pas chrétien ! La joie du cœur, la joie intérieure qui nous fait avancer, et nous donne du courage. Le Seigneur vient dans notre vie comme le libérateur, il vient nous libérer de tous les esclavages intérieurs et extérieurs. C’est lui qui nous indique la voie de la fidélité, de la patience, et de la persévérance, parce qu’à son retour, notre joie sera complète.

Noël est proche, les signes de son approche sont évidents dans nos rues et dans nos maisons ; ici aussi, place Saint-Pierre, on a installé la crèche et l’arbre à côté. Ces signes extérieurs nous invitent à accueillir le Seigneur qui vient toujours et qui frappe à notre porte, frappe à notre cœur, pour venir près de nous ; ils nous invitent à reconnaître ses pas dans ceux de nos frères qui passent à côté de nous, spécialement les plus faibles et les plus nécessiteux.

Aujourd’hui nous sommes invités à nous réjouir de la venue imminente de notre Rédempteur ; et nous sommes appelés à partager cette joie avec les autres en apportant du réconfort et de l’espérance aux pauvres, aux malades, aux personnes seules et malheureuses.

Que la Vierge Marie, la « servante du Seigneur, nous aide à écouter la voix de Dieu dans la prière et à le servir avec compassion dans nos frères, pour arriver prêts au rendez-vous de Noël, en préparant notre cœur à accueillir Jésus. © Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source : https://fr.zenit.org/articles/la-saveur-de-la-vraie-joie/

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 La conversion, un pas en avant tous les jours

Pour le deuxième dimanche de l’Avent, le pape a expliqué « la condition » pour entrer dans le royaume de Dieu : « Nous convertir tous les jours, un pas en avant tous les jours ». La conversion, a-t-il souligné à plusieurs reprises lors de l’angélus du 4 décembre 2016, implique d’abandonner les idoles de ce monde : « le succès à tout prix, le pouvoir au détriment des plus faibles, la soif de richesses, le plaisir à n’importe quel prix ».

« Nous ne devons pas attendre le royaume de Dieu dans le futur : il s’est approché, d’une certaine façon il est déjà présent (…) dans notre histoire, dans notre vie », a souligné le pape depuis une fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre au Vatican. Il a assuré que Dieu « n’enlève pas notre liberté, mais nous donne le vrai bonheur ».

« Quand un missionnaire ou un chrétien va annoncer Jésus, a aussi expliqué le pape François, il ne va pas faire du prosélytisme comme s’il était un supporter qui cherche plus d’adhérents pour son équipe, non. Il va simplement annoncer : le Royaume de Dieu est au milieu de vous ».

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Evangile de ce deuxième dimanche de l’Avent résonne l’invitation de Jean le Baptiste : «Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche» (Mt 3,2). Avec ces paroles Jésus commencera sa mission en Galilée (cf. Mt 4,17); et ce sera aussi l’annonce que devront porter les disciples dans leur première expérience missionnaire(cf. Mt 10,7). L’évangéliste Matthieu veut ainsi présenter Jean comme celui qui prépare la route au Christ qui vient, et les disciples comme les continuateurs de la prédication de Jésus. Il s’agit de la même annonce joyeuse : le Royaume de Dieu arrive, ou plutôt il est proche, il est au milieu de nous ! Cette parole est très importante : le Royaume de Dieu est au milieu de vous, dit Jésus. Et Jean annonce ce que Jésus dira ensuite : le Royaume de Dieu est venu, il est arrivé, il est au milieu de vous. C’est le message central de toute mission chrétienne. Quand un missionnaire ou un chrétien va annoncer Jésus, il ne va pas faire du prosélytisme comme s’il était un supporter qui cherche plus d’adhérents pour son équipe, non. Il va simplement annoncer : le Royaume de Dieu est au milieu de vous. Et ainsi le missionnaire prépare le chemin pour Jésus qui rencontre son peuple.

Mais qu’est-ce que ce royaume de Dieu, ce royaume des cieux ? – ce sont des synonymes. Nous pensons tout de suite à quelque chose qui concerne l’au-delà : la vie éternelle. Certes, le royaume de Dieu s’étendra sans fin au-delà de la vie terrestre, mais la belle nouvelle que Jésus nous apporte – et que Jean anticipe – est que nous ne devons pas attendre le royaume de Dieu dans le futur : il s’est approché, d’une certaine façon il est déjà présent et nous pouvons dès maintenant faire l’expérience de sa puissance spirituelle. Le royaume de Dieu est au milieu de vous, dira Jésus. Dieu vient établir sa seigneurie dans notre histoire, dans l’aujourd’hui de tous les jours, dans notre vie ; et là où elle est accueillie avec foi et humilité germent l’amour, la joie et la paix.

La condition pour entrer et faire partie de ce royaume est d’accomplir un changement dans notre vie, c’est-à-dire de nous convertir. Nous convertir tous les jours, un pas en avant tous les jours. Il s’agit de laisser les chemins, faciles mais trompeurs, des idoles de ce monde : le succès à tout prix, le pouvoir au détriment des plus faibles, la soif de richesses, le plaisir à n’importe quel prix. Et d’ouvrir au contraire le chemin au Seigneur qui vient : Il n’enlève pas notre liberté, mais nous donne le vrai bonheur. Avec la naissance de Jésus à Bethléem, c’est Dieu lui-même qui fait sa demeure au milieu de nous pour nous libérer de l’égoïsme, du péché et de la corruption, et de ces attitudes qui sont du diable : chercher le succès à tout prix, chercher le pouvoir au détriment des plus faibles, avoir soif de richesses, et chercher le plaisir à n’importe quel prix.

Noël est un jour de grande joie aussi extérieure, mais c’est surtout un événement religieux pour lequel une préparation spirituelle est nécessaire. En ce temps de l’Avent, laissons-nous conduire par l’exhortation du Baptiste : «Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ! », nous dit-il (v. 3). Nous préparons le chemin du Seigneur et nous rendons droits ses sentiers, quand nous examinons notre conscience, quand nous scrutons nos attitudes, pour chasser ces attitudes peccamineuses que j’ai mentionnées, qui ne sont pas de Dieu : le succès à tout prix, le pouvoir au détriment des plus faibles, la soif de richesses, le plaisir à n’importe quel prix.

Que la Vierge Marie nous aide à nous préparer à la rencontre avec cet Amour-toujours-plus-grand, celui que porte Jésus qui dans la nuit de Noël s’est fait tout petit, comme un grain tombé en terre. Et Jésus est cette semence, cette semence du Royaume de Dieu. Traduction de Zenit, Anne Kurian

Source : https://fr.zenit.org/articles/la-conversion-un-pas-en-avant-tous-les-jours 

Immaculée conception: prier Marie pour le don de la paix

Paroles du pape après l’angélus

Chers frères et sœurs,

J’adresse mon salut à vous tous, Romains et pèlerins !

Je salue en particulier les fidèles venus de Cordoue, Jaén et Valence, en Espagne ; de Split et Makarska, in Croatie ; des paroisses de Santa Maria dell’Orazione et du Santissimo Corpo e Sangue di Cristo à Rome.

A tous je souhaite un bon dimanche et un bon chemin d’Avent : préparer le chemin du Seigneur, nous convertir tous les jours.

Au-revoir, à jeudi pour la fête de Marie Immaculée. En ces jours nous prions unis en demandant son intercession maternelle pour la conversion des cœurs et le don de la paix.

Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon appétit. A jeudi !

Traduction de Zenit, Anne Kurian

Source : https://fr.zenit.org/articles/immaculee-conception-prier-marie-pour-le-don-de-la-paix/

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Vigilance, sobriété, disponibilité, espérance, responsabilité :

Le pape souhaite à tous un bon « Avent »

Angélus du premier dimanche de l’Avent 2016 © Traduction de Zenit, Anita Bourdin

« Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas résister quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans » : c’est la prière du pape François qui appelle à la « vigilance » et à la « sobriété », à l’occasion de l’angélus de midi, en ce 27 novembre 2016, premier dimanche de l’Avent, les quatre semaines qui préparent à Noël.

Le pape a aussi souligné que l’Avent c’est le « un temps d’espérance » : « L’espérance vraie, fondée sur la fidélité de Dieu et sur notre responsabilité. »

Vigilance, sobriété, disponibilité, espérance, responsabilité: ce sont les principales consignes du pape François pour ce temps liturgique qui marque dans l’Eglise catholique le commencement de l’Année liturgique nouvelle.

Le pape a assuré de sa prière les populations d’Amérique centrale et du Nord de l’Italie frappées par des catastrophes naturelles.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Eglise commence aujourd’hui une nouvelle année liturgique, c’est-à-dire un nouveau chemin de foi du Peuple de Dieu. Et comme toujours nous commençons par l’Avent.

La page de l’Evangile (cf. Mt 24,37-44) nous introduit à l’un des thèmes les plus suggestifs du temps de l’Avent: la visite du Seigneur à l’humanité. La première visite – nous le savons tous – est advenue par l’Incarnation, la naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem ; la deuxième venue se produit dans le présent : le Seigneur nous rend visite continuellement, chaque jour, il marche à nos côtés, et c’est une présence de consolation ; et enfin il y aura la troisième, la dernière visite, que nous professons à chaque fois que nous récitons le Credo : « Il viendra à nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Le Seigneur nous parle aujourd’hui de sa dernière visite, celle qui aura lieu à la fin des temps, et il nous dit où notre chemin aboutira.

La Parole de Dieu met en relief le contraste entre le déroulement normal des choses, la routine quotidienne, et la venue du Seigneur à l’improviste. Jésus dit :

« En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis » (vv. 38-39).

Jésus dit cela. C’est toujours frappant de penser aux heures qui précèdent une grande calamité : tous font les choses habituelles sans se rendre compte que leur vie va être bouleversée. C’est sûr que l’Evangile ne veut pas nous faire peur, mais ouvrir notre horizon à une dimension ultérieure, plus grande, qui, d’une part, relativise les choses de chaque jour, mais en même temps les rend précieuses, décisives. La relation avec le Dieu-qui-vient-nous-visiter donne à chaque geste, à chaque chose une lumière différente, une épaisseur, une valeur symbolique.

Dans cette perspective, il y a aussi une invitation à la sobriété, à ne pas être dominés par les choses de ce monde, par les réalités matérielles, mais plutôt à les gouverner. Si, au contraire, nous nous laissons conditionner et dominer par elles, nous ne pouvons pas percevoir qu’il y a quelque chose de beaucoup plus important : notre rencontre finale avec le Seigneur : voilà ce qui est important.  Cela, cette rencontre. Et les choses de chaque jour doivent être dirigées vers cet horizon. Cette rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous.

A ce moment-là, dit l’Evangile, « deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé » (v. 40). C’est une invitation à la vigilance, parce que, ne sachant pas quand Il viendra, il faut être toujours prêt à partir.

En ce temps de l’Avent nous sommes invités à élargir l’horizon de notre cœur, à nous laisser surprendre par la vie qui se présente chaque jour avec ses nouveautés. Pour faire cela, il faut apprendre à ne pas dépendre de nos sécurités, de nos schémas consolidés, parce que le Seigneur vient à l’heure où nous ne l’imaginons pas. Il vient pour nous introduire dans une dimension plus belle et plus grande.

Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas opposer de résistance quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans.

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et soeurs,

Je voudrais assurer les populations d’Amérique centrale de ma prière – spécialement le Costa Rica et le Nicaragua -, frappées par un ouragan et, pour ce dernier aussi par un violent tremblement de terre.

Et je prie aussi pour les populations du Nord de l’Italie qui souffrent des inondations.

Je vous salue tous, pèlerins venus d’Italie et de différents pays : familles, groupes paroissiaux, associations.

Je salue en particulier les fidèles venus du Liban, d’Egypte, de Slovaquie, et le chœur de Limbourg (Allemagne)

Je salue affectueusement la communauté équatorienne de Rome ; les familles du Mouvement “Tra Noi”; les groupes d’Altamura, de Rieti, de San-Casciano-in-Val-di-Pesa; l’UNITALSI de Capaccio et les élèves de Bagheria.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche et un bon chemin de l’Avent pour rencontrer le Seigneur. Que ce soit un temps d’espérance ! Aller à la rencontre du Seigneur qui vient à notre rencontre. L’espérance vraie, fondée sur la fidélité de Dieu et sur notre responsabilité.

Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi.

Bon déjeuner et au revoir !

Source : https://fr.zenit.org/articles/vigilance-sobriete-disponibilite-esperance-responsabilite-le-pape-souhaite-a-tous-un-bon-avent/

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Le pape remercie les malades pour leur contribution à la « réussite » du Jubilé
Traduction intégrale de l’angélus de conclusion de l’Année sainte

A la conclusion du Jubilé de la miséricorde, le 20 novembre 2016, le pape François a exprimé sa reconnaissance au gouvernement italien et aux Forces de l’Ordre. Et il a aussi remercié les personnes malades et les contemplatives pour leur soutien spirituel qui a contribué « à la réussite du Jubilé ».

Introduisant l’angélus place Saint-Pierre au terme de la messe conclusive de l’Année sainte, en la solennité du Christ Roi de l’Univers, le pape a souhaité que les chrétiens fassent « fructifier les dons spirituels du Jubilé ».  Anne Kurian

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs,

Au terme de cette célébration, élevons vers Dieu notre louange et notre reconnaissance pour le don que l’Année sainte de la miséricorde a été pour l’Eglise et pour de nombreuses personnes de bonne volonté. Je salue avec déférence le président de la République italienne et les délégations officielles présentes. J’exprime ma vive reconnaissance aux responsables du gouvernement italien et aux autres Institutions, pour la collaboration et l’implication qu’ils ont fournies. Un merci chaleureux aux Forces de l’Ordre, aux membres des services d’accueil, d’information, de santé et aux volontaires de tous âges et toutes provenances. Je remercie de façon particulière le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, son président et ceux qui ont coopéré à divers niveaux.

Une pensée reconnaissante à ceux qui ont contribué spirituellement à la réussite du Jubilé : je pense à tant de personnes âgées et malades, qui ont prié incessamment, offrant aussi leurs souffrances pour le Jubilé.

De façon spéciale, je voudrais remercier les contemplatives, à la veille de la Journée Pro Orantibus que l’on célébrera demain. J’invite tous à avoir une pensée particulière pour nos Sœurs qui se consacrent totalement à la prière et ont besoin de solidarité spirituelle et matérielle.

Hier à Avignon, en France, le père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, de l’Ordre des carmes déchaux, fondateur de l’Institut séculaire “Notre Dame de Vie”, homme de Dieu, attentif aux besoins spirituels et matériels du prochain, a été proclamé bienheureux. Que son exemple et son intercession soutiennent notre chemin de foi.

Je désire vous saluer cordialement, vous tous qui êtes venus de divers pays pour la clôture de la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre. Que la Vierge Marie nous aide tous à garder dans le cœur et à faire fructifier les dons spirituels du Jubilé de la Miséricorde. Anne Kurian

Source:https://fr.zenit.org/articles/le-pape-remercie-les-malades-pour-leur-contribution-a-la-reussite-du-jubile/

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Père Marie-Eugène, Ocd, Photo Detaille @ Association De L’Olivier – Venasque

France : le pape salue la béatification du père Marie-Eugène

« Homme de Dieu, attentif aux besoins spirituels et matériels du prochain »

Un « homme de Dieu, attentif aux besoins spirituels et matériels du prochain ». C’est en ces termes que le pape François a rendu hommage au nouveau bienheureux français, le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967), le 20 novembre 2016.

Lors de l’angélus qu’il présidait place Saint-Pierre au terme de la messe du Christ Roi de l’Univers, le pape a évoqué la béatification qui avait eu lieu la veille au Parc des Expositions d’Avignon, en présence de 9000 personnes. Une célébration présidée par le cardinal Angelo Amato, envoyé spécial du pape François et préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Le père carme Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, fondateur de l’Institut séculaire “Notre Dame de Vie”, a été un « homme de Dieu, attentif aux besoins spirituels et matériels du prochain », a déclaré le pape : « Que son exemple et son intercession soutiennent notre chemin de foi ».

Né dans un modeste foyer de mineur de l’Aveyron, dans le centre de la France, Henri Grialou (son nom séculier) désira être prêtre dès l’enfance. Au petit séminaire, il découvrit à 13 ans Thérèse de l’Enfant-Jésus. Puis au grand séminaire, il découvrit saint Jean de la Croix, réformateur carme espagnol du 16ème siècle. Il entra au noviciat des carmes, où il fit de très hautes expériences mystiques, dès son ordination sacerdotale, en février 1922. Il apprit à connaître Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du carmel. En 1932, il fonda l’Institut Notre Dame de Vie en formant avec quelques jeunes femmes un groupe qui unissait action et contemplation en plein monde.

Le Père Marie-Eugène fut aussi conseiller général des carmes à Rome, Définiteur général et vicaire genéral de l’ordre. Son maître ouvrage s’intitule « Je veux voir Dieu ». Anne Kurian

Sources:https://fr.zenit.org/articles/france-le-pape-salue-la-beatification-du-pere-marie-eugene/

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Évangéliser le présent « pour en faire un temps de salut pour tous »
Le pape François invite à évangéliser le présent « pour en faire un temps de salut pour tous » : le pape a en effet évoqué la fermeture des portes saintes des cathédrales du monde entier, ce dimanche 13 novembre 2013, de la fenêtre du bureau qui donne place Saint-Pierre, avant l’angélus de midi.
« L’Année sainte nous a stimulés d’une part à fixer le regard vers l’accomplissement du Royaume de Dieu, et de l’autre à construire un avenir sur cette terre, en travaillant à l’évangélisation du présent, pour en faire un temps de salut pour tous », a souligné le pape.
Voici notre traduction des paroles du pape François, prononcées en italien, avant la prière de l’angélus de midi. © Traduction de Zenit, Anita Bourdin
 
Paroles du pape François avant l’angélus
Chers frères et sœurs, bonjour !
Le passage évangélique d’aujourd’hui (Lc 21,5-19) continent la première partie du discours de Jésus sur les derniers temps, dans la version de saint Luc. Jésus le prononce alors qu’il se trouve en face du Temple de Jérusalem. Et il part des expressions d’admiration des gens pour la beauté du sanctuaire et de ses décorations (cf. v. 5). Jésus dit alors : « Des jours viendront où il ne sera pas laissé pierre sur pierre de ce que vous voyez » (v. 6). Nous pouvons imaginer l’effet de ces paroles sur les disciples de Jésus ! Or, il ne veut pas offenser le Temple, mais faire comprendre, à eux et aussi à nous aujourd’hui, que les constructions humaines, même les plus sacrées, sont passagères et qu’il ne faut pas mettre en elles notre sécurité.
Combien de présumées certitudes de notre vie avons-nous tenues pour définitives, et se sont ensuite révélées éphémères ! D’autre part, combien de problèmes nous ont semblé sans issue et ont été ensuite surmontés !
Jésus sait qu’il y a ceux qui spéculent sur le besoin humain de sécurités. C’est pourquoi il dit : « Prenez garde de ne pas vous laisser tromper » (v. 8), et il met en garde contre les nombreux faux-messies qui se présenteraient (v. 9). Il y en a aujourd’hui aussi ! Et il ajoute de ne pas se laisser terroriser ni désorienter par les guerres, les révolutions et les calamités, parce que elles aussi font partie de la réalité de ce monde (cf. vv. 10-11). L’histoire de l’Eglise est riche en exemples de personnes qui ont affronté des tribulations et des souffrances terribles avec sérénité, parce qu’elles étaient conscientes d’être solidement dans les mains de Dieu. C’est un Père fidèle, c’est un Père plein de sollicitude, qui n’abandonne pas ses enfants. Dieu ne nous abandonne jamais ! Cette certitude doit habiter notre cœur : Dieu ne nous abandonne jamais !
Demeurer fermes dans le Seigneur, avec la certitude qu’il ne nous abandonne pas, marcher dans l’espérance, travailler à construire un monde meilleur, en dépit des difficultés et des événements tristes qui marquent notre vie personnelle ou collective, voilà ce qui compte vraiment ; c’est ce que la communauté chrétienne est appelée à faire pour aller au-devant du « Jour du Seigneur ».
C’est justement dans cette perspective que nous voulons situer l’engagement qui jaillit de ces mois pendant lesquels nous avons vécu avec foi le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, qui se conclut aujourd’hui dans les diocèses du monde par la fermeture des Portes saintes des églises cathédrales. L’Année sainte nous a stimulés d’une part à fixer le regard vers l’accomplissement du Royaume de Dieu, et de l’autre à construire un avenir sur cette terre, en travaillant à l’évangélisation du présent, pour en faire un temps de salut pour tous.
Dans l’Evangile, Jésus nous invite à avoir bien en tête et dans le cœur la certitude que Dieu conduit notre histoire et connaît la fin dernière des choses et des événements. Sous le regard miséricordieux du Seigneur, l’histoire se déploie avec son flux incertain et l’intrication du bien et du mal. Mais tout ce qui se passe est conservé en lui, notre vie ne peut pas se perdre parce qu’elle est dans ses mains.
Prions la Vierge Marie, afin qu’elle nous aide, à travers les événements joyeux et tristes de ce monde, à garder une espérance ferme dans l’éternité et dans le Royaume de Dieu. Prions la Vierge Marie pour qu’elle nous aide à comprendre en profondeur cette vérité : Dieu n’abandonne jamais ses enfants !

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« Aujourd’hui c’est le temps de la mission et du courage ! »
«Aujourd’hui c’est le temps de la mission et c’est le temps du courage !», a lancé le pape François le 23 octobre 2016, pour la Journée missionnaire mondiale. Quelque 50 000 personnes, selon la Gendarmerie vaticane, étaient présentes place Saint-Pierre pour l’angélus dominical avec le pape.
Introduisant la prière mariale, le pape François a invité les chrétiens à «retrouver le goût de se dépenser pour l’Evangile» et à «reprendre confiance dans la force de la mission». Il a encouragé à s’engager dans la mission «comme si le résultat dépendait de nos efforts» mais «en sachant que le vrai succès de notre mission est don de la Grâce».
«Avoir du courage, a-t-il expliqué, ne signifie pas avoir la garantie du succès. Il nous est demandé du courage pour lutter, non nécessairement pour vaincre; pour annoncer, non nécessairement pour convertir. Il nous est demandé du courage pour être des alternatives au monde, mais sans jamais faire de polémiques ou être agressifs». Traduction de Zenit, Anne Kurian
Paroles du pape François avant l’angélus
Chers frères et sœurs, bonjour !
La seconde lecture de la Liturgie de la Parole du jour nous présente l’exhortation de saint Paul à Timothée, son collaborateur, dans laquelle il repense à son existence d’apôtre totalement consacré à la mission (cf. 2 Tm 4,6-8.16-18). Voyant désormais approcher la fin de son chemin terrestre, il la décrit en référence à trois saisons : le présent, le passé, le futur.
Le présent, il l’interprète avec la métaphore du sacrifice : «Je suis déjà offert en sacrifice» v.6.
Pour ce qui regarde le passé, Paul indique le chemin parcouru avec les images du «bon combat» et de la «course» d’un homme qui a été cohérent avec ses engagements et ses responsabilités cf. v.7; par conséquent, pour l’avenir il se confie dans la reconnaissance de la part de Dieu, qui est «juste juge» v.8. Mais la mission de Paul se révèle efficace, juste et fidèle seulement grâce à la proximité et à la force du Seigneur, qui a fait de lui un annonciateur de l’Evangile à tous les peuples. Voici son expression : «Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent.» v.17.
Dans ce récit autobiographique de saint Paul se reflète l’Eglise, spécialement aujourd’hui, Journée missionnaire mondiale, dont le thème est «Eglise missionnaire, témoin de miséricorde». En Paul la communauté chrétienne trouve son modèle, dans la conviction que c’est la présence du Seigneur qui rend efficace le travail apostolique et l’œuvre d’évangélisation. L’expérience de l’Apôtre des gentils nous rappelle que nous devons nous engager dans les activités pastorales et missionnaires, d’une part comme si le résultat dépendait de nos efforts, avec l’esprit de sacrifice de l’athlète qui ne s’arrête pas face aux défaites ; de l’autre, cependant, en sachant que le vrai succès de notre mission est don de la Grâce : c’est l’Esprit Saint qui rend efficace la mission de l’Eglise dans le monde.
Aujourd’hui c’est le temps de la mission et c’est le temps du courage ! Courage de fortifier les pas vacillants, de reprendre le goût de se dépenser pour l’Evangile, de reprendre confiance dans la force que la mission porte en elle. C’est le temps du courage, même si avoir du courage ne signifie pas avoir la garantie du succès. Il nous est demandé du courage pour lutter, non nécessairement pour vaincre; pour annoncer, non nécessairement pour convertir. Il nous est demandé du courage pour être des alternatives au monde, mais sans jamais faire de polémiques ou être agressifs. Il est demandé du courage pour nous ouvrir à tous, sans jamais diminuer l’absolu et l’unicité du Christ, unique sauveur de tous. Il nous est demandé du courage pour résister à l’incrédulité, sans devenir arrogants. Il nous est demandé aussi le courage du publicain de l’Evangile d’aujourd’hui, qui avec humilité n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais se frappait la poitrine en disant : «O Dieu, aie pitié de moi pécheur». Aujourd’hui c’est le temps du courage ! Aujourd’hui il faut du courage !
Que la Vierge Marie, modèle de l’Eglise «en sortie» et docile à l’Esprit Saint, nous aide à être tous, par la force de notre Baptême, disciples missionnaires pour porter le message du salut à toute la famille humaine.
Source : https://fr.zenit.org/articles/aujourdhui-cest-le-temps-de-la-mission-et-du-courage/

 

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  Le Pape  confie l’avenir du monde à la Vierge Marie
 
Reprenant les paroles de Jean-Paul II seize ans plus tôt, le pape François a confié l’avenir de la planète à la Vierge Marie, le 9 octobre 2016, à l’occasion du Jubilé marial : « Ô Mère … nous voulons te confier l’avenir qui nous attend. L’humanité … peut faire de ce monde un jardin, ou le réduire à un amas de cendres ».
Depuis la place Saint-Pierre où il venait de célébrer la messe dominicale, le pape a introduit la prière de l’angélus en remerciant les dizaines de milliers de pèlerins présents. Parmi eux, 94 délégations de sanctuaires mariaux du monde entier.
Paroles du pape François avant l’angélus
Chers frères et sœurs,
J’ai appris avec douleur les graves conséquences causées par l’ouragan qui ces derniers jours a touché les Caraïbes, spécialement Haïti, en faisant de nombreuses victimes et déplacés, en plus de dégâts matériels considérables. J’assure les populations de ma proximité et j’exprime ma confiance dans le sens de solidarité de la Communauté internationale, des institutions catholiques et des personnes de bonne volonté. Je vous invite à vous unir à ma prière pour ces frères et sœurs si durement éprouvés.
Hier à Oviedo (Espagne) le prêtre Genaro Fueyo Castañón et trois compagnons laïcs ont été proclamés bienheureux. Louons le Seigneur pour ces témoins héroïques de la foi, agrégés au rang des martyrs qui ont offert leur vie au nom du Christ.
J’adresse mon salut le plus cordial à vous tous, chers pèlerins, qui avez participé à ce Jubilé marial. Merci de votre présence ! Avec vous je voudrais redire les paroles que saint Jean-Paul II prononça le 8 octobre 2000, dans l’Acte de confiance à Marie : « Ô Mère … nous voulons te confier l’avenir qui nous attend. L’humanité … peut faire de ce monde un jardin, ou le réduire à un amas de cendres ». A ce carrefour, que la Vierge nous aide à choisir la vie, en accueillant et en pratiquant l’Evangile du Christ Sauveur. Traduction de Zenit, Anne Kurian Source : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-confie-lavenir-du-monde-a-la-vierge-marie/
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VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS 
(30 SEPTEMBRE – 2 OCTOBRE 2016)
Centre Salésien – Bakou Dimanche, 2 octobre 2016
 
