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JUIN

EDITORIAL

Et Dieu prend-il des vacances ?…

II faut se rendre à l’évidence, mes amis : Dieu se repose et conseille d’en faire autant ! A l’efficacité succède la détente, le temps d’un regard autour de soi, vers les autres et avec eux. La Genèse est très claire à ce sujet. Pendant six jours Dieu s’activa. « Le septième jour, il chôma après tout l’ouvrage qu’il avait fait. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia car il avait chôme après tout son ouvrage de création. » (Genèse 2, 2) En conséquence, après un travail fructueux, le repos s’impose. Bien mieux, c’est un moment béni ! Et il faut savoir en goûter tout le bienfait.

Comme dans un film en noir et blanc et au ralenti, en relisant les premières pages de la Bible, on imagine « Yahvé Dieu qui se promenait dans le jardin d’Eden à la brise du jour » et appelant l’homme : « ou es-tu ? » (Genèse 3,8-9). II y a là une familiarité délicieuse. Mais, comme chacun le sait, à cause de la désobéissance du premier couple de notre humanité, en raison du péché entrant dans cette relation, l’homme devra désormais travailler « à la sueur de son front». (Genèse 3, 19) Pour autant Dieu ne punit pas ce dernier de repos. Mais comme les hommes sont excessifs dans leur comportement et qu’il leur manque un peu de sagesse, ils confondent travail et agitation.

Pourtant, il y a un temps pour l’action et un temps pour la réflexion, la contemplation, le partage du plaisir. Notre Père nous demande de regarder les autres, notre monde, notre terre, dans un esprit libéré de toute servitude et de toute contrainte. II nous faut donc apprendre à nous abandonner au moment présent. C’est dans cet abandon que l’essentiel se produit. L’abandon n’est pas la passivité, ni l’oisiveté ; bien au contraire, c’est un temps de ressourcement ! Alors pourquoi avons-nous tant de difficultés à préserver ces moments bénéfiques, à dissocier l’action du repos conçu comme un autre temps, celui du septième jour, le jour sanctifie ?

C‘est tellement vrai que, en hébreu, c’est la même racine aBaD qui est utilisée pour parler du travail et du sabbat ! Le sabbat devient, ainsi transcrit, un jour pour le service du Seigneur. Trop souvent hélas, involontairement, nous contrevenons à cette volonté divine par une activité parfois trop fébrile qui nous fait perdre de vue l’essentiel ! C’est un mal sournois, imperceptible, un lent et discret travail de sape dont nous ne prenons pas conscience puisque, justement, nous ne prenons plus le temps !

Puisque dans le temps qui est le sien, Dieu se repose, obéissons-lui pour une fois et prenons cet été le temps de Le rencontrer et de profiter de notre prochain.

Sylvain ARNAUD, cure.

Les Croix de la Saint Jean

Suivant la tradition chrétienne, saint Jean le Baptiste ouvre la porte du solstice d’été, et le jour commence dans la fuite du temps. Six mois plus tard, Saint Jean l’Apôtre ouvre la porte du solstice d’hiver et le jour commence à rallonger.

Il est d’usage, d’allumer de grands feux de joie sur les places publiques la veille de la saint Jean (dans la soirée du 23 au 24 juin). Mais ce qui caractérise la saint Jean c’est la cueillette de la « bonne aventure ».

Jadis jeunes gens et jeunes filles se répandaient, à l’aurore, dans la campagne pour faire des bouquets de plantes ayant une vertu spéciale qu’ils plaçaient en croix aux portes et aux fenêtres pour interdire aux mauvaises fées l’entrée de leur maison. Une légende explique cette coutume :

Une jeune fille s’était, dit-on, éprise d’un beau montagnard qu’elle devait épouser. Le matin de la saint Jean elle alla cueillir la bonne aventure avec ses camarades, et, de retour chez elle, mit sur sa porte, comme par hasard, deux bouquets de thym et de romarin formant une croix. Lorsque son fiancé vint la rejoindre, il n’osa rentrer dans la maison :

— Pourquoi donc restes-tu devant la porte, dit la jeune fille ?

— Je n’ose entrer.

— Mais pourtant

— J’ai peur de ce bouquet qui a la forme d’un aspic.

— Ce n’est pas un aspic, réplique la belle, c’est une croix de thym et de romarin. Les mauvaises personnes seules ont peur d’une croix.

