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RETRAITE PROFESSION DE FOI


Sainte Marie Mère de l’Eglise

Le lundi de Pentecôte sera désormais le jour consacré à la mémoire de Marie, mère de l’Eglise.

Le 3 mars 2018, le pape François a décidé l’inscription au calendrier romain de la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise.

Voici un extrait du décret signé du cardinal Sarah, préfet pour le Culte Divin et la discipline des sacrements : « Considérant l’importance du mystère de la maternité spirituelle de Marie qui, depuis l’attente de l’Esprit à la Pentecôte (cf. Actes des apôtres 1, 14), n’a jamais cessé de prendre soin maternellement de l’Eglise pèlerine dans le temps, le pape François a établi que le lundi de Pentecôte, soit rendue obligatoire la mémoire de Marie Mère de l’Eglise pour toute l’Eglise de rite romain. Le lien entre la vitalité de l’Eglise de la Pentecôte et la sollicitude maternelle de Marie à son égard, est évident. [….]

Le souhait est que cette célébration, étendue à toute l’Eglise, rappelle à tous les disciples du Christ que, si nous voulons grandir et nous remplir de l’amour de Dieu, il nous faut ancrer nos vies à ces trois réalités : la croix, l’hostie et la Vierge. Celles-ci sont les trois mystères que Dieu a donnés au monde pour structurer, féconder, sanctifier notre vie intérieure et pour nous conduire vers Jésus Christ. Les trois mystères à contempler en silence. »

Rendons grâce pour cette décision de notre Saint-Père qui nous montre une nouvelle fois son amour pour la Vierge Marie. Après le Carême et le temps Pascal, cette nouvelle fête vient couronner ce cycle liturgique de la présence de notre mère.

De Saint Jean Paul II

Marie Mère de l’Eglise

Je te salue Marie, femme de foi,

Première entre les disciples !

Vierge, Mère de l’Église, aide-nous à rendre

Toujours compte de l’espérance qui est en nous,

Ayant confiance en la bonté de l’homme

et en l’amour du Père.

Enseigne-nous à construire le monde, de l’intérieur :

dans la profondeur du silence et de l’oraison,

dans la joie de l’amour fraternel,

dans la fécondité irremplaçable de la Croix.

Sainte Marie, Mère des croyants,

Notre-Dame de Lourdes,

prie pour nous.

Lourdes, 14 août 2004

Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma Mère

Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma Mère.

Il me manquait une Maman, et je l’ai faite.

J’ai fait ma Mère avant qu’elle ne me fasse.

C’était plus sûr.

Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes.

Je n’ai plus rien à leur envier, car j’ai une Maman, une vraie, ça me manquait.

Ma Mère, elle s’appelle Marie, dit Dieu.

Son âme est absolument pure et pleine de grâce.

Son corps est vierge et habité d’une telle lumière

que sur terre je ne me suis jamais lassé de la regarder, de l’écouter, de l’admirer.

Elle est belle, ma Mère, tellement que, laissant les splendeurs du Ciel,

je ne me suis pas trouvé dépaysé près d’elle.

Pourtant, je sais ce que c’est, dit Dieu, que d’être porté par les anges ;

ça ne vaut pas les bras d’une Maman, croyez-moi.

Depuis que j’étais remonté vers le Ciel, elle me manquait, je lui manquais.

Elle m’a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement.

Je ne pouvais pas faire autrement. Ça se devait. C’était plus convenable.

Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s’immobiliser.
Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos.
Les lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer.
Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu

ne pouvait pourrir mêlé à la terre…

Je n’ai pas pu, ce n’était pas possible,  ça m’aurait trop coûté.

J’ai beau être Dieu, je suis son Fils, et c’est moi qui commande.
Et puis, dit Dieu, c’est encore pour mes frères les hommes que j’ai fait cela.

Pour qu’ils aient une Maman au Ciel.

Une vraie, une de chez eux, corps et âme, La Mienne.

Maintenant, qu’ils l’utilisent davantage ! dit Dieu.

Au Ciel ils ont une Maman qui les suit des yeux, avec ses yeux de chair.
Au Ciel ils ont une Maman qui les aime à plein cœur, avec son cœur de chair.
Et cette Maman, c’est la Mienne, qui me regarde avec les mêmes yeux,
qui m’aime avec le même cœur.

Si les hommes étaient malins, ils en profiteraient,
ils devraient bien se douter que je ne peux rien lui refuser…

Que voulez-vous, c’est ma Maman….

Michel Quoist (1921-1997)

 

MAI