Chers frères et sœurs,
Au cours de cette célébration eucharistique j’ai rendu grâce à Dieu avec vous, mais aussi pour vous : ici, la foi, après les années de la persécution, a accompli des merveilles. Je voudrais rappeler les nombreux chrétiens courageux qui ont fait confiance au Seigneur et qui ont été fidèles dans l’adversité. Comme le fit saint Jean-Paul II, je vous adresse à tous les paroles de l’Apôtre Pierre : « Honneur à vous qui croyez ! »
(1P 2, 7 ; Homélie*, Baku, 23 mai 2002 : Enseignements XXV, 1 [2002], 852).
Notre pensée va maintenant à la Vierge Marie, qui est vénérée dans ce pays, pas seulement par les chrétiens. Nous nous adressons à elle avec les paroles par lesquelles l’Ange Gabriel lui porta la joyeuse annonce du salut préparé par Dieu pour l’humanité.
Dans la lumière qui resplendit du visage maternel de Marie, je vous adresse un salut cordial, chers frères de l’Azerbaïdjan, encourageant chacun à témoigner avec joie de la foi, de l’espérance et de la charité, unis entre vous et à vos pasteurs. Je salue et je remercie en particulier la famille salésienne, qui prend beaucoup soin de vous et qui promeut diverses bonnes œuvres, ainsi que les Sœurs Missionnaires de la Charité : continuez avec enthousiasme votre travail au service de tous !
Confions ces vœux à l’intercession de la Très Sainte Mère de Dieu et invoquons sa protection pour vos familles, pour les malades et les personnes âgées, pour tous ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur esprit.
[Angélus]
[Bénédiction]
On peut penser que le Pape prend beaucoup de temps : faire tant de kilomètres de voyage pour visiter une petite communauté de 700 personnes, dans un pays de 2 millions… Cependant c’est une communauté non uniforme parce que parmi vous on parle l’azéri, l’italien, l’anglais, l’espagnol… : tant de langues… C’est une communauté de périphérie. Mais le Pape, en cela, imite l’Esprit Saint : Lui aussi est descendu du ciel dans une petite communauté de périphérie enfermée au Cénacle. Et à cette communauté qui avait peur, se sentait pauvre et peut-être persécutée, ou laissée de côté, il donne le courage, la force, l’assurance pour aller de l’avant et proclamer le nom de Jésus ! Et les portes de cette communauté de Jérusalem, qui étaient fermées par la peur ou la honte, s’ouvrent tout grand et en sort la force de l’Esprit. Le Pape perd du temps comme l’a perdu l’Esprit Saint à ce moment !
Deux choses seulement sont nécessaires : dans cette communauté, il y avait la Mère – n’oubliez pas la Mère !- ; et dans cette communauté, il y avait la charité, l’amour fraternel que l’Esprit Saint a reversé sur eux. Courage ! En avant ! Go ahead ! Sans peur, en avant !
Source:http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2016/documents/papa-francesco_angelusazerbaijan_20161002.html
*HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE
Jean Paul II Bakou – Palais des Sports Jeudi 23 mai 2002
  1. «Honneur à vous qui avez la foi !» (1 P 2, 7)Oui, chers Frères et Sœurs de la communauté catholique de Bakou, et vous tous qui venez des communautés catholiques des pays voisins, «honneur à vous qui avez la foi !»  Je salue également les chrétiens de l’Église orthodoxequi se sont unis à nous en ce moment solennel de prière, avec leur Évêque Alexander. À eux aussi j’adresse le salut de l’Apôtre Pierre aux premiers chrétiens : «Honneur à vous qui avez la foi !»
L’Église universelle rend honneur à ceux qui ont su se maintenir fidèles aux engagements découlant de leur Baptême. Je m’adresse en particulier à ceux qui habitent de façon stable dans ce pays et qui ont connu le drame de la persécution marxiste, supportant les conséquences de leur adhésion fidèle au Christ. Chers Frères et Sœurs, vous avez vu votre religion tournée en dérision, comme une simple superstition, comme une tentative de fuir les responsabilités de l’engagement dans l’histoire. C’est pourquoi vous avez été considérés comme des citoyens de seconde classe et vous avez été humiliés et marginalisés de multiples manières.
  1. «Honneur à vous qui avez la foi !» Honneur à vos ancêtres, à vos pères et mères, qui ont cultivé en vous le germe de la foi et qui l’ont arrosé de prière, lui permettant ainsi de croître et de porter du fruit. Honneur à toi aussi, je veux le dire encore une fois,sainte Église orthodoxequi as ouvert tes portes aux fidèles catholiques restés sans bergerie et sans pasteurs. Que le Seigneur récompense ta générosité !
J’adresse un salut particulier au Supérieur de la «missio sui iuris» et à la communauté salésienne qui œuvre avec lui à la pastorale des catholiques. Chers Frères et Sœurs, vous êtes la preuve vivante que la foi en Dieu opère des prodiges. Peu nombreux, appartenant à différents groupes ethniques, dispersés sur un vaste territoire, vous avez été gardés tous ensemble dans l’unité par le Bon Pasteur.
  1. «Je suis le Bon Pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent», dit le Seigneur dans le passage de l’Évangile que nous avons entendu proclamer. Vraiment, Seigneur Jésus, tu connaissais tes brebis, même quand elles étaient persécutées et obligées de se cacher. Tu les connaissais et tu étais à côté d’elles pour les soutenir quand, découragées par le dur isolement physique et moral, elles étaient tentées de se disperser.
Pour leur part, tes brebis n’ont pas cessé de te connaître et de te reconnaître, d’éprouver le réconfort de ta présence, de te suivre malgré les aspérités du chemin. Quel merveilleux échange ! Tu avais livré ta vie pour elles, et elles livraient leur vie pour toi, en priant pour que leur foi ne défaille pas. Et de même que tu as repris vie, de même la communauté des survivants, recouvrant la liberté, a redécouvert la joie de se rassembler pour célébrer sa foi dans ta maison, d’où monte de nouveau maintenant vers le ciel, tel un parfum d’encens, la prière de louange et d’action de grâce.
  1. Chers Frères et Sœurs, fils très aimés de l’Église catholique,aujourd’hui le Pape est avec vous. Lui aussi connaît vos souffrances, et il vous a tous portés dans son cœur durant les années de votre pèlerinage dans le désert de la persécution. Aujourd’hui, il est venu participer à votre joie pour la liberté retrouvée; il est venu vous soutenir sur votre route qui a pour but ultime la terre promise du ciel, où le Seigneur de la vie essuiera toute larme : «La mort n’existera plus; et il n’y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse; car la première création aura disparu» (Ap21, 4).
Soutenus par cette certitude, vous sentez que c’est maintenant un temps de joie, un temps d’espérance. Nous en trouvons un signe et une manifestation dans la première pierre de la future église paroissiale, que je bénirais à la fin de la Messe. Le Pape vous apporte la salutation et l’estime de toute l’Église catholique. Aujourd’hui, tous les yeux sont tournés vers toi, «petit troupeau» (Lc 12, 32). Sois sans crainte ! Ouvre ton cœur, et mets ton espérance dans le Seigneur. Tu fais déjà l’expérience de la résurrection, comme si tu anticipais la rencontre définitive avec le Christ glorieux.
  1. Église qui vis en Azerbaïdjan, je voudrais aujourd’huite laisser comme consignece que nous avons demandé dans la prière d’ouverture de l’Eucharistie de ce jour. Tu dois te sentir «un peuple qui se rassemble de toutes les nations de la terre dans l’unité d’un même esprit».
Votre communauté, chers Frères et Sœurs, manifeste symboliquement cette universalité, elle qui est composée de personnes de diverses provenances, certaines ayant un passé et une perspective de stabilité, d’autres étant de passage vers d’autres terres. Nous ne formons tous qu’un seul peuple, animé par un seul Esprit. Là où est célébrée l’Eucharistie, là est présente l’Église, «une, sainte, catholique et apostolique».
Il me semble en ce moment que la colonnade du Bernin, ces bras qui, de la Basilique Saint-Pierre de Rome, s’élancent pour embrasser le monde, arrive en esprit jusqu’à nous pour te serrer sur le cœur du Christ et de son Église, toi aussi, petite communauté catholique de l’Azerbaïdjan. Dans cette étreinte, le cœur de toute l’Église bat d’émotion et d’amour pour toi. Avec elle et en elle bat le cœur du Pape, qui est venu jusqu’ici pour te dire qu’il t’aime et qu’il ne t’a jamais oubliée.
  1. Sois fidèle à ta mission ! Tu l’as été dans l’épreuve, quand tu portais dans les larmes la semence à jeter. Sois-le maintenant dans la joie tandis que tu te prépares à rapporter les gerbes (cf.Ps125, 6). Ta mission est de conserver la foi et d’en témoigner par une vie qui soit une prophétie, pour que le monde croie. Puissent tes frères et tes sœurs de ce pays, en te regardant, voir combien tu croies, combien tu espères, combien tu aimes ! Tel sera pour toi la façon de montrer la présence du Ressuscité. Que ton témoignage, qui ne peut pas compter sur les ressources des médias, s’impose par la force de la grâce du Christ, levain invisible mais capable de faire lever toute la pâte.
Partage les joies et les espoirs de l’humanité qui vit à côté de toi et avec toi : tu en fais partie, et avec elle tu dois espérer et travailler pour des lendemains qui soient meilleurs pour tous. Tout en gardant la prudence, aie le courage de la nouveauté ! Cette terre, elle aussi, a besoin de nouveauté ! Non pas la nouveauté qui n’apporte qu’incertitude et précarité, non ! Mais une nouveauté qui redonne à tous, en particulier aux jeunes, l’envie de vivre et de lutter pour un monde plus juste et plus solidaire.
  1. Regarde-les, ces jeunes ! Ils sont exposés à se laisser prendre par le mirage de l’oisiveté démotivée, de la richesse facile et malhonnête. Mais ils sont aussi en mesure de vibrer pour un idéal et de risquer l’héroïsme du sacrifice pour faire triompher la justice et œuvrer à l’affermissement de la liberté et de la paix. Il faut leur apprendre à n’avoir pas peur d’oser. Il faut leur ouvrir la lumineuse perspective de la foi, de l’amitié du Christ.Il n’y a pas de hardiesse dans le bien qui ne trouve compréhension dans le Christ, lui qui est éternellement jeune !
Église qui pries, qui espères et qui aimes sur cette terre de l’Azerbaïdjan, le Pape invoque sur toi la Bénédiction du Seigneur. Porte-la à tes pauvres, à tes malades, à ceux qui souffrent. Porte-la à tous comme une grâce et un amour contagieux. N’oublie jamais que tu es appelée à être levain et âme, car le Seigneur est avec toi et qu’il te précède sur la route. Amen !
Source:http://w2.vatican.va/content/john-paulii/fr/homilies/2002/documents/hf_jp
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Jubilé des catéchistes : « Témoignez par votre vie de ce que vous transmettez par la catéchèse »
Avant l’angélus, le pape encourage les catéchistes
«Témoignez par votre vie de ce que vous transmettez par la catéchèse» : c’est l’encouragement exprimé par le pape François aux catéchistes du monde rassemblés Place Saint-Pierre pour leur Jubilé de la miséricorde, ce dimanche 25 septembre 2016.
« Et enfin je vous salue spécialement, vous tous, très chers catéchistes ! », a dit le pape au terme de la messe, avant la prière de l’angélus.
«Merci de votre engagement dans l’Eglise au service de l’évangélisation, dans la transmission de la foi. Que la Vierge Marie vous aide à persévérer sur le chemin de la foi, et à témoigner par votre vie de ce que vous transmettez par la catéchèse», a ajouté le pape, en italien, avant de prier l’angélus et de donner sa bénédiction finale.
Après la messe, le pape a rencontré et béni un à un des catéchistes de différents continents, prêtres et laïcs. Puis il a salué la foule en passant en «papamobile» dans les allées de la Place Saint-Pierre.
Les catéchistes du monde entier ont pu vivre leur «jubilé» à Rome, en communion avec les catéchistes du monde, en franchissant la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre notamment, pendant trois jours.
La catéchèse centrale de leur jubilé a été guidée par la représentation de la Vocation de saint Matthieu par Le Caravage: un tableau qui se trouve en l’église romaine de Saint-Louis-des-Français restée ouverte exceptionnellement le soir pour permettre aux catéchistes pèlerins de contempler cette œuvre devant laquelle le pape Bergoglio s’est souvent lui-même recueilli.
Source : https://fr.zenit.org/articles/jubile-des-catechistes-temoignez-par-votre-vie-de-ce-que-vous-transmettez-par-la-catechese/
 
Homélie du Pape en présence de plus de 15000 catéchistes du monde entier
L’Apôtre Paul, dans la seconde lecture, adresse à Timothée, mais aussi à nous, quelques recommandations qui lui tiennent à cœur. Parmi elles, il demande de «garder le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable» (1Tm 6, 14). Il parle simplement d’un commandement. Il semble qu’il veuille faire fixer notre regard sur ce qui est essentiel pour la foi. Saint Paul, en effet, ne recommande pas beaucoup de points ni d’aspects, mais il souligne le centre de la foi. Ce centre autour duquel tout tourne, ce cœur palpitant qui donne vie à tout, c’est l’annonce pascale, la première annonce : le Seigneur Jésus est ressuscité, le Seigneur Jésus t’aime, il a donné sa vie pour toi ; ressuscité et vivant, il est présent à tes côtés et il t’attend chaque jour. Nous ne devons jamais l’oublier. En ce Jubilé des catéchistes, il nous est demandé de ne pas nous lasser de mettre en premier l’annonce principale de la foi : le Seigneur est ressuscité.  Il n’y a pas de contenu plus important, rien de plus solide et actuel. Tout le contenu de la foi devient beau s’il est relié à ce centre, s’il est traversé par l’annonce pascale. En revanche, s’il est isolé, il perd sens et force. Nous sommes toujours appelés à vivre et à annoncer la nouveauté de l’amour du Seigneur : «Jésus t’aime vraiment, comme tu es. Fais-lui une place : malgré les déceptions et les blessures de la vie, laisse-lui la possibilité de t’aimer. Il ne te décevra pas».
Le commandement dont parle saint Paul nous fait penser aussi au commandement nouveau de Jésus : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jn 15, 12). C’est en aimant que l’on annonce le Dieu-Amour. Non pas en cherchant à convaincre, jamais en imposant la vérité, non plus en se raidissant sur des obligations religieuses ou morales. Dieu est annoncé en rencontrant les personnes, en prêtant attention à leur histoire et à leur chemin. Car le Seigneur n’est pas une idée, mais une personne vivante : son message passe par le témoignage simple et vrai, par l’écoute et l’accueil, par la joie qui rayonne. On ne parle pas bien de Jésus quand on est triste : on ne transmet pas non plus la beauté de Dieu en faisant seulement de belles prédications. Le Dieu de l’espérance est annoncé en vivant aujourd’hui l’Evangile de la charité, sans peur d’en témoigner aussi sous des formes nouvelles d’annonces.
L’Evangile de ce dimanche nous aide à comprendre ce que veut dire aimer, et surtout à éviter certains risques. Dans la parabole, il y a un homme riche qui ne remarque pas Lazare, un pauvre qui est « devant son portail» (Lc 16, 20). Ce riche, en réalité, ne fait de mal à personne, on ne dit pas qu’il est mauvais. Mais il a une infirmité plus grande que celle de Lazare, qui est «couvert d’ulcères» (ibid.) : ce riche souffre d’une grande cécité, parce qu’il ne réussit pas à regarder au-delà de son monde fait de banquets et de beaux vêtements. Il ne voit pas derrière la porte de sa maison où est allongé Lazare, parce que ce qui se passe dehors ne l’intéresse pas. Il ne voit pas avec les yeux car il ne sent pas avec le cœur. La mondanité qui anesthésie l’âme est entrée dans son cœur. La mondanité est comme un «trou noir» qui engloutit le bien, qui éteint l’amour parce qu’elle ramène tout au moi. On ne voit plus alors que les apparences et on ne prête plus attention aux autres, car on devient indifférent à tout. Souvent, celui qui souffre de cette grave cécité se met à «loucher» : il regarde avec révérence les personnes célèbres, de haut rang, admirées du monde, et il détourne le regard des nombreux Lazare d’aujourd’hui, des pauvres et de ceux qui souffrent, qui sont les préférés du Seigneur.
Mais le Seigneur regarde celui qui est négligé et mis à l’écart du monde. Lazare est le seul personnage, dans toutes les paraboles de Jésus, à être appelé par son nom. Son nom veut dire «Dieu aide». Dieu ne l’oublie pas, il l’accueillera au banquet de son Royaume, avec Abraham, dans une communion riche en affections. En revanche, l’homme riche, dans la parabole, n’a même pas de nom ; sa vie est oubliée, car celui qui vit pour soi ne fait pas l’histoire. Et un chrétien doit faire l’histoire ! Il doit sortir de lui-même, pour faire l’histoire ! Mais celui qui vit pour soi ne fait pas l’histoire.  L’insensibilité d’aujourd’hui creuse des abîmes infranchissables à jamais. Et nous sommes tombés, à présent, dans cette maladie de l’indifférence, de l’égoïsme, de la mondanité.
Il y a un autre détail dans la parabole, un contraste. La vie opulente de cet homme sans nom est décrite comme ostentatoire : tout en lui réclame des besoins et des droits. Même mort il insiste pour être aidé et prétendre à ses intérêts. La pauvreté de Lazare, en revanche, s’exprime avec une grande dignité : aucune lamentation, protestation ni parole de mépris ne sort de sa bouche. C’est un enseignement précieux : en tant que serviteurs de la parole de Jésus nous sommes appelés à ne pas étaler une apparence et à ne pas rechercher la gloire ; nous ne pouvons pas non plus être tristes ni nous lamenter. Ne soyons pas des prophètes de malheur qui se complaisent à dénicher les dangers ou les déviances ; ne soyons pas des gens qui se retranchent dans leurs propres environnements en émettant des jugements amers sur la société, sur l’Eglise, sur tout et sur tous, polluant le monde de choses négatives. Celui qui est familier de la Parole de Dieu ne connaît pas le scepticisme qui se lamente.
Celui qui annonce l’espérance de Jésus est porteur de joie et voit loin, il a des horizons, il n’a pas un mur qui le ferme ; il voit loin car il sait regarder au-delà du mal et des problèmes. En même temps il voit bien de près, car il est attentif au prochain et à ses nécessités. Aujourd’hui, le Seigneur nous le demande : devant tant de Lazare que nous voyons, nous sommes appelés à nous inquiéter, à trouver des chemins pour rencontrer et aider, sans déléguer toujours aux autres et dire «je t’aiderai demain, aujourd’hui je n’ai pas le temps, je t’aiderai demain». Et c’est un péché. Le temps donné pour porter secours aux autres est du temps donné à Jésus, c’est de l’amour qui demeure : c’est notre trésor au ciel que nous nous procurons ici sur terre.
En conclusion, chers catéchistes et chers frères et sœurs, que le Seigneur nous donne la grâce d’être renouvelés chaque jour par la joie de la première annonce : Jésus est mort et ressuscité, Jésus nous aime personnellement ! Qu’il nous donne la force de vivre et d’annoncer le commandement de l’amour, en dépassant la cécité de l’apparence et les tristesses mondaines. Qu’il nous rende sensibles aux pauvres, qui ne sont pas un appendice de l’Evangile, mais une page centrale, toujours ouverte devant tous.
Pape François, source : http://www.evangelium-vitae.org/documents/3973/le-pape-nousdit/fran%C3%A7ois/2016–hom%C3%A9lies-discours-audiences-angelus/jubil%C3%A9-des-cat%C3%A9chistes–hom%C3%A9lie-du-pape–2592016htm
 
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Engelmar Unzeitig : « A la haine, il a opposé l’amour, à la férocité la douceur »
« A la haine, il a opposé l’amour, à la férocité la douceur » fait observer le pape qui a évoqué le bienheureux prêtre catholique Engelmar Unzeitig (1911-1945), martyr du nazisme, avant la prière de l’angélus et au terme de la messe pour le Jubilé des catéchistes.
Le pape François a en effet évoqué le bienheureux prêtre catholique Engelmar Unzeitig, martyr l’a donné en exemple en disant: « Cher frères et soeurs, Engelmar Unzeitig a été proclamé bienheureux hier, à Wurzbourg (Allemagne): ce prêtre de la congrégation des Missionnaires de Mariannhill a été tué en haine de la foi au camp d’extermination de Dachau. A la haine, il a opposé l’amour, à la férocité il a répond  par la douceur. »
Il a souligné le fruit de cette béatification à demander par les baptisés : « Que son exemple nous aide à être des témoins de la charité et de l’espérance même au milieu des tribulations. »
Il est mort «martyr» en déportation à Dachau en 1945, et sa béatification a eu lieu hier, samedi 24 septembre 2016, à  Wurzbourg, en Allemagne. Surnommé « L’ange de Dachau » – avec un jeu de mot sur son prénom « Engel (=Ange)-mar », il a soigné et consolé les détenus mourants du camp de concentration.
Le représentant du pape, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a présidé la messe de la béatification.
Né le 1er mars 1911 à Greifendorf, en République tchèque aujourd’hui, le père Unzeitig est entré au séminaire, chez les Missionnaires de Mariannhill, à 18 ans. Ordonné prêtre à 28 ans, il choisit comme devise : « Si personne ne veut y aller, j’irai! ».
Il critiqua le régime de Hitler, protestant notamment contre les persécutions des Juifs. De la chaire de l’église, pendant la messe, il invitait les  catholiques à «rester fidèles» à Dieu et à résister aux «mensonges» du régime.
Arrêté par la Gestapo et emprisonné en juin 1941, il est déporté à Dachau, sans jugement. Il commence à y apprendre le russe afin de mieux aider les prisonniers d’Europe orientale.
Il gagne une réputation de «saint» en soignant les détenus malades. Pendant l’hiver 1944-1945, une épidémie de typhus se déclencha à Dachau. Avec les autres prêtres-prisonniers, le père Unzeitig entrait dans les baraques des malades où les officiers SS n’osaient plus entrer.  Tout en étant conscient des risques qu’il courait, il soignait, lavait, consolait les mourants et il priait avec eux.
Finalement, le père Unzeitig souffrit lui aussi du typhus et il s’éteignit le 2 mars 1945, quelques semaines avant  la libération du camp par les Américains.
« La grâce de Dieu Tout-Puissant nous aide à surmonter tout obstacle, a écrit le père Unzeitig dans une lettre écrite de Dachau à sa sœur.  L’amour double notre force, nous rend inventifs, heureux et libres… Même derrière les plus grands sacrifices et les pires souffrances, Dieu est là, avec son amour paternel. »
Le père Engelmar Unzeitig  a été déclaré vénérable par le pape Benoît XVI en 2009. Le 21 janvier 2016, le pape François a reconnu son martyr : un autre « miracle » n’est pas nécessaire pour sa béatification. Pour sa canonisation, il faudra la reconnaissance d’un miracle comme dû à sa prière d’intercession.

Source : https://fr.zenit.org/articles/engelmar-unzeitig-a-la-haine-il-a-oppose-lamour-a-la-ferocite-la-douceur/

 

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Répondre à la « ruse mondaine » par la « ruse chrétienne »

Répondre à la «ruse mondaine», qui est « corruption » et « mensonge », par la « ruse chrétienne », marquée par l’honnêteté, le respect des autres, le sens du devoir. C’est le défi lancé aux croyants par le pape François, le 18 septembre 2016, lors de l’angélus place Saint-Pierre.

En présidant la prière mariale depuis une fenêtre du palais apostolique, le pape a exhorté à « s’éloigner de l’esprit et des valeurs du monde, qui plaisent tant au démon, pour vivre selon l’Evangile ». Si la mondanité est la voie « la plus confortable à parcourir », elle est cependant un choix « erroné », a-t-il mis en garde.

Chaque être humain est amené à choisir entre « deux styles de vie opposés », a insisté le pape : il s’agit de « faire un choix clair » entre deux chemins : « entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre égoïsme et altruisme, entre bien et mal ».

Le pape François a aussi mis en garde contre la corruption qui produit une « accoutumance » comme « les drogues » et génère « pauvreté, exploitation, souffrance ». « Combien de victimes aujourd’hui dans le monde, a déploré le pape, combien de victimes de cette corruption répandue ! » AK

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui Jésus nous fait réfléchir sur deux styles de vie opposés : le style mondain et le style de l’Evangile. L’esprit du monde n’est pas l’esprit de Jésus. Et il le fait par le récit de la parabole de l’administrateur infidèle et corrompu, qui est salué par Jésus malgré sa malhonnêteté (cf. Lc 16,1-13). Il faut préciser tout de suite que cet administrateur n’est pas présenté comme un modèle à suivre, mais comme exemple de ruse.

Cet homme est accusé de mauvaise gestion des affaires de son maître et, avant d’être renvoyé, il cherche habilement à s’attirer la bienveillance des débiteurs, en leur remettant une partie de leur dette pour s’assurer ainsi un avenir. En commentant ce comportement, Jésus fait observer : « Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. » (v. 8).

A une telle ruse mondaine nous sommes appelés à répondre avec la ruse chrétienne, qui est un don de l’Esprit-Saint. Il s’agit de s’éloigner de l’esprit et des valeurs du monde, qui plaisent tant au démon, pour vivre selon l’Evangile. Et la mondanité, comment se manifeste-t-elle ? La mondanité se manifeste par des attitudes de corruption, de mensonge, d’abus, et constitue la voie la plus erronée, la voie du péché – parce que l’une conduit à l’autre, comme une chaîne – même si elle est, c’est vrai, la plus confortable à parcourir, généralement. Au contraire, l’esprit de l’Evangile exige un style de vie sérieux – mais joyeux, plein de joie ! -, engageant, marqué par l’honnêteté, la correction, le respect des autres et de leur dignité, le sens du devoir. C’est la ruse chrétienne !

Le parcours de la vie comporte nécessairement un choix entre deux chemins : entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre égoïsme et altruisme, entre bien et mal. On ne peut pas osciller entre l’un et l’autre, car ils se meuvent selon deux logiques différentes et opposées. Le prophète Elie disait au peuple d’Israël qui marchait sur ces deux chemins : « Mais vous boitez des deux pieds ! ». C’est une belle image. Il est important de décider quelle direction prendre et puis, une fois la voie juste choisie, de marcher avec élan et détermination, en se confiant à la grâce du Seigneur et au soutien de l’Esprit.

La conclusion du passage évangélique est forte et catégorique : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » (v. 13).

Par cet enseignement, Jésus aujourd’hui nous exhorte à faire un choix clair entre Lui et l’esprit du monde, entre la logique de la corruption, de l’abus et de l’avidité et celle de la rectitude, de la douceur, du partage. On se comporte avec la corruption comme avec les drogues : on pense pouvoir l’utiliser et arrêter quand on veut. Et très vite on commence un pourboire par-ci, un pot-de-vin par-là, et avec cela, lentement, on perd sa liberté. La corruption aussi produit accoutumance, et génère pauvreté, exploitation, souffrance. Combien de victimes aujourd’hui dans le monde, combien de victimes de cette corruption répandue ! Quand en revanche nous cherchons à suivre la logique évangélique de l’intégrité, de la limpidité dans les intentions et dans les comportements, de la fraternité, nous devenons artisans de justice et nous ouvrons des horizons d’espérance et de paix pour l’humanité. Dans la gratuité et dans le don de nous-mêmes aux frères, nous servons le maître juste : Dieu.

Que la Vierge Marie nous aide à choisir en toute occasion et à tout prix la voie juste, en trouvant aussi le courage d’aller à contre-courant, pour suivre Jésus et son Evangile. Traduction de Zenit, Anne Kurian

source : https://fr.zenit.org/articles/repondre-a-la-ruse-mondaine-par-la-ruse-chretienne/

 

 

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«Personne n’est irrécupérable!»
Le pape François commente les trois paraboles de la miséricorde (Luc 15)
« Il n’y a personne d’irrécupérable, personne n’est irrécupérable ! », s’est exclamé le pape François qui a commenté les trois paraboles de la miséricorde (Luc 15) avant l’angélus de midi, ce dimanche, 11 septembre 2011, Place Saint-Pierre, en présence de milliers de visiteurs.
« Avez-vous déjà pensé qu’à chaque fois que nous venons au confessionnal, il y a de la joie dans le ciel ? Avez-vous pensé à cela ? Que c’est beau ! Cela nous donne une grande espérance, parce qu’il n’y a pas de péché dans lequel nous soyons tombés dont, par la grâce de Dieu, nous ne puissions nous relever. Il n’y a personne d’irrécupérable, personne n’est irrécupérable ! », s’est exclamé le pape qui a souligné l’atmosphère de joie te de fête des trois paraboles. AB
Paroles du pape François avant l’angélus
Chers frères et sœurs, bonjour!
La liturgie d’aujourd’hui nous propose le chapitre 15 de l’évangile de Luc, considéré comme le chapitre de la miséricorde, qui recueille trois paraboles par lesquelles Jésus répond aux murmures des scribes et des pharisiens.
Ils critiquent son comportement et ils disent : « Celui-là accueille les pécheurs et il mange avec eux » (v. 2). Par ces trois récits, Jésus veut faire comprendre que Dieu le Père est le premier à avoir une attitude accueillante et miséricordieuse envers les pécheurs. C’est l’attitude de Dieu.
Dans la première parabole, Dieu est présenté comme un berger qui laisse ses quatre-vingt-dix-neuf brebis pour aller à la recherche de celle qui est perdue.
Dans la deuxième, il est comparé à une femme qui a perdu une pièce de monnaie et qui la cherche jusqu’à ce qu’elle la trouve.
Dans la troisième parabole, Dieu est imaginé comme un père qui accueille son fils qui s’était éloigné ; la figure du père révèle le cœur de Dieu, du Dieu miséricordieux, manifesté en Jésus.
Un élément commun à ces paraboles est exprimé par les verbes qui signifient « se réjouir ensemble, faire la fête ». On ne parle pas de deuil. On se réjouit, on fait la fête.
Le berger appelle ses amis et ses voisins et il leur dit: « Réjouissez-vous avec moi, parce que j’ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue ». La femme appelle ses amies et ses voisines en disant : « Réjouissez-vous avec moi parce que j’ai trouvé la pièce de monnaie que j’avais perdue » (v. 9); le père dit à son autre fils: « Il faut faire la fête et se réjouir car ton frère qui était mort est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé » (v. 32).
Dans les deux premières paraboles, l’accent est mis sur la joie si irrépressible qu’elle doit être partagée avec « amis et voisins ». Dans la troisième parabole, l’accent est mis sur la fête qui part du cœur du père miséricordieux et s’étend à toute la maison. Cette fête de Dieu pour ceux qui reviennent à lui repentis est tout à fait en harmonie avec l’Année jubilaire que nous sommes en train de vivre, comme le dit le mot « jubilé » lui-même !
Par ces trois paraboles, Jésus nous présente le vrai visage de Dieu : un Père aux bras ouvert, qui traite les pécheurs avec tendresse et compassion. La parabole qui émeut le plus – qui émeut tout le monde -, parce qu’elle manifeste l’amour infini de Dieu, c’est celle du père qui serre contre lui et qui embrasse son fils retrouvé.
Et ce qui frappe le plus ce n’est pas tant la triste histoire d’un jeune qui se précipite dans la dégradation, mais ses paroles décisives : « Je me lèverai et j’irai chez mon père » (v. 18). Le chemin du retour vers la maison est le chemin de l’espérance et de la vie nouvelle. Dieu attend toujours que nous nous remettions en voyage, il nous attend avec patience, il nous voit alors que nous sommes encore loin, il court à notre rencontre, il nous embrasse, il nous donne des baisers, il nous pardonne. Dieu est comme cela ! Nous Père est comme cela !
Et son pardon efface le passé et nous régénère dans l’amour. Il oublie le passé : voilà la faiblesse de Dieu. Quand il nous embrasse et qu’il nous pardonne, il perd la mémoire, il n’a pas de mémoire ! Il oublie le passé. Lorsque nous, pécheurs, nous nous convertissons et nous nous laissons retrouver par Dieu, ce ne sont pas des reproches et des duretés qui nous attendent, parce que Dieu sauve, accueille de nouveau chez lui avec joie et il fait la fête.
Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus lui-même parle ainsi : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15,7).
Alors je vous pose la question : avez-vous déjà pensé qu’à chaque fois que nous venons au confessionnal, il y a de la joie dans le ciel ? Avez-vous pensé à cela ? Que c’est beau !
Cela nous donne une grande espérance, parce qu’il n’y a pas de péché dans lequel nous soyons tombés dont, par la grâce de Dieu, nous ne puissions nous relever. Il n’y a personne d’irrécupérable, personne n’est irrécupérable !
Parce que Dieu ne cesse jamais de vouloir notre bien, même quand nous péchons.
Et que la Vierge Marie, Refuge des pécheurs, fasse jaillir de nos cœurs la confiance qui s’est allumée dans le cœur du fils prodigue : « Je me lèverai, et j’irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché » (v. 18).

C’est sur cette voie que nous pouvons donner de la joie à Dieu, et que sa joie peut devenir sa fête et la nôtre.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

source : https://fr.zenit.org/articles/angelus-personne-nest-irrecuperable-traduction-complete/

 

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Le P. Wladyslaw Bukowinski,
un bienheureux dans l’empire du goulag
 
Sa vie, un condensé des œuvres de miséricorde,
hommage du pape François
Les œuvres de miséricorde du père Wladyslaw Bukowinski, prêtre né en Ukraine et mort au Kazakhstan (1904-1974), est béatifié à Karaganda ce dimanche 11 septembre 2016, a annoncé le pape François après l’angélus de midi, place Saint-Pierre. « Wladyslaw Bukowinski, prêtre et curé, persécuté pour sa foi, est proclamé bienheureux aujourd’hui à Karaganda, au Kazakhstan », indiqué le pape François en italien.
« Combien cet homme a souffert! Combien! » s’est exclamé le pape en sortant du texte prévu, avant d’ajouter: « Il a toujours manifesté, au cours de sa vie, un grand amour pour les plus faibles et les plus nécessiteux et son témoignage apparaît comme un condensé des œuvres de miséricordes spirituelles et corporelles. »
Prêtre diocésain, né le 22 décembre 1904 à Berdyczow, en Ukraine, il est mort le 3 décembre 1974 à Karaganda, au Kazakhstan. Il est considéré comme un pionnier de la mission dans ce pays connu comme « l’empire du goulag ».
Ordonné prêtre en 1931, il enseigne le catéchisme en Pologne, dans le diocèse de Cracovie. Il est arrêté en 1940 et emprisonné par les nazis, puis finalement libéré.
Arrêté en 1945, il est condamné cette fois à 10 ans de camp de travail soviétique, le goulag, et il y poursuit son apostolat, soutenant les prisonniers dans l’espérance.
En 1954, il est libéré bien qu’il doive subir trois ans de travaux forcés dans les mines de Karaganda, contrôlé chaque mois. 
Il reste ensuite pendant 20 ans au Kazakhstan parcourant villes et villages sous l’emprise soviétique, pour fortifier la foi de ses frères.
Le saint pape Jean-Paul II a évoqué les souffrances des catholiques au goulag – il en a connu certains personnellement -, notamment dans son discours aux consacrés, au Kazakhstan, à Astana, le 24 septembre 2001 : « J’ai présentes à l’esprit et dans le cœur les épreuves indicibles de ceux qui ont subi non seulement l’exil physique et l’emprisonnement, mais le mépris public et la violence pour ne pas avoir voulu renoncer à leur foi. (…) Nous faisons mémoire de chacun d’eux avec reconnaissance et affection. Sur leurs souffrances, unies à la croix du Christ, a fleuri la nouvelle vie de votre communauté chrétienne. »
sources : https://fr.zenit.org/articles/le-p-wladyslaw-bukowinski-un-bienheureux-dans-lempire-du-goulag/
 

 

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« Dieu paie beaucoup plus que les hommes »

 « Dieu paie beaucoup plus que les hommes ! Il nous donne une place beaucoup plus belle que celle que nous donnent les hommes ! ». C’est ce qu’a affirmé le pape François lors de l’angélus du 28 août 2016, invitant à « choisir la dernière place », à « rester petit et caché ».

Introduisant la prière mariale place Saint-Pierre, le pape a encouragé les catholiques à « choisir la gratuité au lieu du calcul opportuniste qui cherche à obtenir une récompense, qui cherche l’intérêt et qui cherche à s’enrichir davantage ».

Il s’agit, a-t-il expliqué, de « faire nôtres les souffrances et les angoisses des pauvres, des affamés, des marginalisés, des réfugiés, des vaincus par la vie, de ceux qui sont écartés par la société et par les abus des plus forts ».

Et le pape de rendre hommage à tous les volontaires qui « offrent leur service, en donnant à manger à des personnes seules, nécessiteuses, sans travail ou sans domicile fixe » ou encore à ceux qui accomplissent d’autres œuvres de miséricorde « comme visiter les malades, les prisonniers… ». AK

Paroles du pape à l’angélus

Cher frères et sœurs, bonjour !

L’épisode de l’Evangile d’aujourd’hui nous montre Jésus dans la maison d’un chef des pharisiens, occupé à observer comment les invités au déjeuner se donnent du mal pour choisir les premières places. C’est une scène que nous avons vue tant de fois : chercher la meilleure place y compris “en jouant des coudes”. En voyant cette scène, il raconte deux brèves paraboles avec lesquelles il offre deux indications : l’une concerne la place, l’autre concerne la récompense.

La première similitude se passe dans un banquet nuptial. Jésus dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’… Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. » (Lc 14,8-9). Avec cette recommandation, Jésus n’entend pas donner des normes de comportement social, mais une leçon sur la valeur de l’humilité. L’histoire enseigne que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité, l’ostentation sont la cause de nombreux maux. Et Jésus nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place, c’est-à-dire de chercher à rester petit et caché : l’humilité. Quand nous nous mettons devant Dieu dans cette dimension d’humilité, alors Dieu nous exalte, se penche vers nous pour nous élever vers lui ; « En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (v. 11).

Les paroles de Jésus soulignent des attitudes complètement différentes et opposées : l’attitude de celui qui choisit la première place et l’attitude de celui qui se la laisse attribuer par Dieu et attend de Lui la récompense. N’oublions pas : Dieu paie beaucoup plus que les hommes ! Il nous donne une place beaucoup plus belle que celle que nous donnent les hommes ! La place que Dieu nous donne est proche de son cœur et sa récompense est la vie éternelle. « Heureux seras-tu… cela te sera rendu à la résurrection des justes » (v. 14).

C’est ce qui est décrit dans la deuxième parabole, dans laquelle Jésus indique l’attitude de désintéressement qui doit caractériser l’hospitalité. Il dit ainsi : « Quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour » (vv. 13-14). Il s’agit de choisir la gratuité au lieu du calcul opportuniste qui cherche à obtenir une récompense, qui cherche l’intérêt et qui cherche à s’enrichir davantage. En effet les pauvres, les simples, ceux qui ne comptent pas, ne pourront jamais rendre une invitation à manger. Ainsi Jésus montre sa préférence pour les pauvres et les exclus, qui sont les privilégiés du Royaume de Dieu, et lance le message fondamental de l’Evangile qui est de servir le prochain par amour pour Dieu. Aujourd’hui, Jésus se fait la voix de celui qui n’a pas de voix et adresse à chacun de nous un appel vibrant à ouvrir son cœur et à faire nôtres les souffrances et les angoisses des pauvres, des affamés, des marginalisés, des réfugiés, des vaincus par la vie, de ceux qui sont écartés par la société et par les abus des plus forts. Et ces personnes rejetées représentent en réalité la très grande majorité de la population.

En ce moment, je pense avec gratitude aux cantines où tant de volontaires offrent leur service, en donnant à manger à des personnes seules, nécessiteuses, sans travail ou sans domicile fixe. Ces repas et autres œuvres de miséricorde – comme visiter les malades, les prisonniers… – sont des lieux d’entraînement de la charité qui répandent la culture de la gratuité, parce que ceux qui y œuvrent sont mus par l’amour de Dieu et éclairés par la sagesse de l’Evangile. Ainsi le service aux frères devient témoignage d’amour, qui rend l’amour du Christ crédible et visible.

Demandons à la Vierge Marie de nous conduire chaque jour sur le chemin de l’humilité, Elle qui a été humble toute la vie, et de nous rendre capables de gestes gratuits d’accueil et de solidarité envers les marginalisés, pour devenir dignes de la récompense divine.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/dieu-paie-beaucoup-plus-que-les-hommes/

Renforcer la collaboration œcuménique pour protéger la vie

Souhait du pape pour la Journée de prière pour la création

À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le 1er septembre 2016, le pape a souhaité que les chrétiens de diverses confessions renforcent leur collaboration pour protéger la vie. Il a évoqué cet événement lors de l’angélus du 28 août, place Saint-Pierre.

« Jeudi prochain, a déclaré le pape après la prière mariale qu’il présidait depuis une fenêtre du palais apostolique, (…) nous la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, avec les frères orthodoxes et d’autres communautés ecclésiales ».

« Ce sera une occasion, a-t-il ajouté, pour renforcer l’engagement commun à protéger la vie, en respectant l’environnement et la nature ».

Il s’agit de la deuxième édition de cette journée dans l’Eglise catholique : le pape argentin l’a instituée en 2015, en lien avec les orthodoxes qui la célèbrent le 1er septembre depuis 1989. Pour marquer cette journée, le pape François célèbrera les vêpres dans la basilique Saint-Pierre.

https://fr.zenit.org/articles/renforcer-la-collaboration-oecumenique-pour-proteger-la-vie/

Argentine: le pape se réjouit de la béatification de Mama Antula

Promotrice des Exercices spirituels de saint Ignace

Le pape François s’est réjoui de la béatification de « Mama Antula » (1730-1799), laïque consacrée promotrice des Exercices de saint Ignace de Loyola en Argentine, qui a eu lieu le 27 août 2016 à Santiago de l’Estero.

Célébrant l’angélus place Saint-Pierre au lendemain de la béatification, le pape a souhaité que le « témoignage chrétien exemplaire » de Maria Antonia de San José, spécialement « son apostolat dans la promotion des Exercices spirituels, puissent susciter le désir d’adhérer toujours plus au Christ et à l’Evangile ».

Dans un message lu au cours de la cérémonie de béatification par l’évêque de Santiago del Estero, Mgr Vicente Bokalic, le pape assurait qu’il était « très proche » des Argentins à cette occasion.

Il rendait grâce à Dieu « d’avoir béni notre terre avec cette femme courageuse, pleine d’amour pour Jésus-Christ, qui enseigne le chemin, l’unique chemin du salut ».

« Je demande (à Mama Antula), ajoutait le pape de vous bénir et de vous faire tous grandir dans l’amour de Dieu et dans l’amour entre vous tous. »

Mama Antula a fondé le « Beaterio», Maison des Exercices de Buenos Aires Originaire de la province de Santiago del Estero, elle a été proclamée vénérable par le pape Benoît XVI en 2010.

Le pape François avait souhaité sa béatification, demandant de prier pour que le miracle nécessaire à la cause se produise, sur les ondes de la radio locale argentine Es de Dios, le 9 août 2015 : « Priez pour sa béatification, parce que Mama Antula est un exemple de la force du peuple santiagueño. »

Le 4 mars 2016, le pape jésuite a autorisé la publication d’un décret reconnaissant un miracle dû à son intercession.

https://fr.zenit.org/articles/argentine-le-pape-salue-la-beatification-de-mama-antula/

Séisme en Italie: le pape se rendra « dès que possible » dans la zone touchée

L’Eglise partage la souffrance des victimes, assure-t-il à l’angélus

Le pape François a assuré qu’il se rendrait « dès que possible » dans les zones touchées par le violent séisme du 24 août 2016, dans le centre de l’Italie. Lors de l’angélus quatre jours plus tard, le pape a dit aux victimes que l’Eglise « partage leurs souffrances ».

Au terme de la prière mariale qu’il présidait place Saint-Pierre le 28 août, le pape a évoqué la catastrophe qui a fait 291 morts et quelque 2500 déplacés selon les derniers bilans : « Je désire renouveler ma proximité spirituelle aux habitants du Latium, des Marches et de la Ombrie, durement touchées par le tremblement de terre de ces jours-ci. »

« Je pense en particulier, a ajouté le pape, aux habitants d’Amatrice, d’Accumoli, d’Arquata et Pescara del Tronto, de Norcia. Je dis encore une fois à ces chères populations que l’Eglise partage leur souffrance et leurs préoccupations. Nous prions pour les défunts et pour les survivants. »

« Chers frères et sœurs, a déclaré le pape, moi aussi j’espère venir vous trouver dès que possible, pour vous apporter en personne le réconfort de la foi, l’étreinte du père et du frère,  et le soutien de l’espérance chrétienne. »

Le pape a aussi rendu hommage à « la sollicitude » des autorités, des forces de l’ordre, de la protection civile et des volontaires, en insistant sur l’importance de la solidarité « pour dépasser des épreuves si douloureuses ».

Lors de l’audience générale de mercredi dernier, quelques heures après le drame, le pape avait reporté sa catéchèse hebdomadaire afin de prier un chapelet avec la foule. Très rapidement, il a fait envoyer des pompiers et des gendarmes du Vatican afin d’aider les secouristes.

https://fr.zenit.org/articles/seisme-en-italie-le-pape-se-rendra-des-que-possible-dans-la-zone-touchee/

La porte du salut, étroite mais toujours grande ouverte

La porte du salut est « une porte étroite mais toujours grande ouverte », a affirmé le pape François lors de l’angélus du 21 août 2016 : étroite « pour contenir notre orgueil qui nous fait enfler » et « grande ouverte parce que Dieu nous accueille sans distinction ».

Depuis une fenêtre du palais apostolique donnant place Saint-Pierre au Vatican, le pape a expliqué à la foule que la porte étroite du salut « nous demande de restreindre et contenir notre orgueil et notre peur, pour nous ouvrir à Dieu avec un cœur humble et confiant, en nous reconnaissant pécheurs, ayant besoin de son pardon ».

« En entrant par la porte de Jésus, a-t-il ajouté, (…) nous pourrons sortir des attitudes mondaines, des mauvaises habitudes, des égoïsmes et des fermetures ». Et le pape d’inviter les chrétiens à un examen de conscience sur ce qui les empêche de franchir la porte : « Mon orgueil, ma suffisance, mes péchés ».

Au fil de sa méditation, le pape François a appelé à ne pas gâcher l’occasion de franchir la porte en se contentant « de discours académiques sur le salut », mais à « saisir les occasions de salut ». « La vie n’est pas un jeu vidéo ni un feuilleton télévisé, a-t-il insisté ; notre vie est sérieuse et l’objectif à atteindre est important : le salut éternel. » AK

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile du jour nous exhorte à méditer sur le thème du salut. L’évangéliste Luc raconte que Jésus est en voyage vers Jérusalem et durant le parcours il est approché par quelqu’un qui lui demande : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » (Lc 13,23). Jésus ne donne pas une réponse directe, mais déplace le débat sur un autre niveau, avec un langage suggestif, qu’au début les disciples ne comprennent peut-être pas : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. » (v.24). Avec l’image de la porte, Il veut faire comprendre à ses auditeurs qu’il n’est pas question de chiffre – combien seront sauvés –, il n’importe pas de savoir combien, mais il est important que tous sachent quel est le chemin qui conduit au salut : la porte.

Ce parcours, ce chemin, prévoit que l’on franchisse une porte. Mais où est la porte, comment est la porte, qui est la porte ? Jésus lui-même est la porte. C’est lui-même qui le dit, dans l’Evangile de Jean : « Je suis la porte »  (cf. Jn 10,9) ; Il nous conduit dans la communion avec le Père, où nous trouvons amour, compréhension et protection. « Mais pourquoi cette porte est-elle étroite ? », peut-on se demander. Pourquoi dit-il qu’elle est étroite ? C’est une porte étroite non pas parce qu’elle est oppressive, non, mais parce qu’elle nous demande de restreindre et contenir notre orgueil et notre peur, pour nous ouvrir à Lui avec un cœur humble et confiant, en nous reconnaissant pécheurs, ayant besoin de son pardon. C’est pour cela qu’elle est étroite, pour contenir notre orgueil qui nous fait enfler. La porte de la miséricorde de Dieu est étroite mais toujours grande ouverte, et grande ouverte pour tous ! Dieu ne fait pas de préférences, mais il accueille toujours tout le monde, sans distinctions. Une porte étroite pour limiter notre orgueil et notre peur, grande ouverte parce que Dieu nous accueille sans distinction. Et le salut qu’Il nous donne est un flux incessant de miséricorde qui abat toute barrière et ouvre des perspectives surprenantes de lumière et de paix. Une porte étroite mais toujours grande ouverte, n’oubliez pas cela : porte étroite mais toujours grande ouverte.

Jésus aujourd’hui nous adresse, encore une fois, une invitation pressante à aller à Lui, à franchir la porte de la vie pleine, réconciliée et heureuse. Il attend chacun de nous, quel que soit le péché que nous avons commis – quel qu’il soit – pour nous embrasser, pour nous offrir son pardon. Lui seul peut transformer notre cœur, Lui seul peut donner pleinement sens à notre existence, en nous donnant la vraie joie. En entrant par la porte de Jésus, la porte de la foi et de l’Evangile, nous pourrons sortir des attitudes mondaines, des mauvaises habitudes, des égoïsmes et des fermetures. Quand il y a un contact avec l’amour et la miséricorde de Dieu, il y a un changement authentique. Et notre vie est éclairée par la lumière de l’Esprit-Saint : une lumière inextinguible !

Je voudrais vous faire une proposition. Pensons en silence, maintenant, quelques instants, aux choses que nous avons en nous et qui empêchent de franchir la porte. Mon orgueil, ma suffisance, mes péchés. Et puis pensons à l’autre porte, celle grande ouverte de la miséricorde de Dieu qui nous attend de l’autre côté pour nous donner le pardon. Pensons à ces deux choses en silence un instant.

Le Seigneur nous offre tant d’occasions pour nous sauver et entrer à travers la porte du salut. Cette porte est l’occasion qui ne doit pas être gâchée : nous ne devons pas faire de discours académiques sur le salut, comme celui qui s’est adressé à Jésus, mais nous devons saisir les occasions de salut. Parce qu’à un certain moment « le maître de maison se sera levé pour fermer la porte » (v.25), comme nous l’a rappelé l’Evangile. Mais si Dieu est bon et nous aime, pourquoi ferme-t-il la porte, pourquoi fermera-t-il la porte à un moment ? Parce que la vie n’est pas un jeu vidéo ni un feuilleton télévisé ; notre vie est sérieuse et l’objectif à atteindre est important : le salut éternel.

A la Vierge Marie, Porte du Ciel, demandons de nous aider à saisir les occasions que le Seigneur nous offre pour franchir la porte de la foi et entrer ainsi sur une voie large : c’est la route du salut capable d’accueillir tous ceux qui se laissent impliquer par l’amour. C’est l’amour qui sauve, l’amour qui déjà sur la terre est source de béatitude pour tous ceux qui, dans la douceur, dans la patience et dans la justice, s’oublient eux-mêmes et se donnent aux autres, spécialement aux plus faibles.  Anne Kurian  https://fr.zenit.org/articles/la-porte-du-salut-etroite-mais-toujours-grande-ouverte/

 

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L’Eglise n’a pas besoin de bureaucrates mais de missionnaires passionnés

« L’Eglise n’a pas besoin de bureaucrates et de fonctionnaires appliqués, mais de missionnaires passionnés », a déclaré le pape François lors de l’angélus du 14 août 2016. Il a invité les chrétiens à « ne pas se laisser freiner par la peur et par le calcul » et à « dépasser les murs et les barrières pour marcher aussi sur des routes inexplorées ou inconfortables ».

Durant ce rendez-vous hebdomadaire place Saint-Pierre, le pape François a encouragé les baptisés à s’ouvrir au feu de l’Esprit-Saint dans leur cœur, car c’est « en partant du cœur » et non « de la tête » que « l’incendie de l’amour divin pourra se développer et faire avancer le Règne de Dieu ».

Le pape a aussi appelé à « s’émouvoir et s’arrêter devant les malaises et les pauvretés matérielles et spirituelles », à se faire « les prochains des autres, des personnes qui souffrent, des nécessiteux, de tant de misères humaines ». Et le pape de citer notamment les « réfugiés ».

« Si l’Eglise ne reçoit pas ce feu ou ne le laisse pas entrer en elle, a-t-il mis en garde, elle devient une Eglise froide ou seulement tiède, incapable de donner la vie ». Le pape François a aussi rendu hommage à tous les missionnaires dédiés à l’annonce de l’Evangile « au prix de leur vie », en donnant l’exemple de saint Maximilien Kolbe, fêté ce jour.

AK

 Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile de ce dimanche (Lc 12,49-53) fait partie des enseignements que Jésus a adressés aux disciples durant sa montée vers Jérusalem, où l’attend la mort sur la croix. Pour indiquer le but de sa mission, il se sert de trois images : le feu, le baptême et la division. Aujourd’hui je désire parler de la première image, celle du feu.

Jésus l’exprime avec ces paroles : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (v.49). Le feu dont parle Jésus est le feu de l’Esprit-Saint, présence vive et opérante en nous depuis le jour de notre Baptême. Ce feu est une force créatrice qui purifie et renouvelle, brûle toute misère humaine, tout égoïsme, tout péché, nous transforme de l’intérieur, nous régénère et nous rend capables d’aimer. Jésus désire que l’Esprit-Saint éclate comme un feu dans nos cœurs, car c’est seulement en partant du cœur – soyez attentifs à cela – que l’incendie de l’amour divin pourra se développer et faire avancer le Règne de Dieu. Il ne part pas de la tête, il part du cœur. C’est pourquoi Jésus veut que ce feu entre dans nos cœurs. Si nous nous ouvrons complètement à l’action de l’Esprit-Saint, Il nous donnera l’audace et la ferveur pour annoncer à tous Jésus et son consolant message de miséricorde et de salut, en navigant au large, sans peur. Le feu commence dans le cœur.

Dans l’accomplissement de sa mission dans le monde, l’Eglise – c’est-à-dire nous tous – a besoin de l’aide de l’Esprit-Saint pour ne pas se laisser freiner par la peur et par le calcul, pour ne pas s’habituer à marcher dans des frontières sécurisées. Ces deux attitudes conduisent l’Eglise à être une Eglise fonctionnelle, qui ne se ‘risque’ jamais. Le courage apostolique que l’Esprit-Saint allume en nous comme un feu nous aide à dépasser les murs et les barrières, nous rend créatifs et nous pousse à nous mettre en mouvement pour marcher aussi sur des routes inexplorées ou inconfortables, offrant l’espérance à ceux que nous rencontrons. Avec ce feu de l’Esprit-Saint, nous sommes appelés à devenir toujours plus des communautés de personnes guidées et transformées, pleines de compréhension, des personnes au cœur dilaté et au visage joyeux. Aujourd’hui il y a plus que jamais besoin de prêtres, de consacrés et de fidèles laïcs avec le regard attentif de l’apôtre, pour s’émouvoir et s’arrêter devant les malaises et les pauvretés matérielles et spirituelles, caractérisant ainsi le chemin de l’évangélisation et de la mission par le rythme rassérénant de la proximité. C’est le feu de l’Esprit-Saint qui nous porte à nous faire les prochains des autres, des personnes qui souffrent, des nécessiteux, de tant de misères humaines, de tant de problèmes, des réfugiés, de ceux qui souffrent. Ce feu qui vient du cœur. Feu.

En ce moment, je pense avec admiration en particulier aux nombreux prêtres, religieux et laïcs qui, dans le monde entier, se dédient à l’annonce de l’Evangile avec un grand amour et une grande fidélité, souvent au prix de leur vie. Leur témoignage exemplaire nous rappelle que l’Eglise n’a pas besoin de bureaucrates et de fonctionnaires appliqués, mais de missionnaires passionnés, dévorés par l’ardeur d’apporter à tous la consolante parole de Jésus et sa grâce. Cela est le feu de l’Esprit-Saint. Si l’Eglise ne reçoit pas ce feu ou ne le laisse pas entrer en elle, elle devient une Eglise froide ou seulement tiède, incapable de donner la vie, car elle est faite de chrétiens froids et tièdes. Cela nous fera du bien aujourd’hui de prendre cinq minutes et que chacun de nous se demande : comment va mon cœur ? Est-il froid ? Est-il tiède ? Ou est-il capable de recevoir ce feu ? Prenons cinq minutes pour le faire, cela nous fera du bien à tous.

Demandons à la Vierge Marie de prier avec nous et pour nous le Père céleste, afin qu’il répande sur tous les croyants l’Esprit-Saint, feu divin qui réchauffe les cœurs et nous aide à être solidaires avec les joies et les souffrances de nos frères. Que l’exemple de saint Maximilien Kolbe, martyr de la charité, dont c’est la fête aujourd’hui, nous soutienne dans notre chemin : qu’il nous enseigne à vivre le feu de l’amour pour Dieu et pour le prochain.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/leglise-na-pas-besoin-de-bureaucrates-mais-de-missionnaires-passionnes/

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Assomption: Dieu se penche sur les humbles pour les élever

 « L’Assomption de Marie est un grand mystère qui concerne chacun de nous, qui concerne notre futur », a expliqué le pape François lors de l’angélus du 15 août 2016, place Saint-Pierre. Un mystère où « le Seigneur se penche sur les humbles pour les élever ».

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui la page évangélique (Lc 1,39-56) de la fête de l’Assomption de Marie au ciel décrit la rencontre entre Marie et sa cousine Elisabeth, soulignant que « Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée » (v.39). En ces jours, Marie courait vers une petite ville dans les environs de Jérusalem pour rencontrer Elisabeth. Aujourd’hui nous la contemplons dans son chemin vers la Jérusalem céleste, pour rencontrer finalement le visage du Père et revoir le visage de son Fils Jésus. Si souvent dans sa vie terrestre elle a parcouru des zones montagneuses, jusqu’à la dernière étape douloureuse du Calvaire, associée au mystère de la passion du Christ. A présent nous la voyons rejoindre la montagne de Dieu, « ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » comme le dit le Livre de l’Apocalypse (Ap 12,1) et nous la voyons franchir le seuil de la patrie céleste.

Elle a été la première à croire dans le Fils de Dieu, et elle est la première d’entre nous à être élevée au ciel dans son âme et dans son corps. La première elle a pris dans ses bras Jésus lorsqu’il était encore enfant, et c’est la première à être accueillie dans ses bras pour être introduite dans le Règne éternel du Père. Marie, humble et simple jeune fille d’un village perdu dans la périphérie de l’empire, parce qu’elle a accueilli et vécu l’Evangile, est admise par Dieu à rester pour l’éternité à côté de son Fils. C’est ainsi que le Seigneur renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles (cf. Lc 1, 52).

L’Assomption de Marie est un grand mystère qui concerne chacun de nous, qui concerne notre futur. Marie, en effet, nous précède dans le chemin sur lequel sont engagés ceux qui, par le Baptême, ont lié leur vie à Jésus, comme Marie lia à Lui sa propre vie. La fête d’aujourd’hui nous fait regarder au Ciel, la fête d’aujourd’hui annonce les “cieux nouveaux et la terre nouvelle”, avec la victoire du Christ ressuscité sur la mort et la défaite définitive du malin. Par conséquent, l’exultation de l’humble jeune fille de Galilée, exprimée dans le cantique du Magnificat, devient le chant de l’humanité entière, qui se réjouit de voir le Seigneur se pencher sur tous les hommes et toutes les femmes, humbles créatures, et les prendre avec lui dans le ciel. Le Seigneur se penche sur les humbles pour les élever et cela nous l’avons entendu dans le Magnificat, dans le cantique de Marie.

Le cantique de Marie nous fait aussi penser à tant de situations douloureuses actuelles, en particulier aux femmes accablées par le poids de la vie et par le drame de la violence, aux femmes esclaves des abus des puissants, aux fillettes contraintes à des travaux inhumains, aux femmes forcées de se rendre dans leur corps et dans leur esprit à la convoitise des hommes. Qu’une vie de paix, de justice, d’amour, puisse commencer pour elles dès que possible, dans l’attente du jour où finalement elles se sentirons saisies par des mains qui ne les humilient pas, mais avec tendresse les soulèvent et les conduisent jusqu’au ciel. Marie, une femme, une jeune fille qui a tant souffert dans sa vie, nous fait penser à ces femmes qui souffrent beaucoup. Demandons au Seigneur de les conduire Lui-même par la main sur la voie de la vie et de les libérer de cet esclavage.

Et à présent nous nous tournons avec confiance vers Marie, douce Reine du ciel, et nous lui demandons : « Donne-nous des jours de paix, veille sur notre route, fais que nous voyions ton fils, remplis de la joie du Ciel ».

Traduction de Zenit, Anne Kurian

https://fr.zenit.org/articles/assomption-dieu-se-penche-sur-les-humbles-pour-les-elever/

 

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L’attente de l’au-delà ne dispense pas de s’engager pour le monde

L’attente de la vie éternelle « ne nous dispense pas de l’engagement pour rendre le monde plus juste et plus habitable », a assuré le pape François le 7 août 2016. Lors de l’angélus qu’il présidait place Saint-Pierre, il a exhorté les croyants à « œuvrer pour améliorer les conditions de la vie terrestre, spécialement des frères les plus faibles ».

En introduisant la prière mariale devant une foule nombreuse rassemblée sous le soleil romain, le pape a invité à « ne pas mettre sa confiance dans les biens éphémères, à utiliser les choses sans attachement ni égoïsme, mais selon la logique de Dieu, la logique de l’attention aux autres ».

La vie, a-t-il expliqué, est « une veillée d’attente active » pour l’éternité, qui demande d’être « prêts, éveillés et engagés au service des autres ». Et le pape de mettre en garde contre la tentation de se croire « maîtres de la vie des autres », source de « tant d’injustices, de violences et de méchancetés quotidiennes ». AK

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la page de l’Evangile du jour (Lc 12,32-48), Jésus parle à ses disciples de l’attitude à assumer en vue de la rencontre finale avec Lui, et explique comment l’attente de cette rencontre doit pousser à une vie riche de bonnes œuvres. Il dit entre autres : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne détruit pas. » (v. 33). C’est une invitation à valoriser l’aumône comme œuvre de miséricorde, à ne pas mettre sa confiance dans les biens éphémères, à utiliser les choses sans attachement ni égoïsme, mais selon la logique de Dieu, la logique de l’attention aux autres, la logique de l’amour. Nous pouvons être si attachés à l’argent, avoir tant de choses, mais à la fin nous ne pouvons pas les emporter avec nous. Souvenez-vous que “le linceul n’a pas de poche”.

L’enseignement de Jésus poursuit avec trois brèves paraboles sur le thème de la vigilance. C’est important : la vigilance, être attentifs, être vigilants dans la vie. La première est la parabole des serviteurs qui attendent dans la nuit le retour du maître. « Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. » (v. 37): c’est la béatitude où l’on attend le Seigneur avec foi, où l’on se tient prêts, en attitude de service. Il se fait présent chaque jour, il frappe à la porte de notre cœur. Et celui qui ouvrira sera bienheureux, car il aura une grande récompense : en effet le Seigneur même se fera serviteur de ses serviteurs – c’est une belle récompense –, lors du grand banquet de son Royaume il viendra Lui-même les servir. Avec cette parabole, se déroulant la nuit, Jésus présente la vie comme une veillée d’attente active, qui introduit au jour lumineux de l’éternité. Pour pouvoir y accéder il faut être prêts, éveillés et engagés au service des autres, dans la perspective consolante que, “au-delà”, ce ne sera plus nous qui servirons Dieu, mais Lui-même qui nous accueillera à sa table. A bien y penser, cela arrive chaque fois que nous rencontrons le Seigneur dans la prière, ou dans le service des pauvres, et surtout dans l’Eucharistie, où Il prépare un banquet pour nous nourrir de sa Parole et de son Corps.

La seconde parabole a comme image la venue imprévisible du voleur. Cela exige une vigilance ; en effet Jésus exhorte : « Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » (v. 40). Le disciple est celui qui attend le Seigneur et son Règne. L’Evangile éclaircit cette perspective avec la troisième parabole : l’administrateur d’une maison après le départ du maître. Dans le premier tableau, l’administrateur suit fidèlement ses devoirs et reçoit la récompense. Dans le second tableau, l’administrateur abuse de son autorité et frappe les serviteurs, et pour cela, au retour imprévu du maître, sera puni. Cette scène décrit une situation fréquente aussi de nos jours : tant d’injustices, de violences et de méchancetés quotidiennes naissent de l’idée de nous comporter comme des maîtres de la vie des autres. Nous avons un seul maître qui n’aime pas se faire appeler “maître” mais “Père”. Nous sommes tous serviteurs, pécheurs et fils : Il est l’unique Père.

Jésus aujourd’hui nous rappelle que l’attente de la béatitude éternelle ne nous dispense pas de l’engagement pour rendre le monde plus juste et plus habitable. Au contraire, notre espérance de posséder le Royaume dans l’éternité nous pousse à œuvrer pour améliorer les conditions de la vie terrestre, spécialement des frères les plus faibles. Que la Vierge Marie nous aide à être des personnes et des communautés non aplaties sur le présent, ou, pire, nostalgiques du passé, mais tendues vers l’avenir de Dieu, vers la rencontre avec Lui, notre vie et notre espérance.

© Traduction de Zenit, Anne Kurian

source: https://fr.zenit.org/articles/lattente-de-lau-dela-ne-dispense-pas-de-sengager-pour-le-monde/

krakow-1526667_960_720Au retour des JMJ, marcher dans la miséricorde                   

Après l’« oxygénation spirituelle » des Journées mondiales de la jeunesse de Cracovie, le pape François a invité les jeunes à « marcher dans la miséricorde une fois rentrés dans (leurs) pays ». En conclusion de la messe de clôture, le 31 juillet 2016 au « Campus misericordiae », en périphérie de la ville polonaise, le pape a introduit la prière de l’angélus en remerciant les 2 millions de jeunes présents : « Vous avez rempli Cracovie de l’enthousiasme contagieux de votre foi. Saint Jean-Paul II s’est réjoui du ciel, et il vous aidera à porter partout la joie de l’Évangile. »

Il les a exhortés à « ne pas perdre le don reçu, mais le garder dans le cœur, afin qu’il germe et porte du fruit, par l’action de l’Esprit Saint ». « De cette façon, a-t-il ajouté, chacun de vous (…) pourra être témoin du Christ là où il vit, en famille, en paroisse, dans les associations et dans les groupes, dans les milieux d’étude, de travail, de service, de loisirs ». AK

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs,

Au terme de cette célébration, je désire m’unir à vous tous pour rendre grâce à Dieu, Père d’infinie miséricorde, parce qu’il nous a accordé de vivre ces Journées Mondiales de la Jeunesse. Je remercie le Cardinal Dziwisz et le Cardinal Ryłko pour les paroles qu’ils m’ont adressées et surtout pour le travail et la prière avec lesquels ils ont préparé cet événement ; et je remercie tous ceux qui ont collaboré pour sa bonne réussite. Un immense « merci » à vous, chers jeunes ! Vous avez rempli Cracovie de l’enthousiasme contagieux de votre foi. Saint Jean-Paul II s’est réjoui du ciel, et il vous aidera à porter partout la joie de l’Évangile.

En ces jours, nous avons fait l’expérience de la beauté de la fraternité universelle dans le Christ, centre et espérance de notre vie. Nous avons écouté sa voix, la voix du Bon Pasteur, vivant au milieu de nous. Il a parlé au cœur de chacun de vous : il vous a renouvelés par son amour, il vous a fait sentir la lumière de son pardon, la force de sa grâce. Il vous a fait faire l’expérience de la réalité de la prière. Ce fut une “oxygénation” spirituelle pour que vous puissiez vivre et marcher dans la miséricorde une fois rentrés dans vos pays et dans vos communautés.

À côté de l’autel, il y a ici l’image de la Vierge Marie, vénérée par saint Jean-Paul II au Sanctuaire de Kalwaria. Elle, notre Mère, nous enseigne de quelle façon l’expérience vécue ici en Pologne peut être féconde ; elle nous dit de faire comme elle : de ne pas perdre le don reçu, mais de le garder dans le cœur, afin qu’il germe et porte du fruit, par l’action de l’Esprit Saint. De cette façon, chacun de vous, avec ses limites et ses fragilités, pourra être témoin du Christ là où il vit, en famille, en paroisse, dans les associations et dans les groupes, dans les milieux d’étude, de travail, de service, de loisirs, partout où la Providence vous conduira sur votre chemin.

La Providence de Dieu nous précède toujours. Pensez qu’elle a déjà décidé quelle sera la prochaine étape de ce grand pèlerinage commencé en 1985 par saint Jean-Paul II ! Et par conséquent, je vous annonce avec joie que les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse – après les deux au niveau diocésain – auront lieu en 2019 à Panama.

Par l’intercession de Marie, invoquons l’Esprit Saint afin qu’il illumine et soutienne le chemin des jeunes dans l’Église et dans le monde, afin qu’ils soient de disciples et des témoins de la Miséricorde de Dieu. © Librairie éditrice du Vatican Source : https://fr.zenit.org/articles/au-retour-des-jmj-marcher-dans-la-misericorde/

Prière du pape François pour la paix et la protection contre la violence et le terrorisme

Visite à l’église Saint-François de Cracovie

Durant une brève visite en l’église Saint-François de Cracovie, le 30 juillet 2016, le pape François a récité une « prière pour la paix et la protection contre la violence et le terrorisme ».

En fin d’après-midi, vers 18h, avant de se rendre au “Campus Misericordiae” pour la veillée de prière des Journées mondiales de la jeunesse, le pape a fait une halte – non prévue au programme officiel – dans l’église où sont vénérées les reliques des bienheureux martyrs franciscains Zbigniew Strzałkowski et Michał Tomaszek. Deux prêtres polonais tués par les miliciens du « Sentier lumineux » en 1995 au Pérou.

Dans cette église, quelques jours après l’assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray en France, après l’attentat de Munich en Allemagne et celui de Nice, le pape a récité une prière dont Radio Vatican a publié une traduction :

Prière du pape François pour la paix et la protection contre la violence et le terrorisme

« Ô Dieu tout-puissant et miséricordieux, Seigneur de l’Univers et de l’histoire. Tout ce que tu as créé est bon, et Ta compassion pour les erreurs de l’homme est inépuisable.

Aujourd’hui nous venons à Toi pour Te demander de conserver le monde et ses habitants dans la paix, d’éloigner d’eux l’onde dévastatrice du terrorisme, de ramener l’amitié et d’infuser dans les cœurs de Tes créatures le don de la confiance et de la disponibilité à pardonner.

Ô donneur de la vie, nous Te prions aussi pour tous ceux qui sont morts, victimes de brutales attaques terroristes. Donne-leur une récompense éternelle. Qu’ils intercèdent pour le monde, déchiré par les conflits et les inégalités.

Ô Jésus, Prince de la Paix, nous Te prions pour ceux qui ont été blessés dans ces actes de violence inhumaine : enfants et jeunes, femmes et hommes, personnes âgées, personnes innocentes impliquées seulement par la fatalité du mal. Guéris leur corps et leur cœur et console-les avec Ta force, en annulant en même temps la haine et le désir de vengeance.

Esprit Saint consolateur, visite les familles des victimes du terrorisme, des familles qui souffrent sans être fautives. Enveloppe-les avec le manteau de Ta miséricorde divine. Fais qu’elles retrouvent en Toi et en elles-mêmes la force et le courage pour continuer à être frères et sœurs pour les autres, surtout pour les immigrés, en témoignant de Ton amour avec leur vie.

Touche les cœurs des terroristes, afin qu’ils reconnaissent le mal de leurs actions et reviennent sur la voie de la paix et du bien, du respect de la vie et de la dignité de chaque homme, indépendamment de la religion, de la provenance, de la richesse ou de la pauvreté.

Ô Dieu, Père Éternel, exauce dans Ta Miséricorde la prière que nous élevons à Toi entre le fracas et le désespoir du monde. Nous nous adressons à Toi avec grande espérance, pleins de confiance dans Ton infinie Miséricorde, en nous confiant à l’intercession de Ta Très Sainte Mère, rend-nous forts dans l’exemple des bienheureux martyrs du Pérou, Zbigniew et Michał, que tu as rendu valeureux témoins de l’Évangile, au point qu’ils ont offert leur sang, et demandons le don de la paix et l’éloignement de nous de la plaie du terrorisme. Par le Christ notre Seigneur. Amen. »

Source:https://fr.zenit.org/articles/priere-du-pape-francois-pour-la-paix-et-la-protection-contre-la-violence-et-le-terrorisme/

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La prière, c’est «lutter avec Dieu» pour ce qui est nécessaire

« Dans la prière nous sommes deux : Dieu et moi, à lutter ensemble » pour « les choses vraiment importantes et nécessaires », a assuré le pape François lors de l’angélus dominical du 24 juillet 2016. « Insister auprès de Dieu, a-t-il précisé, ne sert pas à le convaincre, mais à fortifier notre foi et notre patience ».

Dieu « connaît mieux que nous-mêmes nos nécessités, mais veut que nous les lui présentions avec audace et avec insistance, car c’est notre façon de participer à son œuvre de salut », a expliqué le pape François depuis une fenêtre du palais apostolique donnant place Saint-Pierre.

L’évêque de Rome a aussi encouragé la foule à demander à Dieu « la grande chose importante » qu’est l’Esprit-Saint : « Nous devons demander que l’Esprit-Saint vienne en nous. (…) Il sert à vivre bien, à vivre avec sagesse et amour, en faisant la volonté de Dieu ».

« Si une personne ne se sent pas pécheur pardonné, a affirmé le pape François par ailleurs, elle ne pourra jamais faire un geste de pardon ou de réconciliation. » AK

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile de ce dimanche (Lc 11,1-13) s’ouvre avec la scène de Jésus qui prie seul, à l’écart; quand il finit, les disciples lui demandent : « Seigneur, apprends-nous à prier » (v. 1); et Il répond : « Quand vous priez, dites : “Père…” » (v. 2). Cette parole est le “secret” de la prière de Jésus, elle est la clé qu’il nous donne Lui-même pour que nous puissions entrer nous aussi dans cette relation de dialogue confidentiel avec le Père qui a accompagné et soutenu toute sa vie.

A l’appellation “Père” Jésus associe deux demandes : « que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne » (v. 2). La prière de Jésus, et donc la prière chrétienne, est avant tout faire de la place à Dieu, en le laissant manifester sa sainteté en nous et en faisant avancer son règne, à partir de la possibilité d’exercer sa seigneurie d’amour dans notre vie.

Trois autres demandes complètent cette prière que Jésus enseigne, le “Notre Père”. Ce sont trois demandes qui expriment nos nécessités fondamentales : le pain, le pardon et l’aide dans les tentations (cf. vv. 3-4). On ne peut pas vivre sans pain, on ne peut pas vivre sans pardon et on ne peut pas vivre sans l’aide de Dieu dans les tentations. Le pain que Jésus nous fait demander est celui qui est nécessaire, non pas superflu ; c’est le pain des pèlerins, le juste, un pain qui ne s’accumule pas et ne se gâche pas, qui n’appesantit pas notre marche. Le pardon est, avant tout, ce que nous-mêmes recevons de Dieu : seule la conscience d’être pécheurs pardonnés par l’infinie miséricorde divine peut nous rendre capables d’accomplir des gestes concrets de réconciliation fraternelle. Si une personne ne se sent pas pécheur pardonné, elle ne pourra jamais faire un geste de pardon ou de réconciliation. On commence à partir du cœur où l’on se sent pécheur pardonné. La dernière demande, « ne nous laisse pas entrer en tentation », exprime la conscience de notre condition, toujours exposée aux pièges du mal et de la corruption. Nous savons tous ce qu’est une tentation !

L’enseignement de Jésus sur la prière se poursuit avec deux paraboles, dans lesquelles Il prend pour modèle l’attitude d’un ami à l’égard d’un autre ami et celle d’un père à l’égard de son fils (cf. vv. 5-12). Toutes les deux veulent nous enseigner à avoir une totale confiance en Dieu, qui est Père. Il connaît mieux que nous-mêmes nos nécessités, mais veut que nous les lui présentions avec audace et avec insistance, car c’est notre façon de participer à son œuvre de salut. La prière est le premier et principal “instrument de travail” dans nos mains ! Insister auprès de Dieu ne sert pas à le convaincre, mais à fortifier notre foi et notre patience, c’est-à-dire notre capacité de lutter avec Dieu pour les choses vraiment importantes et nécessaires. Dans la prière nous sommes deux : Dieu et moi, à lutter ensemble pour les choses importantes.

Parmi elles, il y en a une, la grande chose importante dont Jésus parle aujourd’hui dans l’Evangile, mais que nous ne demandons presque jamais, c’est l’Esprit-Saint. “Donne-moi l’Esprit-Saint !”. Et Jésus le dit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (v. 13). L’Esprit-Saint ! Nous devons demander que l’Esprit-Saint vienne en nous. Mais à quoi sert l’Esprit-Saint ? Il sert à vivre bien, à vivre avec sagesse et amour, en faisant la volonté de Dieu. Quelle belle prière ce serait, en cette semaine, si chacun de nous demandait au Père : “Père, donne-moi l’Esprit-Saint !”. La Vierge Marie nous le montre par son existence, toute animée par l’Esprit de Dieu. Qu’elle nous aide à prier le Père unis à Jésus, pour vivre non de façon mondaine, mais selon l’Evangile, guidés par l’Esprit-Saint.© Traduction de Zenit, Anne Kurian                                                                    Source : https://fr.zenit.org/articles/la-priere-cest-lutter-avec-dieu-pour-le-necessaire/

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Le pape appelle à développer l’écoute, racine de la paix     « Aujourd’hui nous sommes tellement pris, avec frénésie, par tant de problèmes (…) que nous manquons de capacité d’écoute », a constaté le pape François lors de l’angélus du 17 juillet 2016. « Dans la capacité d’écoute il y a la racine de la paix », a-t-il affirmé devant la foule réunie place Saint-Pierre. Méditant sur l’Evangile de Marthe et Marie, le pape François a souligné que l’hospitalité risquait aujourd’hui d’être « négligée ». La « réelle hospitalité », a-t-il expliqué à l’attention des maisons de repos et de retraite, ne consiste pas seulement à fournir des services et des soins mais aussi à être « disposé à écouter ». « Même dans sa propre maison, parmi les membres de sa propre famille », le pape François a diagnostiqué une carence d’écoute. Et le pape d’encourager les époux à s’écouter mutuellement, les parents, à écouter leurs enfants et à écouter les plus âgés : « Je vous demande d’apprendre à écouter et à y consacrer plus de temps. » A.K.

Paroles du pape avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                                       Dans l’évangile du jour l’évangéliste Luc raconte que Jésus, tandis qu’il est en chemin vers Jérusalem, entre dans un village et est accueilli chez deux sœurs : Marthe et Marie (cf. Lc 10,38-42). Toutes les deux accueillent le Seigneur, mais elles le font de façon différente. Marie s’assied aux pieds de Jésus et écoute sa parole (cf. v. 39), au contraire Marthe est toute prise par les choses à préparer ; et à un certain point elle dit à Jésus : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » (v. 40). Et Jésus lui répond : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » (vv. 41-42).

Dans son affairement et sa façon de se donner de la peine, Marthe risque d’oublier – et c’est le problème – la chose la plus importante, c’est-à-dire la présence de l’hôte, qui était Jésus dans ce cas. On oublie la présence de l’invité. Et l’hôte ne doit pas être simplement servi, nourri, soigné de toutes les façons. Il faut surtout qu’il soit écouté. Rappelez-vous de ce mot : écouter ! car l’hôte doit être écouté comme personne, avec son histoire, son cœur riche de sentiments et de pensées, afin qu’il puisse se sentir vraiment en famille. Mais si tu accueilles un hôte chez toi et que tu continues à faire les choses, que tu le fais asseoir là, lui muet et toi muet, c’est comme s’il était de pierre : l’hôte de pierre. Non. L’hôte doit être écouté. Certes, la réponse que Jésus donne à Marthe – quand il dit qu’une seule chose est nécessaire – trouve son sens en référence à l’écoute de la parole de Jésus même, cette parole qui éclaire et soutient tout ce que nous sommes et ce que nous faisons. Si nous allons prier – par exemple – devant le Crucifix, et que nous parlons, parlons, parlons et puis nous nous en allons, nous n’écoutons pas Jésus ! Nous ne le laissons pas parler à notre cœur. Ecouter : c’est le mot-clé. N’oubliez pas ! Et nous ne devons pas oublier que dans la maison de Marthe et Marie, Jésus, avant d’être Seigneur et Maître, est pèlerin et hôte. Donc, sa réponse a ce sens premier et immédiat : “Marthe, Marthe, pourquoi te donnes-tu tant de peine pour l’hôte jusqu’à oublier sa présence ? – L’hôte de pierre ! – Pour l’accueillir, il n’est pas nécessaire de faire beaucoup de choses ; au contraire, une seule chose est nécessaire : l’écouter – c’est le mot : l’écouter -, manifester une attitude fraternelle, de façon qu’il se sente en famille, et non dans un refuge provisoire”.

Comprise ainsi, l’hospitalité, qui est une des œuvres de miséricorde, paraît vraiment comme une vertu humaine et chrétienne, une vertu qui dans le monde d’aujourd’hui risque d’être négligée. En effet, les maisons de repos et de retraite se multiplient, mais on n’y pratique pas toujours une réelle hospitalité. On crée diverses institutions qui pourvoient à de nombreuses formes de maladies, de solitude, de marginalisation, mais la probabilité diminue, pour celui qui est étranger, marginalisé, exclu, de trouver quelqu’un de disposé à l’écouter : parce qu’il est étranger, réfugié, migrant, écouter cette douloureuse histoire. Même dans sa propre maison, parmi les membres de sa propre famille, il peut arriver de trouver plus facilement des services et des soins de différentes sortes que de l’écoute et de l’accueil. Aujourd’hui nous sommes tellement pris, avec frénésie, par tant de problèmes – dont certains ne sont pas importants – que nous manquons de capacité d’écoute. Nous sommes continuellement affairés et ainsi nous n’avons pas le temps d’écouter. Et je voudrais vous demander, vous poser une question, que chacun réponde dans son cœur : toi, mari, as-tu du temps pour écouter ta femme ? Et toi, femme, as-tu du temps pour écouter ton mari ? Vous parents, avez-vous du temps, du temps à “perdre”, pour écouter vos enfants ? ou vos grands-parents, les plus vieux ? – “Mais les grands-parents disent toujours les mêmes choses, ils sont ennuyeux…” – mais ils ont besoin d’être écoutés ! Ecouter. Je vous demande d’apprendre à écouter et à y consacrer plus de temps. Dans la capacité d’écoute il y a la racine de la paix.

Que la Vierge Marie, Mère de l’écoute et du service prévenant, nous enseigne à être accueillants et hospitaliers envers nos frères et nos sœurs.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

Au terme de la prière de l’Angélus ce dimanche 17 juillet 2016, place Saint-Pierre, le Pape François a exprimé une nouvelle fois sa proximité « au peuple français » qu’il a souhaité étreindre fraternellement, après le tragique attentat de Nice :

« La douleur est vive dans nos cœurs, suite au massacre qui, jeudi dans la soirée, à Nice, a fauché tant de vies innocentes, y compris tant d’enfants. Je suis proche de chaque famille et de toute la nation française en deuil. Que Dieu, bon Père, accueille toutes les victimes dans sa paix, soutienne les blessés et console les proches ; qu’Il disperse tout projet de terreur et de mort, pour qu’aucun homme n’ose plus verser le sang de son frère. Une étreinte paternelle et fraternelle à tous les habitants de Nice et toute la nation française. Et maintenant, tous ensemble, prions en pensant à ce massacre, aux victimes, aux familles. Prions tout d’abord en silence… Ave Maria… »                                                                        Source : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-appelle-a-consacrer-du-temps-a-ecouter-les-autres/

boat-737907_960_720Le migrant rejeté, la personne abandonnée, c’est Dieu.

Le migrant rejeté, les personnes âgées abandonnées, les malades seuls, c’est Dieu, a assuré le pape François lors de l’angélus du 10 juillet 2016.

Présidant la prière mariale d’une fenêtre du palais apostolique donnant place Saint-Pierre, le pape a médité sur l’évangile du jour, la parabole du bon samaritain, encourageant tous les baptisés à se faire le prochain de celui qui est dans le besoin.

« A la fin, a mis en garde le pape François, nous serons jugés sur les œuvres de miséricorde ». Le Seigneur dira alors, a-t-il ajouté : « Te rappelles-tu ? Cet enfant affamé, c’était moi. Te rappelles-tu ? Ce migrant que beaucoup veulent chasser, c’était moi. Ces grands-parents seuls, abandonnés dans les maisons de retraite, c’était moi. Ce malade seul à l’hôpital, auquel personne ne rend visite, c’était moi ». A.K.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour ! Aujourd’hui la liturgie nous propose la parabole dite du “bon samaritain”, tirée de l’évangile de Luc (10,25-37). Dans son récit simple et stimulant, elle indique un style de vie, dont le centre de gravité n’est pas nous-mêmes, mais les autres, avec leurs difficultés, que nous rencontrons sur notre chemin et qui nous interpellent. Les autres nous interpellent. Quand les autres ne nous interpellent pas quelque chose ne fonctionne pas. Quelque chose dans ce cœur-là n’est pas chrétien. Jésus emploie cette parabole dans le dialogue avec un docteur de la loi, à propos du double commandement qui permet d’entrer dans la vie éternelle : aimer Dieu de tout son cœur et le prochain comme soi-même (vv. 25-28).

“Oui – réplique ce docteur de la loi – mais qui est mon prochain ?” (v. 29). Nous aussi nous pouvons nous poser cette question : qui est mon prochain ? Qui dois-je aimer comme moi-même ? Mes parents ? Mes amis ? Mes compatriotes ? Ceux de la même religion que moi ?… Qui est mon prochain ?

Jésus répond avec cette parabole. Un homme, le long du chemin de Jérusalem à Jéricho, a été attaqué par des brigands, battu et abandonné. Par cette route passent d’abord un prêtre et un lévite, qui, ayant vu l’homme blessé, ne s’arrêtent pas et continuent leur route (vv. 31-32). Passe ensuite un samaritain, c’est-à-dire un habitant de la Samarie, comme tel méprisé par les juifs comme quelqu’un qui n’observe pas la vraie religion ; et au contraire, c’est lui, justement lui, qui en voyant ce pauvre malheureux, « fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures (…) ; le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.» (vv. 33-34); et le jour suivant il le confia aux soins de l’aubergiste, paya pour lui et lui dit qu’il payerai encore tout le reste (cf. v. 35).

A ce point Jésus se retourne vers le docteur de la loi et lui demande : « Lequel des trois – le prêtre, le lévite et le samaritain -, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? ». Et celui-ci, intelligent, répond : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » (vv. 36-37). De cette façon Jésus a complètement renversé la perspective initiale du docteur de la loi – et aussi la nôtre ! – : je ne dois pas cataloguer les autres pour décider qui est mon prochain et qui ne l’est pas. Il dépend de moi d’être ou de ne pas être prochain. C’est ma décision. Il dépend de moi d’être ou de ne pas être le prochain de la personne que je rencontre et qui a besoin d’aide, même si elle est étrangère ou même hostile. Et Jésus conclut : « Va, et toi aussi, fais de même. » (v. 37). Belle leçon. Et je le répète à chacun de nous : « Va, et toi aussi, fais de même », fais-toi le prochain du frère et de la sœur que tu vois en difficulté. Va et fais de même. Faire de bonnes œuvres. Pas seulement des paroles dans le vent. Je pense à cette chanson « Paroles, paroles, paroles » (chanson italienne interprétée par Dalida en français, ndlr). Non. Faire, faire.

Et à travers les bonnes œuvres, que nous accomplissons avec amour et avec joie envers le prochain, notre foi germe et porte du fruit. Demandons-nous, et chacun répond dans son propre cœur : notre foi est-elle féconde ? Produit-elle de bonnes œuvres ? Ou est-elle plutôt stérile, et donc plus morte que vivante ? Est-ce que je me fais prochain ou je passe simplement à côté ? Suis-je de ceux qui sélectionnent les personnes selon leur désir ? Il est bon de se poser souvent ces questions, car à la fin nous serons jugés sur les œuvres de miséricorde ; le Seigneur pourra nous dire : “Mais toi, te rappelles-tu cette fois, sur la route de Jérusalem à Jéricho ? Cet homme à moitié mort, c’était moi. Te rappelles-tu ? Cet enfant affamé, c’était moi. Te rappelles-tu ? Ce migrant que beaucoup veulent chasser, c’était moi. Ces grands-parents seuls, abandonnés dans les maisons de retraite, c’était moi. Ce malade seul à l’hôpital, auquel personne ne rend visite, c’était moi” (cf. Mt 25,40-45).

Que la Vierge Marie nous aide à marcher sur la voie de l’amour généreux envers les autres, le chemin du bon samaritain. Qu’elle nous aide à vivre le commandement principal que le Christ nous a laissé. C’est cela le chemin pour entrer dans la vie éternelle.                     Traduction de Zenit, Anne Kurian Source : https://fr.zenit.org/articles/le-migrant-rejete-la-personne-abandonnee-cest-dieu/

Paroles du pape François après l’angélus

Le pape encourage les marins et les pêcheurs dans leur travail «dur et risqué»

Dimanche de la mer, salutations à l’angélus

Le pape François a encouragé les marins et pêcheurs dans leur travail « souvent dur et risqué. »

A l’occasion du « Dimanche de la mer », le pape a aussi salué le « précieux service » des aumôniers et bénévoles de cette pastorale. L’événement annuel, initié en 1975 par l’Apostolat de la mer, entend mettre les projecteurs sur la pastorale dédiée aux gens de la mer.

Et le pape François de souhaiter : « Que Marie, Etoile de la Mer, veille sur vous ! »

Dans son message pour le Dimanche de la mer 2016, le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, plaidait pour la protection des « droits humains et professionnels » des marins. En soulignant les dangers du métier, il lançait un appel aux évêques, en particulier ceux des diocèses maritimes, à établir et soutenir l’apostolat maritime en tant que « signe visible de la sollicitude à l’égard de ceux qui ne peuvent pas recevoir de soins pastoraux ordinaires ».Traduction de Zenit, Anne Kurian

 

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Chers jeunes, entendez l’appel du Seigneur à le suivre !

Le pape François invite aujourd’hui les jeunes à « entendre l’appel du Seigneur à le suivre », sans avoir « peur », en étant « courageux » pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. Le pape a présidé la prière de l’angélus dominical de midi, depuis la fenêtre du bureau du palais apostolique du Vatican qui donne place Saint-Pierre, ce dimanche 3 juillet 2016. « Et je me demande – écoutez la question – : combien parmi vous, les jeunes qui êtes sur la place aujourd’hui, entendent l’appel du Seigneur à le suivre ? N’ayez pas peur ! Soyez courageux et apportez aux autres ce flambeau du zèle apostolique qui nous a été donné par ces disciples exemplaires », a dit le pape François. 

Après la prière de l’angélus, le pape François a évoqué les attentats de Dacca et de Bagdad, invitant à prier pour les familles des victimes, les victimes, les blessés et leurs familles et pour ceux qui répandent la haine pour que Dieu change leur cœur. Il a aussi évoqué la fête de sainte Maria Goretti, mercredi, 6 juillet, invitant la foule à applaudir la jeune sainte « qui a pardonné à son meurtrier » : un témoin pour l’Année de la Miséricorde. Voici notre traduction des paroles du pape avant et après l’angélus, prononcées en italien. A.B.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

La page d’évangile d’aujourd’hui, tiré du chapitre 10 de l’Evangile de Luc (v. 1-12.17- 20), nous fait comprendre combien il est nécessaire d’invoquer Dieu, “le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ” (v. 2). Les “ouvriers”  sont les missionnaires du Royaume de Dieu, appelés par Jésus et envoyés “ deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre” (v. 1). Leur rôle c’est d’annoncer un message de salut adressé à tous. Les missionnaires annoncent toujours à tous un message de salut ; non seulement les missionnaires qui vont au loin, nous aussi, missionnaires chrétiens qui disent une bonne parole de salut.

Voilà le don qui nous donne Jésus avec l’Esprit-Saint. Cette annonce c’est dire : « Le règne de Dieu s’est approché de vous » (v. 9), parce que Jésus a “rapproché” Dieu de nous; Dieu s’est fait l’un de nous; en Jésus, Dieu règne au milieu de nous: son amour miséricordieux vainc le péché et la misère humaine. Voilà la Bonne Nouvelle que les « ouvriers » doivent apporter à tous : un message d’espérance et de consolation, de paix et de charité. Quand il envoie les disciples devant lui dans les villages, Jésus leur recommande : « Dites d’abord : Paix à cette maison ! […] Guérissez les malades qui s’y trouvent » (v. 5.9). Tout cela signifie que le Règne de Dieu se construit jour après jour et offre déjà sur cette terre ses fruits de conversion, de purification, d’amour et de consolation parmi les hommes. C’est une belle chose! Construire jour après jour ce Royaume de Dieu que l’on est en train de faire. Ne pas détruire, construire !

Avec quel esprit le disciple de Jésus devra accomplit cette mission ? Il devra avant tout être conscient que la réalité difficile et parfois hostile qui l’attend. Jésus n’épargne pas ses mots à ce sujet ! Jésus dit : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (v. 3). Très clair. L’hostilité est toujours au début des persécutions des chrétiens, parce que Jésus sait que la mission est contre carrée par l’œuvre du malin. C’est pourquoi l’ouvrier de l’évangile s’efforcera d’être libre face aux conditionnements humains en tout genre, en n’emportant ni bourse, ni sac, ni sandales (cf. v. 4), comme Jésus l’a recommandé, pour ne mettre sa confiance que dans la puissance de la Croix du Christ. Cela signifie abandonner tout motif de fierté personnelle, de carriérisme ou de faim du pouvoir, et se faire humblement instrument du salut opéré par le sacrifice de Jésus.

La mission du chrétien dans le monde est merveilleuse, c’est une mission destinée à tous, c’est une mission de service, sans exclure personne ; elle requiert beaucoup de générosité et surtout le regard et le cœur tournés vers le haut, pour invoquer l’aide du Seigneur. On a tellement besoin de chrétiens qui témoignent de l’évangile dans la vie quotidienne avec joie. Les disciples, envoyés par Jésus “revinrent tout joyeux” (v. 17). Quand nous faisons cela, le cœur s’emplit de joie. Et cette expression me fait penser à combien l’Eglise est joyeuse, se réjouit quand ses enfants reçoivent la Bonne Nouvelle grâce au dévouement de beaucoup d’hommes et de femmes qui annoncent l’évangile quotidiennement : des prêtres – ces bons prêtres que nous connaissons tous -, des religieuses, des consacrées, des missionnaires…

Et je me demande – écoutez la question – : combien parmi vous, les jeunes qui êtes sur la place aujourd’hui, entendent l’appel du Seigneur à le suivre ? N’ayez pas peur ! Soyez courageux et apportez aux autres ce flambeau du zèle apostolique qui nous a été donné par ces disciples exemplaires. Prions le Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, afin que ne manquent jamais à l’Eglise des cœurs généreux qui travaillent pour apporter à tous l’amour et la tendresse du Père céleste. Ave Maria …

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs j’exprime ma proximité aux familles des victimes et des blessés de l’attentat survenu hier à Dacca et de celui qui a eu lieu à Bagdad. Prions ensemble. Prions ensemble pour eux, pour les défunts, et demandons au Seigneur de convertir le cœur des violents aveuglés par la haine. [Un silence puis un Je vous salue Marie … Puis le pape François a salué différents groupes de différents pays avant d’ajouter ces paroles].

En l’année sainte de la miséricorde, je tiens à rappeler que mercredi prochain nous célébrerons la mémoire de sainte Maria Goretti, la jeune martyre qui, avant de mourir, a pardonné à son meurtrier. Cette jeune fille courageuse mérite un applaudissement de toute la place ! Et je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir! © Traduction de Zenit, Anita Bourdin Source:https://fr.zenit.org/articles/chers-jeunes-entendez-lappel-du-seigneur-a-le-suivre/

Le pardon de Maria Goretti, exemplaire en cette Année de la Miséricorde

La foule applaudit la jeune sainte, place Saint-Pierre. Pour le pape François, le pardon de Maria – Marietta – Goretti (+1902) à son meurtrier est exemplaire en cette Année sainte de la Miséricorde. Le pape a évoqué la fête de la jeune sainte italienne, dont c’est la fête mercredi prochain, 6 juillet, après l’angélus, place Saint-Pierre, ce dimanche 3 juillet 2016.

« En l’année sainte de la miséricorde, je tiens à rappeler que mercredi prochain nous célébrerons la mémoire de sainte Maria Goretti, la jeune martyre qui, avant de mourir, a pardonné à son meurtrier. Cette jeune fille courageuse mérite un applaudissement de toute la place ! », a déclaré le pape François.

Le pape a également adressé un message au diocèse de Maria Goretti à l’occasion de sa fête. Et ce dimanche 3 juillet, le pape a insisté sur le pardon dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr: « Aimer et pardonner comme le fait Dieu. Voilà un programme de vie qui ne peut connaitre ni interruption, ni exception. »

Maria est née dans le village de Corinaldo (Nettuno) en Italie. Aînée de six enfants, elle assume ses responsabilités « avec sérénité et piété ». Elle part travailler dans une métairie des Marais Pontins, après la mort précoce de son père. A 12 ans, elle rayonne par sa vie intérieure, avivée par sa première communion. Mais elle est harcelée par le jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit. Le 5 juillet 1902, il la menace d’un couteau : « C’est un péché, Alessandro! », dit-elle. Il la frappe de quatorze coups de couteau. Elle meurt le lendemain après lui avoir pardonné. Alessandro Serenelli (1882-1970) fut condamné à trente ans de prison. Mais une nuit, en 1910, il rêva que Maria lui offrait des lys qui se transformaient en lumières scintillantes: il réalisa le mal qu’il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention. Il assista à la béatification de Marietta, en 1947, et à sa canonisation, en 1950, aux côtés de la mère de Maria, Assunta Goretti, qui lui dira: « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Entré dans le Tiers-Ordre franciscain, il travaillera comme jardinier dans un monastère capucin, jusqu’à sa mort, à 87 ans.

Saint Jean-Paul II a donné Marietta en modèle aux jeunes du IIIe millénaire, dans un message du 6 décembre 2003 pour la clôture des célébration du centenaire de sa mort en disant : « Marietta – c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement – rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d’être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. » Source : https://fr.zenit.org/articles/le-pardon-de-maria-goretti-exemplaire-ce-cette-annee-de-la-misericorde/

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Les enseignements du témoignage des apôtres Pierre et Paul   

Allocution, angélus du 29 juin 2016

Le pape François appelle à tirer «les enseignements» du «témoignage» des apôtres Pierre et Paul. Il croit que «la foi simple et solide de Pierre» et «le cœur grand et universel de Paul nous aideront à être des chrétiens joyeux, fidèles à l’Évangile et ouverts à la rencontre avec tous»Le pape a consacré son allocution avant l’angélus, Place Saint-Pierre, de ce mercredi 29 juin,  jour de la fête des saints apôtres Pierre et Paul, à la noble mission des patrons de Rome et à l’actualité de leur témoignage.

«Pierre et Paul, aujourd’hui, reviennent en pensée parmi nous, a affirmé le pape, parcourant de nouveau les rues de cette ville, ils frappent à la porte de nos maisons, mais surtout de nos cœurs. Ils veulent encore une fois apporter Jésus, son amour miséricordieux, sa consolation, sa paix. Nous avons tellement besoin de cela ! Accueillons leur message !»Voici notre traduction des paroles du pape prononcées en italien avant l’angélus. M.D.

Allocution du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous célébrons aujourd’hui la fête des saints apôtres Pierre et Paul, en louant Dieu pour leur prédication et leur témoignage. C’est sur la foi de ces deux apôtres qu’est fondée l’Église qui, depuis toujours, les vénère comme patrons. Toutefois, c’est l’Église universelle tout entière qui les regarde avec admiration, les considérant comme deux colonnes et deux grandes lumières qui brillent non seulement dans le ciel de Rome, mais dans le cœur des croyants d’Orient et d’Occident.

Dans le récit de la mission des apôtres, l’Évangile nous dit que Jésus les a envoyés deux par deux (cf. Mt 10,1 ; Lc 10,1). En un certain sens, Pierre et Paul aussi, de Terre sainte, ont été envoyés jusqu’à Rome pour prêcher l’Évangile. C’étaient deux hommes très différents l’un de l’autre : Pierre, un «humble pêcheur», Paul, «maître et docteur», comme le dit la liturgie de ce jour. Mais si, ici, à Rome, nous connaissons Jésus, et si la foi chrétienne est une partie vivante et fondamentale du patrimoine spirituel et de la culture de ce territoire, c’est dû au courage apostolique de ces deux fils du Proche Orient. Par amour du Christ, ils ont laissé leur patrie et, sans se soucier des difficultés du long voyage et des risques et des méfiances qu’ils allaient rencontrer, ils ont accosté à Rome. Là, ils se sont fait les annonciateurs et les témoins de l’Évangile parmi la population et ont marqué du sceau du martyre leur mission de foi et de charité.

Pierre et Paul, aujourd’hui, reviennent en pensée parmi nous ; parcourant de nouveau les rues de cette ville, ils frappent à la porte de nos maisons, mais surtout de nos cœurs. Ils veulent encore une fois apporter Jésus, son amour miséricordieux, sa consolation, sa paix. Nous avons tellement besoin de cela ! Accueillons leur message ! Tirons les enseignements de leur témoignage ! La foi simple et solide de Pierre, le cœur grand et universel de Paul nous aideront à être des chrétiens joyeux, fidèles à l’Évangile et ouverts à la rencontre avec tous.

Pendant la sainte messe dans la basilique Saint-Pierre, ce matin, j’ai béni les palliums des archevêques métropolitains nommés au cours de cette année, venant de différents pays. Je renouvelle mes salutations et mes vœux pour eux, pour leurs proches et pour ceux qui les ont accompagnés dans ce pèlerinage ; et je les encourage à poursuivre avec joie leur mission au service de l’Évangile, en communion avec toute l’Église et spécialement avec le Siège de Pierre, comme l’exprime justement le signe du pallium. Au cours de cette même célébration, j’ai accueilli avec joie et affection les membres de la délégation venue à Rome au nom du patriarche œcuménique, mon très cher frère Bartholomaios. Cette présence est aussi le signe des liens fraternels existant entre nos Églises. Prions pour que se renforcent toujours plus nos liens de communion et notre témoignage commun.

À la Vierge Marie, Salut du peuple romain, confions aujourd’hui le monde entier et en particulier cette ville de Rome, pour qu’elle puisse toujours trouver dans les valeurs spirituelles et morales dont elle est riche, le fondement de sa vie sociale et de sa mission en Italie, en Europe et dans le monde. © Traduction de Zenit, Constance Roque     Sources : https://fr.zenit.org/articles/les-enseignements-du-temoignage-des-apotres-pierre-et-paul/

 Attentat d’Istanbul :                                                                       «Prions pour les victimes et pour le cher peuple turc»

Paroles du pape François après l’angélus

 «Prions pour les victimes, pour leurs familles, et pour le cher peuple turc» Le pape François condamne l’attaque terroriste du 28 juin 2016 à l’aéroport d’Istanbul. Il a en effet déclaré, après la prière de l’angélus, place Saint-Pierre, ce 29 juin 2016: « Une cruelle attaque terroriste a eu lieu hier soir à Istanbul, tuant et blessant de nombreuses personnes. Prions pour les victimes, pour leurs familles, et pour le cher peuple turc. » Il a lancé cet appel à la conversion: « Que le Seigneur convertisse les cœurs des violents et soutienne nos pas sur le chemin de la paix. Prions tous en silence. Je vous salue Marie … »

L’attaque a frappé l’aéroport international Atatürk, faisant, selon un bilan provisoire 41 morts et 239 blessés. Trois kamikazes ont ouvert le feu avant de se faire exploser au milieu du hall de départ.                          © Traduction de Zenit, Anita Bourdin                                               Sources : https://fr.zenit.org/articles/attentat-distanbul-prions-pour-les-victimes-et-pour-le-cher-peuple-turc/

statue-43361_960_720Le pape prie avec la foule pour le

Concile Panorthodoxe de Crète

Avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Le passage évangélique de ce dimanche (Lc 9,18-24) noua appelle encore une fois à nous confronter, en quelque sorte « face à face » avec Jésus. Dans un des rares moments tranquilles où il se trouve seul avec ses disciples, il leur demande: “Les foules, que disent-elles que je suis?” (v. 18). Et ils répondent: “Jean le Baptiste, d’autres disent Elie, d’autres un des anciens prophètes qui est ressuscité” (v. 19). Donc les gens avaient de l’estime pour Jésus et ils le considéraient comme un grand prophète, mais ils n’étaient pas encore conscients de sa vraie identité, c’est-à-dire qu’il était le Messie, le Fils de Dieu envoyé par le Père pour le salut de tous.

Jésus s’adresse alors directement aux apôtres – parce que c’est ce qui l’intéresse le plus – et il demande: “Mais vous, que dites-vous que je suis?” Tout de suite, Pierre répond;” Le Christ de Dieu” (v. 20), ce qui revient à dire: Tu es le Messie, le Consacré de Dieu, envoyé par lui pour sauver son peuple selon l’Alliance et la promesse. Jésus se rend ainsi compte que les Douze, et en particulier Pierre, ont reçu du Père le don de la foi; et c’est pourquoi il commence à leur parler ouvertement – c’est ce que dit l’Evangile : ouvertement – de ce qui l’attend à Jérusalem: “Le Fils de l’homme – dit-il – doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et par les scribes, être tué et ressusciter le troisième jour” (v. 22).

Ces mêmes questions nous sont proposées à nouveau à nous aujourd’hui : « Qui est Jésus pour les gens de notre époque ? » Mais l’autre, plus importante : « Qui est Jésus pour chacun de nous ? Pour moi, toi, pour toi, pour toi… Qui est Jésus pour chacun de nous ? » Nous sommes appelés à faire de la réponse de Pierre notre réponse, en professant avec joie que Jésus est le Fils de Dieu, la Parole éternelle du Père qui s’est faite homme pour racheter l’humanité, en versant sur elle l’abondance de la miséricorde divine.

Le monde a plus que jamais besoin du Christ, de son salut, de son amour miséricordieux. Beaucoup de personnes ressentent un vide autour d’elle et en elles – peut-être parfois nous aussi – ; d’autres vivent dans l’inquiétude et dans l’insécurité à cause de précarité et des conflits. Tous, nous avons besoin de réponses adéquates à nos interrogations, à nos interrogations concrètes. C’est dans le Christ, et seulement en lui, qu’il est possible de trouver la paix véritable et l’accomplissement de toutes les aspirations humaines. Jésus connaît le coeur de l’homme comme personne d’autre. C’est pourquoi il peut le guérir en lui donnant vie et consolation.

Après avoir conclu son dialogue avec les apôtres, Jésus s’adresse à tous en disant: “Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, prenne sa croix tous les jours et qu’il me suive” (v. 23). Il ne s’agit pas d’une croix ornementale, ou d’une croix idéologique, mais c’est la croix de la vie, c’est la croix du devoir, la croix du sacrifice de soi pour les autres avec amour – pour les parents, pour les enfants, pour la famille, pour les amis et aussi pour les ennemis -, c’est la croix de la disponibilité à être solidaires des pauvres, à s’engager pour la justice et la paix.

En assumant ces attitudes, ces croix, on perd toujours quelque chose, nous ne devons jamais oublier que “qui perd sa vie [pour le Christ] la sauve”. C’est perdre pour gagner. Nous nous souvenons tous nos frères qui aujourd’hui encore mettent ne pratique ces paroles de Jésus, offrent leur temps, leur travail, leur fatigue, et même leur vie, pour ne pas renier leur foi dans le Christ. Par son Esprit Saint, Jésus nous donne la force d’avancer sur le chemin de la foi et du témoignage. Faire ce que nous croyons. Ne pas dire une chose et en faire une autre.

Sur ce chemin, la Vierge Marie est toujours proche de nous et elle nous précède: laissons-nous prendre par la main par Marie dans les moments les plus sombres et les plus difficiles.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

 

Après l’angélus

Chers frères et soeurs,

La béatification de Maria Celeste Crostarosa, moniale, fondatrice de l’Ordre du Saint Rédempteur, a été célébrée hier à Foggia. Que la nouvelle bienheureuse, par son exemple et son intercession, nous aide à conformer toute notre vie à Jésus notre Sauveur.

Aujourd’hui, en la solennité de la Pentecôte, selon le calendrier julien, suivi par l’Eglise orthodoxe, le Concile Panorthodoxe s’est ouvert en Crète par la célébration de la Divine liturgie. Unissons-nous à la prière de nos frères orthodoxes, en invoquant l’Esprit Saint pour qu’Il assiste de ses dons les patriarches, les archevêques et les évêques réunis en concile. Et tous ensemble prions la Vierge Marie pour tous nos frères orthodoxes: “Je vous salue Marie… ”

C’est demain la Journée mondiale des Réfugiés promue par l’ONU. Le thème de cette année est: “Avec les réfugiés. Nous sommes aux côtés de qui a été contraint à fuir.” Les réfugiés sont des personnes comme tout le monde, mais auxquelles la guerre a enlevé la maison, le travail, les parents, les amis. Leurs histoires et leurs visages nous appellent à renouveler notre engagement à construire la paix dans la justice. C’est pour cela que nous voulons êtreavec eux: les rencontrer, les accueillir, les écouter, pour devenir ensemble des artisans de paix selon la volonté de Dieu.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins, en particulier les étudiants de la London Oratory School, les fidèles de Stokholm, et les communautés africaines francophones d’Italie. Je salue le fidèles de Bénévent, Gravina di Puglia, Corbetta et Cardano al Campo, et les bénévoles de la prison de Busto Arsizio, et, à travers eux, les détenus. Je saleu aussi les groupes cyclistes “ACRA” de Fermo, “Pedalando” de Rome et celui de Codevigo, qui apportent sur els routes des messages de solidarité: ils sont bien, ils sont bien!

Je vous souhaite à tous un bon dimanche et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

[Traduction complète du texte original en italien] © Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source  :https://fr.zenit.org/articles/angelus-le-pape-prie-avec-la-foule-pour-le-concile-panorthodoxe-de-crete

 

 

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JUBILE DES PERSONNES HANDICAPÉES OU MALADES

LE « MERCI » DU PAPE FRANCOIS

Béatifications, travail des enfants, malades de la lèpre, médecins bénévoles… 

Merci à vous « qui avez voulu être présents, dans votre situation de malade ou de handicap » : le pape François a remercié les malades et les personnes handicapées qui ont participé à la messe conclusive de leur Jubilé de la miséricorde, ce dimanche matin, 12 juin, place Saint-Pierre et ils l’ont fait malgré la pluie. Le pape leur a adressé cette salutation au terme de la messe, avant l’angélus. Le pape a aussi évoqué deux béatifications en Italie, la Journée contre le travail des mineurs – qu’il dénonce comme un « esclavage » – et le congrès pour lutter contre la lèpre qui a eu lieu dans le cadre de ce jubilé. Il a remercié les médecins bénévoles qui soignent gratuitement les exclus de Rome auprès des quatre basiliques papales.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs !

Hier, à Verceil, le prêtre Giacomo Abbondo, a été proclamé bienheureux: il a vécu au XVIIIe siècle, amoureux de Dieu, cultivé, toujours disponible pour ses paroissiens. Nous nous unissons à l’action de grâce du diocèse de Verceil. Et à celle de Monreale, où est béatifiée aujourd’hui sœur Carolina Santocanale, fondatrice des sœurs capucines de l’Immaculée de Lourdes.

Née dans une famille noble de Palerme, elle abandonna le confort et elle se fit pauvre parmi les pauvres. Elle puisa la force de sa maternité spirituelle et sa tendresse pour les plus faibles dans le Christ, spécialement dans l’eucharistie. Dans le contexte du jubilé des malades, un Congrès international sur les soins des personnes affectées de la maladie de Hansen a eu lieu ces jours-ci à Rome. Je salue avec reconnaissance les organisateurs et les participants et je souhaite un engagement fructueux dans la lutte contre la lèpre. C’est aujourd’hui la Journée mondiale contre le travail des mineurs. Renouvelons tous ensemble l’effort pour supprimer les causes de cet esclavage, qui prive des millions d’enfants de certains droits fondamentaux et qui les expose à de graves dangers. Il y a aujourd’hui dans le monde tellement d’enfants esclaves !

Je salue affectueusement les pèlerins venus d’Italie et de différents pays pour cette journée jubilaire. Je vous remercie de façon spéciale vous qui avez voulu être présents, dans votre situation de malade ou de handicap.

Un très vif remerciement va aussi aux médecins et au personnel de santé qui, dans les “Points de la santé” installés auprès des quatre basiliques papales, offrent des visites spécialisées à des centaines de personnes qui vivent aux marges de la ville de Rome. Un grand merci à vous !

Que la Vierge Marie à laquelle nous nous adressons maintenant dans la prière, nous accompagne toujours sur notre chemin.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin                                                                                                   Source : https://fr.zenit.org/articles/jubile-des-personnes-handicapees-ou-malades-le-merci-du-pape-francois/

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Audience Générale

«Disons cette belle prière : Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis!» Le pharisien et le publicain, catéchèse en italien (traduction complète)

« Redisons trois fois cette belle prière: «Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis» ! », c’est l’invitation lancée par le pape François aux visiteurs venus place Saint-Pierre pour l’audience générale de ce mercredi matin, 1er juin. Dans le cadre de ses catéchèses sur la miséricorde dans le Nouveau Testament, le pape a commenté la parabole du pharisien et du publicain. A deux reprises, il a invité l’assemblée à dire avec lui cette prière : «Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis» : une fois au cœur de sa catéchèse et à la fin de sa catéchèse, comme le pape le fait souvent pour aider à mémoriser le cœur de son message. Le pape a invité à un examen intérieur : « Il ne suffit pas de nous demander combien de temps nous prions, nous devons aussi nous demander comment nous prions, ou mieux, comment est notre cœur : il est important de l’examiner pour évaluer nos pensées, nos sentiments, et en extirper l’arrogance et l’hypocrisie. »

Catéchèse du pape François

La prière humble obtient miséricorde (cf. Lc 18,9-14)

Chers frères et sœurs, bonjour !

Mercredi dernier, nous avons écouté la parabole du juge et de la veuve, sur la nécessité de prier avec persévérance. Aujourd’hui, avec une autre parabole, Jésus veut nous enseigner quelle est l’attitude juste pour prier et invoquer la miséricorde du Père ; comment on doit prier ; l’attitude juste pour prier. C’est la parabole du pharisien et du publicain (cf. Lc 18,9-14).

Les deux personnages montent au temple pour prier mais ils agissent de manières très différentes, obtenant des résultats opposés. Le pharisien prie en se tenant « debout » (v.11) et emploie beaucoup de paroles. Sa prière est, oui, une prière de remerciements adressée à Dieu, mais en réalité c’est un étalage de ses propres mérites, avec un sentiment de supériorité par rapport aux « autres hommes », qualifiés de « voleurs, injustes, adultères » – et il indique l’autre qui était là – « ce publicain » (v.11). Mais c’est justement là qu’est le problème : ce pharisien prie Dieu, mais en vérité il se regarde lui-même. Il se prie lui-même ! Au lieu d’avoir le Seigneur sous les yeux, il a un miroir. Bien qu’il soit dans le temple, il n’éprouve pas la nécessité de se prosterner devant la majesté de Dieu ; il est debout, il se sent sûr, comme si c’était lui le patron du temple ! Il liste les bonnes œuvres qu’il accomplit : il est irrépréhensible, observant la Loi au-delà de ce qui est dû, il jeûne « deux fois par semaine » et paie la « dîme » de tout ce qu’il possède. En somme, plus que de prier, le pharisien se complaît dans sa propre observance des préceptes. Et pourtant son attitude et ses paroles sont loin de la façon d’agir et de parler de Dieu, qui aime tous les hommes et ne méprise pas les pécheurs. Au contraire, ce pharisien méprise les pécheurs, même quand il indique l’autre qui est là. En somme, le pharisien, qui se considère juste, néglige le commandement le plus important : l’amour de Dieu et du prochain.

Il ne suffit donc pas de nous demander combien de temps nous prions, nous devons aussi nous demander comment nous prions, ou mieux, comment est notre cœur : il est important de l’examiner pour évaluer nos pensées, nos sentiments, et en extirper l’arrogance et l’hypocrisie. Mais je pose une question : peut-on prier avec arrogance ? Non ! Peut-on prier avec hypocrisie ? Non ! Nous devons seulement prier en nous mettant devant Dieu tels que nous sommes. Pas comme le pharisien qui priait avec arrogance et hypocrisie. Nous sommes tous pris par la frénésie du rythme quotidien, souvent livrés à nos sensations, étourdis, confus. Il est nécessaire d’apprendre à retrouver le chemin de notre cœur, de retrouver la valeur de l’intimité et du silence, parce que c’est là que Dieu nous rencontre et nous parle. C’est seulement à partir de là que nous pouvons à notre tour rencontrer les autres et parler avec eux. Le pharisien s’est mis en marche vers le temple, il est sûr de lui mais il ne se rend pas compte qu’il a perdu le chemin de son cœur.

Le publicain en revanche, – l’autre – se présente dans le temple l’âme humble et repentie : il « se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine » (v.13). Sa prière est très brève, elle n’est pas aussi longue que celle du pharisien : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! ». Rien d’autre. Une belle prière ! En effet, les collecteurs d’impôts – que l’on appelait justement « publicains » – étaient considérés comme des personnes impures, soumises aux dominateurs étrangers, ils étaient mal vus par les gens et en général associés aux « pécheurs ». La parabole enseigne que l’on est juste ou pécheur non par son appartenance sociale mais par sa manière de se mettre en relation avec Dieu et par sa manière d’être en relation avec ses frères. Les gestes de pénitence et les paroles peu nombreuses et simples du publicain témoignent qu’il est conscient de sa condition misérable. Sa prière est essentielle. Il agit en humble, sûr uniquement d’être un pécheur qui a besoin de pitié. Si le pharisien ne demandait rien parce qu’il avait déjà tout, le publicain ne peut que mendier la miséricorde de Dieu. Et c’est beau : mendier la miséricorde de Dieu. En se présentant « les mains vides », le cœur nu et se reconnaissant pécheur, le publicain nous montre à tous la condition nécessaire pour recevoir le pardon du Seigneur. À la fin, c’est précisément lui, si méprisé, qui devient une image du véritable croyant.

Jésus conclut la parabole par une sentence : « Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (v.14). De ces deux-là, lequel est le corrompu ? Le pharisien. Le pharisien est justement l’image du corrompu qui fait semblant de prier, mais ne réussit qu’à se pavaner devant un miroir. C’est un corrompu et il fait semblant de prier. Ainsi, dans la vie, celui qui se croit juste et qui juge les autres en les méprisant est un corrompu et un hypocrite. L’arrogance compromet toute bonne action, vide la prière, éloigne de Dieu et des autres. Si Dieu préfère l’humilité, ce n’est pas pour nous abaisser : l’humilité est plutôt la condition nécessaire pour être relevé par lui, pour faire l’expérience de la miséricorde qui vient combler nos vides. Si la prière de l’arrogant ne touche pas le cœur de Dieu, l’humilité du misérable l’ouvre tout grand. Dieu a une faiblesse : son faible pour les humbles. Devant un cœur humble, Dieu ouvre entièrement son cœur. C’est cette humilité que la Vierge Marie exprime dans le chant du Magnificat : « Il s’est penché sur son humble servante. […] Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. » (Lc 1,48-50). Qu’elle nous aide, elle, notre Mère, à prier d’un cœur humble. Et nous, redisons trois fois cette belle prière : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ». © Traduction de Zenit, Constance Roques https://fr.zenit.org/articles/disons-cette-belle-priere-mon-dieu-aie-pitie-du-pecheur-que-je-suis/

 

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L’Esprit Saint, esprit de franchise… évangélique

« Que Marie obtienne pour nous la grâce d’être fortement animés par l’Esprit Saint, pour témoigner du Christ avec une franchise toute évangélique et nous ouvrir de plus en plus à la plénitude de son amour », c’est la grâce demandée par le pape François pour l’Eglise à l’occasion de la Pentecôte. Le pape s’est exprimé ainsi avant la prière du Regina caeli, dimanche 16 mai, jour de la Pentecôte, place Saint-Pierre, à midi. Le pape a souligné que l’Esprit Saint est celui qui console, qui défend, et qui enseigne. Et qui enseigne avant tout à aimer: « L’Esprit, en effet, nous enseigne toute chose, soit l’unique chose indispensable : aimer comme Dieu aime. » A partir de dimanche prochain, la prière de l’angélus revient à la place du Regina caeli qui accompagne la prière de l’Eglise depuis Pâques. A.B.

Paroles du pape François avant le « Regina Cæli »

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui nous célébrons la grande fête de la Pentecôte, qui clôture le Temps pascal, cinquante jours après la résurrection du Christ. La liturgie nous invite à ouvrir notre esprit et notre cœur au don de l’Esprit Saint, que Jésus a plusieurs fois promis à ses disciples, le premier et principal don qu’Il a obtenu pour nous, par sa résurrection. Ce don, Jésus l’a lui-même imploré au Père, comme l’atteste l’évangile d’aujourd’hui, qui se déroule au Cénacle. Jésus dit à ses disciples: «Si vous m’aimez vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. » (Jn 14,15-16).

Ces paroles nous rappellent avant tout que l’amour pour une personne, mais également pour le Seigneur, ne se démontre pas par les paroles, mais dans les faits ; et «  observer les commandements » doit être compris dans un sens existentiel, de manière à ce que toute la vie soit impliquée. En effet, être chrétiens ne signifie par essentiellement appartenir à une certaine culture ou adhérer à une certaine doctrine, mais plutôt lier sa vie, sous tous ses aspects, à la personne de Jésus et, à travers Lui, au Père. C’est dans ce but que Jésus promet l’effusion de l’Esprit Saint à ses disciples. Grâce à l’esprit saint précisément, l’Amour qui unit le Père et le Fils et procède d’eux, nous pouvons tous vivre la même vie que Jésus. L’Esprit, en effet, nous enseigne toute chose, soit l’unique chose indispensable : aimer comme Dieu aime.

En promettant l’Esprit Saint, Jésus définit un « autre paraclet » (v.16) qui signifie Consolateur, Avocat, intercesseur, autrement dit Celui qui nous assiste, nous défend, marche à nos côtés tout au long de le vie et dans notre lutte pour le bien et contre le mal. Jésus dit «  un autre Défenseur » car le premier c’est Lui, Lui qui s’est fait chair pour assumer notre condition humaine et la délivrer de l’esclavage du péché.

Par ailleurs, l’Esprit Saint exerce une fonction d’enseignement et de mémoire. Jésus nous l’a dit : « le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (v. 26). L’Esprit saint n’enseigne rien de différent, mais rend vivant, rend actif l’enseignement de Jésus, afin que le temps qui passe ne l’efface pas ou ne l’affaiblisse. L’Esprit saint déclenche cet enseignement à l’intérieur de notre cœur, nous aide à l’intérioriser, fait en sorte qu’il fasse partie de nous, chair de notre chair. En même temps il prépare notre cœur, afin qu’il soit vraiment capable de recevoir les paroles et les exemples du Seigneur. A chaque fois que la parole de Jésus est accueillie avec joie dans notre cœur, c’est grâce à l’Esprit Saint.

Prions maintenant ensemble le Regina Caeli – pour la dernière fois cette année –, en invoquant l’intercession maternelle de la Vierge Marie. Que Celle-ci obtienne pour nous la grâce d’être fortement animés par l’Esprit Saint, pour témoigner du Christ avec une franchise toute évangélique et nous ouvrir de plus en plus à la plénitude de son amour.                                                         (c) Traduction de Zenit, Océane Le Gall

Source : https://fr.zenit.org/articles/lesprit-saint-esprit-de-franchise-evangelique/

 

 

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Ascension: « Jésus sort de notre espace terrestre »            

« Nous contemplons le mystère de Jésus qui sort de notre espace terrestre pour entrer dans la plénitude de la gloire de Dieu, en portant avec lui notre humanité », a expliqué le pape François, dimanche, 8 mai, à midi, à l’occasion de la prière mariale du Regina caeli, place Saint-Pierre.Le pape a en effet commenté les lectures de la messe de l’Ascension, qui se célébrait en Italie, notamment, ce dimanche. Le pape a aussi évoqué la Supplique à la Vierge de Pompéi, la Journée mondiale des communications sociales et la fête des mères, également célébrée en Italie ce dimanche, invitant la foule à prier avec lui un Je vous salue Marie à leur intention.

 Avant le Regina Coeli

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, en Italie et dans d’autres pays, on célèbre l’Ascension de Jésus au ciel, qui s’est réalisée quarante jours après Pâques. Nous contemplons le mystère de Jésus qui sort de notre espace terrestre pour entrer dans la plénitude de la gloire de Dieu, en portant avec lui notre humanité. Autrement dit, notre humanité entre en ciel pour la première fois. L’évangile de Luc nous montre la réaction des disciples devant le Seigneur qui « se sépara d’eux et était emporté au ciel » (24,51). On ne voit chez eux aucune peine ni désarroi, « ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie » (v. 52). C’est le retour de celui qui ne craint plus la ville qui avait refusé le Maître, de celui qui a connu la trahison de Judas et le reniement de Pierre, qui a vu le désespoir des disciples et la violence d’un pouvoir qui se sentait menacé.

Depuis ce jour-là, pour les apôtres et pour tout disciple du Christ, il était possible d’habiter à Jérusalem et dans toutes les villes du monde, même les plus affligées par l’injustice et la violence, car au-dessus de toute ville il y a le même ciel et chaque habitant peut lever les yeux vers lui avec espérance. Jésus, Dieu, vrai homme, est au ciel avec son corps d’homme ! Voilà notre espérance, voilà notre ancre, à laquelle nous restons accrochés si nous regardons le ciel.

Dans ce ciel vit ce Dieu qui s’est révélé si proche qu’il a pris le visage d’un homme, Jésus de Nazareth. Il reste à jamais le Dieu-avec-nous – rappelons-nous de cela : Emmanuel, Dieu avec nous – et il ne nous laisse pas seuls ! Nous pouvons regarder en l’air pour reconnaître devant nous notre avenir. L’Ascension de Jésus, le Christ ressuscité, renferme la promesse de notre participation à une vie pleine aux côtés de Dieu.

Avant de quitter ses amis, Jésus, en évoquant l’événement de sa mort et de sa résurrection, leur avait dit : « A vous d’en être les témoins » (v. 48). Cela veut dire que les disciples, les apôtres sont témoins de la mort et de la résurrection du Christ, et ce jour-là aussi de son ascension. Après avoir vu leur Seigneur monter au ciel, les disciples repartirent en effet comme témoins, annonçant à tous avec joie la vie nouvelle qui vient du Christ ressuscité, et au nom duquel « la conversion serait proclamée, pour le pardon des péchés » (v. 47). Un témoignage réalisé par la parole mais aussi dans les faits de la vie quotidienne. Témoignage qui devrait sortir de nos églises le dimanche pour entrer durant la semaine dans les maisons, les bureaux, à l’école, dans les lieux de rencontre et de loisirs, dans les hôpitaux, les prisons, les maisons pour  personnes âgées, les lieux bondés d’immigrés, les périphéries de la ville… Nous devons témoigner chaque semaine que : le Christ est avec nous ; Jésus est monté au ciel, il est avec nous ; Jésus Christ est vivant !

Jésus nous a garanti que dans cette annonce et ce témoignage nous serons « revêtus d’une puissance venue d’en haut » (v. 49), c’est-à-dire de la puissance de l’Esprit Saint. Voilà le secret de cette mission: la présence parmi nous du Seigneur ressuscité qui, en faisant don de l’Esprit, continue à ouvrir notre esprit et notre cœur, pour annoncer son amour et sa miséricorde jusque dans les endroits les plus réfractaires de nos villes. L’Esprit Saint est le véritable artisan du témoignage multiforme que l’Eglise et chaque baptisé rendent dans le monde. C’est pourquoi, nous ne saurions négliger le recueillement dans la prière pour louer Dieu et invoquer le don de l’Esprit. En cette semaine qui nous conduit vers la fête de la Pentecôte, nous restons spirituellement au cénacle, avec la Vierge Marie, pour accueillir l’Esprit Saint. Faisons-le maintenant aussi, en communion avec les fidèles rassemblées au sanctuaire de Pompéi pour la Supplique traditionnelle. 

Après le Regina Coeli

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, la Journée mondiale des communications sociales, voulue par le Concile Vatican II, fête ses 50 ans. Les Pères conciliaires, pendant leur réflexion sur l’Eglise du monde contemporain, comprirent en effet l’importance cruciale des communications, qui « peuvent jeter des ponts entre les personnes, les familles, les groupes sociaux, les peuples ; que ce soit dans le domaine physique ou dans le domaine numérique » (Message, 2016). Je fais mes plus chaleureuses salutations à tous les opérateurs de la communication et souhaite que notre manière de communiquer dans l’Eglise ait toujours un style évangélique clair, un style qui unit la vérité et la miséricorde.

Je salue tout le monde, vous les fidèles de Rome et pèlerins d’Italie et des divers pays. Je salue tout particulièrement les fidèles polonais de Varsovie, Łowicz et Ostróda ; les musiciens de Vienne ; le groupe irlandais Amis de Mgr O’Flaherty ; les élèves du collège Corderius (Pays-Bas) ; et la Katholische Akademische Verbindung “Capitolina”.

Je salue les participants à la Marche pour la vie, les amis de l’œuvre Don Folci et du pré-séminaire Saint-Pie-X, les scouts d’Europe de Rome-ouest et Rome-sud, et tous les enfants du diocèse de Gènes qui font leur confirmation. Vous êtes bruyants, Génois !

Aujourd’hui dans tant de pays c’est la fête des mères ; rendons hommage avec gratitude et affection à toutes les mamans – celles qui sont aujourd’hui sur la place, nos mamans, celles qui sont encore parmi nous et celles qui sont allées au ciel – en les confiant à Marie, la maman de Jésus. Et ensemble, pour toutes les mamans, prions l’Ave Maria…

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !

© Traduction de Zenit, Océane Le Gall

Source : https://fr.zenit.org/articles/ascension-jesus-sort-de-notre-espace-terrestre/

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Prière à l’Esprit Saint :                                                           «Que je me souvienne et que je comprenne»

Accueillir l’Esprit Saint comme « maître intérieur »    

« Que la Vierge Marie nous aide à accueillir avec docilité l’Esprit Saint comme maître intérieur et mémoire vivante du Christ sur notre chemin quotidien », a dit le pape.

Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François avant la prière mariale du Regina caeli, dimanche 1er mai, place Saint-Pierre.

Allocution du pape François

Chers frères et chères sœurs, bonjour !

L’Évangile de ce jour nous emmène à nouveau au Cénacle. Pendant la dernière Cène, avant d’affronter la passion et la mort sur la croix, Jésus a promis à ses apôtres le don de l’Esprit Saint, qui aura la charge d’enseigner et de rappeler ses paroles à la communauté des disciples. Jésus lui-même le dit : « Le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14,26). Enseigner et rappeler. Voilà ce que fait l’Esprit Saint dans nos cœurs.

Au moment où il va retourner vers le Père, Jésus annonce la venue de l’Esprit Saint qui, avant tout, enseignera aux disciples à comprendre toujours plus pleinement l’Évangile, à l’accueillir dans leur existence et à le rendre vivant et agissant par leur témoignage. Alors qu’il va confier aux apôtres – mot qui veut justement dire « envoyé » – la mission de porter l’annonce de l’Évangile dans le monde entier, Jésus promet qu’ils ne resteront pas seuls : l’Esprit Saint sera avec eux, le Paraclet, qui sera à leur côté, ou plutôt, qui sera en eux, pour les défendre et les soutenir. Jésus retourne vers son Père mais il continue d’accompagner et d’instruire ses disciples par le don de l’Esprit Saint.

Le second aspect de la mission de l’Esprit Saint consiste à aider les apôtres à se souvenir des paroles de Jésus. L’Esprit a la charge de réveiller la mémoire, de rappeler les paroles de Jésus. Le divin Maître a déjà communiqué tout ce qu’il avait l’intention de confier aux apôtres : avec Lui, le Verbe incarné, la Révélation est complète. L’Esprit rappellera les enseignements de Jésus dans les diverses circonstances concrètes de la vie, pour qu’ils soient mis en pratique. C’est justement ce qui se produit encore aujourd’hui dans l’Église, guidée par la lumière et la force de l’Esprit Saint, afin qu’il puisse apporter à tous le don du salut, c’est à dire l’amour et la miséricorde de Dieu. Par exemple, quand vous lisez tous les jours – comme je vous l’ai conseillé – un extrait, un passage de l’Évangile, demandez à l’Esprit Saint : « Que je comprenne et que je me souvienne de ces paroles de Jésus ». Et ensuite lire le passage, tous les jours… Mais avant, cette prière à l’Esprit Saint qui est dans notre cœur : « Que je me souvienne et que je comprenne ».

Nous ne sommes pas seuls : Jésus est près de nous, au milieu de nous ! Sa présence nouvelle dans l’histoire advient par le don de l’Esprit Saint, par l’intermédiaire duquel il est possible d’instaurer un rapport vivant avec Lui, le Crucifié ressuscité. L’Esprit, répandu en nous par les sacrements du baptême et de la confirmation, agit dans notre vie. Il nous guide dans notre manière de penser, d’agir, de distinguer ce qui est bien et ce qui est mal ; il nous aide à pratiquer la charité de Jésus, le don qu’il fait de lui-même aux autres, spécialement aux plus démunis.

Nous ne sommes pas seuls ! Et le signe de la présence de l’Esprit Saint est aussi la paix que Jésus donne à ses disciples : « Je vous donne ma paix » (v. 27). Elle est différente de celle que les hommes se souhaitent ou tentent de réaliser. La paix de Jésus jaillit de la victoire sur le péché, sur l’égoïsme qui nous empêche de nous aimer comme des frères. C’est un don de Dieu et le signe de sa présence. Chaque disciple, appelé aujourd’hui à suivre Jésus en portant sa croix, reçoit en lui la paix du Crucifié ressuscité avec la certitude de sa victoire et dans l’attente de sa venue définitive.

Que la Vierge Marie nous aide à accueillir avec docilité l’Esprit Saint comme maître intérieur et mémoire vivante du Christ sur notre chemin quotidien. © Traduction de Zenit, Hugues de Warren  Source : https://fr.zenit.org/articles/priere-a-lesprit-saint-que-je-me-souvienne-et-que-je-comprenne/

Vœux du pape pour les chrétiens d’Orient qui fêtent Pâques

Des vœux de lumière et de paix

Le pape François souhaite d’heureuse fêtes de Pâques aux chrétiens d’Orient, qui célébraient la résurrection du Christ ce dimanche 1er mai, selon le calendrier julien, en disant en grec la salutation pascale: « le Christ est ressuscité! »

« Mes pensées cordiales vont vers nos frères des Églises d’Orient qui célèbrent Pâques aujourd’hui. Que le Seigneur ressuscité porte à tous le don de sa lumière et de sa paix. Christos anesti ! », a dit le pape après la prière mariale du Regina caeli, place Saint-Pierre.

Il avait également posté ce tweet sur son compte @Pontifex_fr: « Je présente mes vœux cordiaux aux fidèles des Églises d’Orient qui célèbrent aujourd’hui la Sainte Pâque. Χριστὸς ἀνέστη! » Source : https://fr.zenit.org/articles/regina-coeli-le-pape-salue-les-eglises-dorient-qui-fetent-paques/

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Jubilé des adolescents                                                                                                            

Si Jésus est là il y a du «réseau»:                                 le pape et le téléphone portable

 « Si dans votre vie il n’y a pas Jésus, c’est comme s’il n’y avait pas de réseau ! », explique le pape François.

Le pape François a en effet adressé un message vidéo aux jeunes de 13-16 ans réunis au Stade olympique de Rome pour leur Jubilé, samedi soir, 23 avril 2016.

Le pape a filé la métaphore du téléphone portable qui « prend » ou « ne prends pas » selon l’endroit où l’on se trouve, invitant les jeunes à se placer dans les endroits où cela « prend » c’est-à-dire où il y a Jésus.

« Il m’est souvent arrivé de devoir téléphoner à des amis, mais il arrive que je ne réussisse pas à me mettre en contact parce qu’il n’y a pas de réseau. Je suis certain que cela vous arrive à vous aussi, que le portable en certains endroits ne capte pas… », a fait observer le pape.

Il a lancé cette invitation : « Rappelez-vous que si dans votre vie il n’y a pas Jésus, c’est comme s’il n’y avait pas de réseau ! On ne réussit pas à parler et on s’enferme sur soi. Mettons-nous toujours là où l’on capte ! La famille, la paroisse, l’école, afin que dans ce monde nous ayons toujours quelque chose de bien et de vrai à dire. »

Voici notre traduction complète du message du pape à quelque 70 000 adolescents rassemblés au stade.

 

Message du pape François

Chers jeunes gens et jeunes filles, bonsoir !

Vous êtes réunis pour un moment de fête et de joie. Je n’ai pas réussi à venir et j’en suis désolé. J’ai donc décidé de vous saluer par cette vidéo. Cela m’aurait tellement plu de pouvoir venir au Stade, mais je ne suis pas arrivé à le faire…

Je vous remercie d’avoir accueilli l’invitation à venir célébrer le Jubilé ici, à Rome. Ce matin, vous avez transformé la place Saint-Pierre en un grand confessionnal et ensuite vous avez franchi la Porte sainte. N’oubliez pas que la Porte indique la rencontre avec le Christ, qu’il nous fait entrer dans l’amour du Père et nous demande de devenir miséricordieux, comme Lui est miséricordieux.

Ensuite, demain, nous célébrerons ensemble la Messe. C’était juste qu’il y ait aussi un espace pour être ensemble avec joie et écouter quelques témoignages importants, qui peuvent vous aider à croître dans la foi et dans la vie.

Je sais que vous avez une bannière où sont inscrites les œuvres de miséricorde corporelles : apprenez par cœur ces œuvres, parce qu’elles sont le style de la vie chrétienne. Comme vous le savez, les œuvres de miséricorde sont des gestes simples, qui appartiennent à la vie de tous les jours, permettant de reconnaître le visage de Jésus dans le visage de tant de personnes. Même des jeunes ! Même des jeunes comme vous, qui ont faim, soif ; qui sont réfugiés ou étrangers ou malades et ont besoin de notre aide, de notre amitié.

Être miséricordieux veut aussi dire être capable de pardon. Et ce n’est pas facile ! Il peut arriver parfois qu’en famille, à l’école, en paroisse, en salle de sport et dans des lieux de divertissement quelqu’un puisse nous faire du tort et que nous nous sentions offensés ; ou bien que dans un moment de nervosité nous puissions nous-mêmes offenser les autres. Ne restons pas pleins de rancœur ou de désir de vengeance ! Cela ne sert à rien : c’est un ver qui nous mange l’âme et ne nous permet pas d’être heureux. Pardonnons ! Pardonnons et oublions le tort reçu, ainsi nous pouvons comprendre l’enseignement de Jésus et être de ses disciples et des témoins de la miséricorde.

Chers jeunes, il m’est souvent arrivé de devoir téléphoner à des amis, mais il arrive que je ne réussisse pas à me mettre en contact parce qu’il n’y a pas de réseau. Je suis certain que cela vous arrive à vous aussi, que le portable en certains endroits ne capte pas… Bien, rappelez-vous que si dans votre vie il n’y a pas Jésus, c’est comme s’il n’y avait pas de réseau ! On ne réussit pas à parler et on s’enferme sur soi. Mettons-nous toujours là où l’on capte ! La famille, la paroisse, l’école, afin que dans ce monde nous ayons toujours quelque chose de bien et de vrai à dire.

Maintenant je vous salue tous, je vous souhaite de vivre ce moment avec joie et je vous attends tous demain place Saint Pierre. Au revoir !

© Traduction de Zenit, Hugues de Warren  25 Avril 2016

https://fr.zenit.org/articles/si-jesus-est-la-il-y-a-du-reseau-le-pape-file-limage-des-telephones-portables/

Jeunes, rentrez chez vous la «tête haute»!

Message final pour le Jubilé des adolescents (texte complet)

Le pape François invite les jeunes adolescents qui viennent de célébrer leur Jubilé à Rome à revenir chez eux la « tête haute », « joyeux » du fait de leur identité chrétienne.

Il évoque les jeunes martyrs espagnols béatifiés à Burgos et tous les chrétiens enlevés en Syrie, catholiques et orthodoxes.

Voici notre traduction complète des paroles du pape avant et après la prière mariale du Regina caeli, au terme de la messe du Jubilé des adolescents, dimanche, 24 avril, place Saint-Pierre.

A.B.

Paroles du pape François avant le Regina caeli

Au terme de cette célébration jubilaire, ma pensée se tourne de façon particulière vers vous, chers jeunes gens et jeunes filles. Vous êtes venus d’Italie, et de différentes régions du monde, pour vivre des moments de foi et de convivialité fraternelle. Merci de votre témoignage joyeux et bruyant. Continuez avec courage!

Le prêtre Valentin Palencia Marquina et quatre de ses compagnons martyrs ont été proclamés bienheureux hier à Burgos (Espagne) : des jeunes, tués pour leur foi, au cours de la Guerre civile espagnole. Louons le Seigneur pour ces témoins courageux et par leur intercession supplions-le de libérer le monde de toute violence.

Je suis toujours vivement préoccupé pour nos frères évêques, prêtres et religieux, catholiques et orthodoxes, enlevés depuis longtemps en Syrie. Que le Dieu Miséricordieux touche le cœur des ravisseurs, et accorde au plus vite à nos frères d’être libérés et de pouvoir revenir dans leurs communautés. Je vous invite tous à prier pour cela, sans oublier les autres personnes enlevées dans le monde.

Confions toutes nos aspirations et nos espérances à l’intercession de Marie, Mère de Miséricorde.

Regina caeli…

Paroles du pape François après la bénédiction

Chers jeunes, vous avez célébré le Jubilé : maintenant, rentrez chez vous avec la joie de votre identité chrétienne. Debout, la tête haute, et avec votre carte d’identité en main et dans le cœur !

Que le Seigneur vous accompagne. Et, s’il vous plaît, priez aussi pour moi. Merci.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin 25 Avril 2016

https://fr.zenit.org/articles/jeunes-rentrez-chez-vous-la-tete-haute/

Syrie: prière du pape François pour tous les otages

Prière avec les jeunes du monde

Le pape François lance un nouvel appel à la libération des personnes prises en otage en Syrie.

Le pape a lancé cet appel dimanche, 24 avril, au terme de la messe du Jubilé des adolescents, place Saint-Pierre, avant la prière mariale du Regina caeli.

« Je suis toujours vivement préoccupé pour nos frères évêques, prêtres et religieux, catholiques et orthodoxes, enlevés depuis longtemps en Syrie », a dit le pape.

« Que le Dieu Miséricordieux touche le cœur des ravisseurs, et accorde au plus vite à nos frères d’être libérés et de pouvoir revenir dans leurs communautés », a-t-il ajouté.

Il a demandé à la foule des jeunes de prier avec lui à cette intention: « Je vous invite tous à prier pour cela, sans oublier les autres personnes enlevées dans le monde. Confions toutes nos aspirations et nos espérances à l’intercession de Marie, Mère de Miséricorde. »

25 Avril 2016 traduction Anita Bourdin Angelus et Regina Caeli

https://fr.zenit.org/articles/syrie-priere-du-pape-francois-pour-tous-les-otages/

 

 

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Pape François : «Le Berger s’est fait agneau et s’est laissé immoler».  A Lesbos, « j’ai vu tant de souffrance! »

Ce dimanche 17 avril, après la messe d’ordination de onze nouveaux prêtres, le pape François s’est adressé à la foule des visiteurs rassemblés place Saint-Pierre pour la prière du Regina Coeli.

Avant le Regina Coeli

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’évangile d’aujourd’hui (Jn 10,27-30) nous offre quelques expressions prononcées par Jésus pendant la fête de la Dédicace du Temple de Jérusalem, qui était célébrée à la fin du mois de décembre. Jésus se trouve dans l’enceinte du Temple, et l’image de cet espace sacré et clos lui fait probablement penser à une bergerie et à son berger. Jésus se présente comme « le Bon Berger » et dit : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main » (v. 27-28). Ces paroles nous aident à comprendre que nul ne peut se dire un disciple du Christ et ne pas écouter sa voix. Et quand on dit « écouter » ce n’est pas « écouter » superficiellement mais en participant, au point de rendre possible une vraie connaissance réciproque qui nous fera ensuite mettre généreusement nos pas dans les siens et le suivre, comme le suggère le bout de phrase « et elles me suivent » (v. 27). Il s’agit d’écouter avec nos oreilles mais également avec nos cœurs !

Donc, l’image du berger et de ses brebis illustre les liens étroits que Jésus veut nouer avec chacun d’entre nous. Il est notre guide, notre maître, notre ami, notre modèle, mais surtout il est notre Sauveur. Dans cet extrait de l’évangile, la phrase suivante dit : « Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main » (v. 28). Qui peut parler ainsi ? Il n’y a que Jésus, car sa « main » et celle du Père forment une seule main, et le Père est « plus grand que tout » (v. 29).

Ces paroles nous transmettent un sentiment de sécurité absolue et d’immense tendresse. Dans les mains de Jésus et du Père, nous sommes vraiment en sécurité, car ces mains forment une seule main : un seul et unique amour, une seule miséricorde, révélée une fois pour toutes dans le sacrifice de la croix. Pour sauver les brebis égarées que nous sommes tous, le Berger s’est fait agneau et s’est laissé immoler pour prendre sur lui et enlever le péché du monde. De cette façon, Il nous a donné la vie, mais la vie en abondance (cf. Jn10,10) ! Ce mystère se renouvelle, dans une humilité toujours surprenante, à la table eucharistique. C’est là que les brebis se rassemblent pour se nourrir; là qu’elles et le Bon Berger forment un tout.

C’est pourquoi nous n’avons plus peur : notre vie est désormais sauvée de la perdition. Rien et personne ne pourra nous arracher des mains de Jésus, car rien ni personne ne peut vaincre son amour. L’amour de Jésus est invincible ! Le malin, grand ennemi de Dieu et de ses créatures, tente par tous les moyens de nous arracher la vie éternelle. Mais il ne peut rien si nous ne lui ouvrons pas les portes de notre âme, en tombant sous son emprise traîtresse.

La Vierge Marie a écouté et suivi docilement la voix du Bon Berger. Qu’elle nous aide à répondre avec joie à l’invitation de Jésus à devenir ses disciples et vivre toujours dans la certitude d’être dans les mains paternelles de Dieu.

Après le Regina Coeli

Chers frères et sœurs,

Je remercie tous ceux qui ont accompagné de leurs prières ma visite hier sur l’île de Lesbos, en Grèce. Aux réfugiés et au peuple grec, j’ai apporté la solidarité de l’Eglise. Etaient avec moi le Patriarche œcuménique Bartholomée et l’archevêque Hiéronyme d’Athènes et de toute la Grèce, pour marquer l’unité dans la charité de tous les disciples du Seigneur. Nous avons visité un des camps de réfugiés : ils provenaient de l’Irak, de l’Afghanistan, de Syrie, d’Afrique, de tant de pays… Nous avons salué environ 300 de ces réfugiés, un à un. Tous les trois : le Patriarche Bartholomée, l’archevêque Hiéronyme et moi. Il y a avait tant d’enfants. Certains – de ces enfants – ont assisté à la mort de leurs parents, de leurs camarades, certains morts noyés dans la mer. J’ai vu tant de souffrance ! Et je veux vous raconter un cas particulier, celui d’un jeune homme, il n’a pas 40 ans. Je l’ai rencontré hier, avec ses deux enfants. Il est musulman et m’a raconté avoir été marié avec une jeune chrétienne, ils s’aimaient et se respectaient mutuellement. Malheureusement, cette jeune fille a été égorgée par les terroristes, parce qu’elle refusait de renier le Christ et d’abandonner sa foi. C’est une martyre ! Et cet homme pleurait tellement…

Cette nuit, un violent tremblement de terre a frappé l’Equateur, faisant de nombreuses victimes et des dégâts considérables. Prions pour ces populations ; et pour les populations japonaises frappées elles aussi, ces derniers jours, par des tremblements de terre. Que l’aide de Dieu et des frères leur donne force et soutien.

Aujourd’hui c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. Nous sommes invités à prier pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. A cette occasion, j’ai ordonné ce matin onze nouveaux prêtres. Je renouvelle mes salutations à ces jeunes prêtres, à leurs familles et leurs amis ; et j’invite tous les prêtres et tous les séminaristes à participer à leur Jubilé, les trois premiers jours de juin. Et vous jeunes gens, filles et garçons, présents sur cette place, voyez si le Seigneur ne vous appelle pas à consacrer votre vie à son service, dans le sacerdoce ou dans la vie consacrée.

Je vous salue tous chaleureusement, pèlerins provenant d’Italie et de tant de régions du monde : familles, groupes paroissiaux, écoles et associations. Je vous salue tous. Tout particulièrement les fidèles de Madrid, Sao Paulo du Brésil et de Varsovie; ainsi que les pèlerinages des diocèses de Cerreto Sannita-Telese-Sant’Agata dei Goti et Siena-Colle Val d’Elsa-Montalcino, accompagnés des évêques; les fidèles de Specchia et de Vérone ; la Chorale Laurenziana de Mortara et le groupe « Genitori per la terapia intensiva neonatale ».

Je suis proche de toutes les familles préoccupées par des problèmes d’emploi. Je pense notamment à la situation précaire des travailleurs italiens des Call Center : j’espère que la dignité humaine, et non les intérêts personnels, prime sur tout.

Je souhaite à tous un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !

© Traduction de Zenit, Océane Le Gall

https://fr.zenit.org/articles/pape-francois-le-berger-sest-fait-agneau-et-sest-laisse- immoler/

 

 

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Yémen : Appel du pape pour la libération du P. Tom et de toutes les personnes enlevées en zone de guerre                                                

Le pape François lance un appel à la libération du P. Tom Uzhunnalil, salésien de don Bosco, Indien, enlevé à Aden, au Yémen, le 4 mars. Le pape a lancé cet appel après la prière mariale du Regina caeli, dimanche, 10 avril, place Saint-Pierre. Le P. Tom était l’aumônier des quatre sœurs de Mère Teresa qui ont été assassinées avec des personnes âgées dont elles prenaient soin et des employées de ce home pour le troisième âge. Le pape a aussi lancé cet appel pour toutes les personnes enlevées en zone de guerre.                                                                                                        « Dans l’espérance que nous a donnée le Christ ressuscité, a dit le pape, je renouvelle mon appel pour la libération de toutes les personnes séquestrées en zones de conflit armé ; en particulier, je désire rappeler le prêtre salésien Tom Uzhunnalil, enlevé à Aden, au Yémen, le 4 mars dernier. »                                                                          Océane Le Gall- le 11 Avril 2016-Angelus et Regina caeli                                                                 Source : https://fr.zenit.org/articles/yemen-appel-du-pape-pour-la-liberation-du-p-tom/

Regina Caeli de ce dimanche 10 avril 2016                                       « Nous devons communiquer le message de la résurrection à ceux que nous rencontrons ». Lors de la prière du Regina Caeli, devant les fidèles rassemblés ce dimanche 10 avril sur la place Saint-Pierre, le Pape a appelé les fidèles à partager cet enthousiasme de la foi de Pâques, en particulier avec les plus délaissés. S’appuyant sur le récit de la pêche miraculeuse après la Résurrection, le Saint-Père rappelle que Jésus est toujours présent.

Dans l’Évangile du jour, la description de la pêche miraculeuse, « les disciples sont retournés à leur terre et à leur travail de pêcheurs, après les jours bouleversant de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur » raconte le Pape place Saint-Pierre. Les disciples sont « fatigués et déçus » parce que, « oui, ils ont vu le Ressuscité, mais il est parti, et il les a laissés, tout ça n’était qu’un rêve ! » pensent les disciples.

« Alors que tout semblait fini » poursuit le Pape « voilà qu’à l’aube, Jésus se présente sur la rive du lac de Galilée » car « Jésus est toujours là, à chercher ses disciples » affirme le Saint-Père. Jetant leurs filets sur les conseils de cet homme qu’ils ne reconnaissent pas, les pêcheurs remontent des filets remplis de poissons. C’est là que Jean et Pierre reconnaissent Jésus. « C’est le Seigneur ! » Une exclamation qui illustre bien que « la présence de Jésus ressuscité transforme tout » explique le Saint-Père : « l’obscurité est vaincue par la lumière, le travail inutile redevient fructueux et prometteur, le sentiment de fatigue et de négligence laisse place à un nouvel élan et à la certitude que le Seigneur est avec nous. »

Voilà « le grand message de la foi de Pâques, de la Résurrection, qui remplit les cœurs des croyants d’une joie profonde et d’une espérance invincible. » Et nous tous chrétiens, « communauté du Ressuscité, nous sommes appelés à communiquer ce message », insiste le Pape, « en particulier à ceux qui souffrent, qui sont seuls, qui se trouvent dans des conditions précaires, aux malades, aux réfugiés, aux marginalisés. À tous, faisons en sorte qu’ils obtiennent un rayon de la lumière du Christ ressuscité, un signe de sa puissance miséricordieuse. »

Après la prière du Regina Caeli, le Pape François a de nouveau appelé à la libération du prêtre salésien enlevé au Yémen :

« Dans l’espoir que nous donne le Christ ressuscité, je renouvelle mon appel pour la libération de tous les otages dans les zones de conflit armé ; en particulier, je voudrais rappeler le prêtre salésien Tom Uzhunnalil, enlevé à Aden au Yémen le 4 mars. »

Originaire du Kerala, dans le sud de l’Inde, le Père Ushunnalil, âgé de 56 ans, a été enlevé lors de l’attaque visant un hospice géré par les religieuses de Mère Teresa. Le 4 mars 2016, un groupe d’hommes armés s’était infiltré dans la maison où les religieuses s’occupaient de personnes âgées et handicapées. Au total, l’attentat a fait 16 morts dont quatre religieuses, restées sur place malgré la guerre en cours depuis septembre 2014 au Yémen.

Au lendemain, le Pape François se disait choqué et profondément attristé par la nouvelle. Il priait pour les victimes et exprimait « sa proximité spirituelle avec leurs familles et toutes les personnes affectées par cet acte de violence insensé et diabolique ». Le Pape François souhaitait alors que « ce carnage inutile réveille les consciences, conduise à une conversion des cœurs et pousse les parties concernées par ce conflit à renoncer à la violence ».         Source : Radio Vatican.                                                                               http://www.chemindamourverslepere.com/archive/2016/04/10/regina-caeli-de-ce-dimanche-10-avril-2016-5786637.html

 

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DIMANCHE DE LA MISERICORDE

Ukraine: le pape François annonce une collecte le 24 avril…et la lutte contre les mines-antipersonnel

Le pape François lance une collecte en faveur de l’Ukraine, le dimanche 24 avril, dans toutes les paroisses d’Europe. Le pape a annoncé sa décision, avant la prière mariale du Regina Caeli – qui remplace l’angélus dans les temps pascal – et au terme de la messe du Dimanche de la Miséricorde, place Saint-Pierre, ce 3 avril.

« En plus de soulager les souffrances matérielles, ce geste de charité veut exprimer ma proximité et ma solidarité personnelle, et celles de toute l’Eglise », a expliqué le pape.

Il a aussi encouragé la lutte contre le mines-antipersonnel et salué les pèlerins vivant de la spiritualité de la miséricorde.

Paroles du pape François avant le Regina Caeli

En ce jour, qui est comme le cœur de l’Année sainte de la miséricorde, ma pensée va à toutes les populations qui ont le plus soif de réconciliation et de paix.

Je pense, en particulier ici, en Europe, au drame de qui souffre des conséquences de la violence en Ukraine : de ceux qui restent dans les terres bouleversées par les hostilités qui ont causé déjà des milliers de morts et de ceux – plus d’un million – qui ont été poussés à les laisser du fait de la gravité de la situation qui perdure. Ce sont surtout des personnes âgées et des enfants qui sont impliqués.

En plus de les accompagner de ma pensée constante et de ma prière, j’ai senti de décider de promouvoir un soutien humanitaire en leur faveur.

Dans ce dessein, une collecte spéciale aura lieu dans toutes les Eglises catholiques d’Europe le dimanche 24 avril prochain.

J’invite les fidèles à s’unir à cette initiative par une contribution généreuse.

En plus de soulager les souffrances matérielles, ce geste de charité veut exprimer ma proximité et ma solidarité personnelle, et celles de toute l’Eglise.

Je souhaite vivement que cela puisse aider à promouvoir sans délais supplémentaires la paix et le respect du droit sur cette terre tellement éprouvée.

Et tandis que nous prions pour la paix, souvenons nous que c’est demain la Journée mondiale contre les mines anti-personnel.

Trop de personnes continuent d’être tuées ou mutilées par ces armes terribles, et des hommes et des femmes courageux risquent leur vie pour bonifier les terrains minés. Renouvelons, s’il vous plaît, l’engagement pour un monde sans mines !

Enfin, je vous salue tous, vous qui avez participé à cette célébration, en particulier aux groupes qui cultivent la spiritualité de la Miséricorde divine.

Tous ensemble, nous nous adressons à notre Mère par la prière.                © Traduction de Zenit, Anita Bourdin                                                                                                    Source : https://fr.zenit.org/articles/ukraine-le-pape-francois-annonce-une-collecte-pour-le-24-avril/

«Renouvelons notre engagement pour un monde sans mines !», appel du pape

Journée mondiale contre les mines antipersonnel

 « Renouvelons, s’il vous plaît, notre engagement pour un monde sans mines ! » a exhorté le pape François.

C’est l’appel qu’il a lancé hier, dimanche 3 avril, à la fin de la messe du Dimanche de la miséricorde, place Saint-Pierre, avant la prière mariale du Regina Caeli.

Le pape a réaffirmé la position du Saint-Siège dénonçant le recours aux mines antipersonnel. « Trop de personnes continuent d’être tuées ou mutilées par ces armes terribles, a-t-il dit, et des hommes et des femmes courageux risquent leur vie pour déminer les terrains minés. »

« Et tandis que nous prions pour la paix, a ajouté le pape François, souvenons-nous que c’est demain la Journée mondiale contre les mines antipersonnel. »

Le Saint-Siège a été parmi les premiers États à ratifier la Convention d’Ottawa (Canada) sur l’interdiction des mines antipersonnel, entrée en vigueur en 1999. Depuis, le Vatican appelle régulièrement les États du monde entier à adhérer à la Convention.

Le pape Jean-Paul II avait envoyé le 22 novembre 2004 un message à la première Conférence d’examen de la Convention d’Ottawa qui s’était tenue à Nairobi (Kenya).

« Les mines antipersonnel tuent et mutilent de nombreuses victimes innocentes, disait le message, et elles entravent aussi gravement l’économie des pays en voie de développement, les privant de nombreuses terres agricoles encore minées, essentielles à la survie de ces nations. Il faut que cela cesse ! »

À l’occasion de la deuxième Conférence de révision de cette Convention qui a eu lieu à Carthagène (Colombie) en 2009, le pape Benoît XVI avait lui aussi envoyé un message rappelant que l’adhésion à la Convention d’Ottawa « n’était malheureusement pas encore universelle ». Le Saint-Siège a ainsi appelé « tous les États à reconnaître les conséquences humanitaires déplorables des mines antipersonnel ».

Le pape François a aussi adressé un message à la Conférence de révision de la Convention sur l’interdiction de l’usage des mines antipersonnel, organisée à Maputo, au Mozambique, en 2014.

Il a demandé aux participants de s’engager « afin qu’il n’y ait plus de victimes des mines » et qu’« aucun enfant ne vive plus dans la peur » des mines.                                                                                                              © Marina Droujinina                                                                                                                                                                                               https://fr.zenit.org/articles/renouvelons-notre-engagement-pour-un-monde-sans-mines-appelle-le-pape/

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Le Christ ressuscité, miséricorde agissant dans l’histoire : «Le Christ, mon espérance, est ressuscité!»

« Le Seigneur crucifié et ressuscité est la pleine révélation de la miséricorde, présente et agissante dans l’histoire », explique le pape François.

Le pape a présidé la prière du Regina caeli, ce lundi de Pâques, 28 mars, place Saint-Pierre.

« Les moments d’obscurité, d’échec et de péché peuvent se transformer et annoncer un chemin nouveau. Quand nous avons touché le fond de notre misère, et de notre faiblesse, le Christ ressuscité nous donne la force de nous relever », a-t-il souligné, avant la prière du Regina caeli.

Après le Regina caeli, le pape a invité à prier pour les victimes de l’attentat contre des chrétiens, au Pakistan, et il a rappelé cette invocation de la liturgie: « Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! »

Et il a recommandé de lire chaque jour pendant cinq minutes un récit de la résurrection.

Voici notre traduction des paroles du pape avant et après la prière mariale.

 Paroles du pape François avant le Regina caeli

Chers frères et sœurs, bonjour!

En ce lundi de Pâques, que l’on appelle le « Lundi de l’ange », nos cœurs sont encore remplis de la joie pascale.

Après le temps du carême, temps de pénitence et de conversion, que l’Eglise a vécu avec une intensité particulière en cette Année sainte de la miséricorde, après les célébrations suggestives du saint triduum, nous nous arrêtons aujourd’hui encore auprès du tombeau de Jésus, vide, et nous méditons avec stupeur et reconnaissance sur le grand mystère de la résurrection du Seigneur.

La vie a vaincu la mort. La miséricorde et l’amour ont vaincu le péché! On a besoin de foi et d’espérance pour s’ouvrir à cet horizon nouveau et merveilleux.

Laissons-nous envahir par les émotions qui résonnent dans la séquence pascale: « Oui, nous en sommes certains : le Christ est vraiment ressuscité! »

Cette vérité marque de façon indélébile la vie des apôtres qui, après la résurrection, ont de nouveau ressenti le besoin de suivre leur Maître, et après avoir reçu l’Esprit Saint, allèrent, sans peur, annoncer à tous ce qu’ils avaient vu de leurs yeux et dont ils avaient fait personnellement l’expérience.

En cette année jubilaire, nous sommes appelés à redécouvrir et à accueillir avec une intensité particulière l’annonce réconfortante de la résurrection:

« Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! »

Si le Christ est ressuscité, nous pouvons regarder chaque événement de notre vie, même les plus négatifs, avec des yeux et un cœur nouveaux. Les moments d’obscurité, d’échec et de péché peuvent se transformer et annoncer un chemin nouveau. Quand nous avons touché le fond de notre misère, et de notre faiblesse, le Christ ressuscité nous donne la force de nous relever. Si nous nous confions à lui, sa grâce nous sauve ! Le Seigneur crucifié et ressuscité est la pleine révélation de la miséricorde, présente et agissante dans l’histoire. Tel est le message pascal qui résonne aujourd’hui encore et qui résonnera pendant tout le temps de Pâques jusqu’à la Pentecôte.

Marie a été le témoin silencieux des événements de la passion et de la résurrection de Jésus. Elle a été debout auprès de la croix: elle n’a pas fléchi face à la douleur, mais sa foi l’a rendue forte. Dans son cœur de mère déchiré la flamme de l’espérance est toujours restée allumée. Demandons-lui qu’elle nous aide nous aussi à accueillir pleinement l’annonce pascale de la résurrection, pour l’incarner dans le concret de notre vie quotidienne. Que la Vierge Marie nous donne la certitude de foi que tout pas souffert sur notre chemin, éclairé par la lumière de Pâques, deviendra bénédiction et joie pour nous et pour les autres, spécialement pour ceux qui souffrent à cause de l’égoïsme et de l’indifférence. Invoquons-la donc avec foi et avec dévotion, par le Regina caeli, la prière qui remplace l’angélus pendant tout le temps pascal.

Regina caeli, laetare, alléluia…

Paroles du pape François après le Regina caeli

Dans le climat pascal qui se prolonge, je vous salue tous cordialement, pèlerins qui êtes venus d’Italie et de différentes parties du monde pour participer à ce moment de prière.

Chers frères et sœurs, hier, dans le centre du Pakistan, Pâques a été ensanglanté par un attentat exécrable, qui a massacré tant de personnes innocentes, en majorité des familles de la minorité chrétienne – spécialement des femmes et des enfants – rassemblées dans un parc public pour passer la fête de Pâques dans la joie. Je désire manifester ma proximité à ceux qui ont été frappés par ce crime lâche et insensé, et j’invite à prier le Seigneur pour les nombreuses victimes et pour leurs proches.

Je lance un appel aux autorités civiles et à toutes les composantes sociales de cette Nation, afin qu’elles fassent tous leurs efforts pour redonner la sécurité et la sérénité à la population, et en particulier aux minorités religieuses les plus vulnérables.

Je le répète une fois encore: la violence et la haine homicide en conduisent qu’à la douleur et à la destruction. Le respect et la fraternité sont la seule voie pour arriver à la paix.

Que la Pâque du Seigneur suscite en nous tous, de façon d’autant plus forte, de prier Dieu pour que s’arrêtent les mains des violents qui sèment la terreur et la mort, et que dans le monde puisse régner l’amour, la justice et la réconciliation. Prions tous pour les morts de cet attentat, pour les familles, pour les minorités chrétiennes et ethniques de cette nation. Je vous salue Marie…

Et souvenez-vous, souvenez-vous toujours, de cette belle expression de la liturgie :

« Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! »

Disons-le tous ensemble trois fois :

« Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! »

A chacun je souhaite de passer dans la joie et la sérénité cette semaine où se prolonge la joie de la résurrection du Christ.

Pour vivre cette période plus intensément, lire chaque jour un passage de l’Evangile où l’on parle de l’événement de la résurrection nous fera à tous bien : cinq minutes, pas davantage, on peut lire un passage de l’Evangile. Souvenez-vous de cela !

Bonnes et saintes Pâques à tous !

S’il vous plaît, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi.

Bon déjeuner et au revoir.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin                                                                                Source : https://fr.zenit.org/articles/le-christ-ressuscite-misericorde-agissant-dans-lhistoire/

 

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Basilique de la Divine Miséricorde à Cracovie

JMJ: « J’espère que vous pourrez venir nombreux à Cracovie! » Angélus des Rameaux, 20 mars 2016

« J’espère que vous pourrez venir nombreux à Cracovie, la patrie de saint Jean-Paul II », dit le pape François.

Au terme de la solennelle célébration liturgique du Dimanche des Rameaux et de la Passion, le pape François après l’angélus avec les visiteurs présents Place Saint-Pierre. C’était aussi la 31e Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) qui culminera en juillet prochain par le rassemblement de Cracovie.

Le pape François rappelle que c’est Jean-Paul II qui a lancé les JMJ et il ajoute : « Confions à son intercession les derniers mois de préparation de ce pèlerinage qui, dans le cadre de l’Année sainte de la miséricorde, sera le Jubilé des jeunes au niveau de l’Eglise universelle. »

Voici notre traduction des paroles du pape au terme de la messe des Rameaux. Le pape a ensuite fait un tour de la place en papamobile pour saluer les personnes présentes.

Paroles du pape François avant l’angélus

Je vous salue tous, vous qui avez participé à cette célébration et ceux qui sont unis à nous par la télévision, la radio et d’autres moyens de communication.

On célèbre aujourd’hui la 31e Journée mondiale de la jeunesse, qui aura son sommet fin juillet lors de la grande rencontre mondiale de Cracovie. Le thème est « Bienheureux les miséricordieux parce qu’ils trouveront miséricorde » (Mt 5,7).

Je salue spécialement les jeunes présents et tous les jeunes du monde. J’espère que vous pourrez venir nombreux à Cracovie, la patrie de saint Jean-Paul II, qui a lancé les Journées mondiales de la jeunesse.

Confions à son intercession les derniers mois de préparation de ce pèlerinage qui, dans le cadre de l’Année sainte de la miséricorde, sera le Jubilé des jeunes au niveau de l’Eglise universelle.

De nombreux jeunes bénévoles de Cracovie sont ici parmi nous; En revenant en Pologne, ils apporteront aux responsables de la Nation des rameaux d’olivier cueillis à Jérusalem, Assise et au Mont-Cassin, et bénis aujourd’hui sur cette place, comme une invitation à cultiver des intentions de paix et de fraternité. Merci de cette belle initiative: aller de l’avant avec courage!

Et maintenant, prions la Vierge Marie, afin qu’elle nous aide à vivre la Semaine sainte de façon intense et spirituelle.                                              © Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source : https://fr.zenit.org/articles/jespere-que-vous-pourrez-venir-nombreux-a-cracovie-la-patrie-de-saint-jean-paul-ii-angelus/

 

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« Dieu ne nous cloue pas à notre péché »    Paroles du pape à l’angélus, dimanche 13 mars 2016

 » Dieu ne nous cloue pas à notre péché, il ne nous identifie pas au mal que nous avons commis », explique le pape François qui a commenté l’épisode évangélique de la femme adultère, lu aux messes, dimanche, 13 mars, avant l’angélus, place Saint-Pierre.

« Nous avons un nom, a expliqué le pape, et Dieu n’identifie pas ce nom au péché que nous avons commis. Il veut nous libérer et il veut que nous le voulions aussi avec lui. Il veut que notre liberté se convertisse du mal au bien et c’est possible – c’est possible ! – avec sa grâce. » Voici notre traduction complète de l’allocution du pape François

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Évangile de ce Ve dimanche de carême (cf. Jn 8,1-11) est très beau, j’aime beaucoup le lire et le relire. Il raconte l’épisode de la femme adultère, mettant en lumière le thème de la miséricorde de Dieu qui ne veut jamais la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. La scène se déroule sur l’esplanade du Temple. Imaginez-la ici, sur  le parvis [de la basilique Saint Pierre, ndt]. Jésus est en train d’enseigner, et voici qu’arrivent quelques scribes et pharisiens, traînant devant lui une femme surprise en délit d’adultère. Cette femme se trouve comme cela, au milieu, entre Jésus et la foule (cf. v. 3), entre la miséricorde du Fils de Dieu et la violence, la colère de ses accusateurs. En réalité, ils ne sont pas venus trouver le Maître pour lui demander son avis – c’était des personnes mal intentionnées – mais pour lui tendre un piège. En effet, si Jésus suit la sévérité de la loi, en approuvant la lapidation de la femme, il perdra sa réputation de douceur et de bonté qui fascine tellement le peuple ; en revanche, s’il veut être miséricordieux, il devra aller contre la loi, qu’il a lui-même dit ne pas vouloir abolir mais accomplir (cf. Mt 5,17). Et Jésus est placé dans cette situation.

Cette mauvaise intention se cache derrière la question qu’ils posent à Jésus : « Et toi, que dis-tu ? » (v. 5). Jésus ne répond pas, il se tait et accomplit un geste mystérieux : « Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre » (v. 6). Peut-être faisait-il des dessins, certains disent qu’il écrivait les péchés des pharisiens… quoi qu’il en soit, il écrivait, comme s’il était ailleurs. Ce faisant, il invite tout le monde au calme, à ne pas agir sous le coup de l’impulsion et à rechercher la justice de Dieu. Mais ceux-ci, qui étaient mal intentionnés, insistent et attendent de lui une réponse. On dirait qu’ils avaient soif de sang. Alors Jésus lève les yeux en disant : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » (v. 7). Cette réponse surprend les accusateurs et les désarme tous dans le vrai sens du terme : tous déposent les « armes », c’est-à-dire les pierres prêtes à être jetées, pierres visibles contre la femme et pierres cachées contre Jésus. Et tandis que le Seigneur continue d’écrire par terre, de faire des dessins, je ne sais pas… les accusateurs s’en vont l’un après l’autre, la tête baissée, en commençant par les plus âgés, les plus conscients de ne pas être sans péché. Comme cela nous fait du bien de prendre conscience que nous aussi, nous sommes pécheurs ! Quand nous parlons mal des autres – le genre de choses que nous connaissons bien – comme cela nous fera du bien d’avoir le courage de lâcher par terre les pierres que nous avons pour les jeter contre les autres, et de penser un peu à nos péchés !

Seuls la femme et Jésus restèrent là : la misère et la miséricorde, face à face. Et cela, combien de fois cela nous arrive-t-il quand nous nous arrêtons devant le confessionnal, honteux, pour faire voir notre misère et demander le pardon ! « Femme, où sont-ils ? » (v. 10), lui demande Jésus. Et cette constatation suffit, et aussi son regard plein de miséricorde, plein d’amour, pour faire sentir à cette personne – peut-être pour la première fois – qu’elle a une dignité, qu’elle n’est pas son propre péché, qu’elle a une dignité personnelle ; qu’elle peut changer de vie, qu’elle peut sortir de l’esclavage et marcher sur un nouveau chemin.

Chers frères et sœurs, cette femme nous représente tous, nous qui sommes pécheurs, c’est-à-dire adultères vis-à-vis de Dieu, qui trahissons sa fidélité. Et son expérience représente la volonté de Dieu pour chacun de nous : non pas notre condamnation, mais notre salut par Jésus. Il est la grâce qui sauve du péché et de la mort. Il a écrit par terre, dans la poussière dont sont faits tous les êtres humains (cf. Gn 2,7), la sentence de Dieu : « Je ne veux pas que tu meures, mais que tu vives ». Dieu ne nous cloue pas à notre péché, il ne nous identifie pas au mal que nous avons commis. Nous avons un nom, et Dieu n’identifie pas ce nom au péché que nous avons commis. Il veut nous libérer et il veut que nous le voulions aussi avec lui. Il veut que notre liberté se convertisse du mal au bien et c’est possible – c’est possible ! – avec sa grâce.

Que la Vierge Marie nous aide à nous remettre entièrement à la miséricorde de Dieu, pour devenir des créatures nouvelles.

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Je vous salue tous, vous qui venez de Rome, d’Italie et de différents pays, en particulier les pèlerins de Séville, Fribourg (Allemagne), Innsbruck et de l’Ontario (Canada).

Je salue les volontaires de la « Maison Mater Dei » de Vittorio Veneto. Je salue les nombreux groupes paroissiaux, parmi lesquels les fidèles de Biano, Potenza, Calenzano, Zevio et Agropoli. Et aussi tous les jeunes de nombreux endroits d’Italie : je ne peux pas les nommer tous, mais je rappelle ceux de Compiobbi et Mozzanica, ceux de l’Action catholique du diocèse de Latina-Terracina-Sezze-Priverno et les confirmands de Scandicci et de Milan-Lambrate.

Et maintenant, je voudrais renouveler le geste de vous donner un Évangile de poche. Il s’agit de l’Évangile de Luc, que nous lisons le dimanche pendant cette année liturgique. Ce petit livre est intitulé : « L’Évangile de la miséricorde de saint Luc » : en effet, l’évangéliste rapporte les paroles de Jésus : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (6,36), d’où est tiré le thème de cette année jubilaire. Il vous sera distribué gratuitement par les volontaires du Dispensaire pédiatrique « Sainte-Marthe » au Vatican, avec quelques personnes âgées et grands-parents de Rome. Comme ils sont dignes de respect, les grands-pères et les grands-mères qui transmettent la foi à  leurs petits-enfants ! Je vous invite à prendre cet Évangile pour le lire, un passage par jour ; ainsi, la miséricorde du Père habitera en vos cœurs et vous pourrez la porter à ceux que vous rencontrez. Et à la fin, à la page 123, se trouvent les sept œuvres de miséricorde corporelle et les sept œuvres de miséricorde spirituelle. Ce serait beau que vous les appreniez par cœur : c’est plus facile, ensuite, pour les vivre ! Je vous invite à prendre cet Évangile pour que la miséricorde du Père en vous se transforme en œuvres. Et vous, les volontaires, les grands-pères et grands-mères qui allez distribuer l’Évangile, pensez aux personnes qui sont sur la place Pie-XII – on voit qu’elles n’ont pas pu entrer – pour qu’elles aussi reçoivent cet Évangile.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !                               Traduction de Zenit, Constance Roques                                                                                   source :                                                                                                          https://fr.zenit.org/articles/dieu-ne-nous-cloue-pas-a-notre-peche-traduction-complete/

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Trois paraboles de la miséricorde : relisez le chapitre 15 de saint Luc                                   6  Mars  2016 

« Aujourd’hui, ce serait beau que chacun de nous prenne l’Évangile, ce chapitre 15 de l’Évangile selon saint Luc, et lise les trois paraboles », a demandé le pape François aux catholiques, avant la prière de l’angélus de midi, hier, dimanche 6 mars, Place Saint-Pierre. Voici notre traduction de ses paroles, prononcées en italien, avant et après l’angélus.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                 Dans le chapitre 15 de l’Évangile de Luc, nous trouvons les trois paraboles de la miséricorde : celle de la brebis retrouvée (vv.4-7), celle de la pièce de monnaie retrouvée (vv.8-10) et la grande parabole du fils prodigue, ou mieux, du père miséricordieux (vv.11-32).

Aujourd’hui, ce serait beau que chacun de nous prenne l’Évangile, ce chapitre 15 de l’Évangile selon saint Luc et lise les trois paraboles.

À l’intérieur du parcours de carême, l’Évangile nous présente précisément cette dernière parabole du père miséricordieux, qui a pour protagoniste un père avec ses deux fils. Le récit nous fait saisir certains traits de ce père : c’est un homme toujours prêt à pardonner et qui espère contre toute espérance. Ce qui frappe avant tout, c’est sa tolérance face à la décision de son plus jeune fils de quitter la maison : il aurait pu s’y opposer, sachant qu’il était encore immature, un jeune garçon, ou chercher un avocat pour ne pas lui donner son héritage tant qu’il était encore vivant. Au contraire, il lui permet de partir, tout en prévoyant les risques possibles. Dieu agit ainsi avec nous : il nous laisse libres, même de nous tromper, parce qu’en nous créant, il nous a fait le grand don de la liberté. C’est à nous d’en faire bon usage. Ce don de la liberté que Dieu nous fait m’étonne toujours !

Mais le détachement de ce fils est seulement physique ; son père le garde toujours dans son cœur ; confiant, il attend son retour ; il scrute la route dans l’espérance de le voir. Et un jour, il le voit apparaître au loin (cf. v.20). Mais cela signifie que ce père montait tous les jours sur la terrasse pour regarder si son fils revenait ! Alors ému de le voir, il court à sa rencontre, le serre dans ses bras et l’embrasse. Quelle tendresse ! Et ce fils en avait fait de belles ! Mais son père l’accueille ainsi.

Ce père réserve le même comportement à son fils ainé qui est toujours resté à la maison et qui maintenant s’indigne et proteste parce qu’il ne comprend pas et ne partage pas toute cette bonté à l’égard de son frère qui a mal agi. Le père sort aussi à la rencontre de ce fils et lui rappelle qu’ils ont toujours été ensemble, qu’ils ont tout en commun (v.31), mais qu’il faut accueillir avec joie son frère qui est enfin rentré à la maison. Et cela m’évoque quelque chose : quand on se sent pécheur, on se sent vraiment peu de chose ou, comme je l’ai entendu dire par quelqu’un – par beaucoup – « Père, je suis une crasse ! », alors, c’est le moment d’aller vers le Père. En revanche, quand on se sent juste – « j’ai toujours bien fait les choses… » – le Père vient nous chercher quand même parce que cette attitude de se sentir juste est une mauvaise attitude : c’est de l’orgueil ! Cela vient du diable. Le Père attend ceux qui se reconnaissent pécheurs et il va chercher ceux qui se sentent justes. Notre Père est comme cela !

Dans cette parabole, on peut entrevoir aussi un troisième fils. Un troisième fils ? Et où çà ? Il est caché ! C’est celui qui « ne retint pas comme un privilège d’être comme [le Père], mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur » (Ph 2,6-7). Ce Fils-Serviteur, c’est Jésus ! C’est l’extension des bras et du cœur du Père : c’est lui qui a accueilli le fils prodigue et qui a lavé ses pieds sales ; c’est lui qui a préparé le banquet pour la fête du pardon. Lui, Jésus, nous enseigne à être « miséricordieux comme le Père ».

La figure du père de la parabole révèle le cœur de Dieu. Il est le Père miséricordieux qui, en Jésus, nous aime au-delà de toute mesure, attend toujours notre conversion chaque fois que nous faisons une erreur ; il attend notre retour quand nous nous éloignons en pensant pouvoir nous passer de lui ; il est toujours prêt à nous ouvrir les bras quoi qu’il arrive. Comme le père de l’Évangile, Dieu aussi continue de nous considérer comme ses enfants quand nous sommes perdus et il vient à notre rencontre avec tendresse lorsque nous revenons à lui. Et il nous parle avec beaucoup de bonté quand nous croyons être justes. Les erreurs que nous commettons, même si elles sont grandes, n’ébranlent pas la fidélité de son amour. Dans le sacrement de la réconciliation, nous pouvons toujours repartir à neuf : il nous accueille, nous rend notre dignité d’être ses enfants et nous dit : « Avance ! Sois en paix ! Lève-toi, avance ! ».

Dans ce temps de carême qui nous sépare encore de Pâques, nous sommes appelés à intensifier notre chemin intérieur de conversion. Laissons-nous rejoindre par le regard plein d’amour de notre Père, et retournons à lui de tout notre cœur, rejetant tout compromis avec le péché. Que la Vierge Marie nous accompagne jusqu’à l’étreinte régénératrice de la divine Miséricorde.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

J’exprime ma proximité aux Missionnaires de la Charité pour le grand deuil qui les a frappés il y a deux jours, avec le meurtre de quatre religieuses à Aden, au Yémen, où elles s’occupaient des personnes âgées. Je prie pour elles et pour les autres personnes tuées lors de l’attaque, ainsi que pour leurs proches. Ce sont les martyrs d’aujourd’hui ! Cela ne fait pas la une des journaux, ce ne sont pas des nouvelles ; ces personnes donnent leur sang pour l’Église. Ces personnes sont victimes de l’attaque de ceux qui les ont tuées, mais aussi de l’indifférence, de cette mondialisation de l’indifférence, pour laquelle cela n’est pas important… Que Mère Teresa accompagne au paradis ses filles martyres de la charité et qu’elle intercède pour la paix et pour le respect sacré de la vie humaine.

En signe concret d’engagement pour la paix et la vie, je voudrais nommer et exprimer mon admiration pour l’initiative des couloirs humanitaires pour les réfugiés, lancée récemment en Italie. Ce projet-pilote, qui unit la solidarité et la sécurité, permet d’aider des personnes qui fuient la guerre et la violence, comme les cent réfugiés déjà transférés en Italie, parmi lesquels des enfants malades, des personnes handicapées, des veuves de guerre avec leurs enfants et des personnes âgées. Je me réjouis parce que cette initiative est œcuménique, étant soutenue par la Communauté de Sant’Egidio, la Fédération des Églises évangéliques italiennes, les Églises vaudoises et méthodistes.

Je vous salue tous, pèlerins venus d’Italie et de nombreux pays, en particulier les fidèles de la Mission catholique de Hagen (Allemagne), ainsi que ceux de Timisoara (Roumanie), Valence (Espagne) et du Danemark.

Je salue les groupes paroissiaux de Tarante, Avellino, Dobbiaco, Fane (Vérone) et Rome ; les jeunes garçons de Milan, Almenno San Salvatore, Verdellino-Zingonia, Latiano et les jeunes de Vigonovo ; les écoles « Don Carlo Costamagna » de Busto Arsizio et « Immacolata » de Soresina ; les groupes de prière « Santa Maria degli Angeli et della Speranza » et la Confédération nationale des anciens élèves de l’École catholique.

Je vous demande, s’il vous plaît, de vous souvenir dans la prière de moi et de mes collaborateurs qui, à partir de ce soir jusqu’à vendredi, ferons les Exercices spirituels.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Bon déjeuner et au-revoir !

© Traduction de Zenit, Constance Roques

Source : https://fr.zenit.org/articles/trois-paraboles-de-la-misericorde-relisez-le-chapitre-15-de-saint-luc/

 

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« N’oubliez pas de prier pour moi » 

Dimanche 28 février 2016                                                                                                  « N’oubliez pas de prier pour moi » : le pape François a de nouveau conclu ses paroles, avant et après la prière de l’angélus, dimanche dernier, 28 février, place Saint-Pierre, par cette invitation à prier pour lui. Avant l’angélus, il a commenté l’Evangile du dimanche. Après l’angélus, il a évoqué la crise des migrants, la paix en Syrie, le cyclone qui a frappé les Îles Fidji et la Journée des maladies rares.                                                                                 Il a invité à prier la Vierge Marie en vue de l’examen de conscience de carême : « Que la Vierge Marie nous soutienne, pour que nous puissions ouvrir notre cœur à la grâce de Dieu, à sa miséricorde ; et qu’elle nous aide à ne jamais juger les autres, mais à nous laisser provoquer par les malheurs quotidiens pour faire un sérieux examen de conscience et nous ressaisir. »

Paroles du pape François avant l’angélus                                                                  Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                                   Tous les jours, malheureusement, l’actualité apporte de mauvaises nouvelles : homicides, accidents, catastrophes… Dans le passage d’Évangile de ce jour, Jésus évoque deux faits tragiques qui, à cette époque, avaient fait beaucoup de bruit : une répression cruelle par les soldats romains à l’intérieur du Temple et l’écroulement de la tour de Siloé, à Jérusalem, qui avait fait dix-huit victimes (cf. Lc 13,1-5).

Jésus connaît la mentalité superstitieuse de ses auditeurs et il sait qu’ils interprètent ce type d’événements de manière erronée. Ils pensent, en effet, que si ces hommes sont morts aussi cruellement, c’est le signe que Dieu les a punis pour quelque faute grave qu’ils ont commise ; une manière de dire : « ils l’ont mérité ». Et au contraire, le fait d’avoir été épargné de la disgrâce équivalait à se sentir « en règle ». Ils « l’ont mérité » ; je suis « en règle ».

Jésus rejette nettement cette vision, parce que Dieu ne permet pas les tragédies pour punir des fautes, et il affirme que ces pauvres victimes n’étaient pas du tout pires que les autres. Il les invite plutôt à tirer de ces faits douloureux un avertissement qui concerne tout le monde, parce que nous sommes tous pécheurs ; en effet, il dit à ceux qui l’ont interpellé : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (v. 3).

Aujourd’hui encore, face à certains malheurs et à des événements douloureux, il peut venir la tentation de « décharger » la responsabilité sur les victimes, ou carrément sur Dieu lui-même. Mais l’Évangile nous invite à réfléchir : quelle idée de Dieu avons-nous ? Sommes-nous vraiment convaincus que Dieu est ainsi, ou n’est-ce pas plutôt une projection que nous faisons, d’un Dieu fait « à notre image et à notre ressemblance » ? Jésus, au contraire, nous appelle à changer notre cœur, à opérer une conversion radicale sur le chemin de notre vie, en abandonnant les compromis avec le mal (et cela, nous le faisons tous, les compromis avec le mal), les hypocrisies (je crois que nous en avons presque tous, au moins un petit morceau d’hypocrisie), pour emprunter de manière décisive la route de l’Évangile. Mais la tentation de se justifier revient vite : « Mais de quoi devrions-nous nous convertir ? Ne sommes-nous pas, somme toute, des gens bien ? » Combien de fois avons-nous pensé cela : « Mais, somme toute, je suis quelqu’un de bien, n’est-ce pas ? Ne sommes-nous pas croyants, et même assez pratiquants ? » Et nous croyons que nous sommes justifiés ainsi.

Malheureusement, chacun de nous ressemble beaucoup à un arbre qui, pendant des années, a donné de multiples preuves de sa stérilité. Mais, heureusement pour nous, Jésus est semblable à ce paysan qui, avec une patience sans limites, obtient encore un délai pour le figuier stérile : « Laisse-le encore cette année, dit-il au patron. […] Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir » (v. 9). Une « année » de grâce : le temps du ministère du Christ, le temps de l’Église avant son retour glorieux, le temps de notre vie, rythmée par un certain nombre de carêmes, qui nous sont offerts comme des occasions de rédemption et de salut, le temps d’une Année jubilaire de la miséricorde. L’invincible patience de Jésus ! Avez-vous pensé, vous, à la patience de Dieu ? Avez-vous aussi pensé à son irréductible préoccupation pour les pécheurs, comme cela devrait nous provoquer à l’impatience à l’égard de nous-mêmes ? Il n’est jamais trop tard pour nous convertir, jamais ! Jusqu’au dernier moment : la patience de Dieu qui nous attend. Souvenez-vous de la petite histoire de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, quand elle priait pour cet homme condamné à mort, un criminel, qui ne voulait pas recevoir le réconfort de l’Église, qui repoussait le prêtre, il ne voulait pas : il voulait mourir comme ça. Et elle priait, dans son couvent. Et quand cet homme fut là, juste au moment d’être tué, il se tourne vers le prêtre, il prend le crucifix et il l’embrasse. La patience de Dieu. Et il fait la même chose avec nous aussi, avec nous tous ! Combien de fois – nous ne le savons pas, nous le saurons au ciel – combien de fois sommes-nous là, là… [sur le point de tomber] et le Seigneur nous sauve : il nous sauve parce qu’il a une grande patience avec nous. Et c’est cela, sa miséricorde. Il n’est jamais tard pour nous convertir, mais c’est urgent, c’est maintenant ! Commençons aujourd’hui !

Que la Vierge Marie nous soutienne, pour que nous puissions ouvrir notre cœur à la grâce de Dieu, à sa miséricorde ; et qu’elle nous aide à ne jamais juger les autres, mais à nous laisser provoquer par les malheurs quotidiens pour faire un sérieux examen de conscience et nous ressaisir.

Paroles du pape après l’angélus                                                                                    Chers frères et sœurs,                                                                                                                    Dans ma prière, comme dans la vôtre, le drame des réfugiés qui fuient les guerres et d’autres situations inhumaines est toujours présent. En particulier, la Grèce et les autres pays qui sont en première ligne leur prêtent un secours généreux, qui nécessite la collaboration de toutes les nations. Une réponse unanime peut être efficace et distribuer les poids équitablement. Pour cela, il faut miser avec détermination et sans réserve sur des négociations.

En même temps, j’ai accueilli avec espérance la nouvelle sur la cessation des hostilités en Syrie, et je vous invite tous à prier afin que cette lueur puisse soulager la population qui souffre, en favorisant les aides humanitaires nécessaires, et qu’elle ouvre la voie au dialogue et à la paix tant désirée.

Je tiens aussi à assurer de ma proximité le peuple des Îles Fidji, durement touchées par un cyclone dévastateur. Je prie pour les victimes et pour tous ceux qui sont engagés à leur porter secours.

J’adresse mes salutations cordiales à vous tous, pèlerins de Rome, d’Italie et de nombreux pays. Je salue les fidèles venus de Gdansk, les indigènes du Biafra, les étudiants de Saragosse, Huelva, Cordoue et Zafra, les jeunes de Formentera et les fidèles de Jaén. Je salue le groupe venu à l’occasion de la « Journée pour les maladies rares », avec une prière particulière et un encouragement à vos associations d’aide mutuelle. Je vous souhaite à tous un bon dimanche. N’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !           © Traduction de Zenit, Constance Roques                                                                              Source : https://fr.zenit.org/articles/noubliez-pas-de-prier-pour-moi/

russia-1173258_960_720Mexique : une «expérience de transfiguration»          

Paroles du pape François avant et après l’angélus du 21 février 2016              Constance Roques – Angélus et Regina Caeli

 « Le voyage apostolique que j’ai effectué ces derniers jours au Mexique a été une expérience de transfiguration », explique le pape François en harmonie avec l’évangile dominical. Le pape a évoqué son voyage au Mexique (12-17 février) à l’angélus, dimanche, 21 février, place Saint-Pierre. Et d’expliquer : « Le Seigneur nous a montré la lumière de sa gloire à travers le corps de son Église, de son peuple saint qui vit sur cette terre. Un corps si souvent blessé, un peuple si souvent opprimé, méprisé, violé dans sa dignité. En effet, les différentes rencontres que j’ai vécues au Mexique ont été pleines de lumière : la lumière de la foi qui transfigure les visages et éclaire le chemin. » Il a aussi indiqué le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe comme « centre de gravité » du voyage.                                                    Après l’angélus, le pape a évoqué le congrès de Sant’Egidio contre la peine de mort et il a affirmé le droit à vie de tout homme, même criminel : « Le commandement « tu ne tueras pas » a une valeur absolue et concerne l’innocent comme le coupable. » Il a aussi fait distribuer 40 000 médicaments spirituels, ce qu’il appelle la « Misericordina plus ». Voici notre traduction intégrale des paroles du pape avant et après la prière de l’angélus de midi.

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                                   Le second dimanche de carême nous présente l’Évangile de la Transfiguration de Jésus. Le voyage apostolique que j’ai effectué ces derniers jours au Mexique a été une expérience de transfiguration. Comment est-ce possible ? Parce que le Seigneur nous a montré la lumière de sa gloire à travers le corps de son Église, de son peuple saint qui vit sur cette terre. Un corps si souvent blessé, un peuple si souvent opprimé, méprisé, violé dans sa dignité. En effet, les différentes rencontres que j’ai vécues au Mexique ont été pleines de lumière : la lumière de la foi qui transfigure les visages et éclaire le chemin.

Le « centre de gravité » spirituel du pèlerinage a été le Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe. Demeurer en silence devant l’icône de notre Mère était ce que je me proposais de faire en premier. Et je remercie Dieu de me l’avoir permis. J’ai contemplé, et je me suis laissé regarder par Celle qui garde imprimés dans les yeux les regards de tous ses enfants, et qui recueille les souffrances des violences, des enlèvements, des meurtres, des viols qu’ont subis tant de personnes pauvres, tant de femmes. Guadalupe est le sanctuaire marial le plus fréquenté au monde. On vient de toute l’Amérique prier là où la « Virgen Morenita » s’est manifestée à l’Indien saint Juan Diego, initiant ainsi l’évangélisation du continent et sa nouvelle civilisation, fruit de la rencontre entre différentes cultures.

Et celle-ci est précisément l’héritage que le Seigneur a remis au Mexique : à la fois garder la richesse de la diversité et manifester l’harmonie de la foi commune, une foi sincère et robuste, accompagnée d’une grande charge de vitalité et d’humanité. Comme mes prédécesseurs, je suis allé moi aussi confirmer la foi du peuple mexicain, mais en même temps être confirmé par elle ; j’ai recueilli ce don à pleines mains pour qu’il profite à l’Église universelle.

Un exemple lumineux de ce que je suis en train de dire est donné par les familles : les familles mexicaines m’ont accueilli avec joie comme messager du Christ, pasteur de l’Église ; mais à leur tour, elles m’ont donné des témoignages limpides et forts, des témoignages de foi vécue, de foi qui transfigure la vie et ceci, pour l’édification de toutes les familles chrétiennes du monde. Et on peut dire la même chose pour les jeunes, les consacrés, les prêtres, les travailleurs et les détenus.

C’est pourquoi je rends grâce au Seigneur et à la Vierge de Guadalupe pour le don de ce pèlerinage. Je remercie en outre le président du Mexique et les autres autorités civiles pour leur chaleureux accueil ; je remercie vivement mes frères dans l’épiscopat et toutes les personnes qui ont collaboré de bien des façons.

Élevons une louange particulière à la Très Sainte Trinité pour avoir voulu qu’en cette occasion, se réalise à Cuba la rencontre entre le pape et le patriarche de Moscou et de toute la Russie, mon cher frère Cyrille ; une rencontre tellement désirée aussi par mes prédécesseurs. Cet événement aussi est une lumière prophétique de la Résurrection, dont le monde aujourd’hui a plus besoin que jamais. Que la Sainte Mère de Dieu continue de nous guider sur le chemin de l’unité. Prions la Vierge de Kazan, dont le patriarche Cyrille m’a offert une icône.

Paroles du pape après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Demain aura lieu à Rome un congrès international intitulé « Pour un monde sans la peine de mort », organisé par la Communauté de Sant’Egidio. J’espère que ce symposium pourra donner un nouvel élan à l’engagement pour l’abolition de la peine capitale. Un signe d’espérance se manifeste dans le développement, au sein de l’opinion publique, d’une opposition de plus en plus répandue à la peine de mort, y compris seulement comme instrument de légitime défense sociale. En effet, les sociétés modernes ont la possibilité de réprimer efficacement le crime sans enlever définitivement à celui qui l’a commis la possibilité de se racheter. Le problème doit être considéré dans l’optique d’une justice pénale qui soit toujours plus conforme à la dignité de l’homme et au dessein de Dieu sur l’homme et sur la société, et aussi d’une justice pénale ouverte à l’espérance de la réinsertion dans la société. Le commandement « tu ne tueras pas » a une valeur absolue et concerne l’innocent comme le coupable.

Le Jubilé extraordinaire de la miséricorde est une occasion propice pour promouvoir dans le monde des formes toujours plus mures de respect de la vie et de la dignité de chaque personne. Même un criminel garde le droit inviolable à la vie, don de Dieu. Je fais appel à la conscience des gouvernants, afin que l’on parvienne à un consensus international pour l’abolition de la peine de mort. Et je propose à ceux d’entre eux qui sont catholiques d’accomplir un geste courageux et exemplaire : qu’aucune condamnation ne soit exécutée en cette Année Sainte de la miséricorde.

Tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté sont appelés aujourd’hui à agir non seulement pour l’abolition de la peine de mort, mais aussi afin d’améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de leur liberté.

* * *

J’adresse des salutations cordiales aux familles, aux groupes paroissiaux, aux associations et à tous les pèlerins de Rome, d’Italie et de différents pays.

Je salue les fidèles de Séville, Cadix et Ceuta (Espagne) et ceux de Trieste, Corato et Turin. J’adresse une pensée particulière à la Communauté Pape Jean XXIII, fondée par le serviteur de Dieu don Oreste Benzi, qui organisera vendredi prochain, dans les rues du centre de Rome, un « Chemin de Croix » de solidarité et de prière pour les femmes victimes de la traite.

Le Carême est un temps propice pour effectuer un chemin de conversion qui ait comme centre la miséricorde. C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la Place, un « médicament spirituel » qui s’appelle Misericordina. Nous l’avons déjà fait une fois, mais celle-ci est de meilleure qualité : c’est la Misericordina plus : une petite boîte qui contient le chapelet et la petite image de Jésus miséricordieux. Elles vont être distribuées maintenant par les volontaires, parmi lesquels se trouvent des pauvres, des sans-abri, des réfugiés ainsi que des religieux. Accueillez ce don comme une aide spirituelle pour répandre, particulièrement en cette Année de la miséricorde, l’amour, le pardon et la fraternité.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir ! © Traduction de Zenit, Constance Roques Source : https://fr.zenit.org/articles/mexique-une-experience-de-transfiguration-texte-complet/

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Ecatepec (Mexique) : « soyez en première ligne pour transformer le pays ! »

Allocution du pape François à l’angélus Voyages pontificaux – 14 Février 2016 – Anita Bourdin  « Soyez en première ligne pour transformer le pays ! », dit en substance le pape François aux habitants d’Ecatepec (Mexique, Etat de Mexico).

Le pape a évoqué la situation sociale de la région et du pays, avant l’angélus, ce 14 février, premier dimanche de carême, à Ecatepec, dans l’Etat de Mexico (Mexique), une ville considérée comme la plus violente du pays.

« Je voudrais vous inviter (…) à être en première ligne, à être les premiers dans toutes les initiatives qui aident à faire de cette terre mexicaine bénie une terre d’opportunités, où il ne sera pas nécessaire d’émigrer pour rêver; où il ne sera pas nécessaire d’être exploité pour travailler; où il ne sera pas nécessaire de faire du désespoir et de la pauvreté d’un grand nombre l’opportunité de quelques-uns; une terre qui ne devra pas pleurer des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants qui finissent, détruits, dans la main des trafiquants de la mort », a dit le pape François, au terme de la messe dominicale.

Il a invité à prier ainsi la Vierge Marie de Guadalupe : « Vierge Sainte «aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre, et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière» (EG 288).

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères,

Dans la première lecture de ce dimanche, Moïse fait une recommandation au peuple. Lors de la moisson, dans l’abondance, lors des prémices n’oublie pas tes origines. L’action de grâce naît et grandit chez une personne et dans un peuple qui est capable de faire mémoire. Elle a ses racines dans le passé, qui, entre ombres et lumière, a progressivement généré le présent. Au moment où nous pouvons rendre grâce à Dieu parce que la terre a donné son fruit et produire ainsi du pain, Moïse invite son peuple à se souvenir en énumérant les situations difficiles qu’il a dû traverser (cf. Dt 26, 5-11).

En ce jour de fête, en ce jour nous pouvons célébrer la bonté du Seigneur envers nous. Nous rendons grâce pour l’opportunité d’être réunis afin de présenter au Père plein de bonté les prémices de nos enfants, petits-enfants, de nos rêves et de nos projets. Les prémices de nos cultures, de nos langues et traditions. Les prémices de nos soucis…

Que cela a été difficile à chacun de vous pour arriver jusqu’ici! Combien chacun a-t-il dû «marcher» pour faire de ce jour une fête, une action de grâces! Que de chemin d’autres ont fait, qui n’ont pas pu arriver, mais grâce à eux, nous avons pu continuer à avancer!

Aujourd’hui, suivant l’invitation de Moïse, nous voulons en tant que peuple faire mémoire, nous voulons être le peuple de la mémoire vivante du passage de Dieu au milieu son peuple, dans son peuple. Nous voulons regarder nos enfants, en sachant qu’ils hériteront non seulement d’une terre, d’une langue, d’une culture et d’une tradition, mais aussi du fruit vivant de la foi qui rappelle le passage assuré de Dieu en ce pays. La certitude de sa proximité et de sa solidarité. Une certitude qui nous aide à lever la tête et à espérer avec enthousiasme l’aurore.

Avec vous aussi je m’unis à cette mémoire reconnaissante. A ce souvenir vivant du passage de Dieu dans vos vies. Regardant vos enfants, je ne peux pas ne pas faire miennes les paroles qu’un jour le bienheureux Paul VI a adressées au peuple mexicain :

« Un chrétien ne peut pas [ne pas] démontrer sa propre solidarité et ne peut pas donner le meilleur de lui-même pour résoudre la situation de tous ceux qui n’ont pas encore le pain de la culture ou l’opportunité d’un travail digne […] On ne peut pas rester insensible alors que les nouvelles générations ne trouvent pas le moyen de transformer en réalité [leurs] légitimes aspirations». Et il continue par une invitation à «être toujours en première ligne dans tous les efforts pour améliorer la situation de ceux qui sont dans le besoin», et à voir «en chaque homme, un frère, et en chaque frère, le Christ » (Paul VI, Message radiotélévisé aux Catholiques du Mexique, à l’occasion du 75ème anniversaire du couronnement de Notre-Dame de Guadalupe (12 octobre 1970), L’Osservatore Romano, éd. en langue française (23 octobre 1970), p. 1).

Je voudrais vous inviter de nouveau à être en première ligne, à être les premiers dans toutes les initiatives qui aident à faire de cette terre mexicaine bénie une terre d’opportunités, où il ne sera pas nécessaire d’émigrer pour rêver; où il ne sera pas nécessaire d’être exploité pour travailler; où il ne sera pas nécessaire de faire du désespoir et de la pauvreté d’un grand nombre l’opportunité de quelques-uns; une terre qui ne devra pas pleurer des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants qui finissent, détruits, dans la main des trafiquants de la mort.

Cette terre a le goût de la Guadalupana; elle qui nous a toujours devancés dans l’amour, disons-lui:

Vierge Sainte «aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre, et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière» (Evangelii gaudium, n. 288).

[Texte original: Espagnol] © Librairie éditrice du Vatican

https://fr.zenit.org/articles/ecatepec-mexique-soyez-en-premiere-ligne-pour-transformer-le-pays/

Israël, Du Lac De Tibériade, Humeur

« La miséricorde du Père est plus grande que tes péchés ! Sois sans crainte ! » Allocution du pape François avant et après l’angélus                             « La miséricorde du Père est plus grande que tes péchés ! Elle est plus grande, sois sans crainte ! » : Le pape François conclut par cette exhortation son commentaire des lectures de la messe de dimanche, 7 février, à l’occasion de l’angélus de midi, place Saint-Pierre.                                          « L’évangile d’aujourd’hui nous interpelle : savons-nous vraiment mettre notre confiance dans la parole du Seigneur ? Ou bien nous laissons-nous décourager par nos échecs ? », a demandé le pape.                 Il répond lui-même : « En cette Année sainte de la miséricorde, nous sommes appelés à réconforter tous ceux qui se sentent pécheurs et indignes face au Seigneur, qui se sentent abattus par les erreurs qu’ils ont commises, en leur disant ce que disait Jésus : Sois sans crainte ». « La miséricorde du Père est plus grande que tes péchés ! Elle est plus grande, sois sans crainte ! »

Paroles du pape François avant l’angélus                                                                    

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                      

L’évangile de ce dimanche – dans le récit de saint Luc – raconte l’appel des premiers disciples de Jésus (Lc 5,1-11). L’épisode a lieu dans un contexte de la vie quotidienne: des pêcheurs, au bord du lac de Galilée, après une nuit de travail passée sans rien pêcher, lavent et rangent leurs filets. Jésus monte dans une des barques, celle de Simon, appelé Pierre, et lui demande de s’écarter un peu du rivage, puis il se met à prêcher la parole de Dieu à la foule devenue nombreuse. Quand il a fini de parler, il lui dit de prendre le large et de jeter les filets. Simon connaissait Jésus. Il avait déjà assisté à la puissance prodigieuse de sa parole et il lui répond : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets » (v.5). Et sa foi n’est pas déçue: les filets se remplissent en effet d’une telle quantité de poissons qu’ils risquent de se déchirer (cf. v.6).

Devant cet événement extraordinaire, les pêcheurs sont saisis d’un grand effroi. Simon-Pierre se jette aux pieds de Jésus et dit : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (v.8). Ce signe prodigieux l’a convaincu que Jésus est non seulement un maître formidable, doué d’une parole vraie et puissante, mais qu’Il est le Seigneur, la manifestation de Dieu. Cette présence rapprochée éveille chez Pierre le sentiment fort de sa mesquinerie et de son indignité. D’un point de vue humain, il pense qu’il doit y avoir de la distance entre le pécheur et le Saint. Mais en vérité, c’est justement sa condition de pécheur qui veut que le Seigneur ne s’éloigne pas de lui, comme un médecin ne peut s’éloigner des malades.

La réponse de Jésus à Simon-Pierre est rassurante et ferme : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » (v.10). Encore une fois, le pêcheur de Galilée a confiance en la Parole et quitte tout pour suivre celui qui est devenu son Maître et Seigneur. Et Jacques et Jean, ses deux associés, font comme lui. Cette logique est celle qui guide la mission de Jésus et la mission de l’Église: aller à la recherche, « pêcher » les hommes et les femmes, non pas pour faire du prosélytisme mais pour rendre à chacun sa pleine liberté et dignité, grâce au pardon des péchés. C’est l’essentiel du christianisme: répandre l’amour régénérant et gratuit de Dieu, par une attitude d’accueil et de miséricorde envers tout le monde, afin que chacun puisse rencontrer la tendresse de Dieu et avoir une plénitude de vie. Ici, en particulier, je pense aux confesseurs : ils sont les premiers à devoir donner la miséricorde du Père en suivant l’exemple de Jésus, comme l’ont fait les deux saints frères, le père Leopoldo et Padre Pio.

L’évangile d’aujourd’hui nous interpelle : savons-nous vraiment mettre notre confiance dans la parole du Seigneur ? Ou bien nous laissons-nous décourager par nos échecs ? En cette Année sainte de la miséricorde, nous sommes appelés à réconforter tous ceux qui se sentent pécheurs et indignes face au Seigneur, qui se sentent abattus par les erreurs qu’ils ont commises, en leur disant ce que disait Jésus : «  Sois sans crainte ». « La miséricorde du Père est plus grande que tes péchés ! Elle est plus grande, sois sans crainte ! »

Puisse la Vierge Marie nous aider à comprendre de plus en plus qu’être des disciples signifie mettre nos pas dans les traces laissées par le Maître : ces traces sont celles de la grâce divine qui régénère notre vie à tous.

Appel après l’angélus

C’est avec une vive préoccupation que je suis le terrible drame vécu par les populations civiles prises dans les violents combats en cette Syrie bien-aimée et forcées à tout quitter pour fuir les horreurs de la guerre. J’espère en une solidarité généreuse qui leur apporte toute l’aide dont ils ont besoin pour garantir leur survie et leur dignité. Et j’appelle la communauté internationale à ne ménager aucun effort pour amener «  de toute urgence » les parties en cause à la table des négociations. Seule une solution politique du conflit sera capable de garantir un avenir de réconciliation et de paix à ce cher pays si meurtri, et pour lequel je vous invite à prier beaucoup ; et maintenant, tous ensemble, ici, prions la Vierge Marie pour notre Syrie bien-aimée : Je vous salue, Marie, …

 Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui en Italie, on célèbre la Journée pour la vie, intitulée «  la miséricorde fait fleurir la vie ».  Je me joins aux évêques italiens pour demander aux divers acteurs institutionnels, éducatifs et sociaux, un engagement renouvelé en faveur de la vie humaine dès sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Il faut aider notre société à guérir de tous les attentats contre la vie en osant un changement intérieur qui se manifeste aussi par des œuvres de miséricorde. Je salue et j’encourage les professeurs universitaires de Rome et tous ceux qui s’emploient à témoigner d’une culture de la vie.