— Eh bien, oui,  je suis le démon qui venait chercher ton âme et qui serait arrivé à ses fins sans ce maudit bouquet. Puis le montagnard disparut soudain.

Depuis en jour-la, et en souvenir de cette victoire contre le mal, les jeunes filles ne manquent pas de placer un bouquet à leur porte le matin de la saint Jean. Sources : http://pyreneescatalanes.free.fr/Decouvrir/Legendes/HerbesDeLaStJean.php

Les plantes qui fleurissent en cette période de l’année, sont appelées herbes de la Saint-JeanLa liste de ces plantes diffère d’une région à l’autre. Mais les croyances sont identiques. Elles n’ont pas toutes des fonctions protectrices, mais elles sont toutes curatives. La première des grandes herbes de la Saint Jean est le millepertuis perforé cité partout en France et en Europe. La deuxième est l’armoise puis la fougère mâle, ensuite la verveine officinale, la sauge, la mélisse, les menthes, le serpolet, les joubarbes et les orpins, l’achillée mille-feuille, la grande marguerite, la camomille…..

Les couleurs ont un symbole, le Blanc pour la force, le Vert la sagesse, le Bleu l’amour, le Rouge le sacrifice et le Jaune, le soleil. Source : http://www.spn-pezenas.org/textes/plantes-st-jean.pdf

Enfin d’un point de vue historique, avant le Concordat de 1801, la Saint-Jean était une fête chômée en France, qui donnait l’occasion de célébrer, un peu tardivement, le solstice d’été, soit le jour le plus long de l’année. C’est avec Noël, l’une des rares fêtes fondée sur une naissance, celle de Saint Jean Baptiste qui baptisa le Christ, et non une mort. Au départ, la Saint-Jean est une fête païenne et surtout une fête agraire qui marque un moment de plénitude de la nature, avant que la lumière ne commence à décroître. C’est donc une fête solaire et c’est pourquoi elle est placée sous le signe du feu. Les feux de la Saint-Jean sont une occasion de se réunir, de chanter, de danser, et de sauter au-dessus des flammes auxquelles on prête des vertus magiques : purification et protection vis-à-vis des maladies, des sortilèges et autres fléaux. Plus tard, les cendres froides pourront être répandues dans les champs pour protéger les récoltes de la foudre et des incendies.

Alors, soyez de la fête et n’oubliez pas de cueillir les simples qui accompagneront votre année et soigneront vos maux en douceur.

 

Saint Antoine de Padoue – 13 Juin

Frère mineur, docteur de l’Église ( 1231) Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d’Assise s’appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coimbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d’Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d’y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe.

En 1221, il est à Assise au chapitre de l’Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé «au pied levé» un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l’envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C’est aussi dans cette ville qu’il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l’Italie du Nord.

La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C’est là qu’il meurt d’épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est « Docteur de l’Église », mais la piété populaire préfère en lui l’intercesseur efficace.

Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI. Martyrologe romain

«Le buis qui ne monte pas en hauteur, ne porte pas de fruits comestibles. Mais il reste toujours vert et ressemble ainsi aux chrétiens qui gardent la foi comme perpétuelle verdure. En effet le mot vert s’applique à celui qui garde sa vertu.» Sermon de Saint Antoine

Dictons

Pour la Saint Antoine, les jours croissent comme la barbe d’un moine.

Qui sème sa salade à Saint-Antoine en a comme la barbe d’un moine.

Saint Antoine clair et beau emplit cuves et tonneaux. (Saintonge)

Source:http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1313/Saint-Antoine-de-Padoue.html

Voici deux petites prières pour invoquer l’aide de saint Antoine lorsque vous cherchez un objet perdu. Tant des objets de la vie quotidienne que des documents importants… jusqu’à même sa propre foi !

Glorieux Saint AntoineTu as exercé le divin pouvoir de retrouver ce qui était perdu. Aide-moi à retrouver la Grâce de Dieu, Et rends-moi dévoué au service de Dieu et de la vertu. Fais-moi retrouver ce que j’ai perdu Et montre-moi ainsi la présence de ta bonté. Amen

Saint Antoine, glorieux servant de Dieu, Célèbre pour tes mérites et puissants miracles, aide-nous à retrouver les choses perdues;concède-nous ton aide dans l’épreuve; et illumine notre âme dans la quête de la volonté de Dieu. Aide-nous à retrouver la grâce que notre péché détruit et conduis-nous à la gloire promise par le Sauveur. Nous te prions, par le Christ notre Seigneur. Amen 

