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Prière Mariale pour « l’apôtre laïc » de Jean Paul II à la Sainte Vierge – exhortation apostolique post-synodale « christi fideles laici » sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde.

« Ô Vierge très sainte, Mère du Christ et Mère de l’Eglise, avec joie et admiration, nous nous unissons à ton Magnificat, à ton chant d’amour reconnaissant.

Avec Toi, nous rendons grâce à Dieu, dont « l’amour s’étend d’âge en âge », pour la splendide vocation et pour la mission multiforme des fidèles laïcs, appelés par Dieu, chacun personnellement, à vivre en communion d’amour et de sainteté avec Lui et à être unis fraternellement dans la grande famille des enfants de Dieu, envoyés aussi pour rayonner la lumière du Christ et communiquer le feu de l’Esprit par leur vie évangélique dans tous les secteurs de la vie du monde.

Vierge du Magnificat, remplis leurs cœurs de reconnaissance et d’enthousiasme pour cette vocation et cette mission.

Toi qui as été, avec humilité et magnanimité, «la servante du Seigneur», donne-nous la totale disponibilité qui fut la tienne pour le service de Dieu et le salut du monde.
Ouvre nos cœurs aux immenses perspectives du Règne de Dieu et de l’annonce de l’évangile à toutes les créatures.

Ton cœur de Mère se préoccupe sans cesse des nombreux dangers, des maux innombrables qui écrasent les hommes et les femmes de notre temps. Mais il est attentif aussi aux nombreuses initiatives prises en vue du bien, aux grandes aspirations vers les valeurs, aux progrès accomplis qui produisent des fruits abondants de salut.

Vierge courageuse, inspire-nous la force d’âme et la confiance en Dieu, qui nous permettront de surmonter tous les obstacles que nous rencontrons dans l’accomplissement de notre mission. Enseigne-nous à traiter les réalités du monde avec un sens très vif de responsabilité chrétienne et dans la joyeuse espérance de la venue du Règne de Dieu, de nouveaux cieux et d’une terre nouvelle.

Toi qui, avec les Apôtres en prière, te trouvais au Cénacle dans l’attente de la venue de l’Esprit de Pentecôte, demande qu’Il se répande de nouveau sur tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, pour qu’ils répondent pleinement à leur vocation et à leur mission, comme sarments de la vraie vigne, appelés à porter beaucoup de fruit pour la vie du monde.

Vierge Mère, guide-nous et soutiens-nous pour que nous vivions toujours comme de véritables fils et filles de l’Eglise de ton Fils, et que nous puissions contribuer à établir sur la terre la civilisation de la vérité et de l’amour, selon le désir de Dieu et pour sa gloire. Amen. » Saint Jean-Paul II (1920-2005) – 30 décembre 1988

Source : https://site-catholique.fr/index.php?post/PRIERE-Mariale-pour-les-LAICS-de-Jean-PAUL-II

JANVIER

Conversion de St Paul Évêque et docteur de l’Eglise

Sur la route de Damas, à la tête d’une troupe de fanatiques, chemine un homme de trente ans, qu’on appelle alors Saul. Juif de race, grec de fréquentation, et politiquement romain, il a bénéficié de trois cultures, il connait le grec, l’araméen et l’hébreu. Il revendique une double citoyenneté, celle de Tarse et celle de Rome. A Tarse, sa ville natale, il n’a fréquenté que les écoles de grammaire, puis il est allé chercher à Jérusalem sa culture supérieure à l’école de Gamaliel. Moins tolérant que son maître il s’est vite mué en persécuteur des chrétiens. On le voit garder les vêtements de ceux qui lapident Etienne, ravager l’Eglise de Jérusalem et obtenir un mandat officiel pour engager des poursuites contre les chrétiens de Damas.

Avant de parvenir à Damas, Saul rencontre le Christ et sa destinée en est toute changée. De ce grand événement, nous possédons trois récits inspirés : saint Paul rapporte lui-même les faits dans son discours apologétique aux Juifs de Jérusalem et dans son éloquente plaidoirie devant le roi Agrippa ; saint Luc raconte cet épisode au début des Actes des Apôtres.