Demain nous célébrerons la Journée de prière et de réflexion contre la traite des personnes, qui donne à tous l’occasion d’aider les nouveaux esclaves d’aujourd’hui à briser les lourdes chaines de l’exploitation pour retrouver leur liberté et leur dignité. Je pense à toutes ces femmes et ces hommes, à tous ces enfants ! Il faut que tous les efforts soient faits pour mettre fin à ce crime, à cette intolérable honte.

Et demain toujours, en Extrême-Orient et dans d’autres parties du monde, des millions d’hommes et de femmes  célèbrent le Nouvel An lunaire. Je leur souhaite à tous de pouvoir vivre ce moment dans la sérénité et la paix au sein de leurs familles, qui constituent le tout premier endroit où sont vécues et transmises les valeurs de l’amour et de la fraternité, du vivre-ensemble et du partage, de l’attention et du soin de l’autre. Puisse cette nouvelle année porter des fruits de compassion, de miséricorde et de solidarité. Et saluons d’ici, par nos applaudissements, tous ces frères et sœurs d’Extrême-Orient qui fêteront demain le Nouvel An lunaire !

Je salue tous les pèlerins, les groupes paroissiaux et les associations en provenance d’Italie, d’Espagne, du Portugal et d’autres pays. Ils sont trop nombreux pour les énumérer tous ! Je ne nommerai que les confirmands, ceux des diocèses de Trévise, Padoue, Cuneo, Lodi, Come et Croton. Ils sont tous ici, je les vois ! Et je salue la communauté sacerdotale du Collège mexicain de Rome, et les autres Mexicains : merci pour votre engagement à accompagner par la prière le voyage apostolique au Mexique que je ferai dans quelques jours, et la rencontre que j’aurai à la Havane avec mon cher frère Cyrille.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plait, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir ! © Traduction de Zenit, Océane Le Gall  Source : https://fr.zenit.org/articles/la-misericorde-du-pere-est-plus-grande-que-tes-peches-sois-sans-crainte/

 

 

Christ, Jésus, Religion, Mosaïque

Allocution du pape François, à la prière de l’angélus  dimanche 31 janvier

Avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                          L’évangile d’aujourd’hui, comme dimanche dernier, nous conduit encore une fois dans la synagogue de Nazareth, le village de Galilée où Jésus a grandi en famille et où tout le monde le connaissait. Il vient juste de commencer sa vie publique et c’est la première fois qu’il revient auprès de sa communauté, réunie le samedi à la synagogue. Après avoir lu un passage du livre d’Isaïe dans lequel le prophète parle de l’avenir du messie, il déclare : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre  » (Lc 4,21).

Les concitoyens de Jésus sont d’abord étonnés et admiratifs, puis ils font la grimace et murmurent entre eux : pourquoi, lui qui se dit Consacré par le Seigneur ne répète-t-il pas, dans son pays d’origine, les prodiges qu’on dit qu’il a faits à Capharnaüm et dans les villages environnants ? Jésus leur dit : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays » (v. 24), les renvoyant alors aux grands prophètes du passé Elie et Elisée, qui ont fait des miracles en faveur des païens pour dénoncer l’incrédulité de leur peuple. A ces mots, les personnes se lèvent, vexées, et chassent Jésus. Elles voudraient le jeter du haut d’un précipice. Mais Lui, avec la force de sa paix, « passant au milieu d’eux, allait son chemin » (v. 30). Son heure n’était pas encore venue.

Cet extrait de l’évangile de Luc n’est pas le récit d’une simple dispute entre gens d’un même village, comme cela arrive parfois aussi dans nos quartiers à cause de jalousies ou de convoitises. Il met l’accent sur une tentation à laquelle l’homme religieux est toujours exposé – à laquelle nous sommes tous exposés – et contre laquelle il faut absolument lutter. Et quelle est cette tentation ? La tentation de considérer la religion comme un investissement humain et de se mettre alors à « négocier » avec Dieu, en recherchant ses propres intérêts.

Or, dans la vraie religion, il s’agit d’accueillir la révélation d’un Dieu qui est Père et prend soin de chaque créature, même la plus petite et la plus insignifiante au regard des hommes. C’est en cela précisément que consiste le ministère prophétique de Jésus : annoncer qu’aucune condition humaine ne peut être motif d’exclusion – aucune condition humaine ne peut être motif d’exclusion ! – du cœur du Père, et que le seul privilège aux yeux de Dieu est celui de ne pas avoir de privilèges. Le seul privilège aux yeux de Dieu est de ne pas avoir de privilèges, de ne pas avoir de « parrains », de s’abandonner dans ses mains.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »  (Lc 4, 21). Cet « aujourd’hui », proclamé par le Christ ce jour-là, vaut pour tous les temps ; il résonne aussi pour nous sur cette place, nous rappelant l’actualité et le besoin de salut que Jésus est venu apporter à l’humanité. Dieu va à la rencontre à des hommes et des femmes de tous les temps, en tous lieux, dans les situations concrètes vécues par chacun. Il vient aussi à notre rencontre. C’est toujours Lui qui fait le premier pas : il nous rend visite avec sa miséricorde, nous soulage de la poussière de nos péchés ; nous tend la main pour sortir du gouffre dans lequel notre orgueil nous a fait tomber, et nous invite à accueillir la vérité réconfortante de l’Evangile et à marcher sur les routes du bien. Mais Il vient toujours nous trouver, nous cherche toujours.

Retournons à la synagogue. Ce jour-là, dans la synagogue de Nazareth, il devait y avoir aussi Marie, sa Mère. Nous pouvons imaginer ce que pouvait ressentir son cœur – un avant-goût de ce qu’elle souffrira sous la Croix – en voyant Jésus, là, dans la synagogue, d’abord admiré puis défié, insulté, et menacé de mort. Dans son cœur, plein de foi, elle conservait toute chose. Qu’elle nous aide à nous convertir d’un dieu des miracles au miracle de Dieu, qui est Jésus Christ.                                                                                               Source : http://fr.zenit.org/articles/on-ne-negocie-pas-avec-dieu-traduction-complete/

Après l’angélus

Chers frères et sœurs,                                                                                                                     On célèbre aujourd’hui la Journée mondiale des malades de la lèpre. Malgré un net recul de la maladie, celle-ci frappe, hélas ! Encore et surtout les personnes pauvres et marginalisées. Entretenir la solidarité avec ces frères et sœurs, restés invalides à cause de la maladie, est important. Garantissons nos prières et notre soutien à tous ceux qui les assistent. De braves laïcs, de braves sœurs, de braves prêtres.

Je vous salue tous avec affection, chers pèlerins venus de différentes paroisses d’Italie et d’autres pays, et vous associations et groupes. Je salue notamment les élèves de Cuenca et ceux de Torreagüera (Espagne). Je salue les fidèles de Tarente, Mont-Sylvain, Macerata, Ercolano et Fasano.

Et maintenant je salue les garçons et filles de l’Action catholique du diocèse de Rome ! Je comprends maintenant tout ce tapage sur la place ! Chers jeunes, cette année encore, accompagnés du cardinal vicaire et de vos assistants, vous êtes venus nombreux clôturer votre « caravane de la paix ».

Cette année, votre témoignage de paix, animé par votre foi en Jésus, sera encore plus joyeux et conscient, car enrichi par le geste que vous venez de faire : passer la Porte sainte. Je vous encourage à être des instruments de paix et de miséricorde parmi vos camarades ! (…) Et maintenant, les enfants sur la place vont lancer les ballons, symboles de paix.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche, et un bon déjeuner. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Au revoir !  © Traduction de Zenit, Océane Le Gall        Source : http://fr.zenit.org/articles/entretenir-la-solidarite-traduction-complete/

 

 

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Allocution du pape avant et après l’angélus   24 Janvier 2016  

« Et maintenant imaginons d’entrer dans la synagogue de Nazareth… »     Exercice spirituel dirigé par le pape à l’angélus (traduction complète)

« Et maintenant imaginons, nous aussi, d’entrer dans la synagogue de Nazareth, le village où Jésus a grandi jusqu’à environ trente ans » : le pape François a proposé cet exercice spirituel à l’angélus de dimanche 24 janvier 2016, place Saint-Pierre.     Le pape François a guidé cet exercice en ajoutant : « Ce qui s’y passe est un événement important, qui illustre la mission de Jésus. Celui-ci se lève pour lire les Ecritures. Il ouvre le rouleau du prophète Isaïe et prend le passage où il est écrit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Lc 4,18). Puis, après un moment de silence plein d’attente de la part de toute l’assemblée, il dit, à la stupéfaction générale : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (v. 21)… » Puis le pape a invité les baptisés à tirer les conséquences et actualiser cet évangile dans leur vie.                                              A.B.

 

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                           Dans l’évangile d’aujourd’hui, l’évangéliste Luc, avant de présenter le discours-programme de Jésus à Nazareth, résume brièvement son activité évangélisatrice. Une activité qu’Il accomplit sous la puissance de l’Esprit Saint : sa parole est originale, parce qu’elle révèle le sens des Écritures ; c’est une parole donnée avec autorité, parce qu’elle commande aussi les esprits impurs et ils lui obéissent (cf. Mc 1,27). Jésus n’est pas comme les autres maîtres de son époque : par exemple, il n’a pas ouvert d’école pour étudier la Loi, mais se rend partout pour prêcher et enseigner, dans les synagogues, dans la rue, chez les gens, il va partout ! Jésus n’est comme Jean Baptiste non plus, lequel proclame le jugement imminent de Dieu, alors que Lui annonce son pardon de Père.

Et maintenant imaginons, nous aussi, d’entrer dans la synagogue de Nazareth, le village où Jésus a grandi jusqu’à environ trente ans. Ce qui s’y passe est un événement important, qui illustre la mission de Jésus. Celui-ci se lève pour lire les Écritures. Il ouvre le rouleau du prophète Isaïe et prend le passage où il est écrit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Lc 4,18). Puis, après un moment de silence plein d’attente de la part de toute l’assemblée, il dit, à la stupéfaction générale : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre (v. 21). »

Évangéliser les pauvres : telle est la mission de Jésus, affirme-t-il lui-même ; et cette mission est aussi celle de l’Eglise et de tout baptisé dans l’Eglise. Etre chrétien et être missionnaire c’est la même chose. Annoncer évangile, par la parole et, avant encore, dans sa vie, voilà la grande finalité de la communauté chrétienne et de chacun de ses membres. Observons que Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tout le monde, sans exclure personne, privilégiant même ceux qui sont loin, les souffrants, les malades, les exclus de la société.

Demandons-nous : que signifie évangéliser les pauvres ? Cela veut dire tout d’abord les approcher, cela signifie avoir la joie de les servir, de les libérer de l’oppression, et tout cela au nom de et avec l’Esprit du Christ, parce que c’est Lui évangile de Dieu, c’est Lui la miséricorde de Dieu, Lui la libération de Dieu, Lui qui s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. Le texte d’Isaïe, renforcé par de petites adaptations introduites par Jésus, indique que l’annonce messianique du Règne de Dieu venu parmi nous s’adresse préférentiellement aux exclus, aux prisonniers, aux opprimés.

Probablement, à l’époque de Jésus, ces personnes n’étaient pas au centre de la communauté de foi. Nous pouvons nous demander : aujourd’hui, dans nos communautés paroissiales, dans les associations, dans les mouvements, sommes-nous fidèles au programme du Christ ? L’évangélisation des pauvres, leur apporter la Bonne Nouvelle, est-elle la priorité ? Attention : il ne s’agit pas seulement de faire du social, et encore moins du politique. Il s’agit d’offrir la force de évangile de Dieu qui convertit les cœurs, guérit les blessures, transforme les relations humaines et sociales selon la logique de l’amour. Les pauvres, en effet, sont au centre de évangile.

Que la Vierge Marie, Mère des évangélisateurs, nous aide à sentir fortement la faim et la soif de évangile qui est dans le monde, spécialement dans le cœur et dans la chair des pauvres. Et qu’elle obtienne pour chacun de nous et chaque communauté chrétienne la faculté de témoigner concrètement la miséricorde, la grande miséricorde que Jésus nous a donnée.

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,                                                                                                                  Je vous salue tous avec affection, vous qui êtes venus de différentes paroisses d’Italie et d’autres pays, vous associations et familles.  En particulier, je salue les étudiants de Zafra et les fidèles de Cervellò (des Espagnols) ; les participants du congrès organisé par la « Communauté mondiale pour la méditation chrétienne » ; et les groupes de fidèles venus de l’archidiocèse de Bari-Bitonto, de Tarcento, Marostica, Prato, Abbiategrasso et Pero-Cerchiate.                                                                                              Je vous souhaite à tous un très bon dimanche et s’il vous plaît n’oubliez pas de prier pour moi ! Bon déjeuner et au revoir !   © Traduction de Zenit, Océane Le Gall

Source : http://fr.zenit.org/articles/et-maintenant-imaginons-dentrer-dans-la-synagogue-de-nazareth/

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Allocution du pape avant et après l’angélus   18 Janvier 2016      Source  ZENIT.org |  Angélus et Regina Caeli |  Rome |        

« Les miracles sont des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle et leur but est de susciter ou renforcer la foi en Jésus », explique le pape François. Le pape François a présidé la prière de l’angélus, dimanche, 17 janvier, à midi, depuis la fenêtre du bureau qui donne place Saint-Pierre. Il a, à son habitude, commenté Evangile du jour : celui des Noces de Cana et de la transformation de l’eau en vin.                                                                                                              « Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons déceler un acte de bienveillance de Jésus envers les époux, un signe de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L’amour entre l’homme et la femme est donc une bonne voie pour vivre l’Evangile, pour avancer joyeusement vers la sainteté », a précisé le pape. Mais il a ajouté immédiatement : « Mais le miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Chaque personne humaine est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. » 

Il a invité les baptisés à s’interroger : « Est-ce que c’est vraiment comme ça que je connais le Seigneur ? Est-ce que je le sens près de moi, dans ma vie ? Est-ce que je lui réponds du même amour conjugal que Lui nous manifeste chaque jour, à tous, à chaque être humain ? » « Il s’agit, a insisté le pape, de se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à lui faire de la place dans l’intimité de notre cœur. » A.B.                             

Avant l’angélus                                                                                                                            Chers frères et sœurs, bonjour !                                                                                                 L’Évangile de ce dimanche illustre l’événement prodigieux survenu à Cana, un village de Galilée, durant un banquet de noce auquel Marie et Jésus participent, ainsi que ses premiers disciples (cf. Jn 2,1-11). La Mère fait remarquer au Fils qu’il n’y a pas de vin, et Jésus, après lui avoir répondu que son heure n’est pas encore venue, considère néanmoins sa remarque et donne aux époux le meilleur vin de toute la fête. « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit », souligne l’évangéliste (v. 11). 

Les miracles sont donc des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle et leur but est de susciter ou renforcer la foi en Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons déceler un acte de bienveillance de Jésus envers les époux, un signe de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L’amour entre l’homme et la femme est donc une bonne voie pour vivre l’Evangile, pour avancer joyeusement vers la sainteté. 

Mais le miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Chaque personne humaine est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne est un don que nous recevons à travers le baptême et qui nous permet de rencontrer Dieu. La foi traverse des moments de joie et de douleur, de lumière et de ténèbres, comme dans toute expérience d’un amour authentique. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que Dieu ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner nos fautes, ni comme un commandant nous imposant de suivre aveuglement ses ordres ; il se manifeste comme Sauveur de l’humanité, comme un frère, notre frère aîné, Fils du Père : il se présente sous les traits de Celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie qui habitent nos cœurs. 

Alors nous pouvons nous demander : est-ce que c’est vraiment comme ça que je connais le Seigneur ? Est-ce que je le sens près de moi, dans ma vie ? Est-ce que je lui réponds du même amour conjugal que Lui nous manifeste chaque jour, à tous, à chaque être humain ? Il s’agit de se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à lui faire de la place dans l’intimité de notre cœur. Et dans ce cheminement avec Lui nous ne sommes pas laissés seuls : nous avons reçu le sang du Christ en don. Les grandes amphores en pierre que Jésus fait remplir d’eau pour la transformer en vin (v. 7) marquent le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance : à la place de l’eau utilisée pour la purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé sous forme de sacrement dans l’Eucharistie et de manière sanglante dans la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui proviennent du Mystère pascal, infusent en nous une force surnaturelle et nous permettent de goûter à la miséricorde infinie de Dieu.

Que la Vierge Marie, modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de l’Eucharistie et des autres sacrements, qui sont une marque concrète de l’amour fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi nous éprendre de plus en plus du Seigneur Jésus, notre Epoux, et aller à sa rencontrer, éclairés par les lampes de notre foi, une foi joyeuse, pour devenir ses témoins dans le monde.                                                                                                                 © Traduction de Zenit, Océane Le Gall                                                                     Source : http://fr.zenit.org/articles/cana-les-miracles-suscitent-ou-renforcent-la-foi-en-jesus/

Salutations après l’angélus                                                                                             Le pape François, après l’angélus, a évoqué le Jubilé des migrants et des réfugiés et les attentats en Indonésie et au Burkina Faso. Le pape a présidé la prière de l’angélus, dimanche, 17 janvier, à midi, depuis la fenêtre du bureau qui donne place Saint-Pierre. Il a évoqué la Journée mondiale du migrant et du réfugié et leur jubilé : « Chers migrants et réfugiés, chacun de vous porte en lui une histoire, une culture, des valeurs précieuses ; mais, hélas ! Souvent aussi des expériences de misère, d’oppression, de peur. Votre présence sur cette place est signe d’espérance en Dieu. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie de vivre, qui viennent de l’expérience de la miséricorde de Dieu. » Le pape a demandé aux baptisés de prier avec lui pour les victimes des attentats : « Que le Seigneur les accueille dans sa demeure, et soutienne la communauté internationale dans ses efforts pour bâtir la paix. » A.B.

Après l’angélus                                                                                                             Chers frères et sœurs,                                                                                                         Aujourd’hui c’est la Journée mondiale du migrant et du réfugié qui, dans le cadre de l’Année sainte de la miséricorde, est célébrée comme Jubilé des migrants. C’est donc avec joie que je salue avec grande affection les communautés ethniques ici présentes, vous tous, qui provenez de différentes régions d’Italie, notamment du Latium.

Chers migrants et réfugiés, chacun de vous porte en lui une histoire, une culture, des valeurs précieuses ; mais, hélas ! Souvent aussi des expériences de misère, d’oppression, de peur. Votre présence sur cette place est signe d’espérance en Dieu. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie de vivre, qui viennent de l’expérience de la miséricorde de Dieu, grâce aussi aux personnes qui vous accueillent et vous aident.

Que le passage de la Porte sainte et la messe que vous allez vivre, emplisse vos cœurs de paix. Au cours de cette messe, je voudrais remercier – et vous aussi, remerciez avec moi – les détenus de la prison Opera, pour leur cadeau : des hosties qu’ils ont fabriquées eux-mêmes et qui seront utilisées durant la célébration. Saluons-les d’ici avec un bel applaudissement, tous ensemble…

Je vous salue tous avec affection, vous pèlerins venus de l’Italie et d’autres pays : en particulier l’association culturelle Napredak, de Sarajevo ; les étudiants espagnols de Badajoz et Palma de Mallorca ; et les jeunes d’Osteria Grande (Bologne).

Maintenant je vous invite tous ensemble à nous tourner vers Dieu et à prier pour les victimes des attentats survenus les jours passés en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur les accueille dans sa demeure, et soutienne la communauté internationale dans ses efforts pour bâtir la paix. Prions la Vierge Marie : Ave o Maria

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Et, s’il vous plaît, je vous demande de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !                                                                                      © Traduction de Zenit, Océane Le Gall                                                                       Source : http://fr.zenit.org/articles/angelus-jubile-des-migrants-attentats-en-indonesie-et-au-burkina-faso/

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Allocution du pape avant et après l’angélus   10 Janvier 2016      Source  ZENIT.org |  Angélus et Regina Caeli |  Rome |

« Recherchez la date de votre baptême » : le pape François invite les chrétiens à connaître la date de leur baptême pour célébrer cet anniversaire !

Avant l’angélus, le pape a commenté l’évangile du baptême du Christ au Jourdain. Il venait de présider la messe et le baptême de 26 petits enfants en la Chapelle Sixtine.

« Je vous invite donc à rechercher la date, en la demandant par exemple à vos parents, vos grands-parents, vos parrains et marraines, ou en vous adressant à la paroisse. Il est très important de la connaître car c’est une date à fêter : c’est la date de notre renaissance comme enfants de Dieu. Alors, petit devoir à la maison cette semaine : rechercher la date de mon baptême. Fêter ce jour signifie réaffirmer notre adhésion à Jésus, et nous engager à vivre en chrétiens, membres de l’Église et d’une nouvelle humanité, où tous sont frères », a expliqué le pape.

« Cette réalité magnifique d’être des enfants de Dieu implique la responsabilité de suivre Jésus, le Serviteur obéissant, et de reproduire en nous-mêmes ses traits de caractère : mansuétude, humilité, tendresse. Une tâche qui n’est guère facile, surtout avec autant d’intolérance, d’orgueil et de dureté autour de nous. Mais la force de l’Esprit Saint nous y aide ! », a-t-il affirmé.

Il a insisté sur le rôle de l’Esprit Saint dans la vie du baptisé : « L’Esprit Saint, reçu pour la première fois le jour de notre baptême, ouvre notre cœur à la vérité, à toute la vérité. L’Esprit pousse notre vie sur le sentier à la fois contraignant et joyeux de la charité et de la solidarité envers nos frères. L’Esprit nous donne la tendresse du pardon divin et nous imprègne de cette force invincible qui vient de la miséricorde du Père. N’oublions pas que l’Esprit Saint est une présence vive et vivifiante chez celui qui l’accueille. Il prie en nous et nous remplit de joie spirituelle. »

A.B.

 Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

En ce dimanche après l’Épiphanie nous célébrons le Baptême de Jésus, et faisons mémoire de notre baptême, avec reconnaissance. C’est dans ce contexte que, ce matin, j’ai baptisé 26 bébés : prions pour eux !

L’Évangile nous présente Jésus, dans les eaux du Jourdain, au centre d’une merveilleuse révélation divine. Saint Luc écrit : « Après avoir été baptisé lui aussi, l’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : “Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie” » (Lc3, 21-22). Jésus, de cette façon, est consacré par le Père qui le présente comme le messie sauveur et libérateur.

Dans cet épisode – confirmé par les quatre évangiles – on passe du baptême de Jean-Baptiste, basé sur le symbole de l’eau, au baptême de Jésus « dans l’Esprit Saint et le feu » (Lc 3,16). Dans le baptême chrétien, l’Esprit Saint est en effet l’artisan principal : il est Celui qui brûle et détruit le péché originel, restituant au baptisé la beauté de la grâce divine ; il est Celui qui nous délivre de l’emprise des ténèbres, autrement dit du péché, et nous transfère dans le royaume de la lumière, autrement dit dans le royaume de l’amour, de la vérité et de la paix : voilà ce qu’est le royaume de la lumière. Pensons à quelle dignité le baptême nous élève !

« Quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes ! » (1 Jn 3,1), s’exclame l’apôtre Jean. Cette réalité magnifique d’être des enfants de Dieu implique la responsabilité de suivre Jésus, le Serviteur obéissant, et de reproduire en nous-mêmes ses traits de caractère : mansuétude, humilité, tendresse. Une tâche qui n’est guère facile, surtout avec autant d’intolérance, d’orgueil et de dureté autour de nous. Mais la force de l’Esprit Saint nous y aide !

L’Esprit Saint, reçu pour la première fois le jour de notre baptême, ouvre notre cœur à la vérité, à toute la vérité. L’Esprit pousse notre vie sur le sentier à la fois contraignant et joyeux de la charité et de la solidarité envers nos frères. L’Esprit nous donne la tendresse du pardon divin et nous imprègne de cette force invincible qui vient de la miséricorde du Père. N’oublions pas que l’Esprit Saint est une présence vive et vivifiante chez celui qui l’accueille. Il prie en nous et nous remplit de joie spirituelle.

Aujourd’hui, fête du Baptême de Jésus, pensons au jour de notre baptême. Nous avons tous été baptisés, remercions d’avoir eu cette grâce. Et je vous pose une question : qui, parmi vous, connaît la date de son baptême ? Pas tout le monde, sûrement. Je vous invite donc à rechercher la date, en la demandant par exemple à vos parents, vos grands-parents, vos parrains et marraines, ou en vous adressant à la paroisse. Il est très important de la connaître car c’est une date à fêter : c’est la date de notre renaissance comme enfants de Dieu. Alors, petit devoir à la maison cette semaine : rechercher la date de mon baptême. Fêter ce jour signifie réaffirmer notre adhésion à Jésus, et nous engager à vivre en chrétiens, membres de l’Église et d’une nouvelle humanité, où tous sont frères.

Que la Vierge Marie, premier disciple de son Fils Jésus, nous aide à vivre avec joie et ferveur apostolique notre baptême, accueillant chaque jour le don de l’Esprit Saint, qui fait de nous des enfants de Dieu.

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Je vous salue tous, fidèles de Rome et pèlerins venus d’Italie et d’ailleurs.

Je salue tout particulièrement les élèves de l’Institut Bachiller Diego Sanchez de Talavera La Real, Espagne ; le chœur des Alpins de Martinengo et leurs familles ; le groupe d’adolescents de San Bernardo in Lodi.

Comme je vous le disais, en cette fête du Baptême de Jésus, selon la tradition, j’ai baptisé de nombreux enfants. Je voudrais maintenant envoyer une bénédiction spéciale à tous les enfants baptisés récemment, et à tous les jeunes et tous les adultes qui viennent de recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne ou qui s’y préparent. Que la grâce du Christ soit toujours avec eux !

Je souhaite à tous un bon dimanche. N’oubliez pas le petit devoir à la maison : rechercher la date de mon baptême. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas aussi de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !

© Traduction de Zenit, Océane Le Gall

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 Quelle est l’origine de l’Angélus ?
L’Angélus appelle trois fois par jour les fidèles à la prière. C’est une prière de l’Église catholique d’Occident qui commémore l’Annonciation.
⇒ La tradition de l’Angélus « sonné » perdure dans certaines régions. Chaque jour, à 6 heures du matin, à midi, et à 18 heures, les cloches du village sonnaient trois fois trois coups, suivis d’une sonnerie en volée. Les cloches appelaient ainsi les chrétiens à une prière toute simple, dont les premiers mots étaient : Angelus Domini (« L’Ange du Seigneur »)… Chacun alors, cessait son activité pour se tourner vers l’église ou le calvaire le plus proche et récitait brièvement la prière pour remercier la Vierge d’avoir enfanté le Seigneur. 
1 – V/. L’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
R/. Et elle conçu du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie …
2 – V/. Voici la servante du Seigneur,
R/. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie …
3 – V/. Et le Verbe s’est fait chair,
R/. Et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie ...
V/. Priez pour nous, sainte mère de Dieu,
R/. Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.
PRIONS : Que ta grâce Seigneur notre Père se répande en nos cœurs : par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa croix,  jusqu’à  la gloire de la résurrection. Par Jésus-Christ.
⇒ A l’origine, le Pape Urbain II avait ordonné pendant la première croisade de prier la Vierge à midi pour ceux qui étaient partis défendre le tombeau du Christ. Le roi Louis XI ordonna en 1472 de faire sonner l’angélus dans tout le Royaume le matin, à midi et le soir. Depuis, cette pratique s’est répandue en France et dans les autres pays. 
Certains attribuent aussi la création de l’Angélus à François d’Assise qui lors de son voyage en Orient eut l’idée de créer un appel à la prière des catholiques, semblable à l’appel à la prière des musulmans.
Aujourd’hui encore, à ce rythme, moines et moniales interrompent leurs activités pour quelques instants de prière, faisant mémoire du message de Dieu, transmis à la Vierge par l’archange Gabriel. Cette pratique a progressivement décliné notamment en milieu urbain. A Rome toutefois, chaque dimanche à midi, la foule se réunit sous les fenêtres du pape pour prier avec lui l’Angélus qu’il introduit par une courte méditation et, parfois, par un rapide commentaire sur l’actualité – heureuse ou tragique – du monde.    Publié le 21 juillet 2015 
Source : http://www.croire.com/Definitions/Fetes-religieuses/Annonciation/Quelle-est-l-origine-de-l-Angelus  
Pour un historique plus complet de l’Angélus :
 http://www.salve regina.com/salve/Histoire_de_l’Angelus

 

ANGELUS A ROME AVEC LE PAPE FRANCOIS                                             

Paroles du pape François avant l’angélus, mercredi 6 janvier 2016

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le récit des mages, venus d’Orient à Bethléem pour adorer le Messie, confère à la fête de l’Épiphanie un souffle d’universalité. C’est celui de l’Église, qui désire que tous les peuples de la terre puissent rencontrer Jésus, faire l’expérience de son amour miséricordieux. C’est cela, le désir de l’Église : qu’ils trouvent la miséricorde de Jésus, son amour.

Le Christ vient de naître, il ne sait pas encore parler et tous les peuples – représentés par les mages – peuvent déjà le rencontrer, le reconnaître, l’adorer. Les mages disent : « Nous avons vu son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui » (Mt 2,2). Hérode a entendu cela dès que les mages sont arrivés à Jérusalem. Ces mages étaient des hommes prestigieux, de régions lointaines et de différentes cultures et ils s’étaient mis en marche vers la terre d’Israël pour adorer le roi qui était né. L’Église a toujours vu en eux l’image de l’humanité entière, et avec la célébration de ce jour, de la fête de l’Épiphanie, elle veut presque désigner respectueusement à tous les hommes et à toutes les femmes de ce monde le Petit Enfant qui est né pour le salut de tous.

Dans la nuit de Noël, Jésus s’est manifesté aux bergers, des hommes humbles et méprisés – certains disent même des brigands. Ils ont été les premiers à apporter un peu de chaleur dans la grotte froide de Bethléem. Les bergers et les mages sont très différents les uns des autres ; mais ils ont quelque chose en commun : le ciel. Les bergers de Bethléem sont accourus aussitôt pour voir Jésus, non pas parce qu’ils étaient particulièrement bons, mais parce qu’ils veillaient la nuit et, en levant les yeux vers le ciel, ils ont vu un signe, ils ont entendu son message et l’ont suivi. Et de même pour les mages : ils scrutaient les cieux, ils ont vu une nouvelle étoile, ils ont interprété le signe et se sont mis en chemin, de loin. Les bergers et les mages nous enseignent que, pour rencontrer Jésus, il est nécessaire de savoir lever les yeux vers le ciel, de ne pas être replié sur soi, sur son égoïsme, mais d’avoir le cœur et l’esprit ouverts à l’horizon de Dieu, qui nous surprend souvent, de savoir accueillir ses messages et répondre promptement et généreusement.

L’Évangile nous dit des mages que, « quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie » (Mt 2,10). Pour nous aussi, c’est une grande consolation de voir l’étoile, c’est-à-dire de se sentir guidés et non pas abandonnés à notre destin. Et l’étoile est l’Évangile, la Parole du Seigneur, comme dit le psaume : « Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (118,105). Cette lumière nous guide vers le Christ. Sans l’écoute de l’Évangile, il n’est pas possible de le rencontrer ! En effet, en suivant l’étoile, les mages sont arrivés jusqu’au lieu où se trouvait Jésus. Et là, « ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui » (Mt 2,11). L’expérience des mages nous exhorte à ne pas nous contenter de la médiocrité, à ne pas « vivoter », mais à chercher le sens des choses, à scruter avec passion le grand mystère de la vie. Et elle nous enseigne à ne pas nous scandaliser de la petitesse et de la pauvreté, mais à reconnaître la majesté dans l’humilité et à savoir nous agenouiller devant elle.

Que la Vierge Marie, qui a accueilli les mages à Bethléem, nous aide à élever notre regard au-delà de nous-mêmes, à nous laisser guider par l’étoile de l’Évangile pour rencontrer Jésus et à savoir nous abaisser pour l’adorer. Nous pourrons ainsi apporter aux autres un rayon de sa lumière et partager avec eux la joie de ce chemin.© Traduction de Zenit, Constance Roques                                                       

Source : http://www.zenit.org/fr/articles/epiphanie-ne-pas-se-scandaliser-de-la-petitesse-et-de-la-pauvrete

Paroles du pape François après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, nous exprimons notre proximité spirituelle à nos frères et sœurs de l’Orient chrétien, catholiques et orthodoxes : beaucoup d’entre eux célébreront demain la naissance du Seigneur. Que leur parviennent nos vœux de paix et de bien. Et saluons-les en les applaudissant fort !

Nous nous souvenons aussi que l’Épiphanie est la Journée mondiale de l’enfance missionnaire. C’est la fête des enfants qui, par leurs prières et leurs sacrifices, aident leurs contemporains les plus démunis en se faisant missionnaires et témoins de la fraternité et du partage.

J’adresse un salut cordial à vous tous, pèlerins individuels, familles, groupes paroissiaux et associations, venus d’Italie et de divers pays. Je salue en particulier les fidèles d’Acerra, Modène et Terlizzi ; l’école d’Art sacré de Florence et les jeunes du Camp international du Lions Club.

Et un salut particulier à ceux qui font vivre le défilé folklorique historique consacré cette année au territoire de la Vallée d’Amaseno. Je voudrais aussi rappeler le cortège des mages qui se déroule dans de nombreuses villes de Pologne avec une grande participation des familles et associations ; ainsi que la crèche vivante réalisée au Capitole par l’UNITALSI et par les Frères mineurs, en impliquant les personnes qui ont un handicap.

Je vous souhaite à tous une bonne fête. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi ! Bon déjeuner et au revoir ! © Traduction de Zenit, Constance Roques

Source : http://www.zenit.org/fr/articles/chretiens-d-orient-et-journee-mondiale-de-l-enfance-missionnaire

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