Sacré Cœur de Jésus – 23 Juin

Mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque, Visitandine à Paray-le-Monial (✝ 1690)  vierge. Entrée à vingt-quatre ans au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourgogne, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection. Pourvue de dons mystiques, elle se préoccupa avant tout de la dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus, et fit beaucoup pour promouvoir son culte dans l’Église. Elle mourut le 17 octobre 1690. Martyrologe romain

La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus s’est répandue dans l’Eglise occidentale depuis les révélations faites à sainte Marguerite-Marie vers la fin du dix-septième siècle. L’Eglise lui a conféré une autorité particulière. Les papes en ont rappelé et en rappellent encore l’importance.

C’est le cœur de Jésus symbole de l’amour divin, centre où tout converge et qui embrasse tout. L’Eglise contemple le cœur du Sauveur de l’humanité et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’Amour où se rencontrent l’homme et Dieu. La dévotion au Sacré-Cœur nous invite à fixer notre attention sur ce cœur aimant, compatissant et miséricordieux qui révèle le cœur de Dieu. Il existe des liens intimes entre le Sacré-Cœur et l’Eucharistie.

Prière de la Communauté des Béatitudes

Ô Cœur ouvert de Jésus blessé d’un amour si pur dans ta blessure, je viens cacher mes blessures et mes manques d’amour.

Ô Cœur brûlant de Jésus dévoré d’un si grand désir dans ton ardeur, je viens puiser un amour ardent et guérir des blessures du serpent.

Ô Cœur tendre de Jésus qui s’est laissé ouvrir dans ta douceur, je viens déposer mes tourments et me reposer vraiment.

Ô Cœur lumineux de Jésus Splendeur d’un nouvel orient dans ta lumière, je viens guérir de l’aveuglement et voir la face de Dieu.

Ô Cœur miséricordieux de Jésus Qui m’aime à en mourir dans la coupe de ton sein, je viens goûter la sagesse et le délice de tous les saints. Source : In Le Cœur de Jésus – Source de l’amour, N°410, 1° trimestre 1997.

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Fais éclater ta Pentecôte

Nous sommes à bout de souffle,

Seigneur, mais tu nous viens tout entier,

de toute ta force, de toute ta ferveur,

de tout ton Souffle brûlant…

Aide-nous à déchiffrer ta face incandescente

sur le visage de l’étranger ou de l’étrangère !

Dis-nous comment accueillir autrui dans sa vérité,

dans sa langue et son langage,

dans ses ténèbres ou sa foi,

l’accueillir au cœur de ta silencieuse présence !

Apprends-nous

comment laisser brûler ce feu du dedans

qui nous vient d’en haut

à chaque Pentecôte de nos vies,

comment laisser éclore

cette tendresse des entrailles

qui pousse aux gestes les plus fous,

aux intercessions les plus audacieuses !

Dans l’étroitesse de nos demeures,

entre dans nos barricades les plus sacrées,

fais éclater ta Pentecôte,

qu’elle nous donne un second souffle !

Viens toi-même intercéder en nous

pour les êtres qui souffrent…

pour les êtres qui blessent et qui détruisent…

pour les êtres dont l’humanité est en danger …

Ô Dieu, donne Souffle à notre prière !

Pasteur Lytta Basset (Traces vives, Ed. Labor et Fides, 1997)

Source : http://sitecoles.formiris.org/?WebZoneID=590&ArticleID=6963

ACTUALITÉS

Effort de Carême des secteurs pastoraux de Bazas et Villandraut 

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Photos 
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ANGELUS

Accueillir Jésus à la place du “moi” 18 juin 2017                  Lire la suite

Tweets : Pape François ‏@Pontifex_fr

Aucun de nous n’est une île, autonome et indépendante des autres. Nous ne construirons l’avenir qu’ensemble, en n’excluant personne.   19 juin

Jésus s’est rompu, il se rompt pour nous. C’est l’Eucharistie. Et il nous demande de nous donner, de nous rompre pour les autres.        18 juin

La préoccupation écologique est toujours aussi une préoccupation sociale. Écoutons tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. 17 juin

L’amour requiert une attitude créative, concrète. Les autres ne sont pas des nombres mais des frères dont il faut prendre soin. 16 juin

L’existence de chacun de nous est liée à celle des autres: la vie n’est pas un temps qui passe, mais un temps de rencontre. 15 juin

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