Ainsi, Saul voit apparaître dans la gloire le Christ ressuscité. Saul n’est pas un incroyant qui découvre Dieu, ni un pécheur qui veut se libérer de ses fautes, de ses négligences ou de son indifférence. S’il se convertit, c’est plus par un dépassement de sa foi première que par une répudiation de ses erreurs, qu’un retour à l’innocence perdue. Il croyait à la Loi et aux prophètes, il croyait que les promesses divines se réaliseraient et que le Messie viendrait. Dans sa conversion, il apprend et accepte, pour en faire la règle de sa vie, qu’avant il ne croyait pas en Jésus ! Il n’avait pas saisi que Jésus est le véritable accomplissement des prophéties, le propre Fils de Dieu, le Sauveur du monde, le ressuscité du matin de Pâques. Passer du judaïsme au christianisme n’était donc pas renier le passé religieux d’Israël mais le retrouver transfiguré dans ses providentiels achèvements.

On ne saurait trop insister sur le caractère personnel de ce brusque face à face. Saul signale la soudaine irruption d’une lumière qui dépasse l’éclat du plein midi et qui l’enveloppe ainsi que son escorte. Un choc violent les renverse tous à terre, tandis qu’ils entendent le son d’une voix. Mais la lumière et le langage demeurent indistincts pour son entourage. Lui seul voit quelqu’un dans la gloire et perçoit nettement le message qui lui est exclusivement destiné. Celui qui interpelle si familièrement son adversaire montre qu’il a pénétré jusqu’à ses intentions les plus secrètes : c’est le Christ qu’il poursuit et qu’il atteint dans les chrétiens : «Je suis Jésus, celui que tu persécutes

La formulation de l’identité s’accompagne d’une invitation à la docilité : il est temps de mettre fin aux égarements d’une âme que vient stimuler l’aiguillon de la grâce. Saul n’hésitera pas à se livrer sur-le-champ en s’écriant : «Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?»

Trois faits semblent avoir particulièrement impressionné l’âme de saint Paul au chemin de Damas : la vie du Christ dans la gloire, sa présence mystérieuse dans ses fidèles, et son retour anticipé. Le Christ est donc simultanément le personnage transcendant du ciel, de l’histoire et de l’apocalypse. Sous l’effet de la lumière intérieure qui l’éclaire soudain sur la portée des Ecritures, Saul voit dans le Christ l’aboutissement de l’Ancien Testament et la réalisation des prophéties. Saul sait maintenant que les longues préparations sont terminées : l’humanité se trouve désormais engagée dans cette période qu’il désignera par « la plénitude des temps »

Tarse (l’actuelle Tarsus en Turquie) est une ville de Cilicie plane.

Gamaliel était un pharisien très influent, « docteur de la Loi, respecté de tout le peuple » (Actes des Apôtres, V 34).  Chef d’une école rabbinique, il fut le maître de saint Paul (Actes des Apôtres, XXII 3). Gamaliel était membre du Sanhédrin lors de l’arrestation des Apôtres (Actes des Apôtres, V 34), et c’est grâce à son intervention prudente et lucide, qu’ils échappèrent à la condamnation capitale. Il mourut en 70.   http://missel.free.fr/Sanctoral/01/25.php

La semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens est célébrée du 18 au 25 janvier, entre la commémoration de la confession de foi de saint Pierre et celle de la conversion de saint Paul.

Thème 2018  

 « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur. »

Prière du P. Paul Couturier

Seigneur Jésus, à la veille de mourir pour nous,
Tu as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un,
Comme toi en ton Père et ton Père en toi. 
Fais-nous donc ressentir jusqu’à la douleur 
L’infidélité de notre désunion.
Donne-nous la loyauté de reconnaître.
Et le courage de rejeter.
Ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance,
Et même d’hostilité mutuelles.
Accorde-nous de nous rencontrer en toi,
Afin que monte incessamment de nos âmes et de nos lèvres,
La prière pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
En toi, qui es la Charité parfaite,
Fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité,
Dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité.